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Place aux cons … saison 2 … 21


La queue à la caisse au supermarché…. lieu essentiel s’il en est un. Montre moi ce que tu vas manger,  je comprendrai pourquoi tu as un gros cul… À ma gauche, une famille anglaise, madame présente un embonpoint certain sans pour autant attendre un petit frère à son premier rejeton… elle est donc ventrue. Comme il se doit, notre anglaise présente une carnation rosée qui se marie bien avec la couleur de son t-shirt… rose fuchsia. Son ventre gras  soutient  deux gros seins flasques amollis, un soutien-gorge à forte armature ne parvient malheureusement pas à amoindrir leur chute…Son visage est comme il se doit hyper maquillé, elle a outrepassé les limites de la vulgarité. Monsieur, grand , gros, thsirtdefoot habillé… le fils , grand, gros, tshirtdefoot habillé… Madame doit avoir une petite quarantaine… monsieur un peu plus… le fils entre dix et quinze…Leur chariot: ils sont en terre étrangère mais doivent résider pour des vacances dans mon quartier au regard de la quantité de nourriture achetée. J’y aperçois essentiellement des produits gras et sucrés, des produits sucrés et gras, des boissons grasses et sucrées, des sucres gras, des gras sucrés… et au sommet de cette pyramide de pré matière fécale, trône un petit paquet de prunes jaunes… victoire. Ils déversent tout cela sur le tapis roulant de la caisse, rangent les produits au fur et à mesure  et le fils intervient pour dire qu’il n’aime pas les prunes…. ils laissent donc ce petit paquet de prunes avec l’aimable autorisation de la caissière…. gros et cons, cons et gras… même pas une prune dans leur caddie. Allez viens mon chien on va chercher de la nourriture…. tu ne veux pas finir ton os ? c’est le tatouage sur la peau qui l’entoure qui te gêne ?

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Place aux cons … saison 2 … 20


J’avais pris place dans le tram en cette fin d’après-midi… il faisait chaud dehors, il faisait chaud dedans… cela sentait fort, cela sentait le SDF qui était à côté et qui ne se lavait plus… depuis longtemps, depuis si longtemps qu’il ne devait plus savoir quelle était le goût et l’odeur de l’eau chlorée distribuée par le réseau municipal…Cela sentait l’odeur du parfum de ces deux jeunes femmes voilées , habillées de manteaux bleus et longs, gantées, coiffées de voiles redondants, elles me faisaient penser à des princesses médiévales… d’un autre temps, voilées comme des bateaux. Cela sentait la musique sortant d’un téléphone portable, horrible son formaté et aigu qui se surajoutait à l’odeur des autres. Cela sentait la merde de ce bébé qui avait du se soulager dans sa poussette en toute innocence, certainement en souriant et en regardant sa mère… le salaud… Cela sentait la fin de journée d’un mois d’aout pour beaucoup sans vacances; vacances synonyme de rien, de vide, chose que les occupants de ce tram vivaient tous les jours en se déplaçant d’un bout à l’autre de la ville… Cela sentait fort l’humain et l’humanité intemporelle, celle qui ne se partage pas mais qui se subit au contact de la vie sociale et collective… celle qui s’impose à nous au quotidien. Cela sentait le tram de début aout, l’odeur des gens qui ne se connaissent pas mais qui se superposent l’espace d’un cours voyage, un petit voyage de vacances, un simple trajet sans bagages… ahhhh les vacances, l’odeur du large, du sud, le romarin, la mer… l’amer de la sueur, l’aigre de la transpiration… cela sentait bon l’espèce en voie de disparition… viens mon chien, faut vraiment être con pour passer son temps à sentir les pieds et le cul des autres… bien qu’il y ait des exceptions… va chercher la balle…. sous le tram …

Place aux cons 28


Tout va mal… La nouvelle-Calédonie, la bourse, les  USA, la faim dans le monde, la couleur du vent, l’odeur de la lumière… Il faut que les extra-terrestres viennent nous sauver. Plusieurs cas de figure: Ils arrivent parce qu’ils ont enfin capter toutes les conneries de TF1,  M6 et consors qui se barrent dans l’espace depuis plus de  cinquante ans et immédiatement comme ils vont penser qu’on est trop cons, ils vont se dire qu’ils n’auront aucun scrupule à faire semblant de ne rien avoir entendu et ils se rebarreront aussitôt… Ils arrivent comme dans les films, armes aux tentacules, le globuleux en éveil, un laser à chaque pince et vlan ils nous mettent au pas… Ils arrivent messianiquement, en dépose un seul qui vient nous porter la bonne parole, s’ils le larguent en Somalie il se fera bouffer surtout s’il est vert.. Ils arrivent bien cools, comme nous… Ils aiment les rétroviseurs à LED brillantes  pour soucoupe volante dont ils rêvaient et qu’il peuvent enfin acheter au BHV, ils repartent en disant qu’ils reviennent dans cinq millions d’années, ils ont payé avec des chèques sans provision sur une banque d’ Alpha du Centaure, on est encore plus mal qu’avant. Ils arrivent et ils ont tout compris, ils stérilisent la moitié de la planète avec leur rayon coupcouille, nettoie le bordel qu’on a fait depuis quelques temps grâce au rayon  yenapumaiyenauraenkor et nous mettent dans des cages en attendant. Ils nous vaccinent  contre tout…leur chef le grand bouygausor primus prend de commerciales décisions… son service marketing va mettre au point de nombreuses recettes à  base de nous cuits ou crus pour les supermarchés intergalactiques, une autre partie sera vendue en animal de compagnie dans la capitale, cela sera le nouveau style Hype que d’avoir son humain en laisse… Quant au reste, il restera dans des réserves de chasse pour que de riches extra-terrestres viennent nous tirer  tout en se faisant bronzer sur les plages où de merveilleux hôtels  auront été construits… Sont pas cons ces extra-terrestres. En ce qui me concerne, la laisse ne me dérange pas si je suis  catalogué comme reproducteur dans une famille de la capitale, je n’aime pas la campagne…

