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Place aux cons … saison 2 … 21


La queue à la caisse au supermarché…. lieu essentiel s’il en est un. Montre moi ce que tu vas manger,  je comprendrai pourquoi tu as un gros cul… À ma gauche, une famille anglaise, madame présente un embonpoint certain sans pour autant attendre un petit frère à son premier rejeton… elle est donc ventrue. Comme il se doit, notre anglaise présente une carnation rosée qui se marie bien avec la couleur de son t-shirt… rose fuchsia. Son ventre gras  soutient  deux gros seins flasques amollis, un soutien-gorge à forte armature ne parvient malheureusement pas à amoindrir leur chute…Son visage est comme il se doit hyper maquillé, elle a outrepassé les limites de la vulgarité. Monsieur, grand , gros, thsirtdefoot habillé… le fils , grand, gros, tshirtdefoot habillé… Madame doit avoir une petite quarantaine… monsieur un peu plus… le fils entre dix et quinze…Leur chariot: ils sont en terre étrangère mais doivent résider pour des vacances dans mon quartier au regard de la quantité de nourriture achetée. J’y aperçois essentiellement des produits gras et sucrés, des produits sucrés et gras, des boissons grasses et sucrées, des sucres gras, des gras sucrés… et au sommet de cette pyramide de pré matière fécale, trône un petit paquet de prunes jaunes… victoire. Ils déversent tout cela sur le tapis roulant de la caisse, rangent les produits au fur et à mesure  et le fils intervient pour dire qu’il n’aime pas les prunes…. ils laissent donc ce petit paquet de prunes avec l’aimable autorisation de la caissière…. gros et cons, cons et gras… même pas une prune dans leur caddie. Allez viens mon chien on va chercher de la nourriture…. tu ne veux pas finir ton os ? c’est le tatouage sur la peau qui l’entoure qui te gêne ?

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Place aux cons … saison 2 … 16


C’est fini la culture qui n’a rien de populaire… J’ai quitté Avignon  en compagnie de … la mère avec ses deux jumelles  qui allait voir bon papa et bonne maman. Dans le train qui allait de Marseille à Toulon, il m’a fallu supporter deux Marseillais qui parlaient  marseillais, c’est à dire qu’ils gueulaient et ponctuaient bruyamment… « sur la tombe de mon père, j’te jure que… », la parisienne en transit avec ses deux petits qui n’a pas quitté son Iphone, pour appeler sa belle-mère, ses parents, Greg qui d’ailleurs l’a rejointe à la gare de Cassis, qu’elle était over bordée, qu’elle était épuisé à  cause du boulot, qu’il fallait qu’elle s’organise pour inviter tout le monde, que son gamin n’arrêtait pas de lui dire: »maman j’ai une très mauvaise nouvelle à t’annoncer ». Et comme elle n’arrêtait pas de répondre au téléphone, qu’elle ne l’écoutait pas, qu’elle parlait ensuite à Greg… qu’elle est descendue à Bandol avec ses deux gamins qui ne comprenaient pas pourquoi, que Greg est resté, qu’il fallait qu’il descende, qu’elle continuait à lui parler tout en lui téléphonant à je sais pas qui ….que ça faisait du bien quand elle est partie. Viens mon chien on va à la plage…. chut! silence, je cherche une place….là, pardon madame, monsieur…. la mer… Et maman est arrivée avec ses deux marmots, elle s’est installée à côté de moi…. plus près c’était sur moi. Donc j’assiste au déballage, au maillot de la petite, au maillot zizi du petit… la mer, au piercing fraîchement percé de madame, ça lui brûle, monsieur regarde… je pourrais donner lui donner mon avis, il a les pieds sur ma serviette, je suis même près à épiler madame si ça peut lui rendre service… de toute façon elle ne se gêne pas pour lui en parler et comme ils ont les pieds et leurs gamins sur ma serviette… puis monsieur va dans l’eau avec ses deux morceaux. Madame est restée, elle prend son smartphone qui sonne, elle est seule sur cette plage visiblement ou alors le micro de son appareil ne fonctionne pas… je me croirais à nouveau dans le train…. C’est donc d’abord sa mère, elle arrive la semaine prochaine avec Roger, je suis bien content… puis deuxième appel, monsieur et sa progéniture sont toujours dans l’eau. Elle est plus silencieuse, plus gênée…. c’est un homme au téléphone, Vincent il se nomme, il n’aurait pas du appeler car son mari est là, elle lui dit qu’elle l’aime mais il faut qu’elle raccroche car son mari sort de l’eau, elle efface vite l’appel…. échange de questions , échange de mensonges relatifs, monsieur a des algues dans ses cornes, j’ai adopté les enfants, monsieur s’inquiète du piercing, madame se tartine les seins d’huile solaire, monsieur tente un petit baiser qui lui est adroitement refusé, madame s’inquiète de ses enfants, monsieur prend l’équipe, madame est rêveuse… Allez viens mon chien, on va pisser dans l’eau… Elle est pas mal cette pièce, mais c’est qui le con déjà ? ah oui le cocu… c’est un fait d’eau certainement…. et si je te noyais ?… dis-je au petit garçon en souriant…

Petite histoire pornocratique de la belle Clémence 10


Clémence avait un rapport  à son corps qui était des plus extra-ordinaires. Entre le jour où je lui fis cette proposition et le moment où elle daigna me répondre, il se passa presque trois années, temps durant lequel je ne la quittais ni des yeux ni du regard, encore moins de mon esprit… tout en persistant à trouver éventuellement d’autres femmes aptes  à devenir celle que nous cherchions, Clémence pouvait  à tout moment disparaître, évoluer vers une forme plus sociale de la féminité. Mais l’essentiel de mon action contemplative était tourné sur l’évolution vibratoire et ondulatoire  du corps de Clémence  à travers l’espace social dans lequel j’avais pris l’habitude de l’observer. Je ne pourrais dire si elle sut que j’étais là,  plus que discret, plus qu’absent,  plus loin qu’il n’était nécessaire… mais je la suivais comme on suit une étoile dans sa course nuit après nuit… Elle était souvent nue, ou apparaissait  dans une nudité relative… lumineuse donc. Peu de temps après l’avoir contactée, je la suivais durant ses premières vacances d’été, seule… ou presque. Elle attirait des nuées de mâles, des flux de regards tous plus violentant les uns que les autres…Sur cette plage du sud-ouest de la France, retirée des zones de surveillance, elle allait se faire bronzer, nue, quittant le camping où elle avait planté une ridicule petite tente bleue, simplement vêtue d’un paréo jaune et marron qui surcontrastait avec sa peau caramélisée… Elle traversait le camping, toujours ainsi dévêtue, et laissait voler ce tissu coloré quand le vent d’ouest soufflait au plus fort, sans la moindre intention de l’empêcher de dévoiler son corps. Les hommes la regardaient, les hommes se mettaient en arrêt à l’instant précis où elle se dirigeait vers la plage, sa plage; elle partait systématiquement à la même heure chaque jour, ritualisant son passage, obligeant tous les mâles à  ne plus vivre sans son image… et à  cet instant on n’entendait plus que des souffles courts et appuyés qui suivaient le rythme du déplacement du cul de Clémence. Certains avaient la chance d’apercevoir  son sexe entièrement glabre, d’autres  fixaient leurs regards sur chacune des pointes de ses deux  seins, tendues  et collant au très léger coton humidifié par une sueur de début d’après-midi. D’autres se faisaient interpeler par leur femme, et quelques rares avaient la chance de l’apercevoir quand elle renouait son paréo alors qu’il venait de faire mine de se dénouer. Ainsi elle s’arrêtait, défaisait le noeud placé au-dessus de ses seins, écartait les bras pour remonter l’étoffe peinte et alors qu’elle était donc entièrement nue, elle prenait le temps de se mettre face au vent pour donner  à son corps l’odeur du sel et de la mer en se cambrant au maximum afin de soulager son dos et arrondir sa croupe pour que tous les mâles silencieux et apnéiques qui étaient derrière elle puissent en profiter. Il y avait toujours un homme qui la suivait entièrement du regard, lorsqu’elle se tournait vers lui, nue, il baissait les yeux, tout au plus les détournait… au pire éjaculait dans son short. Alors elle se dirigeait vers la mer… après les respirations haletantes on passait à un lourd et sourd roulement de bruits cardiaques, tous à l’unisson du rythme du flux sanguin qui empourprait leurs corps caverneux, leurs tissus capillaires et autres muqueuses. Elle aurait pu être virée de ce camping pour atteinte  à la pudeur, exhibition… mais personne n’osait et les rares femmes qui avaient eu l’idée de le faire en se plaignant auprès du directeur du camping, s’étaient retrouvées  plus nues qu’elle lorsque les portes de leur cabine de douche étaient tombées lors de leur toilette quotidienne. Elle savait faire croire qu’elle était partie avec un de leurs hommes, elle savait faire parler celles qui n’avaient rien  à dire et de rumeurs en rumeurs, de bruits en bruissements, les cocues se montraient du doigt, les suceuses de dessous les douches nocturnes se découvraient être de maîtresses femmes sans qu’elles le sachent, les prises par derrière debout contre le mur des chiottes avaient les mains râpeuses… et elle promenait ses lourds seins face aux yeux de tout ce petit monde féminin qui la haïssait. Les hommes convulsaient, les femmes utérinaient, elle, vaginait mollement au centre de sa sphère érotophile… Une autre femme apparut  à ce moment là

