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Place aux cons … saison 2 … 21


La queue à la caisse au supermarché…. lieu essentiel s’il en est un. Montre moi ce que tu vas manger,  je comprendrai pourquoi tu as un gros cul… À ma gauche, une famille anglaise, madame présente un embonpoint certain sans pour autant attendre un petit frère à son premier rejeton… elle est donc ventrue. Comme il se doit, notre anglaise présente une carnation rosée qui se marie bien avec la couleur de son t-shirt… rose fuchsia. Son ventre gras  soutient  deux gros seins flasques amollis, un soutien-gorge à forte armature ne parvient malheureusement pas à amoindrir leur chute…Son visage est comme il se doit hyper maquillé, elle a outrepassé les limites de la vulgarité. Monsieur, grand , gros, thsirtdefoot habillé… le fils , grand, gros, tshirtdefoot habillé… Madame doit avoir une petite quarantaine… monsieur un peu plus… le fils entre dix et quinze…Leur chariot: ils sont en terre étrangère mais doivent résider pour des vacances dans mon quartier au regard de la quantité de nourriture achetée. J’y aperçois essentiellement des produits gras et sucrés, des produits sucrés et gras, des boissons grasses et sucrées, des sucres gras, des gras sucrés… et au sommet de cette pyramide de pré matière fécale, trône un petit paquet de prunes jaunes… victoire. Ils déversent tout cela sur le tapis roulant de la caisse, rangent les produits au fur et à mesure  et le fils intervient pour dire qu’il n’aime pas les prunes…. ils laissent donc ce petit paquet de prunes avec l’aimable autorisation de la caissière…. gros et cons, cons et gras… même pas une prune dans leur caddie. Allez viens mon chien on va chercher de la nourriture…. tu ne veux pas finir ton os ? c’est le tatouage sur la peau qui l’entoure qui te gêne ?

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Place aux cons … saison 2 … 20


J’avais pris place dans le tram en cette fin d’après-midi… il faisait chaud dehors, il faisait chaud dedans… cela sentait fort, cela sentait le SDF qui était à côté et qui ne se lavait plus… depuis longtemps, depuis si longtemps qu’il ne devait plus savoir quelle était le goût et l’odeur de l’eau chlorée distribuée par le réseau municipal…Cela sentait l’odeur du parfum de ces deux jeunes femmes voilées , habillées de manteaux bleus et longs, gantées, coiffées de voiles redondants, elles me faisaient penser à des princesses médiévales… d’un autre temps, voilées comme des bateaux. Cela sentait la musique sortant d’un téléphone portable, horrible son formaté et aigu qui se surajoutait à l’odeur des autres. Cela sentait la merde de ce bébé qui avait du se soulager dans sa poussette en toute innocence, certainement en souriant et en regardant sa mère… le salaud… Cela sentait la fin de journée d’un mois d’aout pour beaucoup sans vacances; vacances synonyme de rien, de vide, chose que les occupants de ce tram vivaient tous les jours en se déplaçant d’un bout à l’autre de la ville… Cela sentait fort l’humain et l’humanité intemporelle, celle qui ne se partage pas mais qui se subit au contact de la vie sociale et collective… celle qui s’impose à nous au quotidien. Cela sentait le tram de début aout, l’odeur des gens qui ne se connaissent pas mais qui se superposent l’espace d’un cours voyage, un petit voyage de vacances, un simple trajet sans bagages… ahhhh les vacances, l’odeur du large, du sud, le romarin, la mer… l’amer de la sueur, l’aigre de la transpiration… cela sentait bon l’espèce en voie de disparition… viens mon chien, faut vraiment être con pour passer son temps à sentir les pieds et le cul des autres… bien qu’il y ait des exceptions… va chercher la balle…. sous le tram …

Place aux cons … saison 2 … 18


La mer, la sable chaud, le vent… ça va, c’est plutôt agréable. Le problème…vous vous en doutez, ce sont les autres. Même en essayant de les ignorer, ils vous sautent à la figure, que ce soit à la plage, dans les rayons d’un supermarché, à la terrasse d’un café… Rien n’est plus terrible à mes yeux qu’un macho, tatoué musclé, à la boite crânienne micronisée qui parle avec un de ses amis des femmes… ce sera donc un con d’honneur à tous ceux qui sont construits selon ce moule… Vous placez un quinquagénaire comme moi, qui en paraît moins mais cependant qui les a, à côté d’un connard pareil (connard étant le titre honorifique que l’on donne à ceux qui ont passé le titre de con avec succès, le ard de connard étant un péjoratif fort). Donc j’écoute, j’entends… je reproduis les dialogues approximativement.

 » Moi, je lui ai dit qu’il fallait qu’elle se fasse refaire les seins… elle a donné le sein au petit et ça tombe, c’est pas beau…

_Elle est d’accord ?

_C’est moi qui décide… c’est comme çà à la maison…

_Et si elle ne veut pas ?

_Et ben je la baiserai plus et j’en trouverai une autre… moi je suis comme çà, je fais attention à mon corps, elle fait attention au sien… et puis ils étaient petits, j’en veux des gros. »

(silence)…. et puis il change de sujet… J’ose espérer que le jour où ses gros muscles saillants et lisses ainsi que son organe mâle seront rejoints par la force de la nature que l’on nomme gravité, bref que tout sera en chute libre, que la vieillesse lui rappellera le sens du mot vie….j’ose espérer que sa compagne du moment le bourrera de silicone par tous les trous disponibles en le menaçant de solitude s’il n’arrive à ressembler à ce qu’il était par le passé… ce genre d’homme se remplit la queue par la totalité du sang disponible dans le cerveau… donc le choix est vite fait…. d’ailleurs ne serait pas le contraire, ne se remplirait-il pas le cerveau ? tout serait donc expliquer… Allez viens mon chien on va chercher le pain… tu mets combien de neurones à con ? un seul ? Tiens regarde une photo de mon arrière grand-mère née en 1868… le silicone n’existait pas  encore  à l’époque…

