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Place aux cons … saison 2 … 21


La queue à la caisse au supermarché…. lieu essentiel s’il en est un. Montre moi ce que tu vas manger,  je comprendrai pourquoi tu as un gros cul… À ma gauche, une famille anglaise, madame présente un embonpoint certain sans pour autant attendre un petit frère à son premier rejeton… elle est donc ventrue. Comme il se doit, notre anglaise présente une carnation rosée qui se marie bien avec la couleur de son t-shirt… rose fuchsia. Son ventre gras  soutient  deux gros seins flasques amollis, un soutien-gorge à forte armature ne parvient malheureusement pas à amoindrir leur chute…Son visage est comme il se doit hyper maquillé, elle a outrepassé les limites de la vulgarité. Monsieur, grand , gros, thsirtdefoot habillé… le fils , grand, gros, tshirtdefoot habillé… Madame doit avoir une petite quarantaine… monsieur un peu plus… le fils entre dix et quinze…Leur chariot: ils sont en terre étrangère mais doivent résider pour des vacances dans mon quartier au regard de la quantité de nourriture achetée. J’y aperçois essentiellement des produits gras et sucrés, des produits sucrés et gras, des boissons grasses et sucrées, des sucres gras, des gras sucrés… et au sommet de cette pyramide de pré matière fécale, trône un petit paquet de prunes jaunes… victoire. Ils déversent tout cela sur le tapis roulant de la caisse, rangent les produits au fur et à mesure  et le fils intervient pour dire qu’il n’aime pas les prunes…. ils laissent donc ce petit paquet de prunes avec l’aimable autorisation de la caissière…. gros et cons, cons et gras… même pas une prune dans leur caddie. Allez viens mon chien on va chercher de la nourriture…. tu ne veux pas finir ton os ? c’est le tatouage sur la peau qui l’entoure qui te gêne ?

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Place aux cons … saison 2 … 20


J’avais pris place dans le tram en cette fin d’après-midi… il faisait chaud dehors, il faisait chaud dedans… cela sentait fort, cela sentait le SDF qui était à côté et qui ne se lavait plus… depuis longtemps, depuis si longtemps qu’il ne devait plus savoir quelle était le goût et l’odeur de l’eau chlorée distribuée par le réseau municipal…Cela sentait l’odeur du parfum de ces deux jeunes femmes voilées , habillées de manteaux bleus et longs, gantées, coiffées de voiles redondants, elles me faisaient penser à des princesses médiévales… d’un autre temps, voilées comme des bateaux. Cela sentait la musique sortant d’un téléphone portable, horrible son formaté et aigu qui se surajoutait à l’odeur des autres. Cela sentait la merde de ce bébé qui avait du se soulager dans sa poussette en toute innocence, certainement en souriant et en regardant sa mère… le salaud… Cela sentait la fin de journée d’un mois d’aout pour beaucoup sans vacances; vacances synonyme de rien, de vide, chose que les occupants de ce tram vivaient tous les jours en se déplaçant d’un bout à l’autre de la ville… Cela sentait fort l’humain et l’humanité intemporelle, celle qui ne se partage pas mais qui se subit au contact de la vie sociale et collective… celle qui s’impose à nous au quotidien. Cela sentait le tram de début aout, l’odeur des gens qui ne se connaissent pas mais qui se superposent l’espace d’un cours voyage, un petit voyage de vacances, un simple trajet sans bagages… ahhhh les vacances, l’odeur du large, du sud, le romarin, la mer… l’amer de la sueur, l’aigre de la transpiration… cela sentait bon l’espèce en voie de disparition… viens mon chien, faut vraiment être con pour passer son temps à sentir les pieds et le cul des autres… bien qu’il y ait des exceptions… va chercher la balle…. sous le tram …