Place aux cons 26


Si vous l’aviez vue….belle à s’arrêter de vieillir, intelligente à s’arrêter de penser et en plus je suis un hors corps ou presque…

Il y a bien longtemps que je n’ai pas examiné le cas d’un con, j’y viens! Hier  à l’heure de l’apéro, comme il se doit, j’étais à la terrasse de mon café préféré, mon bureau en quelque sorte, un bureau qui donne accès à un seul espace de vie dans lequel les gens s’y déplacent d’une seule manière. Donc,  j’étais au bureau, au boureau pour certains déjà à cette heure. Les gens passent peu en cette période estivale, seules quelques femmes d’origines étrangères y circulent en compagnie de leurs maris lourdement appesantis par les nourritures prises quelques années auparavant, il n’empêche, je les accompagne dignement de mon regard jusqu’à mon horizon de bout de rue. Il y a de belles étrangères qui le sont d’autant plus qu’on les regarde s’éloigner, sans pour autant les quitter du regard, elles ont le cul qui s’exprime… c’est cela les vacances, je vaque ainsi aussi. Donc dans mon bureau qui est un bout de rue y passe aussi la police… Nous allons rentrer dans de doctes explications… Dans mon bureau, qui est en quelque sorte un bureau d’aide social, tous les gens qui viennent y boire un verre se connaissent, se reconnaissent, s’acceptent, se lie à un web réel, odorant, visuel, à grands coups de gueule, d’idées, de projets, de marrades, de femmes, encore de femmes qui se sentent  déshabiller du regard et pour celles qui ne le sont pas, qu’elles attendent leur tour, qu’elles repassent. Donc il ne se passe jamais rien, jamais de violence, que des rires, jamais de vol que des coups qu’on offre…Cependant la police passe dans mon bureau dans de grosses et grandes voitures, elle y passe trop souvent, trop longtemps, dans un sens , dans l’autre. Elle insécurise le lieu par un excès de sécurité passive… on finit par se demander si on n’est pas en train de commettre un acte répréhensif par le simple fait d’exister dans un espace de liberté intellectuel. Ainsi parfois  à trente secondes d’intervalle, la municipale se fourvoie dans un sens, la nationale dans l’autre; ils sont cinq  à six,  presque aussi nombreux que les gens assis à ma table… L’autre soir, lors de leur Xième passage, la porte coulissante arrière du véhicule dont les fenêtres étaient occultées par de fins films noirs et opaques, était entrouverte sur quelques centimètres… une main gantée de cuir noir appartenant à un bras trop musclé pour être honnête en tenait le montant vertical, en attente d’une action qui n’arrive jamais … j’ai bien peur qu’il n’en soit que plus dangereux et con le soir où tout arrivera.

Poussant mon regard à l’opposé, une jeune femme, au rouge  à lèvre exponentiel, portait une robe fuseau longue, noire et moulante… je m’intéressai longuement à la moulure…

Place aux cons 25


Hier au soir il faisait chaud et lourd, avec un léger courant d’air… juste ce qu’il faut pour que les jupes se soulèvent légèrement. J’étais avec un ami qui me dit, assez brutalement:

« j’ai envie de soulever toutes les jupes des femmes… comme ça, avec le capot moite »

J’ai aimé cette image qui a priori était loin de toute forme de poésie, cependant à bien y regarder… elle est là la poésie, elle est là  la vérité. Soulever la jupe d’une femme, sentir le long de sa main qui tient la robe, la douceur de la peau au fur et  à mesure qu’on glisse le long de ses cuisses; les odeurs de peau, de début d’intimité, des effluves de peau de ventre, des phéromones, des parfums… Ah nom de Dieu que c’est bon! Le soir quand il fait chaud, la lumière rasante qui éclaire  parallèlement  au sol et qui décroupe les corps  à travers la blancheur des robes.. même mon chien aime… le capot moite, cette légère sudation de dessus de sexe, l’odeur particulière de cette légère sudation, unique, une émulsion de femme…Ah putain que c’est bon! rien que cela, rien que cette odeur que vous ne sentez pas mais que vous imaginez… C’est bon… ça se mérite d’être aussi con que moi, mais qu’est-ce que c’est bon….