 

Petite histoire pornocratique de la belle Clémence 4


Sa vie n’avait réellement débuté qu’à l’âge de ses seize ans, quand elle avait pris conscience de l’impact qu’elle pourrait avoir sur la gente masculine… Son premier amant fut un homme plus âgé qu’elle, un de ceux qui pensent qu’à quarante ans tout leur est possible, que leur influence testostéronique sur les femmes a plus d’importance que la parole qu’ils peuvent avoir avec elle, bref un futur vieux beau, un bito-dépendant centré sur un nombril passant par l’extrémité de son prépuce jusqu’aux poils qui ornent son torse viril… Elle l’avait choisi pour cela. Lui, n’avait pas vu la différence entre une gamine de seize ans et une Clémence de seize ans… On l’a retrouvé le lendemain, au bas de l’hôtel qui avait servi à héberger leurs ébats, leurs abats peut-être ? Il était hagard, se promenait torse nu avec  un pantalon qu’il tenait de ses deux mains, des marques de strangulations faites par la ceinture qui aurait du servir à tenir ce pantalon en place. Il avait un sourire béat mélangé à un regard cloitré par la peur, il ne parlait pas, il ne parla presque plus, il n’en parla jamais…

Place aux cons 30


Aux terrasses des cafés, le soir, lorsqu’il est l’heure de l’apéro, on discute, on parle calmement. Pourtant il y en a certains ou certaines qui imposent leurs bruits à ceux qui comme moi sont calmement assis à regarder passer la silencieuse ambiance féminine. Hier, deux cas: sur mon côté droit, un groupe est venu s’asseoir, groupe composé de deux couples et d’un homme seul. Les hommes ont parlé entre eux, les femmes entre elles. La discussion des hommes s’est essentiellement concentrée sur la moto et la moto, le tout entrecoupé d’exploits physico-musculo-hormonaux. Les femmes se sont génito centrées sur leur gynécologue, le tout suffisamment fort pour que je ne puisse plus adresser la parole  à mon voisin sans avoir l’impression de couper cette même parole au groupe discutant…Si vous saviez ce que je pense du frottis vaginal de la bovine blonde aux gros seins qui me proposait son dos et malheureusement sa voix. Mon voisin et ami avec qui je partageais quelque boisson, supportait, de son côté, une platine féminité dont le ton et la sonorité étaient inversement proportionnels à la taille de la personne. Il ne pouvait ignorer le fondement de sa sexualité, la relation qu’elle entretenait avec sa mère, ses soucis professionnels, ses angoisses intimes… j’avouerai que j’arrivais à mélanger les deux dialogues et  qu’en faire un seul m’eut été aisé… ils se ressemblaient tant par le bruit, le fond. Nous nous tûmes mon ami et moi, comme deux vieux cons, écrasés par le bruit…alors comme ça votre frottis ….

Place aux cons 28


Tout va mal… La nouvelle-Calédonie, la bourse, les  USA, la faim dans le monde, la couleur du vent, l’odeur de la lumière… Il faut que les extra-terrestres viennent nous sauver. Plusieurs cas de figure: Ils arrivent parce qu’ils ont enfin capter toutes les conneries de TF1,  M6 et consors qui se barrent dans l’espace depuis plus de  cinquante ans et immédiatement comme ils vont penser qu’on est trop cons, ils vont se dire qu’ils n’auront aucun scrupule à faire semblant de ne rien avoir entendu et ils se rebarreront aussitôt… Ils arrivent comme dans les films, armes aux tentacules, le globuleux en éveil, un laser à chaque pince et vlan ils nous mettent au pas… Ils arrivent messianiquement, en dépose un seul qui vient nous porter la bonne parole, s’ils le larguent en Somalie il se fera bouffer surtout s’il est vert.. Ils arrivent bien cools, comme nous… Ils aiment les rétroviseurs à LED brillantes  pour soucoupe volante dont ils rêvaient et qu’il peuvent enfin acheter au BHV, ils repartent en disant qu’ils reviennent dans cinq millions d’années, ils ont payé avec des chèques sans provision sur une banque d’ Alpha du Centaure, on est encore plus mal qu’avant. Ils arrivent et ils ont tout compris, ils stérilisent la moitié de la planète avec leur rayon coupcouille, nettoie le bordel qu’on a fait depuis quelques temps grâce au rayon  yenapumaiyenauraenkor et nous mettent dans des cages en attendant. Ils nous vaccinent  contre tout…leur chef le grand bouygausor primus prend de commerciales décisions… son service marketing va mettre au point de nombreuses recettes à  base de nous cuits ou crus pour les supermarchés intergalactiques, une autre partie sera vendue en animal de compagnie dans la capitale, cela sera le nouveau style Hype que d’avoir son humain en laisse… Quant au reste, il restera dans des réserves de chasse pour que de riches extra-terrestres viennent nous tirer  tout en se faisant bronzer sur les plages où de merveilleux hôtels  auront été construits… Sont pas cons ces extra-terrestres. En ce qui me concerne, la laisse ne me dérange pas si je suis  catalogué comme reproducteur dans une famille de la capitale, je n’aime pas la campagne…