Place aux cons … saison 2 … 18


La mer, la sable chaud, le vent… ça va, c’est plutôt agréable. Le problème…vous vous en doutez, ce sont les autres. Même en essayant de les ignorer, ils vous sautent à la figure, que ce soit à la plage, dans les rayons d’un supermarché, à la terrasse d’un café… Rien n’est plus terrible à mes yeux qu’un macho, tatoué musclé, à la boite crânienne micronisée qui parle avec un de ses amis des femmes… ce sera donc un con d’honneur à tous ceux qui sont construits selon ce moule… Vous placez un quinquagénaire comme moi, qui en paraît moins mais cependant qui les a, à côté d’un connard pareil (connard étant le titre honorifique que l’on donne à ceux qui ont passé le titre de con avec succès, le ard de connard étant un péjoratif fort). Donc j’écoute, j’entends… je reproduis les dialogues approximativement.

 » Moi, je lui ai dit qu’il fallait qu’elle se fasse refaire les seins… elle a donné le sein au petit et ça tombe, c’est pas beau…

_Elle est d’accord ?

_C’est moi qui décide… c’est comme çà à la maison…

_Et si elle ne veut pas ?

_Et ben je la baiserai plus et j’en trouverai une autre… moi je suis comme çà, je fais attention à mon corps, elle fait attention au sien… et puis ils étaient petits, j’en veux des gros. »

(silence)…. et puis il change de sujet… J’ose espérer que le jour où ses gros muscles saillants et lisses ainsi que son organe mâle seront rejoints par la force de la nature que l’on nomme gravité, bref que tout sera en chute libre, que la vieillesse lui rappellera le sens du mot vie….j’ose espérer que sa compagne du moment le bourrera de silicone par tous les trous disponibles en le menaçant de solitude s’il n’arrive à ressembler à ce qu’il était par le passé… ce genre d’homme se remplit la queue par la totalité du sang disponible dans le cerveau… donc le choix est vite fait…. d’ailleurs ne serait pas le contraire, ne se remplirait-il pas le cerveau ? tout serait donc expliquer… Allez viens mon chien on va chercher le pain… tu mets combien de neurones à con ? un seul ? Tiens regarde une photo de mon arrière grand-mère née en 1868… le silicone n’existait pas  encore  à l’époque…

Place aux cons … saison 2 … 16


C’est fini la culture qui n’a rien de populaire… J’ai quitté Avignon  en compagnie de … la mère avec ses deux jumelles  qui allait voir bon papa et bonne maman. Dans le train qui allait de Marseille à Toulon, il m’a fallu supporter deux Marseillais qui parlaient  marseillais, c’est à dire qu’ils gueulaient et ponctuaient bruyamment… « sur la tombe de mon père, j’te jure que… », la parisienne en transit avec ses deux petits qui n’a pas quitté son Iphone, pour appeler sa belle-mère, ses parents, Greg qui d’ailleurs l’a rejointe à la gare de Cassis, qu’elle était over bordée, qu’elle était épuisé à  cause du boulot, qu’il fallait qu’elle s’organise pour inviter tout le monde, que son gamin n’arrêtait pas de lui dire: »maman j’ai une très mauvaise nouvelle à t’annoncer ». Et comme elle n’arrêtait pas de répondre au téléphone, qu’elle ne l’écoutait pas, qu’elle parlait ensuite à Greg… qu’elle est descendue à Bandol avec ses deux gamins qui ne comprenaient pas pourquoi, que Greg est resté, qu’il fallait qu’il descende, qu’elle continuait à lui parler tout en lui téléphonant à je sais pas qui ….que ça faisait du bien quand elle est partie. Viens mon chien on va à la plage…. chut! silence, je cherche une place….là, pardon madame, monsieur…. la mer… Et maman est arrivée avec ses deux marmots, elle s’est installée à côté de moi…. plus près c’était sur moi. Donc j’assiste au déballage, au maillot de la petite, au maillot zizi du petit… la mer, au piercing fraîchement percé de madame, ça lui brûle, monsieur regarde… je pourrais donner lui donner mon avis, il a les pieds sur ma serviette, je suis même près à épiler madame si ça peut lui rendre service… de toute façon elle ne se gêne pas pour lui en parler et comme ils ont les pieds et leurs gamins sur ma serviette… puis monsieur va dans l’eau avec ses deux morceaux. Madame est restée, elle prend son smartphone qui sonne, elle est seule sur cette plage visiblement ou alors le micro de son appareil ne fonctionne pas… je me croirais à nouveau dans le train…. C’est donc d’abord sa mère, elle arrive la semaine prochaine avec Roger, je suis bien content… puis deuxième appel, monsieur et sa progéniture sont toujours dans l’eau. Elle est plus silencieuse, plus gênée…. c’est un homme au téléphone, Vincent il se nomme, il n’aurait pas du appeler car son mari est là, elle lui dit qu’elle l’aime mais il faut qu’elle raccroche car son mari sort de l’eau, elle efface vite l’appel…. échange de questions , échange de mensonges relatifs, monsieur a des algues dans ses cornes, j’ai adopté les enfants, monsieur s’inquiète du piercing, madame se tartine les seins d’huile solaire, monsieur tente un petit baiser qui lui est adroitement refusé, madame s’inquiète de ses enfants, monsieur prend l’équipe, madame est rêveuse… Allez viens mon chien, on va pisser dans l’eau… Elle est pas mal cette pièce, mais c’est qui le con déjà ? ah oui le cocu… c’est un fait d’eau certainement…. et si je te noyais ?… dis-je au petit garçon en souriant…