Place aux cons 22


Aujourd’hui  j’ai douté… alors je me suis assis  à la terrasse d’un café, j’y ai bu un café et j’ai regardé le défilé des gens dans la rue, pendant une heure à peu près… j’ai observé comment les corps se déplaçaient; parfois lourdement, maladroitement… Certains n’avaient aucune hésitation, ils évoluaient rapidement dans cet espace linéaire qu’est la rue… toujours plus droite, toujours plus contrôlable… les seuls instants de courbe étaient les élans déhanchées des femmes  à fesses opulentes, je n’aimais pas ces grandes silhouettes anamorphosées par les obligations de notre époque… ces grandes filles aux cheveux longs longs, à la frange coupée droite, aux lunettes volées aux phares des voitures… elles ne sont  que la même; même leurs fesses sont plates. Il y avait aussi celles dont les volutes évoluées  et ascendantes ne pourraient se décrire  et s’expliquer qu’en ayant eu connaissance du canon de Vitruve. Elles marchaient légèrement équimembrées à contre-temps par la sphère de leur cul et la rotondité de leurs seins… j’aime leur opulence toute relative mais sécurisante. Quant  aux hommes, certains hommes… ils se grattaient les couilles une fois sur deux, les autres balançaient les bras en  déblatérant des mots coordonnés par leur accent tonique plus que par la sémantique de la langue qu’ils eussent été sensés être  à même  de parler…Il n’y a pas besoin de les reconnaître, les savoir existant peut suffire  à les ignorer. J’ai honte parfois de la fin de notre société, de sa pauvreté intellectuelle, de sa capacité  à  reconnaître la seule connerie de masse comme référence  à l’acceptation d’une idée… plus il y a de cons qui sont d’accord plus l’idée est bonne. Donc ces hommes qui ne peuvent s’empêcher de se toucher les organes génitaux, de crainte qu’ils ne soient tombés entre deux contacts, ces hommes aux deux cent mots de vocabulaire, aux phrases coordonnées par des conjonctions sonores éructées… ces hommes qui parfois sont accompagnées de femmes charmantes, simples, souriantes… Comment une femme peut-elle se contenter de si peu, de si mauvais ?  J’ai douté de la connerie féminine… j’en ai été convaincu au regard de certains couples… et si l’homme n’était qu’un animal de compagnie ? dans ce tram qui me ramenaient à mon domicile, je doutais encore… et puis elle elle est arrivée, titubante… droguée ou alcoolisée, ailleurs certainement et à temps plein, incapable de s’asseoir seule… je ne l’ai pas aidée, je l’ai juste regardée s’effondrer… froidement… Je doute encore.

Place aux cons 21


Ce serait trop facile de terminer sur un énorme con… un improbable, un  de ceux qui se reconnaît parce qu’il a tout osé… j’en ai un sous mes yeux, à deux mètres cinquante en train de regarder un film porno, avec ses deux écouteurs, son petit écran… internet et la sensation de l’espace privé… mais bon je n’en ai rien à faire, ce n’est qu’une fin de passage au camping, je ne vais pas lui en tenir rigueur… c’est un con final ou un con de suspension… je continue ma « place aux cons » ailleurs, autrement… je vous laisse celles que j’appelle de belles photos…. bande de cons…. je vous embrasse.

Où l’on sent la présence de l’humain… 2


Comme à mon habitude et ce avant un départ en vacances, je suis face  à mon écran de télévision, curieux, avide de nouveauté…. la petite bête qui court, le buzz…. je suis resté silencieux face au président de l’amicale du pneumatique…. pur produit Michelin. Ainsi entre canicule alertée  à l’orange, petit vieux qui commencent doucement à se dessécher, la première de fort Boyard, il y a le président des amis du pneu…. Je l’ai écouté parlé de la première poupée gonflable, bibendum. Après, je suis descendu là où est garé mon véhicule et je suis  rentré en contact avec mes 255/50 R 19 W, assis face à l’avant gauche, je pense que nous nous sommes compris, une réelle amitié est née…. roule lui ai-je dis, tu me gonfles m’a-t-il répondu… amitié virile il se doit. Demain je mets en place l’amicale des branleurs de jantes, je présiderai.

carnets de vacances 42…. presque la fin


C’est l’heure des photos souvenirs, pour ne pas tomber dans ce dernier  oubli, je ressors quelques vieux clichés… Comment font ceux su Sud, eux qui vivent en bord de cette mer bleue, continuellement… ont-ils des photos de nuages gris au-dessus de leurs cheminées?P9010001

carnets de vacances 41… La Rochelle… Paris


Hier, La Rochelle… Aujourd’hui Paris! Du plein au vide. C’est vrai! Paris est vide en août, le reste du temps il peut être creux. J’étais, marchant dans une rue, calmement… stupéfait, arrêté, ni voiture, ni piéton, Paris en août outrageusement vide. Certes j’ai vu un homme se faire renverser, je pense, parce qu’il avait oublié que les voitures existaient. Je suis passé dans le 13 ème arrondissement, au pied de la prison de la Santé, en pleine santé, le bruit de la voiture blondée ou blindée qui roulait beaucoup trop vite pour amener un prisonnier, d’ailleurs , je ne sais si cette voiture était  pleine … Peut être vide comme la ville de Paris. j’ai vu de petits vieux, collés au goudron brûlant, des SDF, eux aussi abandonnés, comme les chiens sur les aires d’autorpute, à moins que ce ne soit le contraire des petits chiens collés et des vieux oubliés, les SDF, justes présents pour collaborer avec la mairie afin que le ville ne soit pas vide. Paris meurtri, Paris outragé…. dit il les bras en l’air. Je me suis même assis sur un banc, j’ai senti mes pieds se coller au goudron, le chien du petit vieux est parti en courant, abandonnant son maître…. Un homme est passé, m’a donné une pièce dans la main que je tendais pour rattraper le chien. Aujourd’hui Paris, hier la Rochelle, quel est donc l’intérêt de ces déplacements… je me fais vieux, je sens mes forces m’abandonner, le chien de la voisine que je regardais parce qu’elle se déshabillait à sa fenêtre, m’a attaché à un poteau au centre de Paris en compagnie d’un homme dont l’odeur, fermentée, inhumaine, me rappelle celle du port de La Rochelle à marée basse…. je ne sais pas ce qu’il faut oublier, le vide, le plein, l’odeur….Il était souriant cet homme sur le port de La Rochelle.DSC04943