Place aux cons 27


Elles sont en train de vendre le « génie bra » taille unique, avec des seins de plus en plus gros (jusqu’à l’improbable, je ne pourrais embrasser l’une des femmes qui propose son 110 E sans risquer une double luxation de la clavicule) alors que  d’autres, sur une autre chaine, nous proposent « sliman lifter », le cache bourrelet… il est évident que toutes les Américaines portent ce double concept marketing… mais je ne sais pas quand elles respirent…

Mais aujourd’hui le propos n’est pas là. J’y suis allé dans le magasin, le magasin à la con qu’est là… D’abord, c’est grand, on le voit de loin ce bicolore… mais c’est le bordel pour y arriver, comme une île déserte avec des courants qui vous en éloigneraient, bon je gare enfin la voiture, je suis en terre inconnue… Je pénètre avec un chariot à roulettes comme tout bon consommateur. Au rez de chaussée, pas de moyen d’accéder à l’étage…Un homme, de noir vêtu, d’au moins deux mètres, me conseille de prendre un ascenseur, j’obtempère et me retrouve dans un salon métallisé qui me hisse moi et mon chariot jusqu’à l’étage… À la sortie, au bout de quelques pas, un petit chaperon rouge me signale qu’il est interdit de prendre l’ascenseur avec un porte-colis… je me le fais confisquer et me retrouve seul avec un ordre: « suivez les flèches »; Je suis donc j’achète. Alors là… tout est possible, mais je ne sais pas comment prendre possession de mes objets… je cherche une vendheureuse et tombe sur une double blonde aux yeux bleus qui m’expliquent le mode d’emploi du magasin…. Vous ne connaissez pas le concept ? me disent-elles avec un étonnant sourire qui va à ravir avec  leurs costumes de travail  prolétarien… Une fois le con et le cept expliqués, je rejoins métroplikéa et suis au pas cadencé avec mon petit crayon de papier, mon petit papier préformaté et je construis un espace de rêve…Au bout de quelques flèches, je suis intimement convaincu que ce concept n’a pas été réalisé par un latin dont le grand-père peignait des copies de l’Art baroque… mais bon, c’est simple, efficace, pas cher ou presque… j’ai tout dans la tête, mais les références sont microscopiques et les noms imprononçables…tröme… Après avoir parcouru, sans déborder, les allées, équipé l’appartement de mon étudiante… je me retrouve dans le libre service, puis en Zone à porter… Putain que c’est lourd et pas un Suédois quintalisé pour m’aider à soulever le cli-clac, l’armoire en six colis…c’est pas cher mais c’est lourd… C’est horrible l’hyper rationalisant, je viens de me rendre compte que j’avais oublié un truc au début du circuit et il faut que je remonte le flux  à l’envers. J’ai peur, je suis le seul, tout le monde me dévisage, je n’ai pas d’enfant qui hurle avec moi… j’y arrive épuisé, j’ai ramassé un gamin, sans référence ni nom illisible, disponible en une seule couleur, en cours de route, je le confie  à une îlotière qui s’empresse de le stocker. Je parviens jusqu’à l’objet conceptualisé (une planche de bois plate et sans couleur) et je lis qu’il faut s’adresser  à une personne…je m’adresse à une personne, elle m’apprend que tout n’est pas livrable au départ du magasin sauf si ma commande peut se faire ce jour afin que cela parte du dépôt mais dans ces cas là…. elle téléphone à François, lui raconte un peu ses vacances et lui susurre à l’oreille un 138 453 91… je ne comprends pas le suédois et c’est tant mieux… j’achèterai la planche ailleurs. Je retourne vers les zones où m’attendent mes colis, personne ne peut piquer cent cinquante kilos en courant, je paie et je me dirige au pas vers la zone de réception de certains colis qui n’étaient pas dans les autres zones… J’étais, pour de vrai,  dans un aéroport car c’était la même hôtesse qui répétait que le numéro 17-61 était attendu en zone A… j’ai bien reconnu sa voix, prends possession de mon énième colis et passe à la zone de livraison… il se passe encore du temps rationnel, encore des enfants qui gueulent, des colis qui collent… j’explique au petit monsieur, il m’explique que tout n’est pas livrable… je me retrouve avec un colis de 32 kilos sur les bras qui est là… qui est là… qui est là. Je rentre à la maison démonter tous mes meubles… je vis désormais nu, dors par terre, bois en ouvrant la bouche vers le ciel… je m’appelle erthjyenô ne suis plus disponible qu’en vert sale mais si vous avez la carte et le génie bra… je veux bien vous consentir un rabais…

Place aux cons 26


Si vous l’aviez vue….belle à s’arrêter de vieillir, intelligente à s’arrêter de penser et en plus je suis un hors corps ou presque…

Il y a bien longtemps que je n’ai pas examiné le cas d’un con, j’y viens! Hier  à l’heure de l’apéro, comme il se doit, j’étais à la terrasse de mon café préféré, mon bureau en quelque sorte, un bureau qui donne accès à un seul espace de vie dans lequel les gens s’y déplacent d’une seule manière. Donc,  j’étais au bureau, au boureau pour certains déjà à cette heure. Les gens passent peu en cette période estivale, seules quelques femmes d’origines étrangères y circulent en compagnie de leurs maris lourdement appesantis par les nourritures prises quelques années auparavant, il n’empêche, je les accompagne dignement de mon regard jusqu’à mon horizon de bout de rue. Il y a de belles étrangères qui le sont d’autant plus qu’on les regarde s’éloigner, sans pour autant les quitter du regard, elles ont le cul qui s’exprime… c’est cela les vacances, je vaque ainsi aussi. Donc dans mon bureau qui est un bout de rue y passe aussi la police… Nous allons rentrer dans de doctes explications… Dans mon bureau, qui est en quelque sorte un bureau d’aide social, tous les gens qui viennent y boire un verre se connaissent, se reconnaissent, s’acceptent, se lie à un web réel, odorant, visuel, à grands coups de gueule, d’idées, de projets, de marrades, de femmes, encore de femmes qui se sentent  déshabiller du regard et pour celles qui ne le sont pas, qu’elles attendent leur tour, qu’elles repassent. Donc il ne se passe jamais rien, jamais de violence, que des rires, jamais de vol que des coups qu’on offre…Cependant la police passe dans mon bureau dans de grosses et grandes voitures, elle y passe trop souvent, trop longtemps, dans un sens , dans l’autre. Elle insécurise le lieu par un excès de sécurité passive… on finit par se demander si on n’est pas en train de commettre un acte répréhensif par le simple fait d’exister dans un espace de liberté intellectuel. Ainsi parfois  à trente secondes d’intervalle, la municipale se fourvoie dans un sens, la nationale dans l’autre; ils sont cinq  à six,  presque aussi nombreux que les gens assis à ma table… L’autre soir, lors de leur Xième passage, la porte coulissante arrière du véhicule dont les fenêtres étaient occultées par de fins films noirs et opaques, était entrouverte sur quelques centimètres… une main gantée de cuir noir appartenant à un bras trop musclé pour être honnête en tenait le montant vertical, en attente d’une action qui n’arrive jamais … j’ai bien peur qu’il n’en soit que plus dangereux et con le soir où tout arrivera.