Place aux cons … saison 2 … 14


L’été dans le sud, c’est la transparence, celle de l’air, celle des regards, celle des étoffes…. mais là il faut discerner plusieurs type de transparences. D’abord, celle de la grosse qui contrairement à  ce que je viens d’écrire, n’est pas une transparence. C’est « a contrario » l’expansion de la masse adipeuse qui provoque une dilatation de ladite étoffe qui finit par laisser passer plus de lumière que ce pour quoi elle est prévue…Bref une théorie du Big-bang appliquée à la transparence. il s’en suit une transparence classique, mais dont sait qu’elle est transparence parce qu’elle s’accompagne souvent d’une faute de goût… la culotte  noire sous le coton blanc ou le string qui scie la fesse…. nous la nommerons transparence acculturée. Celle qui permet à l’homme de se laisser aller à une éventuelle érection estivale  à l’heure de l’apéro avant qu’elles ne rentrent toutes se doucher après la plage, c’est la transparence dont on connait l’indice de transparence, l’indépendance de diffraction … Étant donné une femme à la fesse ferme et épanouie, dont le cheminement hanché et libéré au sein de l’espace produit un axe semi-courbe, qui sait donc comment elle peut l’orienter pour provoquer une synchronisation mouvement, transparence et liberté de la fesse; telle que le quidam ne pourra que se retourner… Cette femme sait que ses sous-vêtements seront quasi invisibles, que la démarche sera lente et asynchrone et qu’on laissera une totale liberté au déhanché qui structure le pli fessier et sa rythmique lors du déplacement…. Ah la salope! On la nommera la transparence cultivée….

Et puis il y a la transparence atypique dont je vais vous conter l’histoire.

Environ quarante-huit ans, grande, habillée d’une très courte robe blanche, droite, sans manche, certainement d »un créateur parisien. Des talons noirs soulignent deux grandes jambes à la peau bronzée, relativement musclées…. mais elle n’a pas de fesses ou si peu… sa robe est composée de bandes de tissus blancs horizontaux et tous différents, au nombre approximatif de douze, plus ou moins transparents… transparents au niveau des seins, opaques au niveau du ventre, une autre transparence plus terne et progressive au niveau  du sexe et des fesses… elle porte un string sobre, on aperçoit un tatouage linéaire qui descend du nombril vers un peu plus bas évident… la bande transparente des seins laisse place à deux seins pur silicone et horriblement fermes, dont j’estimerai le coût à une dizaine de milliers d’euros au regard de la masse et du volume, sur l’un d’eux un piercing orange fluo…Elle n’est pas belle, mais évidemment élégante dans cette nudité citadine et artistique… son mari, est laid, maigre…. il regarde son investissement. Je n’ai pas envie de caresser ses seins, je n’aime pas les balles rebondissantes…on nommera cette transparence: « l’exhibée »… à ne pas tacher s’il vous plaît, lors des soirées échangistes…

Bon allez viens mon chien, on va écouter du Monteverdi et jouer à la balle….C’était qui le con ce soir déjà?

