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Lieux: 19; mon écran ou mes écrans….


C’était une nuit , comme les autres, où je me suis réveillé face à mon écran de télé, le même qui me tient compagnie  pour mon endormissement…  De Nuremberg à Nuremberg défilait sous mes yeux, 4 heures du matin, l’histoire du monde dans toute sa splendeur ou son horreur… au choix, selon ses tendances philanthropiques ou misanthropiques… Je ne dirai rien, je ne pense rien… je laisse juste 1 lien qui vous conduira sur 1page internet…..une manière très réductrice de vous dire que tout cela est  horriblement normal… Je ne vous aime pas… Mais je n’ai d’autre choix que de vivre avec vous…L’humanité n’est pas ce qu’elle a fait de mieux.

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Lieux: 18; le fond de la boite de foi grasse


Si on se met à cogner sur le Pape ? Où allons-nous ? Quoique dans une gérontocratie  le moindre courant d’air fait office de tremblement de terre…. Berlusconi, el papa même combat…. c’est pas pour me déplaire que ces grands représentants du pouvoir spirituel et séculier et plus si affinités, soient mis  à bas de leur socle… humains, trop humains…. Il est vrai que lorsqu’on regarde la légèreté de la célébration, l’humilité costumière, l’actualité du discours, la canonisation à outrance, la simplicité des lieux, l’histoire de la secte à travers 2000 ans de bons et déloyaux services….Il est vrai qu’on peut avoir envie d’en coller  une…. c’est fait ! La foi est grasse, surtout en ces périodes de fêtes…. passez-moi le pain, c’est pour communier avec mon pâté.

Lieux: 17; le lieu-dit


Dire un lieu , sans  y  être. Autrefois un nom fut dit, donné: cul sans fond, trou de rien, vide de tout… mais cependant là, à l’endroit où il fallait vivre. Des hommes s’y sont donc posés pour y vivre….et alors ? Ils sont ponctué leur espace de noms  descriptifs. petits lieux volés à l’espace, petits noms collés sur l’image du monde.Et puis plus rien.

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lieux: 16; l’océan


500 000 000 d’années que j’en suis sorti, c’est pas pour y retourner…. l’eau, dire qu’il y en a qui aiment. Liquide insidieux, pénétrant froid, humide… je sais pourquoi je suis sur Terre maintenant.J’ai passé neuf mois dans un liquide semblable, certes plus chaud mais cependant liquide….je ne m’en souviens pas, trop de sel sans doute, je ne mouviens pas de ce silence qui me poussait à un immobilisme ventral, formation de mon être, partage de mes cellules… ma vie a commencé dans l’autre…. l’eau de ma mère, l’eau de mer…… l’eau c’est lent.

Lieux: 15; au dedans.. description du vomi hormis est honni


En mon antre ventre, la douleur s’est installée… vomir à en pourrir. Sous mes yeux , je me suis répandu… ce qui aurait du être moi est hors de moi… abandon de mon existence, mon au-dedans est en dehors… je décris. Liquide sans répugnance, brassage de ce qui constitue la vie… amorphe métamorphose à l’odeur  pourrielle…. mon dedans  a mauvais genre, reflux gastro entériné… ancienne terrine de nez de cochon, là perdue sauf pour le sol neigeux de mon jardin. Mon dedans retourne  au grand brassage ADNien de la vie, lente métamorphose et anamorphose du quotidien. Les extraterrestres débarqueront dans le futur certain, ils ouvriront une bonne boite de terrine d’humain, iront peut être la vomir au fond de leur jardin…rien que de l’incertain en ce qui concerne le dedans…. à définir pour le prochain vomi.

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Lieux: 14; ici


Ici est différent de là… ici n’est pas là…. je le sens plus proche, plus immédiat, plus précis. Il n’y a pas qu’ici que tout puisse se passer, là peut procurer de forts instants d’intensité hormonale. Je m’en vais fuir loin d’ici pour me retrouver là, plus incertain et commun…seul et là. De toutes manières , il ne me reste rien pas plus ici que là…. je vais donc continuer  à élaborer de l’incertain ici et là  pour continuer ma quête… ici n’est que l’ailleurs de là…et si ici était là sans pour autant se trouver plus loin…. Je déteste ces équivoques.