Poussant mon regard à l’opposé, une jeune femme, au rouge  à lèvre exponentiel, portait une robe fuseau longue, noire et moulante… je m’intéressai longuement à la moulure…

Place aux cons 25


Hier au soir il faisait chaud et lourd, avec un léger courant d’air… juste ce qu’il faut pour que les jupes se soulèvent légèrement. J’étais avec un ami qui me dit, assez brutalement:

« j’ai envie de soulever toutes les jupes des femmes… comme ça, avec le capot moite »

J’ai aimé cette image qui a priori était loin de toute forme de poésie, cependant à bien y regarder… elle est là la poésie, elle est là  la vérité. Soulever la jupe d’une femme, sentir le long de sa main qui tient la robe, la douceur de la peau au fur et  à mesure qu’on glisse le long de ses cuisses; les odeurs de peau, de début d’intimité, des effluves de peau de ventre, des phéromones, des parfums… Ah nom de Dieu que c’est bon! Le soir quand il fait chaud, la lumière rasante qui éclaire  parallèlement  au sol et qui décroupe les corps  à travers la blancheur des robes.. même mon chien aime… le capot moite, cette légère sudation de dessus de sexe, l’odeur particulière de cette légère sudation, unique, une émulsion de femme…Ah putain que c’est bon! rien que cela, rien que cette odeur que vous ne sentez pas mais que vous imaginez… C’est bon… ça se mérite d’être aussi con que moi, mais qu’est-ce que c’est bon….

Place aux cons 22


Aujourd’hui  j’ai douté… alors je me suis assis  à la terrasse d’un café, j’y ai bu un café et j’ai regardé le défilé des gens dans la rue, pendant une heure à peu près… j’ai observé comment les corps se déplaçaient; parfois lourdement, maladroitement… Certains n’avaient aucune hésitation, ils évoluaient rapidement dans cet espace linéaire qu’est la rue… toujours plus droite, toujours plus contrôlable… les seuls instants de courbe étaient les élans déhanchées des femmes  à fesses opulentes, je n’aimais pas ces grandes silhouettes anamorphosées par les obligations de notre époque… ces grandes filles aux cheveux longs longs, à la frange coupée droite, aux lunettes volées aux phares des voitures… elles ne sont  que la même; même leurs fesses sont plates. Il y avait aussi celles dont les volutes évoluées  et ascendantes ne pourraient se décrire  et s’expliquer qu’en ayant eu connaissance du canon de Vitruve. Elles marchaient légèrement équimembrées à contre-temps par la sphère de leur cul et la rotondité de leurs seins… j’aime leur opulence toute relative mais sécurisante. Quant  aux hommes, certains hommes… ils se grattaient les couilles une fois sur deux, les autres balançaient les bras en  déblatérant des mots coordonnés par leur accent tonique plus que par la sémantique de la langue qu’ils eussent été sensés être  à même  de parler…Il n’y a pas besoin de les reconnaître, les savoir existant peut suffire  à les ignorer. J’ai honte parfois de la fin de notre société, de sa pauvreté intellectuelle, de sa capacité  à  reconnaître la seule connerie de masse comme référence  à l’acceptation d’une idée… plus il y a de cons qui sont d’accord plus l’idée est bonne. Donc ces hommes qui ne peuvent s’empêcher de se toucher les organes génitaux, de crainte qu’ils ne soient tombés entre deux contacts, ces hommes aux deux cent mots de vocabulaire, aux phrases coordonnées par des conjonctions sonores éructées… ces hommes qui parfois sont accompagnées de femmes charmantes, simples, souriantes… Comment une femme peut-elle se contenter de si peu, de si mauvais ?  J’ai douté de la connerie féminine… j’en ai été convaincu au regard de certains couples… et si l’homme n’était qu’un animal de compagnie ? dans ce tram qui me ramenaient à mon domicile, je doutais encore… et puis elle elle est arrivée, titubante… droguée ou alcoolisée, ailleurs certainement et à temps plein, incapable de s’asseoir seule… je ne l’ai pas aidée, je l’ai juste regardée s’effondrer… froidement… Je doute encore.

Place aux cons 21


Ce serait trop facile de terminer sur un énorme con… un improbable, un  de ceux qui se reconnaît parce qu’il a tout osé… j’en ai un sous mes yeux, à deux mètres cinquante en train de regarder un film porno, avec ses deux écouteurs, son petit écran… internet et la sensation de l’espace privé… mais bon je n’en ai rien à faire, ce n’est qu’une fin de passage au camping, je ne vais pas lui en tenir rigueur… c’est un con final ou un con de suspension… je continue ma « place aux cons » ailleurs, autrement… je vous laisse celles que j’appelle de belles photos…. bande de cons…. je vous embrasse.

Place aux cons 16


 Je vais interméder, juste poser mon regard sur les femmes m’entourant… Il y en a peu qui sont seules, souvent accompagnées ou de leurs maris ou de leurs enfants, parfois des deux… C’est à leur sourire lointain, leurs regards qui se posent, au hasard, sur des êtres environnants qu’on reconnaît celles qui ne sont pas là,plus là. Elles sont dans un état autre, autrement, le corps en éveil, les sens en regard, le regard posé à l’intérieur… elles s’ennuient, d’un ennui distancier qui les sépare corporellement de ceux qui les entoure… être femme parfois prédispose à la solitude.

 

Maintenant, intéressons-nous à l’actualité de ce monde… 

   La Norvège et SON extrémiste religieux chrétien… la connerie a souvent besoin de dogmes, un seul suffit me direz-vous à corrompre tout une humanité pendant plusieurs siècles… un bras armé, un cerveau certainement très équilibré et certain de ce qu’il allait faire et une bonne idée de base…le monothéisme par exemple, il serait intéressant de savoir combien d’être humains sont morts au nom de celui-ci, à un milliard près depuis deux mille ans et ce, toutes religions confondues… Qu’on ne vienne pas me dire qu’il est normal de croire que c’est ancré dans notre esprit… oui comme un virus informatique sur un disque dur et nous sommes les propres acteurs de notre non formatage et vas-y qu’on les envoie au catéchisme, qu’on les baptise, qu’on les communie, qu’on leur fait croire au simplisme édenien à l’américaine, au manichéisme…Je ne m’en plains pas, bien au contraire, c’est ce genre d’idée humaine qui permet l’aération globale de l’humanité, la place par le vide… sinon je crois qu’on aurait du mal à se tenir assis sur la plage… 

   La chanson et la prise de médicaments, comme si cette mort avait plus d’importance que celle de madame Georgette Leroux dans sa quatre-vingt-dix-huitième année… on aime bien les martyrs, ceux qui meurent à notre place… merci les dépressifs… on vous oubliera rapidement; exceptés quelques clones qui n’ont jamais su qui ils étaient… 

   Rouler à l’envers sur l’autoroute… du déjà vu.

   Mourir de faim en Somalie, ce n’est pas possible selon le gouvernement religieux en place, donc c’est vrai… 

   Passons à la suite, Tour de France, plus propre cette année, beaucoup plus propre parce que plus lent… ah ça c’est bien, je suis pour un tour de France encore plus propre: « immobile sur son vélo le champion Yaouf babouin, ne monta pas le col du patchoun, il resta les yeux ouverts face à la route… il allait s’endormir entouré de ses supporters qui ronflaient depuis longtemps sur le bord du doute. »Les cons sont là où ils méritent d’être, cela évite de les chercher trop longtemps.

  Les championnats du monde de natation en Chine… ils n’auraient jamais du mettre un pont passant au-dessus de la piscine, cela a fait dérailler le train… nager entre deux murs si ça ce n’est pas de la connerie… moi j’ai quitté l’eau il y a 460 millions d’années, je n’y suis pas près d’y retourner. 