Place aux cons 28


Tout va mal… La nouvelle-Calédonie, la bourse, les  USA, la faim dans le monde, la couleur du vent, l’odeur de la lumière… Il faut que les extra-terrestres viennent nous sauver. Plusieurs cas de figure: Ils arrivent parce qu’ils ont enfin capter toutes les conneries de TF1,  M6 et consors qui se barrent dans l’espace depuis plus de  cinquante ans et immédiatement comme ils vont penser qu’on est trop cons, ils vont se dire qu’ils n’auront aucun scrupule à faire semblant de ne rien avoir entendu et ils se rebarreront aussitôt… Ils arrivent comme dans les films, armes aux tentacules, le globuleux en éveil, un laser à chaque pince et vlan ils nous mettent au pas… Ils arrivent messianiquement, en dépose un seul qui vient nous porter la bonne parole, s’ils le larguent en Somalie il se fera bouffer surtout s’il est vert.. Ils arrivent bien cools, comme nous… Ils aiment les rétroviseurs à LED brillantes  pour soucoupe volante dont ils rêvaient et qu’il peuvent enfin acheter au BHV, ils repartent en disant qu’ils reviennent dans cinq millions d’années, ils ont payé avec des chèques sans provision sur une banque d’ Alpha du Centaure, on est encore plus mal qu’avant. Ils arrivent et ils ont tout compris, ils stérilisent la moitié de la planète avec leur rayon coupcouille, nettoie le bordel qu’on a fait depuis quelques temps grâce au rayon  yenapumaiyenauraenkor et nous mettent dans des cages en attendant. Ils nous vaccinent  contre tout…leur chef le grand bouygausor primus prend de commerciales décisions… son service marketing va mettre au point de nombreuses recettes à  base de nous cuits ou crus pour les supermarchés intergalactiques, une autre partie sera vendue en animal de compagnie dans la capitale, cela sera le nouveau style Hype que d’avoir son humain en laisse… Quant au reste, il restera dans des réserves de chasse pour que de riches extra-terrestres viennent nous tirer  tout en se faisant bronzer sur les plages où de merveilleux hôtels  auront été construits… Sont pas cons ces extra-terrestres. En ce qui me concerne, la laisse ne me dérange pas si je suis  catalogué comme reproducteur dans une famille de la capitale, je n’aime pas la campagne…

Place aux cons 27


Elles sont en train de vendre le « génie bra » taille unique, avec des seins de plus en plus gros (jusqu’à l’improbable, je ne pourrais embrasser l’une des femmes qui propose son 110 E sans risquer une double luxation de la clavicule) alors que  d’autres, sur une autre chaine, nous proposent « sliman lifter », le cache bourrelet… il est évident que toutes les Américaines portent ce double concept marketing… mais je ne sais pas quand elles respirent…