Lieux: 12, là


Réfugié d’un sous-continent intellectuel, je me bats  à chaque respiration pour ne pas mourir étouffé par ce que je vois… il y a tant d’instants qui ne cessent de m’émouvoir que lorsque je trouve refuge au fond de mon cerveau…là!… où vous n’êtes… Et cependant, je vous vois encore, filigranes existentiels, trames humanitantes et mutantes…là au fond de mon cerveau. Nous nous retrouvons alors enfermés, vous l’humanité et moi l’inhumain, enfermés dans les terres fertiles de mon imaginaire décousu, parfois le cul à l’air et manquant d’air… J’exècre ce que vous me prenez de si fluide et imperceptible… mon âme visuelle, mon silence  de noir et de blanc, mes vies de couleur….vos corps ondulants, cahotant, titubant dans ces rues… là, noctambules introvertis. Je suis seul de mon espèce, refusant toute promiscuité tactile avec la masse, ersatz nietzschéen , ogre de toutes les religions, bouffon littéraire, l’inhumain ne se plaint que de votre présence…odieux, là , sans dieu ni maître et sans rien omettre… je me suis réfugié ce soir au fond de ma tête, seul et empreint de cette tendre inhumanité qui me pousse  à vous détester…. passez votre chemin, n’encombrez pas mes rêves , laissez-moi vous vomir… là, seul, je vous regarde passer … mes mains tremblent, mon corps fond, je suis là… l’inhumain dernier de mon espèce à s’émouvoir d’un rien qui vous appartient.

Lieux: 11; le fond de vos yeux


Et alors ?… il faut bien apprendre  à mourir… C’est là que tout s’y passe…. au fond de vos yeux. Il sera un soir, vieilli, assis près de votre table… vous sentirez que votre corps appesanti demandera à se coucher… vous irez… lentement. Vous saurez que ce sera le moment… il sera cette heure. Vous resterez habillés car c’est simplement que vous souhaiterez reposer….vieux et vieilles , le moment sera venu. Moment d’un sommeil qui ne vous paraîtra pas plus éternel que celui de la nuit précédente. Vos paupières en un instant étourdies vous demanderons de finir, vous résisterez. Et puis d’un moment convenu et attendu vous acquiescerez  d’un  antépénultième clignement de vos yeux, d’une froideur sur vos joues. Mourir en soupirant, las d’une vie passée à respirer profondément. Au fond de vos yeux s’impressionnera une dernière image, un dernier souvenir et  c’en sera fini. Du fond de vos yeux on ne saura plus lire votre regard… mourir une et une seule fois.

Lieux: 10; la Terre


Je hais l’humanité galopante, sa non-diversité… son nombre de bras  et de jambes, son milliard de tonnes de déjections, et plus, par jour….ses fleuves d’urine, de sperme, ses milliards de verrues….sa salive, ses idées, sa connerie…. bref, laissez-moi seul…. enfin presque….car j’aime leurs fesses. la Terre est à moi, je viens d’en prendre possession, je déclare l’humanité obsolète…..et moi seul sur ce vaisseau , je m’en irai conquérir  l’éternité, celle qui ferme les yeux…seul, juste pour me savoir le dernier, après je m’éliminerai d’un sourire incertain….Je hais cette Terre là,  posée dans l’espace, je hais ce que je suis et ce que je hais, ce que j’ai… ceux que je hais….Comment ne pas mourir  à la vue de ce qui ne peut avoir de fin ? rien n’est plus incertain…. mourir atterré par temps de connerie….je hais !

Lieux: 9; le fond de mon verre


Pourquoi  ces verres aux angles oubliés, qui n’ont pas  été conçus pour que nos lèvres soient écorchées, sont-ils pourvus d’un fond…. que je ne saurai toucher. Ce fond ment, me trahit, quand il laisse le glaçon de mon whisky le heurter, s’accouplent-ils entre verre et glace ? transe ? parents incertains d’un lendemain sec et assoiffé. Le fond de mon verre me sécurise cependant, il me limite, me contraint  à ne pas dépasser la dite dose,  sous peine de trop boire … boit-on de trop quand le fond , si proche, si là… m’abstient ? Question de fond plus que de forme, quoique la forme du verre compte , elle procure de sensuels plaisirs pour lesquels il m’arrive de fondre, à condition que ce dit fond ne soit atteint… donc si fond, je sirote  et grelotte quand  après voir bu un fond de verre je m’endors profond et mens songes puisque je dors…. j’arrête cette histoire de fond de verre… je vous parlerai du fond de l’air demain … quand j’aurai fini mes vers.

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Lieux: 8; le lit


S’y retrouver allongé…. apaisé, voilà qui est humain…. et que dois-je y  faire de mes mains? J’y suis couché sans y être bien, j’y pense, j’y vois…J’y vais parfois. Le lit est un moyen de transport économique, il suffit de basculer le système ondulatoire de son cerveau, de s’y allonger et partir pour un monde onirique… rêver doucement sans se fatiguer, s’épuiser de ses couleurs de corps inconnus, attendre sa fin qui la nuit peut vous prendre. Vous êtes alors resté sur une île paradisiaque, votre corps sur votre lit, votre esprit dans cet ailleurs…. voilà tout est bien qui finit bien. Dormir c’est savoir mourir de silence et de paresse… Je dors donc j’y suis.

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Lieux: 6; le couloir de l’hôpital


On y passe vivant, debout, en croisant  à chaque porte ouverte, des regards atterrés….parfois proche de l’instant du départ… On y passe. Ils et elles sont assis dans de lourds fauteuils, la télé souvent allumée…mourir entre deux spots de publicité. On y passe… Les odeurs sont différentes, les corps sont courbés, appesantis… sans force pour se redresser…. On y passe…Cette fin programmée ne peut se faire oublier. Dans chacun des couloir de chacun des hôpitaux de chacune des villes  de tous les pays , les silences sont les mêmes…On meurt tous pas très loin d’un couloir.