carnets de vacances 40


Fini le sud, fini le beau… j’ai fait la route vers le nord, vite, embouteillée…. Les gens que l’on y croise sont fatigués, livides, décolorés par la sueur. Transhumance d’été coulant dans le dos, aigreur de la journée. je m’y suis attardé, je les ai regardés. Il n’y eut que cette jeune allemande, attendant son tour pour remplir son réservoir, vêtue d’un pantalon blanc presque translucide, ses fesses petites et potelées donnaient l’évidence du nu passé sur ce parking pour voitures assoiffées. elle est remontée dans son petit cabriolet, le sourire envolé… le sperme sur les montagnes russes, s’envoyer en l’air dans tous  les sens du terme, c’est ce que m’a dit le feuilleton d’origine américaine, à ma gauche…. j’ai le regret de cette même chaleur accompagnée du bruit d’une petite vague._DSC2588

carnets de vacances 39… Etat des lieux 9


Ils existent ces types, le coeur sur la main, bavards de fin de nuit.Leurs vies, souvent dures, parfois sales…. oubliés à un moment du temps déroulant. Ils explosent de sincérité, s’étendent amicalement devant vous…. Je me laisse aussi à raconter, comme une nuit qui tombe, des détails dits, qui peut être seront oubliés au matin, mais alors je me suis senti glisser jusqu’à la fin de la nuit… Ils existent et vous embrassent sur les joues en partant…. merci l’ami.DSC04830

carnets de vacances 38


C’est une jeune fille toute simple, toute femme…. Il ne me fallait qu’un mur blanc, son regard…. un instant. Elle s’est un peu racontée, parfois, elle m’a regardé par delà l’objectif…. sans couleur excessive, sobre, l’expression intense d’une profonde beauté… une être humaine comme je les aime._91C3258

carnets de vacances…. 37 ad libitum


Marseille, le 10 août, 14h30… Je suis assis à une terrasse de café sur le vieux port, je bois un coca cahin-cola-caha-molah… Je photographie les passants qui passent devant ma table, objectif Nikkor 35 mm à décentrement, diaphragme 5.6, vitesses diverses. Je photographie à l’arrache , j’ai quelque part dans ma tête le cadre correspondant à mon 35 mm… Je sais donc qu’il n’y aura que des corps colorés, des flous de premier plan, des surexpositions torrides, des courbes éventuellement… Je photographie des femmes, des enfants, un chien, quelques hommes… tous morcelés. Arrivent deux policiers, l’un d’eux me demande ce que je fais… explications simples, je montre, je démontre… Une femme s’est plainte du fait que j’ai photographié son enfant… à vrai dire, juste sa robe colorée, la main de son enfant tenant sa main maternelle dont  le poignet est équipé d’un gros et large bracelet argenté…contrôle d’identité… Il y a environ quinze minutes qu’elle est passée et je l’ai vue se retourner juste après le bruit du déclenchement de mon D3.

C’est la quatrième fois en trois ans que je suis interpellé parce que je photographie des êtres humains sans autre but que de les voir autres. Les trois premières fois, à Paris, lorsque je photographiais un modèle… 3 fois lors de la même séance, dans une toute petite rue, dans le quatrième arrondissement de Paris, par deux patrouilles différentes… 6 à 7 policiers au total et par la brigade fluviale sur les bords de Seine… peur d’une pornographie en plein jour ? d’un monde différent ?… cette femme que je photographiais  n’était que belle et habillée… et puis ce jour. Les deux policiers ont été gentils, ils ont compris de suite…. Cependant…

Je suis fier d’être ainsi arrêté , fier de pratiquer une activité si dangereuse pour l’humanité…. je sais qu’il est interdit de toucher  à l’image d’autrui…. Cependant, je n’en ai rien  à foutre parce que je ne fais que montrer ce qui est, sans chercher à gagner, je ne prends pas possession des images, je les utilise partiellement pour les magnifier …   Je dédie donc ces images aux autres pour lesquels la force publique ne peut, ou ne veut, intervenir… je dédie  ces images et ce texte à tous ceux qui par émotion, un jour, ont pris le risque de montrer autrement cette réalité certaine… aux photographes qui voient ce qui ne se voit pas …. et en particulier, par respect pour eux… parce que je ne les ai pas photographiés ce même jour, j’ai refusé… Ce petit Roumain de sept ans qui ne disait que monnaie, monnaie, monnaie… sa mère ne se serait pas déplacée pour me pédophiler de sale gueule. Cette toute petite vieille, assise sur une chaise, dont la tête ne dépassait pas le haut du dossier… elle dévorait un kebab. Je ne l’ai pas photographiée parce qu’elle avait faim. J’ai cependant photographié cet homme, élégamment habillé, d’une autre époque, marchant lentement…. il était là comme une âme