Place aux cons … saison 2 … 16


C’est fini la culture qui n’a rien de populaire… J’ai quitté Avignon  en compagnie de … la mère avec ses deux jumelles  qui allait voir bon papa et bonne maman. Dans le train qui allait de Marseille à Toulon, il m’a fallu supporter deux Marseillais qui parlaient  marseillais, c’est à dire qu’ils gueulaient et ponctuaient bruyamment… « sur la tombe de mon père, j’te jure que… », la parisienne en transit avec ses deux petits qui n’a pas quitté son Iphone, pour appeler sa belle-mère, ses parents, Greg qui d’ailleurs l’a rejointe à la gare de Cassis, qu’elle était over bordée, qu’elle était épuisé à  cause du boulot, qu’il fallait qu’elle s’organise pour inviter tout le monde, que son gamin n’arrêtait pas de lui dire: »maman j’ai une très mauvaise nouvelle à t’annoncer ». Et comme elle n’arrêtait pas de répondre au téléphone, qu’elle ne l’écoutait pas, qu’elle parlait ensuite à Greg… qu’elle est descendue à Bandol avec ses deux gamins qui ne comprenaient pas pourquoi, que Greg est resté, qu’il fallait qu’il descende, qu’elle continuait à lui parler tout en lui téléphonant à je sais pas qui ….que ça faisait du bien quand elle est partie. Viens mon chien on va à la plage…. chut! silence, je cherche une place….là, pardon madame, monsieur…. la mer… Et maman est arrivée avec ses deux marmots, elle s’est installée à côté de moi…. plus près c’était sur moi. Donc j’assiste au déballage, au maillot de la petite, au maillot zizi du petit… la mer, au piercing fraîchement percé de madame, ça lui brûle, monsieur regarde… je pourrais donner lui donner mon avis, il a les pieds sur ma serviette, je suis même près à épiler madame si ça peut lui rendre service… de toute façon elle ne se gêne pas pour lui en parler et comme ils ont les pieds et leurs gamins sur ma serviette… puis monsieur va dans l’eau avec ses deux morceaux. Madame est restée, elle prend son smartphone qui sonne, elle est seule sur cette plage visiblement ou alors le micro de son appareil ne fonctionne pas… je me croirais à nouveau dans le train…. C’est donc d’abord sa mère, elle arrive la semaine prochaine avec Roger, je suis bien content… puis deuxième appel, monsieur et sa progéniture sont toujours dans l’eau. Elle est plus silencieuse, plus gênée…. c’est un homme au téléphone, Vincent il se nomme, il n’aurait pas du appeler car son mari est là, elle lui dit qu’elle l’aime mais il faut qu’elle raccroche car son mari sort de l’eau, elle efface vite l’appel…. échange de questions , échange de mensonges relatifs, monsieur a des algues dans ses cornes, j’ai adopté les enfants, monsieur s’inquiète du piercing, madame se tartine les seins d’huile solaire, monsieur tente un petit baiser qui lui est adroitement refusé, madame s’inquiète de ses enfants, monsieur prend l’équipe, madame est rêveuse… Allez viens mon chien, on va pisser dans l’eau… Elle est pas mal cette pièce, mais c’est qui le con déjà ? ah oui le cocu… c’est un fait d’eau certainement…. et si je te noyais ?… dis-je au petit garçon en souriant…

Place aux cons … saison 2 … 14


L’été dans le sud, c’est la transparence, celle de l’air, celle des regards, celle des étoffes…. mais là il faut discerner plusieurs type de transparences. D’abord, celle de la grosse qui contrairement à  ce que je viens d’écrire, n’est pas une transparence. C’est « a contrario » l’expansion de la masse adipeuse qui provoque une dilatation de ladite étoffe qui finit par laisser passer plus de lumière que ce pour quoi elle est prévue…Bref une théorie du Big-bang appliquée à la transparence. il s’en suit une transparence classique, mais dont sait qu’elle est transparence parce qu’elle s’accompagne souvent d’une faute de goût… la culotte  noire sous le coton blanc ou le string qui scie la fesse…. nous la nommerons transparence acculturée. Celle qui permet à l’homme de se laisser aller à une éventuelle érection estivale  à l’heure de l’apéro avant qu’elles ne rentrent toutes se doucher après la plage, c’est la transparence dont on connait l’indice de transparence, l’indépendance de diffraction … Étant donné une femme à la fesse ferme et épanouie, dont le cheminement hanché et libéré au sein de l’espace produit un axe semi-courbe, qui sait donc comment elle peut l’orienter pour provoquer une synchronisation mouvement, transparence et liberté de la fesse; telle que le quidam ne pourra que se retourner… Cette femme sait que ses sous-vêtements seront quasi invisibles, que la démarche sera lente et asynchrone et qu’on laissera une totale liberté au déhanché qui structure le pli fessier et sa rythmique lors du déplacement…. Ah la salope! On la nommera la transparence cultivée….

Et puis il y a la transparence atypique dont je vais vous conter l’histoire.

Environ quarante-huit ans, grande, habillée d’une très courte robe blanche, droite, sans manche, certainement d »un créateur parisien. Des talons noirs soulignent deux grandes jambes à la peau bronzée, relativement musclées…. mais elle n’a pas de fesses ou si peu… sa robe est composée de bandes de tissus blancs horizontaux et tous différents, au nombre approximatif de douze, plus ou moins transparents… transparents au niveau des seins, opaques au niveau du ventre, une autre transparence plus terne et progressive au niveau  du sexe et des fesses… elle porte un string sobre, on aperçoit un tatouage linéaire qui descend du nombril vers un peu plus bas évident… la bande transparente des seins laisse place à deux seins pur silicone et horriblement fermes, dont j’estimerai le coût à une dizaine de milliers d’euros au regard de la masse et du volume, sur l’un d’eux un piercing orange fluo…Elle n’est pas belle, mais évidemment élégante dans cette nudité citadine et artistique… son mari, est laid, maigre…. il regarde son investissement. Je n’ai pas envie de caresser ses seins, je n’aime pas les balles rebondissantes…on nommera cette transparence: « l’exhibée »… à ne pas tacher s’il vous plaît, lors des soirées échangistes…

Bon allez viens mon chien, on va écouter du Monteverdi et jouer à la balle….C’était qui le con ce soir déjà?

