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soir d’un gros con et d’une sale conne…


J’y étais…. d’abord au gala de patinage, faut aimer, moi je n’aime pas ce qui glisse… ou presque… les savonnettes peut-être…. il y a des photos. Mais c’est cet après-midi que c’était intéressant, sous le soleil, de la campagne, de la Beauce, avec un petit vent… tout petit ce village, mais un vide grenier. Cela remplace les foires aux bestiaux, je présume… 2012 foire au bordel. Les vieux , les vieilles s’y rencontrent, les jeunes y sont jeunes et malheureusement les cons y sont juste un peu plus cons. Vous ne pouvez imaginer ce petit village, qui tout au plus s’étend sur quatre hectares, entourés de champs puants de colza à bétail… Mais on y vend les mêmes merdes qu’en ville, ce n’est pas là le problème. Les gens y sont pauvres, plus pauvres qu’en ville, cela se voit, cela s’entend…mais le problème c’était le gros con, un peu rougeaud, un peu ventru, un peu aviné avec ce vin et cette bière qui révèlent la substantifique moelle, tout au plus épinière, qui lui servit à  se tenir debout et parfois couché sur madame afin qu’elle ait pu produire deux affreux rougeauds à l’image de leur père…le doute n’est pas permis. Il gueulait fort ce con, il parlait à côté de moi avec son copain ahouai…. ahouai… Ils parlaient des élections, surtout le rougeaud, il parlait d’une dame un peu blonde , un peu forte en gueule qui aurait du être élue pour que la France soit sauvée… Il a le droit de parler, j’ai le droit de l’écouter tout en regardant si ma collection de tire-bouchons pourra s’enorgueillir d’un modèle Ricard jaune pastis… Il gueulait ce gros con contre tous les immigrés, tous les communistes, ces connards de gauche, il n’y en avait que pour elle, lui le gros phallocrate qui devait claquer madame quand elle ne le soulageait pas correctement de sa semence nationale… madame qui avait le regard éteint……J’ai eu peur, je l’ai imaginé un instant habillé de bleu foncé, chef d’une milice, envoyant des enfants différents dans un nouveau camp près de Pithiviers… ce petit village était près de Pithiviers… Il était gros, il était con il sentait con l’urine chaude et sous les bras mon milicien (sur un air bien connu). J’ai changé de petit village et de vide grenier… un peu plus loin. Petit  village pas très loin de Pithiviers… toujours le soleil et puis cette femme blonde qui arrive vers moi, tenant un sac à  dos contre son sein et qui me dit en me présentant à bout de bras un livret: » monsieur, j’ai de la lecture pour vous ». Je reste pantois, elle tient à  bout de bras, dans ce petit village, plus petit que l’autre,un dimanche après-midi de vide grenier,  un livret où la dame en blonde qui crie fort et qui aurait …. est là face à moi… Vous plaisantez lui dis-je… Non, certainement pas monsieur il est temps de se réveiller…

Je n’irai plus dans ces petits villages aux doux vides greniers les dimanches de printemps… ami entends-tu le vol bleu des corbeaux sur nos champs qui viennent jusque dans nos campagnes  emmerder nos femmes et nos enfants…?

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