. Je lui dédie cette photo. C’était en France un dix août 2009…_DSC2709

carnets de vacances 36


photos …_DSC2249

carnets de vacances 35


La vulgarité, parlons-en!  Cela a commencé par cette brune habillée de rose fuchsia… quoi qu’on en dise le rose n’est pas ce qui se fait de plus discret… surtout si on remonte sa robe bustier toutes les minutes , parce que ses seins ne sont pas assez gros et que l’on réajuste la ficelle de son string parce  qu’il vous irrite le trou du cul… là… je suis vulgaire… et puis au fur et à mesure qu’elle buvait de la vodka raide boule, elle ne se rendait pas compte que sa robe se détachait et qu’elle laissait apparaître , gentiment, ses seins et son cul, parce qu’elle ne savait pas s’asseoir avec une jupe aussi courte … ses seins parce qu’elle rigolait et qu’elle ne contrôlait plus la descente de son bustier… sa vulgarité , parce qu’elle ne savait plus s’empêcher d’être vulgaire… son cul parce que c’est comme cela que cela s’appelle. Elle était recouverte de bijoux plus brillants les uns que les autres, à outrance, à profusion, jusqu’au percing de son sein droit qui transparaissait sous sa robe parce que trop gros, et puisqu’elle ne contrôlait plus les remontées de bustier, parfois le mamelon percé se laissait à passer par dessus, sa robe se détachant glissait plus brusquement…. si courte… cul. Elle en était laide, juste bonne  à se retrouver dans une position, dont je tairais la forme , mais qui par métaphore ressemble  à celle qu’ont les indiens, dans les vieux westerns, lorsqu’ils écoutent le sol pour savoir si la cavalerie arrive…. lui faire écouter la cavalerie…. elle parlait fort, si fort qu’elle n’aurait pu entendre la cavalerie arriver. Il y avait aussi son amie, contrainte dans une robe fourreau noire.. elle, elle se taisait… mais son maquillage parlait, jusqu’à me faire taire…. un masquillage, relevant des lèvres rouge pute qui incitaient à le lui retirer non pas avec un mouchoir, certainement pas avec un mouchoir…. je me serais bien vu rougir…. voilà pour cette vulgarité que moi homme je ressentis simplement… Un peu lus loin, calmement, joliment, lentement, une femme blonde, sans beauté extérieure de richesses, laissait aller un doigt entre ses deux seins assez ronds, remontés par un soutien gorge dentelé, visible et sobre… elle se caressait ainsi tout en parlant à une amie. J’aurais aimé être ce doigt.YG6W5501

carnets de vacances 34… Etat des lieux 8


Je vous le dis… Je vais être odieux, certainement, ne m’en portez pas rigueur…. J’étais à l’e_DSC2206ndroit, sans être à l’envers, de tous yeux vigilant…. Comme chaque soir, il y avait son lot de jolies, de beaux, si je m’en tiens à un état d’objectivité bienveillante… bref la croupe était ondulante, le sein débordant voir à vif ou à nu, le pectoral arrondi sous son Tshirt blanc de marque, celle-ci étant sauvagement accolé afin qu’elle se remarquât sans que l’on sut lire. Jusque là rien de bien violent…. un état des lieux de milieu de vacances qui même s’il n’incite pas à la lecture prouve que s’amuser est un état grégaire et coopératif pour lequel une réaction neurologique de type épinal suffit largement… Il y avait donc, aussi , un lot de cons , j’ose ce mot eut égard à la quantité d’insultes diverses qu’ils employaient, lorsqu’ils essayaient de rentrer au contact de jeunes femmes, et que celles-ci leur répondaient par un refus dont la  qualité de politesse n’avait d’égal que la  lourde vulgarité associée aux quelques mots de vocabulaire employés…. à cet instant rien qu’une simple histoire de la connerie masculine ordinaire.

Elle est arrivée, jeune, pas plus jolie que toutes celles qui l’entouraient, plus souriante, plus ondulante….alcoolisée certainement, mais je la croyais plus fine, plus proche de l’intellect que de l’hédonisme de base…. bref . Elle a bu en leur compagnie, s’est mise à danser sur une table, courte vêtue, la poitrine gonflée et houleuse…. rien de plus qu’une copie d’un film de série Z….. elle a commencé à se dévêtir, par le haut, laissant apparaître ses seins… beaucoup de mâles sifflaient, en rut majeur, sensibles à ce visuel comme il se doit, et puis elle s’est retrouvée en string, son joli cul à l’air…. elle avait bu, elle buvait encore…. tous ces cons n’attendaient qu’une chose, qu’elle quitte sa culotte….. Seulement, elle n’avait pas plus de seize ans, l’alcool lui permettait de se désinhiber  totalement… Qu’allait-il lui arriver par la suite ? Quel était le seuil maximum de frustration que ces types avinés allaient supporter ? pourquoi était-elle aussi faible ? faille éducative, absence d’éducation ? Elle s’est arrêtée d’elle-même… à ce moment j’ai croisé son regard…. Elle souriait, certainement heureuse… c’était moi l’odieux

carnets de vacances 33


Marseille….., moiteur, odeurs, grise, chaleur, puante, sale… j’en ai encore la nausée, sa crasse me colle à la peau…. Elle pue et je ne la sens pas, ni ne la comprends. Ce n’est pas une ville, c’est l’antre, le ventre d’une société où tout remue mais rien ne se passe…. il y fait si chaud sans qu’il y fasse beau. Marseille c’est un ailleurs, un autrement …. cependant, parfois au coin d’une rue on y voit encore ce qui autrefois avait été la couleur du midi, on y croise des vieux qui jouaient avec Pagnol et s’engueulaient avec Raimu . Putain de ville, on y craint, on s’y méfie….. même les femmes portent les couleurs blanc et bleu d’un certain club, même les femmes…. Marseille qui touche à sa fin, qui lentement glisse vers le vieux port pour se perdre au fond d’une mer Méditerranée , déjà bien salie…M