Place aux cons 30


Aux terrasses des cafés, le soir, lorsqu’il est l’heure de l’apéro, on discute, on parle calmement. Pourtant il y en a certains ou certaines qui imposent leurs bruits à ceux qui comme moi sont calmement assis à regarder passer la silencieuse ambiance féminine. Hier, deux cas: sur mon côté droit, un groupe est venu s’asseoir, groupe composé de deux couples et d’un homme seul. Les hommes ont parlé entre eux, les femmes entre elles. La discussion des hommes s’est essentiellement concentrée sur la moto et la moto, le tout entrecoupé d’exploits physico-musculo-hormonaux. Les femmes se sont génito centrées sur leur gynécologue, le tout suffisamment fort pour que je ne puisse plus adresser la parole  à mon voisin sans avoir l’impression de couper cette même parole au groupe discutant…Si vous saviez ce que je pense du frottis vaginal de la bovine blonde aux gros seins qui me proposait son dos et malheureusement sa voix. Mon voisin et ami avec qui je partageais quelque boisson, supportait, de son côté, une platine féminité dont le ton et la sonorité étaient inversement proportionnels à la taille de la personne. Il ne pouvait ignorer le fondement de sa sexualité, la relation qu’elle entretenait avec sa mère, ses soucis professionnels, ses angoisses intimes… j’avouerai que j’arrivais à mélanger les deux dialogues et  qu’en faire un seul m’eut été aisé… ils se ressemblaient tant par le bruit, le fond. Nous nous tûmes mon ami et moi, comme deux vieux cons, écrasés par le bruit…alors comme ça votre frottis ….

Place aux cons 28


Tout va mal… La nouvelle-Calédonie, la bourse, les  USA, la faim dans le monde, la couleur du vent, l’odeur de la lumière… Il faut que les extra-terrestres viennent nous sauver. Plusieurs cas de figure: Ils arrivent parce qu’ils ont enfin capter toutes les conneries de TF1,  M6 et consors qui se barrent dans l’espace depuis plus de  cinquante ans et immédiatement comme ils vont penser qu’on est trop cons, ils vont se dire qu’ils n’auront aucun scrupule à faire semblant de ne rien avoir entendu et ils se rebarreront aussitôt… Ils arrivent comme dans les films, armes aux tentacules, le globuleux en éveil, un laser à chaque pince et vlan ils nous mettent au pas… Ils arrivent messianiquement, en dépose un seul qui vient nous porter la bonne parole, s’ils le larguent en Somalie il se fera bouffer surtout s’il est vert.. Ils arrivent bien cools, comme nous… Ils aiment les rétroviseurs à LED brillantes  pour soucoupe volante dont ils rêvaient et qu’il peuvent enfin acheter au BHV, ils repartent en disant qu’ils reviennent dans cinq millions d’années, ils ont payé avec des chèques sans provision sur une banque d’ Alpha du Centaure, on est encore plus mal qu’avant. Ils arrivent et ils ont tout compris, ils stérilisent la moitié de la planète avec leur rayon coupcouille, nettoie le bordel qu’on a fait depuis quelques temps grâce au rayon  yenapumaiyenauraenkor et nous mettent dans des cages en attendant. Ils nous vaccinent  contre tout…leur chef le grand bouygausor primus prend de commerciales décisions… son service marketing va mettre au point de nombreuses recettes à  base de nous cuits ou crus pour les supermarchés intergalactiques, une autre partie sera vendue en animal de compagnie dans la capitale, cela sera le nouveau style Hype que d’avoir son humain en laisse… Quant au reste, il restera dans des réserves de chasse pour que de riches extra-terrestres viennent nous tirer  tout en se faisant bronzer sur les plages où de merveilleux hôtels  auront été construits… Sont pas cons ces extra-terrestres. En ce qui me concerne, la laisse ne me dérange pas si je suis  catalogué comme reproducteur dans une famille de la capitale, je n’aime pas la campagne…

Place aux cons 27


Elles sont en train de vendre le « génie bra » taille unique, avec des seins de plus en plus gros (jusqu’à l’improbable, je ne pourrais embrasser l’une des femmes qui propose son 110 E sans risquer une double luxation de la clavicule) alors que  d’autres, sur une autre chaine, nous proposent « sliman lifter », le cache bourrelet… il est évident que toutes les Américaines portent ce double concept marketing… mais je ne sais pas quand elles respirent…

Mais aujourd’hui le propos n’est pas là. J’y suis allé dans le magasin, le magasin à la con qu’est là… D’abord, c’est grand, on le voit de loin ce bicolore… mais c’est le bordel pour y arriver, comme une île déserte avec des courants qui vous en éloigneraient, bon je gare enfin la voiture, je suis en terre inconnue… Je pénètre avec un chariot à roulettes comme tout bon consommateur. Au rez de chaussée, pas de moyen d’accéder à l’étage…Un homme, de noir vêtu, d’au moins deux mètres, me conseille de prendre un ascenseur, j’obtempère et me retrouve dans un salon métallisé qui me hisse moi et mon chariot jusqu’à l’étage… À la sortie, au bout de quelques pas, un petit chaperon rouge me signale qu’il est interdit de prendre l’ascenseur avec un porte-colis… je me le fais confisquer et me retrouve seul avec un ordre: « suivez les flèches »; Je suis donc j’achète. Alors là… tout est possible, mais je ne sais pas comment prendre possession de mes objets… je cherche une vendheureuse et tombe sur une double blonde aux yeux bleus qui m’expliquent le mode d’emploi du magasin…. Vous ne connaissez pas le concept ? me disent-elles avec un étonnant sourire qui va à ravir avec  leurs costumes de travail  prolétarien… Une fois le con et le cept expliqués, je rejoins métroplikéa et suis au pas cadencé avec mon petit crayon de papier, mon petit papier préformaté et je construis un espace de rêve…Au bout de quelques flèches, je suis intimement convaincu que ce concept n’a pas été réalisé par un latin dont le grand-père peignait des copies de l’Art baroque… mais bon, c’est simple, efficace, pas cher ou presque… j’ai tout dans la tête, mais les références sont microscopiques et les noms imprononçables…tröme… Après avoir parcouru, sans déborder, les allées, équipé l’appartement de mon étudiante… je me retrouve dans le libre service, puis en Zone à porter… Putain que c’est lourd et pas un Suédois quintalisé pour m’aider à soulever le cli-clac, l’armoire en six colis…c’est pas cher mais c’est lourd… C’est horrible l’hyper rationalisant, je viens de me rendre compte que j’avais oublié un truc au début du circuit et il faut que je remonte le flux  à l’envers. J’ai peur, je suis le seul, tout le monde me dévisage, je n’ai pas d’enfant qui hurle avec moi… j’y arrive épuisé, j’ai ramassé un gamin, sans référence ni nom illisible, disponible en une seule couleur, en cours de route, je le confie  à une îlotière qui s’empresse de le stocker. Je parviens jusqu’à l’objet conceptualisé (une planche de bois plate et sans couleur) et je lis qu’il faut s’adresser  à une personne…je m’adresse à une personne, elle m’apprend que tout n’est pas livrable au départ du magasin sauf si ma commande peut se faire ce jour afin que cela parte du dépôt mais dans ces cas là…. elle téléphone à François, lui raconte un peu ses vacances et lui susurre à l’oreille un 138 453 91… je ne comprends pas le suédois et c’est tant mieux… j’achèterai la planche ailleurs. Je retourne vers les zones où m’attendent mes colis, personne ne peut piquer cent cinquante kilos en courant, je paie et je me dirige au pas vers la zone de réception de certains colis qui n’étaient pas dans les autres zones… J’étais, pour de vrai,  dans un aéroport car c’était la même hôtesse qui répétait que le numéro 17-61 était attendu en zone A… j’ai bien reconnu sa voix, prends possession de mon énième colis et passe à la zone de livraison… il se passe encore du temps rationnel, encore des enfants qui gueulent, des colis qui collent… j’explique au petit monsieur, il m’explique que tout n’est pas livrable… je me retrouve avec un colis de 32 kilos sur les bras qui est là… qui est là… qui est là. Je rentre à la maison démonter tous mes meubles… je vis désormais nu, dors par terre, bois en ouvrant la bouche vers le ciel… je m’appelle erthjyenô ne suis plus disponible qu’en vert sale mais si vous avez la carte et le génie bra… je veux bien vous consentir un rabais…