Lieux: 5; derrière…


Je n’ai jamais su ce qui se passait derrière moi, j’ai beau me retourner, cet arrière me suit presque instantanément, j’en suis tout retourné. Je ne reviendrais pas en arrière pour questionner, je me contente de rêver. Derrière moi , les femmes s’agenouillent en poussant d’obscènes râles orgasmiques, enfonçant leurs doigts, ponctués de vernis rouges , violents et outrageants, dans leur bouche ourlée. Les hommes accélèrent le pas par crainte et inquiétude, les enfants pleurent, les femmes encore les femmes … Si elles savaient comme je suis quand dans leur dos , je souffle ce souffle chaud et humide qui sied si bien aux instants de pénétrations animales. À ce moment ils constata qu’il était seul, ni derrière ni devant…seul et personne pour le suivre.

Lieux: 4; le fond du chariot


C’est ce soir que je l’ai remarqué. Il était là , sous mes yeux… le fond du chariot. Qu’ai-je pu lui trouver de si remarquable ? C’était ce petit papier, à l’écriture plus petite que la mine du crayon qui l’avait couchée sur cette friperie  papiesque… je le dis.C’était ce petit papier qui ne pouvait se trouver qu’au fond du chariot. Il avait certainement été écrit par une main de petit vieux, tremblotante, hésitante, mais cependant attentive à la qualité de ce qui allait être mangé… Tout y était inscrit accompagné de la fourchette de prix dans laquelle le scripteur comptait trouvé le produit référent. Quelle attention miséreuse, quelle patience oublieuse du luxe de l’ignorance…. j’eus honte, moi qui dépensait sans même regarder le prix et puis ce fut le mépris. Pourquoi n’avait-il pas tenu compte du prix du papier sur lequel il avait écrit ?… Et puis ce fut le vide, comme celui qui tapissait  le fond du chariot…. vide comme mon chariot , vide comme la vie que j’allais, de manière mytomaniaque, associé  au fond de ce chariot… à cette heure là seul le petit papier restait.

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Lieux: 3; le fond de sa culotte


Elle s’y goutte … lentement au contact de ces hommes qui effleurent son air, dans cette rue…. Elle en jouirait. Du fond de sa culotte, elle sent le courant d’air  qui passe par dessous sa jupe, des plus courte qu’il soit, soufflant entre ses jambes. Courant d’air qu’elle sent par les trous de cette culotte dentelée, sur ce pubis glabre…On y lit un grain de beauté… Culotte dentelée et trouée, courant d’air frais qui effleure ….Du fond de sa culotte elle sent le fond de l’air frais au contact de son sexe, limite de la chaleur à la fraîcheur…Il se passe tant et tant au fond de cette culotte….les hommes vivent pour être au fond des culottes….

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Lieux: 2; du fond de ma poche


Ma main s’y trouve souvent, reposée, inquiétée cependant. Il s’y trouve  quelques poussières oubliées, un mouchoir de papier, des pièces de peu de valeur, une liasse de billets, des dollars de préférence… ma main et puis du vide , chaud ce vide. Je m’y réfugie quand j’ai envie de toucher, le corps de femmes croisées, les seins hauts placés imposant leurs présence au décolleté sillonné, des culs et des croupes, encore et toujours… et puis des hanches. Ma poche est pleine de caresses….. à donner.

Lieux: 1; le sac des filles


Dans le sac des filles on y trouve …. ce rouge qui sied aux lèvres serrées, juste avant qu’elles embrassent les bouches des hommes, s’y piquant au contact des poils de barbe, s’enrougissant  à l’occasion. On y trouve ces petits objets ouatés, cotonneux que des doigts pousseront, sans douleur, pour stopper un flux menstrué…. c’est du sang que nous parlons, je parle. On y trouve des téléphones qui, si on les écoutait pourraient nous raconter des vies, des séparations, des interdits, des rougeurs de joues, des larmes aussi. Dans ce sac de fille, on s’y perd, toujours plus profond, toujours plus encombré…. des instants oubliés s’y entrechoquent, des couleurs passées s’y étonnent…. c’est un sac de fille dont on parle , ne nous y oublions pas. Parfois y traîne un de ces instants caoutchouté qu’elles offrent , ou dans l’ennui ou dans le plaisir éphémère…. Le sac des filles est lourd, pesant, tentant, j’y glisserais bien mes doigts engourdis, comme un instant approfondi ou sa chaleur de femme se laisse ouverte et parlée…. j’aimerais me glisser dans ce sac de fille, pénétrant, comme il se doit, de mes doigts, ce sac, donc… je salirais,  s’il se pouvait, de mes cinq doigts, le sac des filles.

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