Mais aujourd’hui le propos n’est pas là. J’y suis allé dans le magasin, le magasin à la con qu’est là… D’abord, c’est grand, on le voit de loin ce bicolore… mais c’est le bordel pour y arriver, comme une île déserte avec des courants qui vous en éloigneraient, bon je gare enfin la voiture, je suis en terre inconnue… Je pénètre avec un chariot à roulettes comme tout bon consommateur. Au rez de chaussée, pas de moyen d’accéder à l’étage…Un homme, de noir vêtu, d’au moins deux mètres, me conseille de prendre un ascenseur, j’obtempère et me retrouve dans un salon métallisé qui me hisse moi et mon chariot jusqu’à l’étage… À la sortie, au bout de quelques pas, un petit chaperon rouge me signale qu’il est interdit de prendre l’ascenseur avec un porte-colis… je me le fais confisquer et me retrouve seul avec un ordre: « suivez les flèches »; Je suis donc j’achète. Alors là… tout est possible, mais je ne sais pas comment prendre possession de mes objets… je cherche une vendheureuse et tombe sur une double blonde aux yeux bleus qui m’expliquent le mode d’emploi du magasin…. Vous ne connaissez pas le concept ? me disent-elles avec un étonnant sourire qui va à ravir avec  leurs costumes de travail  prolétarien… Une fois le con et le cept expliqués, je rejoins métroplikéa et suis au pas cadencé avec mon petit crayon de papier, mon petit papier préformaté et je construis un espace de rêve…Au bout de quelques flèches, je suis intimement convaincu que ce concept n’a pas été réalisé par un latin dont le grand-père peignait des copies de l’Art baroque… mais bon, c’est simple, efficace, pas cher ou presque… j’ai tout dans la tête, mais les références sont microscopiques et les noms imprononçables…tröme… Après avoir parcouru, sans déborder, les allées, équipé l’appartement de mon étudiante… je me retrouve dans le libre service, puis en Zone à porter… Putain que c’est lourd et pas un Suédois quintalisé pour m’aider à soulever le cli-clac, l’armoire en six colis…c’est pas cher mais c’est lourd… C’est horrible l’hyper rationalisant, je viens de me rendre compte que j’avais oublié un truc au début du circuit et il faut que je remonte le flux  à l’envers. J’ai peur, je suis le seul, tout le monde me dévisage, je n’ai pas d’enfant qui hurle avec moi… j’y arrive épuisé, j’ai ramassé un gamin, sans référence ni nom illisible, disponible en une seule couleur, en cours de route, je le confie  à une îlotière qui s’empresse de le stocker. Je parviens jusqu’à l’objet conceptualisé (une planche de bois plate et sans couleur) et je lis qu’il faut s’adresser  à une personne…je m’adresse à une personne, elle m’apprend que tout n’est pas livrable au départ du magasin sauf si ma commande peut se faire ce jour afin que cela parte du dépôt mais dans ces cas là…. elle téléphone à François, lui raconte un peu ses vacances et lui susurre à l’oreille un 138 453 91… je ne comprends pas le suédois et c’est tant mieux… j’achèterai la planche ailleurs. Je retourne vers les zones où m’attendent mes colis, personne ne peut piquer cent cinquante kilos en courant, je paie et je me dirige au pas vers la zone de réception de certains colis qui n’étaient pas dans les autres zones… J’étais, pour de vrai,  dans un aéroport car c’était la même hôtesse qui répétait que le numéro 17-61 était attendu en zone A… j’ai bien reconnu sa voix, prends possession de mon énième colis et passe à la zone de livraison… il se passe encore du temps rationnel, encore des enfants qui gueulent, des colis qui collent… j’explique au petit monsieur, il m’explique que tout n’est pas livrable… je me retrouve avec un colis de 32 kilos sur les bras qui est là… qui est là… qui est là. Je rentre à la maison démonter tous mes meubles… je vis désormais nu, dors par terre, bois en ouvrant la bouche vers le ciel… je m’appelle erthjyenô ne suis plus disponible qu’en vert sale mais si vous avez la carte et le génie bra… je veux bien vous consentir un rabais…

Place aux cons 26


Si vous l’aviez vue….belle à s’arrêter de vieillir, intelligente à s’arrêter de penser et en plus je suis un hors corps ou presque…