Place aux cons 26


Si vous l’aviez vue….belle à s’arrêter de vieillir, intelligente à s’arrêter de penser et en plus je suis un hors corps ou presque…

Il y a bien longtemps que je n’ai pas examiné le cas d’un con, j’y viens! Hier  à l’heure de l’apéro, comme il se doit, j’étais à la terrasse de mon café préféré, mon bureau en quelque sorte, un bureau qui donne accès à un seul espace de vie dans lequel les gens s’y déplacent d’une seule manière. Donc,  j’étais au bureau, au boureau pour certains déjà à cette heure. Les gens passent peu en cette période estivale, seules quelques femmes d’origines étrangères y circulent en compagnie de leurs maris lourdement appesantis par les nourritures prises quelques années auparavant, il n’empêche, je les accompagne dignement de mon regard jusqu’à mon horizon de bout de rue. Il y a de belles étrangères qui le sont d’autant plus qu’on les regarde s’éloigner, sans pour autant les quitter du regard, elles ont le cul qui s’exprime… c’est cela les vacances, je vaque ainsi aussi. Donc dans mon bureau qui est un bout de rue y passe aussi la police… Nous allons rentrer dans de doctes explications… Dans mon bureau, qui est en quelque sorte un bureau d’aide social, tous les gens qui viennent y boire un verre se connaissent, se reconnaissent, s’acceptent, se lie à un web réel, odorant, visuel, à grands coups de gueule, d’idées, de projets, de marrades, de femmes, encore de femmes qui se sentent  déshabiller du regard et pour celles qui ne le sont pas, qu’elles attendent leur tour, qu’elles repassent. Donc il ne se passe jamais rien, jamais de violence, que des rires, jamais de vol que des coups qu’on offre…Cependant la police passe dans mon bureau dans de grosses et grandes voitures, elle y passe trop souvent, trop longtemps, dans un sens , dans l’autre. Elle insécurise le lieu par un excès de sécurité passive… on finit par se demander si on n’est pas en train de commettre un acte répréhensif par le simple fait d’exister dans un espace de liberté intellectuel. Ainsi parfois  à trente secondes d’intervalle, la municipale se fourvoie dans un sens, la nationale dans l’autre; ils sont cinq  à six,  presque aussi nombreux que les gens assis à ma table… L’autre soir, lors de leur Xième passage, la porte coulissante arrière du véhicule dont les fenêtres étaient occultées par de fins films noirs et opaques, était entrouverte sur quelques centimètres… une main gantée de cuir noir appartenant à un bras trop musclé pour être honnête en tenait le montant vertical, en attente d’une action qui n’arrive jamais … j’ai bien peur qu’il n’en soit que plus dangereux et con le soir où tout arrivera.

Poussant mon regard à l’opposé, une jeune femme, au rouge  à lèvre exponentiel, portait une robe fuseau longue, noire et moulante… je m’intéressai longuement à la moulure…

Place aux cons 25


Hier au soir il faisait chaud et lourd, avec un léger courant d’air… juste ce qu’il faut pour que les jupes se soulèvent légèrement. J’étais avec un ami qui me dit, assez brutalement:

« j’ai envie de soulever toutes les jupes des femmes… comme ça, avec le capot moite »

J’ai aimé cette image qui a priori était loin de toute forme de poésie, cependant à bien y regarder… elle est là la poésie, elle est là  la vérité. Soulever la jupe d’une femme, sentir le long de sa main qui tient la robe, la douceur de la peau au fur et  à mesure qu’on glisse le long de ses cuisses; les odeurs de peau, de début d’intimité, des effluves de peau de ventre, des phéromones, des parfums… Ah nom de Dieu que c’est bon! Le soir quand il fait chaud, la lumière rasante qui éclaire  parallèlement  au sol et qui décroupe les corps  à travers la blancheur des robes.. même mon chien aime… le capot moite, cette légère sudation de dessus de sexe, l’odeur particulière de cette légère sudation, unique, une émulsion de femme…Ah putain que c’est bon! rien que cela, rien que cette odeur que vous ne sentez pas mais que vous imaginez… C’est bon… ça se mérite d’être aussi con que moi, mais qu’est-ce que c’est bon….