_DSC2253arseille trop vieille pour être belle.

carnets de vacances 32


Ce soleil s’est encore levé, il sera chaud, certainement plus chaud… Qui va-t-il épargner ? Il faut que vous sachiez qu’on ne peut lutter contre sa lente et insidieuse propension à amoindrir vos capacités intellectuelles. Le soleil vous invite au dehors, à l’étalage de votre corps…. à la contemplation de leurs corps, si au demeurant elles sont de sexe féminin, lascives et sexuellement avenantes. Le soleil communique avec votre cerveau reptilien, il vous éloigne jour après jour de votre moi intérieur, celui qui à l’abri des intempéries du nord médite, observe, scrute. Le soleil annihile l’Être… Il n’y a que le soir, au long des bars, de préférence tard que l’on peut trouver suffisamment de fraîcheur pour élaborer quelques concepts, même si leur platitude ne peut suffire à sauver l’avenir de l’humanité… quoiqu’il faille s’interroger sur la finalité profonde du concept baresque, celui-ci existe-t-il pour la sauver cette dite humanité ou pour participer à sa lente et certaine disparition?

Prenons par exemple le quidam que je suis…. le soleil, m’empêchant de penser me pousse  à observer, de mauvaises langues totalement brûlées par notre astre diraient mater… oublions… j’observe qui de droit et cul de courbe…. le soir venant, j’agis intérieurement…. ne cherchant pas à concrétiser sous forme d’un rapport sexuel hâtif, poussif, excessif en fesses levées au soleil couchant, en jambes parties en l’air, mes observations de la journée, quoi queue, je con soie, panse pleine et vit alité voir inhalé des histoires de coeur et de culs, un coeur suffisant à plusieurs culs… d’où l’expression culs t’y vas coeur….. Où en étais-je ? Ah oui le soleil… l’avenir de l’humanité… inintéressant!_DSC2183

carnets de vacances 31


Elles existent….  ces boites de nuit logées dans une banlieue de ce sud   (parce que c’est plus facile et moins cher), où, lorsque vous arrivez dans une voiture dont le prix équivaut à quelques années de salaire pour certains, à quelques instants pour d’autres, on vous envoie le videur afin que vous puissiez la garer devant. Ainsi tout brille comme il se doit… On vous dit de rentrer tout droit, vous prenez une bouteille pour le prix du plein de la voiture…. quelques instants plus tard, une jeune femme aux fesses rebondies vient vous inciter  à boire plus qu’il ne faut, en insistant légèrement et pour quelques billets vous caressez le fond de sa bouche dans ladite voiture…. tout cela n’est pas plus odieux qu’un président de la république régalien ou tsarlinien.

Ce soir dans ce lieu, il y avait un anniversaire, ils étaient tous là…. de blanc vêtus, les chaînes en or au garde à vous.

Que dire ?

On m’y laisse entrer sans que j’y sois invité…. les seins, les culs, les musclés sont là… ils ne sont là et visibles que par la grâce de la lumière qui leur donne forme… sinon rien. Ces femmes qui sur leurs talons, haut perchées, hanches avenantes et croupes tentantes, viennent vous parler….. je n’ai rien à leur dire, je ne parle plus depuis quelques jours…. qu’il soit crétois ou varois, ce comportement outrancier à la fête nocturne, rend les gens cons, odieusement cons. ils ne savent plus parler , juste articuler. je hais ces moments d’oublis… j’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouver  de lieux où il eût été possible de calmement dire ou entendre. Tout n’est ici que surenchère au son simple et humain… je me tais de plus en plus , de loin en loin. Quand vous les croisez , le matin, fatiguées, vieillies, perturbés, lointaines, grosses moches, vieux beaux, outrancières, outranciers… vous les détestez de par leur facilité à être inexistant…. bien qu’ils furent ces plus beaux, vous ne pouvez que les méconnaître… je hais alors tous ces moments perdus et oubliés. j’ai donc cru me foutre en l’air… mais j’ai des enfants._91C2742

carnets de vacances 30… Etat des lieux 7


C’est de la faute à la lune, pleine, brillante, amenant un vent fort et froid…. une certaine manière de dire froid.  Je … pas les autres, dirais , violemment froid comparé à la moiteur de la tombée de la nuit. Donc la pleine lune était là.  Je suis un loup garou mélancolique et quand cette phase lunaire  me passe au-dessus, je me mets à hurler à la mort…. tout cela en silence…. tout le passé me remonte  à la gueule (puisque je suis un loup), celui qui m’a fait crier, celui qui m’a fait pleurer (puisque je suis mélancolique)… j’en oublie de regarder les autres, la nuit est plus noire que sombre, mes chaussures deviennent trop petites et je reste assis sans bouger… il y a bien cette femme blonde à la tonicité inversement proportionnelle à la mienne, très jolie, une quarantaine , peut-être.. Elle avait envie d’un homme, elle et son amie qui l’accompagnait… pas d’un loup garou mélancolique. Cependant lorsqu’elle s’est retrouvée seule,pour quelques secondes,  c’est comme si je l’avais mordue, son sourire s’est éteint, son regard chercheur de mâle est devenu un regard chercheur de tendresse, avec parfois des pointes de peur, non d’être seule, mais de se sentir seule… Son charme ainsi parlait et moi je n’aurais pas su quoi lui dire, j’aurais été incapable de parler… juste chanter peut être ou hurler  à la mort en ré mineur…. Et je sais que cette femme m’aurait plu…… Mais il y avait cette putain de lune, j’ai eu beau lancer des cailloux dans sa direction, elle n’est pas tombée, elle est resté ronde… Alors… je suis parti sur les salins dévorer quelques flamands roses…. il n’y en avait pas, il n’y en avait plus…. j’ai donc roulé sur la mer.DSC04640

carnets de vacances 29


Hier, j’ai vécu autrement, monté sur bateau, piloté une voiture puissante… spectateur de ma vie, et puis j’ai dormi.

la soirée passant, j’ai festoyé au contact de gens, une importance que je n’ai pas.