   DSK… éjacudélateur précoce…,  Ferry et son ministre pédophile au Maroc… pourquoi le Maroc ?

 Quant à moi, je me sens agréablement entouré, de parfums, de corps angéliques, de bourrelets rubensoïdes, de regards glauques et incertains,de crânes rasés et tatoués, de sémantiques simiesques, de faciès porcins, d’enfants au nombre de chromosomes incertains… il n’y a pas d’extrémiste religieux, pas de train à grande vitesse, pas d’autoroute à contre-sens, pas de médicaments enchantés, que du temps à perdre, pas de monde à sauver, Je suis l’être le plus transparent qui soit… je suis Dieu en quelque sorte donc j’existe, je sais lire, écrire, parler, imaginer, je sens le parfum de la femme d’à côté… le paradis… le reste, les autres… je m’en fous… merci les cons.

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cynisme

Place aux cons 5


Je viens… de noctambuler…. le crâne arraché, les yeux convulsés… encore des odeurs de sueur féminine dans mes narines…. bon …. où est le con me demanderez-vous ?… j’avoue ne pas trop savoir ni être trop convaincu. Cependant…j’ai eu quelques regards posés sur  ces hommes au polo coloré et au Saint Barth largement  écrit devant ou derrière, je ne sais plus… je me souviens des blondasses en ass qui les accompagnaient, leurs petits culs moulement serrés dans des jeans marqués…. les bouteilles d’alcool  dans leurs mains, leurs rires sans intelligence… de la pitié peut-être à cet instant. J’ai décidé de relire « Généalogie de la Morale » de Nietzsche, je ne sais si je le comprendrai plus ou mieux… mais il me semble nécessaire. J’ai toujours mal au crâne… encore ébahi par tant de rien. Je pense aux cons, dubitatif… en ai-je le droit ? Suis- je à la hauteur pour prétendre apposer  aux images de certains des titres de cons…. Oui sans aucun doute. Je repense, je n’arrête pas de repenser… parce que je n’arrive plus  à penser… Tiens je me sens très con…

femme cinquième


Elle est debout nue, décharnée, sa poitrine, autrefois charnelle et sculpturale n’a plus qu’une vague présence que seule la lumière rasante sait  à lui donner…. elle apparaît donc comme une ombre. Son ventre gonflé n’a plus de sexe, peut-être un trait de crayon qu’il est impossible d’effacer. Ses cuisses, autrefois si fermes, laissent à croire qu’elles  sont à peine capables de maintenir ce pauvre corps debout, sans l’aide d’une canne. Ses yeux sont pourtant là, les mêmes depuis toujours. Ce regard qui toisaient  les hommes  à leur donner l’envie de soulever ses jupes pour qu’ils plongent leur nez à s’enivrer….fixe le ciel. En attente d’une mort prochaine, cette petite grand-mère prend un bain de soleil.

Où l’on sent la présence de l’humain… fin


De retour en mon centre…. fin de la vacance, fin du sud…je retombe devant ma télé, Arte, une école de femmes en Afganisthan….une école pour sourds et muets Palestiniens et Israéliens…. coexistence de deux religions. L’humain est partout, c’est bien là son problème, visiblement il n’a pas encore compris qu’il n’était qu’humain…avec l’aide de dieu dit ce gamin qui est sourd et qui devient progressivement aveugle…. Il n’a pas encore compris et ne comprendra jamais… saloperie d’humain.

Où l’on sent la présence de l’humain… 33


Il a plu…. dans ce haut lieu du beau temps éternel et du bronzage intemporel. J’ai pu regarder les gens sous une lumière grise, comme celle que l’on a ailleurs, parfois, une lumière de loin du fond des nuages,une lumière de foin avant l’orage, une lumière qui ne vous pousse pas à sourire, une lumière qui se contente de vous montrer les choses comme elles sont…. sans plus, sans moins. Les gens croisés dans la rue sur laquelle vous déployez vos jambes afin d’y organiser des pas, sont pareils… Ils placent leurs pieds les uns après les autres, leur peau bronzée qui avant accrochait érotiquement la lumière ne peut que laisser s’étendre le grisé de la clarté de l’avant pluie. Ils déploient maladroitement de vieux parapluies aux baleines tordues, aux pans déchirés… La pluie tombe. Leur peau se met à briller différemment, seules les vieilles femmes barbiesques qui croient encore qu’elles ont, du corps et la jeunesse et la plasticité érotique, celle la même qui donne aux mains le plaisir du tactile aphrodisiaque, seules ces femmes dont le marron épidermique sert de sous-couche à un surexpressif maquillage de vieille pute décatie mais cependant touchante, prennent la pluie avec la plus grande crainte. Elles sont si vieilles, leur peau si sèche que la moindre goutte risque d’hydrater leur derme exfolié. Elles gonfleraient alors comme de gros poissons-lunes et dans les rues on dirait d’elles qu’elles les grosses vieilles, celle que la pluie a transformées… Il a plu, je l’ai vu…

Où l’on sent la présence de l’humain… 32


J’ai bien vu aujourd’hui quelques personnes âgées faire un signe de croix en pénétrant dans une église… Peut-on leur en vouloir ? Très jeune on leur a dit qu’il fallait croire et faire ainsi… Cependant qu’en restera-t-il de  ces moments  à penser que c’est ailleurs qu’il faut trouver son salut… C’est cela qui est terrible, penser qu’il n’y a rien de possible sans passer par la croyance. Croire c’est imaginer, imaginer autrement autre chose, croire c’est estimer qu’il y a une et une seule vérité…Il n’y a de vrai que ce qui m’arrivera ce soir, si c’est une paire de fesses que j’ai sous mes doigts, elle sera vraie, si c’est un coup de pied au cul que je reçois, il sera vrai. Maintenant quant à savoir, pourquoi, comment je suis là… quel en est l’intérêt ? ? N’est-il pas plus important de se poser la question du comment je vais faire pour être encore là  demain… On ne peut empêcher l’humanité de croire, j’en suis fort aise, je me poserai moins de questions face à quelqu’un qui croit pour bouffer sa part de riz quand on en sera là…. de toutes façons à bientôt sept milliards, croyants pas croyants, il faudra se poser la même question que la fourmi qui, dans une fourmilière, se demande si elle est la fourmilière ou si elle vit dans la fourmilière…. En ce qui me concerne j’ai choisi, je bouffe le riz et la main de celui ou celle qui me le tend… quoique pour celle ….

Où l’on sent la présence de l’humain… 31


Je suis un type d’une banalité déconcertante, je n’ai pas de piercing au nombril, pas de tatouage maori sur le corps parce que mes ancêtres sont du Perche et hier je suis resté  une heure  à la plage  à compter et noter sur mon Iphone:

« espace couvert: environ un demi cercle d’une vingtaine de mètres de rayon, nombre de personnes: entre 120 et 130 voir plus avec ceux qui passent, nombre de gros (vraiment gros): 19, nombre de femmes aux seins  nus: 7, nombre de gros culs vus: 12, nombre de gamins beuglant pour un oui ou pour un non et entendus: 6, nombre de personnes mangeant des trucs gras: 9, nombre de femmes enceintes jusqu’au cou fumant: 1, nombre de mecs  à gros bras jouant au foot sur une plage où il n’y a pas de place: 3, nombre d’éventuels faux seins: 4, nombre de femmes portant un piercing visible: 19, nombre de personnes à la peau noire: 0, nombre de burqas: 0, nombre de procession religieuse: 0, nombre d’éventuelles prostituées:1, nombre d’éventuels prostitués: 0, nombre éventuels d’homosexuels tous sexes confondus: 3 (dont un qui l’ignore), nombre de mecs qui ce soir ne pourront pas encore voir leur sexe parce que leur ventre couvre leur champ de vision:  7, nombre de mec notant sur un Iphone: 1 et j’en suis fier….