Place aux cons 22


Aujourd’hui  j’ai douté… alors je me suis assis  à la terrasse d’un café, j’y ai bu un café et j’ai regardé le défilé des gens dans la rue, pendant une heure à peu près… j’ai observé comment les corps se déplaçaient; parfois lourdement, maladroitement… Certains n’avaient aucune hésitation, ils évoluaient rapidement dans cet espace linéaire qu’est la rue… toujours plus droite, toujours plus contrôlable… les seuls instants de courbe étaient les élans déhanchées des femmes  à fesses opulentes, je n’aimais pas ces grandes silhouettes anamorphosées par les obligations de notre époque… ces grandes filles aux cheveux longs longs, à la frange coupée droite, aux lunettes volées aux phares des voitures… elles ne sont  que la même; même leurs fesses sont plates. Il y avait aussi celles dont les volutes évoluées  et ascendantes ne pourraient se décrire  et s’expliquer qu’en ayant eu connaissance du canon de Vitruve. Elles marchaient légèrement équimembrées à contre-temps par la sphère de leur cul et la rotondité de leurs seins… j’aime leur opulence toute relative mais sécurisante. Quant  aux hommes, certains hommes… ils se grattaient les couilles une fois sur deux, les autres balançaient les bras en  déblatérant des mots coordonnés par leur accent tonique plus que par la sémantique de la langue qu’ils eussent été sensés être  à même  de parler…Il n’y a pas besoin de les reconnaître, les savoir existant peut suffire  à les ignorer. J’ai honte parfois de la fin de notre société, de sa pauvreté intellectuelle, de sa capacité  à  reconnaître la seule connerie de masse comme référence  à l’acceptation d’une idée… plus il y a de cons qui sont d’accord plus l’idée est bonne. Donc ces hommes qui ne peuvent s’empêcher de se toucher les organes génitaux, de crainte qu’ils ne soient tombés entre deux contacts, ces hommes aux deux cent mots de vocabulaire, aux phrases coordonnées par des conjonctions sonores éructées… ces hommes qui parfois sont accompagnées de femmes charmantes, simples, souriantes… Comment une femme peut-elle se contenter de si peu, de si mauvais ?  J’ai douté de la connerie féminine… j’en ai été convaincu au regard de certains couples… et si l’homme n’était qu’un animal de compagnie ? dans ce tram qui me ramenaient à mon domicile, je doutais encore… et puis elle elle est arrivée, titubante… droguée ou alcoolisée, ailleurs certainement et à temps plein, incapable de s’asseoir seule… je ne l’ai pas aidée, je l’ai juste regardée s’effondrer… froidement… Je doute encore.

Place aux cons 21


Ce serait trop facile de terminer sur un énorme con… un improbable, un  de ceux qui se reconnaît parce qu’il a tout osé… j’en ai un sous mes yeux, à deux mètres cinquante en train de regarder un film porno, avec ses deux écouteurs, son petit écran… internet et la sensation de l’espace privé… mais bon je n’en ai rien à faire, ce n’est qu’une fin de passage au camping, je ne vais pas lui en tenir rigueur… c’est un con final ou un con de suspension… je continue ma « place aux cons » ailleurs, autrement… je vous laisse celles que j’appelle de belles photos…. bande de cons…. je vous embrasse.

Place aux cons 20


Je me suis concerté avec mon chien qui me ressemble beaucoup, petit, vif, gueule après tous les cons et essaie en vain, ou presque,  de sauter tout ce qui bouge… j’ai refusé de le faire castrer, à coeur vaillant rien d’impossible… J’étais couché près de lui, je le regardais  plus qu’il ne me regardait… Il prit la parole en ces termes.

 » Si j’étais un homme fier et brave comme toi, intelligent, beau, charmant, dans la force de l’âge… je passerais beaucoup de temps à rire, rire soulage le ventre, éloigne la dépression et la maladie… je regarderais les femmes parce que lorsqu’on est un homme rien n’est mieux que de regarder les femmes, c’est encadrer du regard leur charme et leur beauté naturelle…. je visiterais leurs corps du regard, par le rêve, par mon corps… si j’avais le nez que j’ai, je sculpterais  leurs odeurs de corps jusqu’à en pleurer…. veux-tu que je te raconte comment sentent les femmes ? »

Il se mit  sur ses quatre pattes et commença cette description qui restera dans mes souvenirs.

« Sentir une femme avec l’odorat d’un chien, c’est connaître quand elle est émue, c’est connaître, les yeux fermés, du haut de son corps au bas, en connaître le goût sans l’avoir sur les lèvres, vivre son intimité en connaissant le déroulement de sa journée, pleurer avant qu’elle ne soit triste, oublier qu’on est un chien et se prendre pour un homme, regarder la porte derrière laquelle elle est nue, comprendre les vêtements qu’elle a portés… voir où elle a posé ses mains… sentir une femme… c’est bien avant l’aimer. »

Il se tut, n’hurla pas à la mort… il se coucha comme un chien, n’aboya pas comme un chien… « je sentirai ta mort me dit-il mais je ne dirai rien »…Je lui souris comme à un chien, passai ma main sur sa tête… Nous sommes tous les deux semblables… Nous aimons les femmes…. le soir tombait, le soleil refusa de se coucher… je sentis l’odeur d’une femme, assise face  à moi, qui croisait les jambes, oubliant que j’étais un homme, n’oubliant pas qu’elle était une femme jusqu’à l’odeur d’entre ses jambes, l’odeur d’outre-jambes…. accompagnant la couleur de ses cuisses… Mon  chien hurla à l’amour… un vol de gros cons passa…je tirais un coup… deux tombèrent lourdement.

Place aux cons 16


 Je vais interméder, juste poser mon regard sur les femmes m’entourant… Il y en a peu qui sont seules, souvent accompagnées ou de leurs maris ou de leurs enfants, parfois des deux… C’est à leur sourire lointain, leurs regards qui se posent, au hasard, sur des êtres environnants qu’on reconnaît celles qui ne sont pas là,plus là. Elles sont dans un état autre, autrement, le corps en éveil, les sens en regard, le regard posé à l’intérieur… elles s’ennuient, d’un ennui distancier qui les sépare corporellement de ceux qui les entoure… être femme parfois prédispose à la solitude.