La nuit venue, elle m’a abordé du haut de ses 22 ans, déjà vendue…

carnets de vacances 28 … Etat des lieux 6


Pourtant j’avais mis une chemise blanche, mais ça a été le bordel…. partant du principe qu’en littérature ou  en photo , l’essentiel se situe dans le détail, j’ai observé…Zola l’avait compris , Flaubert aussi. En premier furent les deux videurs de boites de nuits qui étaient venus se positionner  à mes côtés…. il y avait un rapport d’échelle de un à deux entre nos corps mais pas entre nos cerveaux. Ils statuaient sur une forme philosophique proche du pragmatisme version Amérique profonde: On discute mais je cogne si tu n’es pas d’accord. Leurs bras avaient la taille de mes cuisses, leurs regards s’arrêtaient là où commençait le mien… je me tus ! puis passa une grosse femme, elle s’assit deux tabourets plus loin, son énorme cul laissait entrevoir, sans gêne, un string d’un rose douteux… je me tus ! il y eut ce Wallon à l’accent forcé  dont le seul but dans sa vie était de laver sa voiture tous les jours, ils se plaignit d’être seul à un moment de son monologue… j’aurais aimé le cocufier même si au demeurant sa femme eût été la grosse au string douteux… il y eut ce couple blond, que je crus Suédois, mais qui était varois… il parlait argent, elle écoutait prête à le sucer, il paya sa consommation et attendit la monnaie…. minable pour un flambeur tel qu’il se définissait,  je me tus ! il y eut cette blonde qui vint se frotter, en recherche d’un client pour la nuit, trop vulgaire, pas assez sincère… je me tus ! Il y eut ces parisiens, incertains, défoncés… trop parisiens pour être honnêtes…. je laissai sans rien dire… ce fut la fin du premier instant.

Le sud c’est pyramidal… on commence par faire briller sa personne si on a peu de moyens, puis sa voiture, sa femme et le reste… cependant on doit toujours de l’argent  à quelqu’un… déroutant, contractant, marrant ! et puis il y eut des militaires, des gens, encore des gens, je me tus…. de toutes façons je n’avais pas envie de vivre ce soir là…je me tus bien avant la fin du dernier instant._91C2673

carnets de vacances 27


Chaleur extatique….. honteuse…… je flotte dans le bain embrumé de ma sueur. J’ai eu chaud, j’ai chaud. J’ai du lutter pour maintenir la température interne de mon corps à 37,2° C, il faisait plus chaud dehors.Ne pas bouger, rester et être….. Le soir est tombé et je me dirige simplement vers le bar où je vais m’abreuver en quête de ma froide chaleur, celle du ressenti de l’autre…. Je vais avoir chaud, chaud à plonger dans ce bain de corps et de regards…. je vous offre cet instant de fraîcheur.

carnets de vacances 26


Et si me promenant au long de la plage, j’avais ressenti le mal de mer de l’être ? Me serais-je assis au bord de l’eau ? Je ne pense pas….Je continue , certain, sur, à exister en surcouleur chaude du soir…. Le sud, je l’aime vraiment bien pour ses couleurs qui m’embrasent l’âme, le cul des femmes, touristes ou pas, qui m’embrasent l’âme, les seins des femmes qui m’embrasent l’âme…. Parce qu’il faut reconnaître que c’est facile avec cette chaleur de se laisser aller  à ce type d’embrasement…. facile de laisser parler son corps aussi bien pour un homme que pour une femme… et puis quoi d’autre ? La facilité avec laquelle, cette chaude légèreté intellectuelle m’embrase l’âme m’exaspère cependant quelque peu, trop peu de résistance à ces facilités visuelles et sensuelles, comme s’il n’y avait que cela à faire dans ce sud chaud, suave… je doute de son intégrité morale, de sa capacité à construire, écrire, créer… trop de chaleur peut nuire à nos âmes….. _91C2747bon passons au cul suivant…. comment s’opérerait mon alchimie personnelle si, ce faisant, ma main chaude et humide se permettait de rentrer en contact avec un postérieur, avenant, tentant, éventuellement frais ? mon intellect s’en retrouverait-il fort marri et très contrit ? à réfléchir….