Ce n’est pas moi qui suis cynique, c’est l’humanité qui est odieuse…

Où l’on sent la présence de l’humain… 30


Je me suis absenté quelques jours, je suis remonté vers le nord …. en quête de corps et d’humains. J’y  ai trouvé  ce que je cherchais et même un peu plus…. il y a plus d’humaines que d’humains, c’est certain et cela me fait du bien….

Ales, lundi 9, ils étaient assis  à la terrasse du bar des forains, à l’heure de l’apéro du midi…. Deux hommes, celui de gauche sera insignifiant dans ce premier temps, c’est celui de droite qui m’a interressé. Il avait soixante ans ou un peu plus, peut être soixante-dix… sa chemise déboutonnée laissait s’exprimer un ventre sphérique à la blancheur  évidente… le blanc de ceux qui fuient la lumière. Il était assis  à une dizaine de mètres derrière une table de bar sur laquelle reposait le verre d’anisette qu’il était en train de boire. Sous la table son chien: un de ceux qui ressemblent aux buldogs mais qui n’en sont pas. Son chien et lui avaient le même faciès, tel chien, tel maître. Ils se ressemblaient de la plus grande évidence qu’il fut. Si le chien avaient eu la même moustache que le maître , on eut pu les croire frères. À sa droite dans une petite poussette spécialement aménagée par un quelconque fabricant, siégeait fièrement un petit Yorkshire de moins de trois kilogrammes…. quand cette petite chose empoussettée avait chaud, madame, vêtue anecdotiquement, d’un chapeau de paille fleuri et d’une paire de Croks, fleuris eux aussi, lui vaporisait à l’aide du matériel adéquat, une bruine aqueuse. Tous regardaient presqu’en choeur passer les gens…. un moment je constatai qu’en vieillissant les femmes du sud, avaient tendance à s’épanouir…. je fus ravi.

Où l’on sent la présence de l’humain… 29


C’est plus ce que c’était le sud-est… On y confond les putes qui y travaillent par deux avec les mères divorcées en quête d’un câlin de fin de semaine… à moins que cela ne soient les mêmes…On ne peut pas y draguer si on y pense de trop… il faut brasser de l’air pour faire tomber la température…. un type du coin qui commence à draguer raconte sa vie, celle de ses parents et grands-parents…MOI, je m’y tais, je bois, je regarde, j’écoute…. Et quand je parle elles ont tendance à dire: » vous n’êtes pas d’ici, vous êtes du nord… »pourtant elles sont belles les garces, quel que soit  leur âge, mais elles le savent… J’aimerais pouvoir leur dire, mais il faut crier par-dessus la musique et faire semblant… je ne supporte pas de faire semblant … vénales ? Je ne saurais le dire… Mais le mariage donne l’impression d’y être encore important….Il y a une seule manière d’être dans le sud-est….Mais ont-elles les fesses blanches ?

Où l’on sent la présence de l’humain… 28


Aujourd’hui d’un commun accord avec mon silence , je me suis interdit  à regarder, écouter, entendre….. Tout va trop vite, trop loin et je ne saurai dire ce qui a une importance…

Où l’on sent la présence de l’humain… 27


À la plage on y voit, on y sent, on y sait…. Hier ce couple jeune, elle, lui leurs deux enfants. Lui tatoué sur les bras, le dos, une jambe. Elle, le bas du dos, le haut, le pied; un percing au nombril. Il est seize heures et trente minutes, leurs deux enfants jouent dans les vagues, petites, sans ressac…. trop peu de danger. La mère est assise sur la plage, elle crie sans se déplacer, mettant en garde d’un danger inexistant, elle jette aux vagues ses angoisses de noyade, ses peurs, elle a un corps joli, un ventre de femme qui a porté deux enfants, rien que de l’ordinaire que j’aime… Pendant ce temps, monsieur, vêtu d’un de ces ridicules petit chapeau de paille, d’un caleçon de bain, les bras écartés pour intensifier l’explosion pectorale, le bassin expulsé vers l’avant intensifiant un écartement de jambe naturel, téléphone haut et fort…. il est à 2m de moi. Je sais tout, j’entends tout…. il n’a aucune conscience de l’espace dans lequel il vit, il raconte à son interlocuteur comme s’il était face  à lui, les autres alentour n’existent pas… Cela a peu d’importance, si ce n’était qu’il commente le film porno que l’interlocuteur en question lui a prêté la veille et l’impact érotique que le visionnement en couple  a eu sur sa femme, celle qui s’affaire avec les enfants, l’espace d’une conversation téléphonique son intime est mien… ils sont toujours  à deux mètres de moi. Monsieur raccroche son téléphone, émoustillé par son appel téléphonique, il s’assoit sur la serviette de plage à côté de sa femme, entreprenant, caressant… Il lui propose une petite situation échangiste avec son cousin, l’homme du téléphone, et sa fiancée du moment…. entre cris vers les enfants, et proposition du mari…. elle se tait, derrière ses lunettes noires, elle regarde son mâle sans sourire…. lui répond un je sais pas… lui, ne supporte pas cette frustration, se lève, va voir ses enfants, élève la voix, revient avec l’un d’eux, lui gonfle un petit matelas bleu , lui donne, l’enfant s’en retourne jouer… Il repropose avec insistance…. elle finit par répondre sans enthousiasme: » oui, il est cool et elle est comment ?_ C’est une meuf » fin de citation. Il fête cela en ouvrant un gros paquet de bonbons au chocolat qui ne fondent pas dans la main….La mère continue de crier, les enfants aussi…. le père reprend son téléphone la bouche pleine…. »Allo… oui c’est bon…. »

Je n’aime pas les bonbons au chocolat….

Où l’on sent la présence de l’humain… 26


Là je vais m’envoler, m’exalter…. un hommage aux culs, j’en vois passer en ces jours d’été. Lumières du matin effleurantes accompagnant leurs robes et tuniques blanches qui par leur transparence laissent apercevoir des formes sculptées, langoureuses, houleuses, chaloupantes. L’air frais  du matin passent sous ces tissus, caressant la peau caramel qui doucement se tend…. putain, s’il ne tenait qu’à moi, j’irais à pleine main saluer les croupes estivales.

Lumières du soir, apprêtés dans de moulantes jupes noires ou blanches, ils sont là musclés,grassouillets, haut perchés, près du sol,  en hommage  à Rubens…celui des femmes qui attendent des hommes, élégamment posé sur les tabourets des bars, légèrement désaxés parce que leur propriétaire ont leurs jambes croisés… ils sont par deux, côte à côte… nom d’odieux, s’il m’était possible de les saisir à pleines mains.

Celui de cette femme de quarante ans, venue avec sa fille de treize, boire un verre le soir…. épanoui sous son vichy, prête à se cambrer ….elle se mit à danser, tel la 7ème symphonie de Beethoven dont on dit qu’elle fut l’apothéose de la danse, son cul  fut ce soir là, l’oeuvre de toute une vie….Où l’on sent la présence de l’humaine…

C’est dans le regard des femmes qu’on lit le mieux la force de leur cul.