 

Maintenant, intéressons-nous à l’actualité de ce monde… 

   La Norvège et SON extrémiste religieux chrétien… la connerie a souvent besoin de dogmes, un seul suffit me direz-vous à corrompre tout une humanité pendant plusieurs siècles… un bras armé, un cerveau certainement très équilibré et certain de ce qu’il allait faire et une bonne idée de base…le monothéisme par exemple, il serait intéressant de savoir combien d’être humains sont morts au nom de celui-ci, à un milliard près depuis deux mille ans et ce, toutes religions confondues… Qu’on ne vienne pas me dire qu’il est normal de croire que c’est ancré dans notre esprit… oui comme un virus informatique sur un disque dur et nous sommes les propres acteurs de notre non formatage et vas-y qu’on les envoie au catéchisme, qu’on les baptise, qu’on les communie, qu’on leur fait croire au simplisme édenien à l’américaine, au manichéisme…Je ne m’en plains pas, bien au contraire, c’est ce genre d’idée humaine qui permet l’aération globale de l’humanité, la place par le vide… sinon je crois qu’on aurait du mal à se tenir assis sur la plage… 

   La chanson et la prise de médicaments, comme si cette mort avait plus d’importance que celle de madame Georgette Leroux dans sa quatre-vingt-dix-huitième année… on aime bien les martyrs, ceux qui meurent à notre place… merci les dépressifs… on vous oubliera rapidement; exceptés quelques clones qui n’ont jamais su qui ils étaient… 

   Rouler à l’envers sur l’autoroute… du déjà vu.

   Mourir de faim en Somalie, ce n’est pas possible selon le gouvernement religieux en place, donc c’est vrai… 

   Passons à la suite, Tour de France, plus propre cette année, beaucoup plus propre parce que plus lent… ah ça c’est bien, je suis pour un tour de France encore plus propre: « immobile sur son vélo le champion Yaouf babouin, ne monta pas le col du patchoun, il resta les yeux ouverts face à la route… il allait s’endormir entouré de ses supporters qui ronflaient depuis longtemps sur le bord du doute. »Les cons sont là où ils méritent d’être, cela évite de les chercher trop longtemps.

  Les championnats du monde de natation en Chine… ils n’auraient jamais du mettre un pont passant au-dessus de la piscine, cela a fait dérailler le train… nager entre deux murs si ça ce n’est pas de la connerie… moi j’ai quitté l’eau il y a 460 millions d’années, je n’y suis pas près d’y retourner. 

   DSK… éjacudélateur précoce…,  Ferry et son ministre pédophile au Maroc… pourquoi le Maroc ?

 Quant à moi, je me sens agréablement entouré, de parfums, de corps angéliques, de bourrelets rubensoïdes, de regards glauques et incertains,de crânes rasés et tatoués, de sémantiques simiesques, de faciès porcins, d’enfants au nombre de chromosomes incertains… il n’y a pas d’extrémiste religieux, pas de train à grande vitesse, pas d’autoroute à contre-sens, pas de médicaments enchantés, que du temps à perdre, pas de monde à sauver, Je suis l’être le plus transparent qui soit… je suis Dieu en quelque sorte donc j’existe, je sais lire, écrire, parler, imaginer, je sens le parfum de la femme d’à côté… le paradis… le reste, les autres… je m’en fous… merci les cons.

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cynisme

Place aux cons 15


Samedi c’est jour de changement, cons qui partent, cons qui arrivent, bref renouvellement du stock… Je profite de cette accalmie pour réfléchir. Je pense sincèrement que la connerie se développe là où la masse humaine s’implante avec une seule idée porteuse, et cette masse ne favorise pas systématiquement le nombre  absolu mais plutôt l’émergence d’un flux porteur et ramificateur, une sorte de gaz qui se répandrait et qui contaminerait ceux qui se sentent appartenir au groupe. Le con naît là où il y a le nombre et la possibilité de transmission de l’information conne, mais à toute naissance multiple il faut un géniteur et un terrain fécond… la multitude sociale, le confinement des grandes messes (kermesses en breton si je ne m’abuse), les stades remplis ( un stade vide a cependant un gros potentiel) sont de très efficaces terrains féconds. Pour ce qui est des géniteurs, nous dirons toute personne dont le comportement ou les idées sont très simplement reproductibles  à l’infini jusqu’à la disparition du sens originel. Il faut de surcroît comprendre que cette genèse de la connerie s’implantera d’autant plus facilement qu’elle n’aura pas de résistance comportementale ou de défense propre  à la personnalité de l’incubé. Par exemple, un concert d’un grand chanteur connu favorise un clonage presque immédiat de la connerie, on se coiffe comme lui, on parle comme lui, on fredonne ses chansons… facile d’être con, il n’y a qu’à se laisser aller à nos instincts grégaires … ou alors le foot qui est une sorte de révélateur immédiat de la connerie territoriale: on chie sur la République mais on adore de manière régalienne l’équipe de foot de sa ville avec des joueurs à un neurone payés  comme mille personnes qui travaillent… le con mérite sa connerie ! (je viens de voir passer une jeune femme qui possédait non pas deux seins, mais deux sculptures mammaires, j’aimerai bien tenter un implant)…. Me direz-vous ce n’est pas une docte réflexion, certes j’en conviens, mais je remarque que  l’étude comportementale est intéressante… Mais où se situe la connerie ? qu’est-ce qui  permet de dire qu’untel est con ou ne l’est pas ?… Il s’agit presque d’un cas nouménal, au-delà de toute exploration phénoménale, elle appartient à  notre collectif humain comme la peau de la pomme… Il faut simplement qu’elle ne deviennent pas trop épaisse. La connerie ne se mesure pas, elle se constate et se comprend dans l’incapacité du con à réagir contre…  Le con ne sait pas qu’il est con, il faut lui faire remarquer, le con est dans l’acte  hyperfocal au quotidien, il fait comme les autres, va où vont les autres,  il se nourrit de ce que notre fait social produit comme déchets: la télévision commerciale, les sports de masse, la tatouage en série, la mode de la mode, le journalisme sportif, la peur et la haine des intellectuels qui redéfinissent des terrains vierges de toute connerie … bref ces actes qui vous plongent dans le paraître et qui vous éloigne de l’être… Le con vit en troupeau, il se tatoue seul désormais, se reconnaît à  son crâne rasé, ses ray-ban, sa grosse montre (comme si le temps avait une importance en vacances), sa femelle est presque pareille, des faux seins en plus parfois, ses gamins pires et en plus il se reproduit de manière presque clonesque…. Bref le con est de toutes les couleurs, de toutes les religions (je l’avais oublié celle-là). Je ne me sens pas supérieur, juste attentif et observateur… Je concentre les informations pour les futurs habitants de la Terre, il faut qu’ils sachent pourquoi nous allons disparaître.