carnets de vacances 25… Etat des lieux 5


_DSC2085Vêtue d’une robe noire, courte, moulante sur le pourtour de ses hanches, flottante au contact de ses seins,  laissant cependant apparaître son dos en son entier jusqu’à la naissance extrême de ses fesses…. laissant ainsi deviner  la merveilleuse absence d’une culotte, qui eût cependant suffi à l’habiller, tellement la splendeur, légèrement opulente de son corps, de sa poitrine, de la plénitude de ses hanches exprimaient la violence sensuelle d’une éprouvante féminité visuelle, apaisante, légèrement bonifiée par une trentaine évidente… sa blondeur naturelle peu maquillée, l’odeur de son corps mêlé à celui de son parfum dans un juste équilibre  surent m’amener  à  convulser silencieusement ….. Vénus…. sortant de nulle part , venant s’asseoir à mes côtés….. accompagnée d’un horrible, à la laideur inversement proportionnelle, à la culture d’un poulpe pêché la veille, à la voix  accentuée jusqu’au ridicule…..Je m’exprime sans jalousie aucune… dans la plus grande et sincère objectivité…. autant que faire se peut. Outrecuidant, digne du choix du titre de mesure étalon pour la quantification de la connerie…. et même si l’horrible blancheur repassée de son accoutrement ridicule, excusait son adiposité acquise au fil d’abus, d’année en année… si la blondeur  passée, expliquait la rougeur de son épiderme. Il m’était insupportable de savoir que cette  parfaite proposait son corps pour une somme d’argent qui, même si elle eut atteint le seuil de l’expression de la richesse, ne pouvait justifier la notion de possession dont l’homme semblait vouloir faire étalage…. C’était un gros con dont l’évidence ne se discutait pas. Quand il partit, trente secondes durant, afin de manipuler pour un besoin naturel ce qui plus tard lui donnerait éventuellement du plaisir, s’il en fut encore capable, elle me demanda du feu… je ne pus que répondre , à mon grand regret, que par un sourire et un : » je ne fume plus…. mais je le regrette fortement  à cet instant ». Elle sourit, je fondis, il revint…. j’espérai qu’il s’était lavé les mains avant de la toucher, afin de ne pas la souiller,même s’il payait cher il n’avait pas le droit de ne pas la respecter. Ils se levèrent, j’eus un choc au moment où son corps glissa de la chaise haute, se dévoilant encore un peu plus… elle me sourit. Il y avait quelque chose dans ce sourire , quelque chose de las et fatigué, quelque chose de tendre, de sobrement féminin, juste le temps nécessaire avant de se retourner pour briller à nouveau devant le client…. je pense égoïstement, qu’elle comprit que j’aurais bien aimé passer le reste de la soirée à essayer, maladroitement, de la séduire. Elle m’aurait dit non, juste pour aller se coucher seule…. Quant elle partit, plusieurs concupiscents regards masculins accompagnèrent le déroulé parfait de ses hanches… non de son cul…. le travail avait repris… aucun rapport avec la photo.

carnets de vacances 24


Eau, plage, corps, piscine… moments humides instants torrides…. Il m’arrive de faiblir et me prends à rêver de caresser certains seins aperçus sous la chaleur alanguis.

carnets de vacances 23


On prend, je, un certain plaisir à suivre les gens, les femmes…. la fesse ronde, le corps explicite, des odeurs de parfums de plage, des couleurs de cuivre. Les femmes des vacances sont sur une longueur d’onde sensible, je ressens cet appel, sans pour autant être le bellâtre, ni le prince charmant…. Je sais les regarder, les attentionner, les émulsionner…. simplement attentif à leur courbesques évolutions, contemplatif, je regarde ces féminités sculpturales se déplacer face et fesses au vent. elles marchent, certaines sobrement, d’autres hâtivement….. le dessin arrondi du galbe fessier s’amplifiant dans ces instant de prise de vitesse et s’épanouissant dans de brusques arrêts où le corps repose sur une seule jambe….. la hanche ressort dessinant à dessein ce qui ravit mon oeil. Croupes et culs sont de solitaires souvenirs de vacances….. que se passe-t-il sensuellement quand le vent frais s’engouffre fraîchement sous leurs robes…. qu’y a-t-il d’ailleurs d’autres sous ces robes que je ne sache déjà ?

carnets de vacances 22


Le sud, ce sont des petits vieux qui se posent de banc en banc, d’ombre en ombre. Ils sont dehors, clairement vêtus, tôt le matin, blancs de peau, secs d’être restés pour certains , toute une vie au soleil. Ils sont au sud pour chauffer leurs vieux muscles, quand il leur en reste. Ils avancent lentement, comptant leurs pas, s’essoufflant, tombant morts parfois… le sourire aux lèvres. Les vieilles sont élégantes, fardées couleur masque mortuaire, vêtues linceuls…. Les vieux ne sont visibles que le matin ou lorsque la nuit est tombée…. Ils échappent ainsi à la lourde et implacable chaleur qui les ferait s’évaporer…. Le sud, douce antichambre de la mort, aspect d’un paradis idéalisé….. pourquoi mourir au sud ?

carnets de vacances 21… Etat des lieux 4


Ici… On est pompier, les bras musclés, la voix chantante…. On parle fort, souvent trop fort…. silence ! Il est arrivé ce soir, titubant, chancelant, hésitant certainement depuis longtemps entre sa vie et sa mort. Il a commandé un verre d’un alcool que je ne connais pas, mais dont l’absence de couleur m’est familière… Puis une bière et encore une autre. j’ai cherché ses yeux, comme je l’aurais fait pour toute autre personne qui fuit en avant vers un oubli certain… Je les ai interceptés…. petits , rougis par une fumée de cigare plus que noire. Un petit orchestre de jazz jouait des reprises de Claude Nougaro…. J’ai cru, à un moment, qu’il pleurait, ce n’était que les vapeurs d’alcool et de tabac réunis. Il a bu, droit, élégant, parti, épuisé, ailleurs de l’intérieur. j’ai essayé de le rejoindre là où il était, mais lui et moi avions quelques vies de différence…. Nous étions aussi loin l’un que l’autre, mais ailleurs… terriblement ailleurs. Ils ont tous continué à parler, de rien, de ce rien qui éloigne de jour en jour….P8250010

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