Où l’on sent la présence de l’humain… 25


18 h , assis à la terrasse d’un café, elles sont trois âgées d’une soixantaine d’années, elles parlent de leurs anciens maris…. leurs tromperies, leurs maîtresses, leurs amants, le pourquoi autrefois il a été voir ailleurs, le comment je l’ai trompé… Elles le disent haut et fort, en buvant du vin blanc. Après ce sont leurs enfants qui en prennent pour leur compte, leurs enfants de plusieurs maris, leurs petits enfants de plusieurs remariages…. un bordel dans lequel elles s’engouffrent avec colère et rancoeur…. elles sont désormais seules.

10 h ce matin dans un supermarché près de Toulon, une autre grand-mère, de couleur marron, plus teintée que bronzée, habillée d’un débardeur de cuir, d’un pantalon moulant semi-transparent, de talons aiguilles  à n’en plus finir, un pétard en guise de cheveux, le visage transpercé de piercings, une maigreur d’un autre temps…. un bébé dans la poussette qu’elle pousse, un bébé aux yeux de toxicomane tellement ils sont fixes et vides, un bébé qui ouvre la bouche sans qu’il en sorte un son…. une grand-mère qu’on eut appelé sorcière.

18 h 30… un acteur, ancien de cinéma, passe près des grand-mères qui trucident leur ex…. il ressemble à un petit grand-père. C’est beau une ville ce jour.

Où l’on sent la présence de l’humain… 23


Ah ! le Var…. l’été…. la nuit…..le samedi soir…… il y a du beau monde de sortie. Comment dire ? J’ai peut-être l’impression, fausse certainement, que le mauvais goût y est plus facilement cultivé qu’ailleurs.Il est de fait qu’on doit paraître: paraître beau, paraître riche, paraître fort…. donc on le montre, on le dit, on l’extériorise…. ce doit être culturel. N’y voyez pas de ma part de la mauvaise foi ou de l’anti-varisme primaire, c’est un simple constat que j’essaie de placer à un niveau sociologique. Ici, les hommes montrent qu’ils ont des muscles, ici la voiture doit être puissante, ici la femme est maquillée, apprêtée …derrière l’homme qui avance vers le collègue en roulant des épaules… À la plage hier, confiné sur ma serviette, au loin une famille… des hommes, des femmes, les hommes jouent au ballon, les femmes se prennent la tête avec leur gamins…il y a une lecture du sud qui me saute chaque année aux yeux, les hommes ayant de plus en plus de mal avec la conscience de leur virilité essaient d’extérioriser celle-ci dans de savants clichés obsolètes… qu’ils soient riches ou pauvres le « vulgus » de leur état est le même… Je me trompe certainement et tout cela n’est que de la mauvaise foi de ma part, j’en suis convaincu. J’ai le regard froid de l’homme du nord qui jalouse la beauté plastique de  leurs corps mâles, j’ai l’envie de leurs femmes qui dorées jusqu’au clitoris se soumettent à tous leurs désirs…. Enfin quand elles m’en parlent, elles me disent que tout cela n’a que peu d’importance… pourquoi en suis-je arrivé là ? Ah oui, le Var… l’été… la nuit…. tout brille, tout le monde rit….. sauf les trois petites chinoises qui  à une heure du matin ont fini leur service de plonge en cuisine et qui se rassemblent près des poubelles, derrière la couche de vernis pour parler le Mandarin et fumer une cigarette…. Le Var, l’été, la nuit… un peu comme ailleurs.

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Où l’on sent la présence de l’humain… 22


Dès qu’on arrive dans la zone méditerranéenne… tout change, surtout la façon de conduire sur l’autoroute… autour de Marseille on rentre sur un terrain de jeu… à gauche, à droite, encore  à gauche, à droite…. et puis on se rabat à 90 degrés à la sortie suivante, on a conduit cinq kilomètres à 180, on rentre  à la maison suintant la testostérone… c’était pas mal l’ouest, c’est vrai qu’on y sentait la présence de l’humain. J’en ai vu plein de ces néo-tondus tatoués à la petite barbe taillée et aux deux diamants cloués dans les oreilles… il ne peut pas y avoir plus viril, cela se saurait, couchés au volant de leur voiture, vite, encore plus vite… toujours plus con…Je ne sais quoi dire, j’ai juste l’impression que beaucoup  de femmes se sont battues pour peu et qu’il y a encore énormément de femmes qui devront se battre pour encore plus…. L’égalité de la femme passera par l’ignorance de ce type d’homme… quelque part, entre cagoles et kékés, je vous écris.

Où l’on sent la présence de l’humain… 21


Fin du sud-ouest, transfert vers le sud-est dès demain…Il n’y a rien de plus jouissif que de croiser le regard d’une femme avec lequel on partage pendant  quelques secondes toute une nuit d’amour, pas besoin de langues, pas besoin de mot… juste une sensation qui permet d’imaginer que l’on a comprit ce qu’elle a comprit… de toutes façons si ce qu’on imagine ne reste qu’un fantasme c’est quand même bon…j’ai au moins croisé cinq regards hier…c’est beau une femme qui a envie.Là on y sent la présence de l’humain… Donc demain le sud-est, la manière d’y brasser l’air n’est pas la même… ici, c’est le bout du monde, là-bas c’est un autre monde à haute teneur familial encastrée. L’exhibitionnisme argentesque y est plus fréquent, la relation humaine plus artificielle  construite sur une vie extravertie parce qu’il y fait beau, chaud… On s’y croise, parle haut et fort…. Il est vrai que la chaleur, le ciel bleu ne vous incitent pas à ces comportements empreints de spiritualités et d’intellectualismes, on croise trop de femmes légèrement vêtues voir dénudées… Mais bon tout cela a peu d’importance…. on y croise  aussi des regards.

Où l’on sent la présence de l’humain… 20


Je suis encore là, au bord de la piscine, je n’y suis pas rentré dedans en trois semaines… trop de gens dans mon bain, je n’aime pas. Peut-être cette blonde à la cambrure gymnasique qui permettrait  de redéfinir le mot levrette pourrait-elle me convaincre de m’approcher de l’eau ? Mais elle parle allemand et le seul  mot dont je me souvienne ne me permettrait pas d’envisager un dialogue de plus de trois secondes… j’oublierai donc.Peut-être cependant… J’ai beau cherché ce qui a motivé la définition du sens  que j’ai donné à ma vie aujourd’hui… je ne trouve pas. Si seulement ceux qui sont dans ma piscine n’étaient pas aussi coincés, s’ils avaient  un tant soit peu le sens de la décontraction libidinale, ils commenceraient à partouzer … je les filmerais, cela ferait un buzz sur la toile , on en parlerait pendant trente secondes, on comptabiliserait le nombre de visionnements…. et j’en serais  à nouveau au même point…. Ils préfèrent rester en famille, improviser un cours d’aquagym, s’occuper de leurs enfants, bronzer en lisant des magazines sur les riches de ce monde, lire des romans achetés spécialement pour l’occasion. Je ne critique pas, je ne lis plus de livres, il y en a trop, beaucoup trop, je ne sais plus lequel choisir… dans le doute je m’abstiens. C’est comme la musique, je n’écoute plus de chanteurs pour les mêmes raisons, trop de chansons tue le  chanteur… j’écris, je photographie, laisse une trace numérique autrement dit un léger courant électrique dans le grand court-circuit planétaire…. le règne de l’immatériel, on baise sur le net, s’envoie des photos et quand on se rencontre on voudrait que la princesse ait plus de seins et que le prince charmant soit moins gras…. personnellement tant qu’elles écartent…. je plaisante, cynique c’est mon second métier et j’en subis les conséquences

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… tiens une nouvelle mère blonde se place face  à moi, petits enfants, petit cul, je préfère la cambrure de la précédente…. les mères ont-elles encore une sexualité après la sieste du petit ?