Place aux cons 14


Depuis hier… j’en ai vu… des cons. Je vous les livre en vrac: un qui engueulait son fils de dix ans parce qu’à minuit moins le quart il se promenait tout seul dans le camping et qu’il le cherchait sans le trouver… pourquoi l’a-t-il laissé partir ?… mais ce n’est pas le père qui est en cause, c’est le fils… les deux peut-être, trop de tatouages pour le père, trop de similitudes avec le père pour le fils. Ce matin, le lot de « steppeuses » qui en marchant au pas, gueulait: »droite, droite, droite… » et elles souriaient ces connasses, pas étonnant que leurs maris n’arrivent pas à les faire jouir… ce sont des machines qu’il leur faut….ah ça fait du bien de le dire… Là en ce moment en face de moi, une famille, dont on eut dit qu’elle aurait été pied-noir si elle n’avait pas été aussi jeune… Ils valent cependant leur pesant d’olives, les femmes au fourneau avec leurs gros culs et les gamins en charge, les hommes sur la plage au foot, ils ne savent même pas que c’est marée haute et gras comme ils sont, il y en a bien un qui va nous péter une durite… mais revenons aux femmes. Elles sont en train de critiquer une autre vacancière du camping dont elles disent qu’elle est grosse comme une vache et qu’elle s’habille comme une pute… je vous assure que je ne tends pas l’oreille, c’est comme si elles me le criaient dans l’oreille… en parlant de grosse, je me demande si elles sont toutes enceintes ou si c’est le surplus d’huile d’olives, qu’elles mettent dans la ratatouille et dont elles évoquent la recette depuis maintenant quarante-cinq minutes,qui les arrondit  presque jusqu’à l’extrême. Elles ne sont pas d’accord sur les quantités de légumes, mais visiblement en harmonie quant à l’huile d’olives…Arrive le père de deux d’entre elles, un ventre digne d’un orang-outang, la ressemblance est frappante, et dans l’élocution et dans le faciès… peut-être les poils en moins…Madame lui dit: » on va vous faire ….  » et s’en suit le menu du déjeuner du midi qui me suffirait pour au moins deux journées complètes… et se précipite en direct et en courant le fils ado…. « t’as tout dépensé les cinq euros, les cinq euros en cinq minutes… ». La mère gueule, le père gueule, l’ado gueule… je souris…  

 Mais hier au soir c’était soirée disco, je ne vous ai pas raconté… ça dansait, ça buvait un peu, les ados s’embrassaient… justement il était peut-être vingt-trois heures, lui quinze ans arrive avec elle quinze ans, jolie, mignonne et certainement un peu ivre. Dans leur groupe, il y a un autre garçhomme, il a des vues sur la fillasse…et comme elle a bu, elle dit et fait n’importe quoi et surtout n’importe comment… elle finit par danser avec le second et ce garçhomme l’embrasse jusqu’aux amygdales… le premier arrive et commence à s’opposer au second… comme à la maison…: « c’est ma meuf!! » l’instinct de territorialité est puissant dès que les phéromones femelles se libèrent dans l’air… Des hommes, des vrais arrivent, séparent tout ce petit monde et elle repart comme si ne rien était avec le premier, son man… con mérite son féminin. J’ai beau regardé autour de moi, j’ai du mal à croiser un regard sur lequel je pourrais déposer ma compassion…Dormez bonne gens… je veille.

Place aux cons 9


J’étais là au loto du camping, deux heures durant. Qu’en dire ? Des familles, sur trois ou quatre générations parfois, qui bidouillaient leurs morceaux de carton… Ils gagnaient des T-shirts, des boites de plastique, des billets pour ailleurs mais pas trop loin et à chaque numéro tiré… ils criaient. L’animatrice faisait chiffrement référence à ses congénères d’Angers pour le 49, aux ensoleillés de Marseille quand c’était le 13, aux lointains des montagnes, 74,  et le cri suivait. Quand quelqu’un avait aligné cinq ou six numéros, il se déplaçait jusqu’au micro sous les applaudissements, avait le droit de dire son nom et gagnait … jusqu’au T-shirt orné du logo du camping. Çà c’était bien, édifiant mais bien… Le pire, c’est quand cette famille composée d’une mère et de trois mâles, dont un géniteur, s’est positionnée à côté de moi qui sirotait le mojito local. Donc trois matheux, des plus classiques par la taille de leurs boutons, la lourdeur de leur imagination et la transparence de leurs personnes, qui s’efforçaient, par de savants calculs, certainement tous plus précis et exacts les uns que les autres, de prévoir quel serait le nombre qui sortirait après celui d’avant… et alors me direz-vous, rien  de bien grave… oui vous dirai-je…. rien de plus grave, mais moins fort alors, discrètement… même si la mère dont l’angoisse pouvait être provoquée par le fait qu’aucun de ces deux fils ne lui ressemblait, tous deux étaient le portrait craché du père, lumineux idiot brillant. Oui, même si la mère possédait une rondeur de fesses et de seins qui malheureusement ne pouvaient en aucun cas faire disparaître de son visage la même lueur de bêtise extatique face à l’intelligence de calculatrice de ses deux fils, le mari ayant été rejeté de son corps dès la naissance du second enfant… ni faire disparaître ni faire oublier aussi.

Puis ce fut le tour de cette dame, enceinte d’un troisième enfant, bien qu’on eut pu la prendre pour la grand-mère des deux premiers qui l’accompagnaient, elle commandait quelques consommations. Pendant ce temps, ses descendants, laids et certainement idiots, se battaient. La fille âgée d’une dizaine d’années, déjà déguisée en …..asse, sainement vulgaire mais déjà trop grosse, traitait systématiquement son petit frère « d’enculé »… Lui, sans pour autant l’être, la harcelait de coup de poings. Il était blond, bien que tondu et était vêtu principalement d’un maillot de foot amplement publicité… il était aussi vulgaire qu’elle à l’occasion de certains mots orduriers, elle n’était pas que grosse et mal vêtue cependant… Ne pas aimer les enfants des autres. D’aucuns me diront que je suis bien prétentieux pour oser critiquer ainsi mon prochain, ma prochaine…. et alors ? lui opposerai-je, ce n’est pas moi qui ait créé le con et si tel était le cas, j’aurais fait pire, pas mieux. Je suis là, observant ce pair avec lequel je ne sens aucune complicité ni affinité nécessaires aux prémisses d’états fusionnels, il me saute aux yeux, et j’en frémis, de par son évidente connerie existentielle, son opulente épaisseur d’idiotie entourant une vie trop souvent absente, la bassesse de son regard face à la médiocrité des grandes messes, son silence angoissé quand il attend le prochain numéro…Bingo !

Place aux cons 5


Je viens… de noctambuler…. le crâne arraché, les yeux convulsés… encore des odeurs de sueur féminine dans mes narines…. bon …. où est le con me demanderez-vous ?… j’avoue ne pas trop savoir ni être trop convaincu. Cependant…j’ai eu quelques regards posés sur  ces hommes au polo coloré et au Saint Barth largement  écrit devant ou derrière, je ne sais plus… je me souviens des blondasses en ass qui les accompagnaient, leurs petits culs moulement serrés dans des jeans marqués…. les bouteilles d’alcool  dans leurs mains, leurs rires sans intelligence… de la pitié peut-être à cet instant. J’ai décidé de relire « Généalogie de la Morale » de Nietzsche, je ne sais si je le comprendrai plus ou mieux… mais il me semble nécessaire. J’ai toujours mal au crâne… encore ébahi par tant de rien. Je pense aux cons, dubitatif… en ai-je le droit ? Suis- je à la hauteur pour prétendre apposer  aux images de certains des titres de cons…. Oui sans aucun doute. Je repense, je n’arrête pas de repenser… parce que je n’arrive plus  à penser… Tiens je me sens très con…

Où l’on sent la présence de l’humain… 22


Dès qu’on arrive dans la zone méditerranéenne… tout change, surtout la façon de conduire sur l’autoroute… autour de Marseille on rentre sur un terrain de jeu… à gauche, à droite, encore  à gauche, à droite…. et puis on se rabat à 90 degrés à la sortie suivante, on a conduit cinq kilomètres à 180, on rentre  à la maison suintant la testostérone… c’était pas mal l’ouest, c’est vrai qu’on y sentait la présence de l’humain. J’en ai vu plein de ces néo-tondus tatoués à la petite barbe taillée et aux deux diamants cloués dans les oreilles… il ne peut pas y avoir plus viril, cela se saurait, couchés au volant de leur voiture, vite, encore plus vite… toujours plus con…Je ne sais quoi dire, j’ai juste l’impression que beaucoup  de femmes se sont battues pour peu et qu’il y a encore énormément de femmes qui devront se battre pour encore plus…. L’égalité de la femme passera par l’ignorance de ce type d’homme… quelque part, entre cagoles et kékés, je vous écris.

Où l’on sent la présence de l’humain… 18


C’est Ma femme… Le gros con de l’année 2010, il me manquait de ne pas l’avoir trouvé et c’est pour cela que je reprends la plume une deuxième fois ce jour…. Ce matin, le marché à Montalivet, pour ceux qui connaissent, c’est calme… moi, le malade, l’égotographe de service, comme d’habitude je regarde vivre, je mets en phase les couleurs des uns avec les déplacements des autres, je fixe pour une éternité numérique, j’adéquationne  et j’en conclus  que tout fuit vers une autre réalité dans laquelle je ne suis pas encore intervenu…. Passe madame X, majuscule parce qu’elle a un très gros cul qu’elle est habillée avec un pagne très coloré (rien de rédhibitoire à la réalisation d’une photographie)….  Je suis placé face  à une toile de présentoir jaune avec un soleil du matin légèrement rasant, le vent de nuit a nettoyé le ciel…. mais derrière, monsieur qui a le ventre aussi gros que le cul de sa femme veille…

« _Ça ne vous dérange pas de photographier les gens dans la rue ?

_Non, puisque cela fait partie de mon métier…

_Oui, mais là c’est MA femme et cela me dérange MOI !

_Regardez on ne voit pas son visage, elle est de dos, on devine juste les couleurs de son vêtement.

_m’en fous, c’est MA femme et…

_On pourrait peut-être lui demander son avis…

_C’est moi qui décide pour elle…

_J’avais pas vu qu’elle portait une Burqa, pardon…

_ T’effaces la photo ou je t’en colle une… »

J’ai effacé la photo, je lui ai expliqué que tant qu’on ne voyait pas le visage de sa femme elle n’avait pas le droit de me demander de l’effacer surtout que sur Ma photo on ne pouvait en aucun cas deviner qui était la personne photographiée (sous-exposée, saturée et la femme en question dans la pénombre), que lui n’en n’avait aucun droit puisque ce n’était pas lui qui était photographié… Il s’est fâché, je portais atteinte à sa virilité. Il m’était d’avis qu’il ne devait pas l’avoir vue depuis longtemps car son ventre surplombait la virilité en question… Je lui ai demandé pourquoi il s’énervait, car j’avais effacé la photo, et de quoi il avait peur pour s’énerver ainsi…. Après la virilité, le courage…. J’ai cru qu’il allait m’en coller une et comme je devais peser le quart de son poids… je me voyais finir les vacances chez le dentiste local… Je lui ai dit en souriant que c’était dommage qu’il n’aurait pas l’occasion de voir sa photo dans l’Équipe…. silence….(j’ai dit cela parce qu’il portait un maillot de pousseur de balle au pied d’une quelconque équipe de multimilliardaires sous-culturés et qu’il tenait ce journal à la main)… toujours le silence…

« _Vous faites de  la photo pour L’Équipe ? »

Il s’en suivit un mensonge et un autre, des sourires, des excuses…. je lui ai dit que je ne pourrai pas refaire une autre photo car cela se faisait dans le feu de l’action… blablabla. Il est parti le sourire aux lèvres, le gros cul de sa femme en photo dans l’Équipe…. Je hais l’espèce humaine parce qu’elle ne sait même pas qu’elle est finie…

C’est terrible ! Il fut une époque où il y avait peu d’appareils photos et les gens se bousculaient pour être photographiés dans la rue. Il n’y a jamais autant eu de moyens de faire de l’image, mais son sens, sa finalité ne correspondent plus à rien… Il n’y a plus rien à espérer de mes congénères….Je dédie donc ce texte à  ce gros con, au gros cul de sa femme, à l’enfant qu’ils n’auront pas j’espère, car il ne saura même pas lire une image ni s’émouvoir devant.

… Là à cet instant, à la piscine, j’immortaliserais bien le cul de la blondasse qui est vautrée au soleil….baisographie…

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