Où l’on sent la présence de l’humain… 19


C’était dans la nuit, celle qui devrait être noire mais que nous illuminons…. C’était dans ce bar où cette jeune femme tatouée sert….. C’était l’anniversaire d’un jeune, ses 18 ans. Ils étaient toute une bande de jeunes Parisiens et Bordelais, quelques jeunes mineurs, quelques jeunes majeurs, quelques jeunes cons… Ils ont bu, vite, beaucoup très vite… je ne comprends pas qu’on puisse boire vite, c’est une forme d’éjaculation précoce à mon sens. Ils étaient jeunes comme le sont jeunes les jeunes de ce moment, pour certains, des copies conformes des jeunes des années précédentes…. le cheveu blond, LA mèche , la tête penchée puisqu’il y a LA mèche, la drague…Donc on fume, on boit, on cleaneastwoode… Et puis il y a les petites pétasses blondes à grands cheveux qui bimbotent, lolitassent. Ce sont leurs jambes que les garçons aimeraient bien écarter pour voir ce qu’il y a entre. Elles, elles savent ce qu’il y a entre et elles savent que ça fait faire n’importe quoi  à un garçon envahi par un bain d’hormones toutes plus agressives les unes que les autres.Donc quand ils et elles ont bu quelques verres de vodka mélangée à un jus de fruit, n’importe quoi commence…. Ils parlent fort, très fort, disent des gros mots, remuent la tête pour remonter le mèche et essaient d’embrasser les filles. Certains de ces garçons ne savent pas encore s’il seront homosexuels ou bordélicosexuels, par contre les filles savent que la zigounette de ces jeunes garçons n’est pas ce qu’il y a de plus intéressant… elles doivent tester leurs charmes. Elles se sont donc habillées léger, sexy, en rajoutent dans les effets de cheveux, de décolleté, de petits seins apparents sous une chemise blanche ouverte, de gros seins enfermés dans un soutien gorge pigeonnant… elles remuent beaucoup, se lèvent, regardent si on les regarde, ne regardent plus quand on les regarde, s’embrassent  profondément entre filles pour exciter les garçons. Eux bavent, lancent des paris entre filles, les filles pas cap de… les garçons comme des cons quand l’autre a montré ses seins, les garçons comme des cons quand l’autre quitte sa culotte qu’elle portait sous sa robe et qu’elle la montre…les garçons toujours comme des cons.

C’est un peu comme un magazine féminin, mais en direct…pardon en live. Tous sont de bonnes familles au regard des marques de vêtements et sacs portés, des centaines d’euros bus, des discours tenus, des lieux racontés où ils vivent, des voyages déjà faits alors qu’ils ne sont que des enfants à peine commencés… un jour certains d’entre eux réussiront à écarter les jambes de ces filles, parce qu’elles en auront envie ou besoin ou l’intérêt…. Un jour leurs enfants encore plus cons qu’eux viendront fêter leurs dix-huit ans… Un jour, une autre nuit… le monde se sera arrêté de tourner…

Où l’on sent la présence de l’humain… 18


C’est Ma femme… Le gros con de l’année 2010, il me manquait de ne pas l’avoir trouvé et c’est pour cela que je reprends la plume une deuxième fois ce jour…. Ce matin, le marché à Montalivet, pour ceux qui connaissent, c’est calme… moi, le malade, l’égotographe de service, comme d’habitude je regarde vivre, je mets en phase les couleurs des uns avec les déplacements des autres, je fixe pour une éternité numérique, j’adéquationne  et j’en conclus  que tout fuit vers une autre réalité dans laquelle je ne suis pas encore intervenu…. Passe madame X, majuscule parce qu’elle a un très gros cul qu’elle est habillée avec un pagne très coloré (rien de rédhibitoire à la réalisation d’une photographie)….  Je suis placé face  à une toile de présentoir jaune avec un soleil du matin légèrement rasant, le vent de nuit a nettoyé le ciel…. mais derrière, monsieur qui a le ventre aussi gros que le cul de sa femme veille…

« _Ça ne vous dérange pas de photographier les gens dans la rue ?

_Non, puisque cela fait partie de mon métier…

_Oui, mais là c’est MA femme et cela me dérange MOI !

_Regardez on ne voit pas son visage, elle est de dos, on devine juste les couleurs de son vêtement.

_m’en fous, c’est MA femme et…

_On pourrait peut-être lui demander son avis…

_C’est moi qui décide pour elle…

_J’avais pas vu qu’elle portait une Burqa, pardon…

_ T’effaces la photo ou je t’en colle une… »

J’ai effacé la photo, je lui ai expliqué que tant qu’on ne voyait pas le visage de sa femme elle n’avait pas le droit de me demander de l’effacer surtout que sur Ma photo on ne pouvait en aucun cas deviner qui était la personne photographiée (sous-exposée, saturée et la femme en question dans la pénombre), que lui n’en n’avait aucun droit puisque ce n’était pas lui qui était photographié… Il s’est fâché, je portais atteinte à sa virilité. Il m’était d’avis qu’il ne devait pas l’avoir vue depuis longtemps car son ventre surplombait la virilité en question… Je lui ai demandé pourquoi il s’énervait, car j’avais effacé la photo, et de quoi il avait peur pour s’énerver ainsi…. Après la virilité, le courage…. J’ai cru qu’il allait m’en coller une et comme je devais peser le quart de son poids… je me voyais finir les vacances chez le dentiste local… Je lui ai dit en souriant que c’était dommage qu’il n’aurait pas l’occasion de voir sa photo dans l’Équipe…. silence….(j’ai dit cela parce qu’il portait un maillot de pousseur de balle au pied d’une quelconque équipe de multimilliardaires sous-culturés et qu’il tenait ce journal à la main)… toujours le silence…

« _Vous faites de  la photo pour L’Équipe ? »

Il s’en suivit un mensonge et un autre, des sourires, des excuses…. je lui ai dit que je ne pourrai pas refaire une autre photo car cela se faisait dans le feu de l’action… blablabla. Il est parti le sourire aux lèvres, le gros cul de sa femme en photo dans l’Équipe…. Je hais l’espèce humaine parce qu’elle ne sait même pas qu’elle est finie…

C’est terrible ! Il fut une époque où il y avait peu d’appareils photos et les gens se bousculaient pour être photographiés dans la rue. Il n’y a jamais autant eu de moyens de faire de l’image, mais son sens, sa finalité ne correspondent plus à rien… Il n’y a plus rien à espérer de mes congénères….Je dédie donc ce texte à  ce gros con, au gros cul de sa femme, à l’enfant qu’ils n’auront pas j’espère, car il ne saura même pas lire une image ni s’émouvoir devant.

… Là à cet instant, à la piscine, j’immortaliserais bien le cul de la blondasse qui est vautrée au soleil….baisographie…

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