Il y a bien longtemps que je n’ai pas examiné le cas d’un con, j’y viens! Hier  à l’heure de l’apéro, comme il se doit, j’étais à la terrasse de mon café préféré, mon bureau en quelque sorte, un bureau qui donne accès à un seul espace de vie dans lequel les gens s’y déplacent d’une seule manière. Donc,  j’étais au bureau, au boureau pour certains déjà à cette heure. Les gens passent peu en cette période estivale, seules quelques femmes d’origines étrangères y circulent en compagnie de leurs maris lourdement appesantis par les nourritures prises quelques années auparavant, il n’empêche, je les accompagne dignement de mon regard jusqu’à mon horizon de bout de rue. Il y a de belles étrangères qui le sont d’autant plus qu’on les regarde s’éloigner, sans pour autant les quitter du regard, elles ont le cul qui s’exprime… c’est cela les vacances, je vaque ainsi aussi. Donc dans mon bureau qui est un bout de rue y passe aussi la police… Nous allons rentrer dans de doctes explications… Dans mon bureau, qui est en quelque sorte un bureau d’aide social, tous les gens qui viennent y boire un verre se connaissent, se reconnaissent, s’acceptent, se lie à un web réel, odorant, visuel, à grands coups de gueule, d’idées, de projets, de marrades, de femmes, encore de femmes qui se sentent  déshabiller du regard et pour celles qui ne le sont pas, qu’elles attendent leur tour, qu’elles repassent. Donc il ne se passe jamais rien, jamais de violence, que des rires, jamais de vol que des coups qu’on offre…Cependant la police passe dans mon bureau dans de grosses et grandes voitures, elle y passe trop souvent, trop longtemps, dans un sens , dans l’autre. Elle insécurise le lieu par un excès de sécurité passive… on finit par se demander si on n’est pas en train de commettre un acte répréhensif par le simple fait d’exister dans un espace de liberté intellectuel. Ainsi parfois  à trente secondes d’intervalle, la municipale se fourvoie dans un sens, la nationale dans l’autre; ils sont cinq  à six,  presque aussi nombreux que les gens assis à ma table… L’autre soir, lors de leur Xième passage, la porte coulissante arrière du véhicule dont les fenêtres étaient occultées par de fins films noirs et opaques, était entrouverte sur quelques centimètres… une main gantée de cuir noir appartenant à un bras trop musclé pour être honnête en tenait le montant vertical, en attente d’une action qui n’arrive jamais … j’ai bien peur qu’il n’en soit que plus dangereux et con le soir où tout arrivera.

Poussant mon regard à l’opposé, une jeune femme, au rouge  à lèvre exponentiel, portait une robe fuseau longue, noire et moulante… je m’intéressai longuement à la moulure…

Place aux cons 22


Aujourd’hui  j’ai douté… alors je me suis assis  à la terrasse d’un café, j’y ai bu un café et j’ai regardé le défilé des gens dans la rue, pendant une heure à peu près… j’ai observé comment les corps se déplaçaient; parfois lourdement, maladroitement… Certains n’avaient aucune hésitation, ils évoluaient rapidement dans cet espace linéaire qu’est la rue… toujours plus droite, toujours plus contrôlable… les seuls instants de courbe étaient les élans déhanchées des femmes  à fesses opulentes, je n’aimais pas ces grandes silhouettes anamorphosées par les obligations de notre époque… ces grandes filles aux cheveux longs longs, à la frange coupée droite, aux lunettes volées aux phares des voitures… elles ne sont  que la même; même leurs fesses sont plates. Il y avait aussi celles dont les volutes évoluées  et ascendantes ne pourraient se décrire  et s’expliquer qu’en ayant eu connaissance du canon de Vitruve. Elles marchaient légèrement équimembrées à contre-temps par la sphère de leur cul et la rotondité de leurs seins… j’aime leur opulence toute relative mais sécurisante. Quant  aux hommes, certains hommes… ils se grattaient les couilles une fois sur deux, les autres balançaient les bras en  déblatérant des mots coordonnés par leur accent tonique plus que par la sémantique de la langue qu’ils eussent été sensés être  à même  de parler…Il n’y a pas besoin de les reconnaître, les savoir existant peut suffire  à les ignorer. J’ai honte parfois de la fin de notre société, de sa pauvreté intellectuelle, de sa capacité  à  reconnaître la seule connerie de masse comme référence  à l’acceptation d’une idée… plus il y a de cons qui sont d’accord plus l’idée est bonne. Donc ces hommes qui ne peuvent s’empêcher de se toucher les organes génitaux, de crainte qu’ils ne soient tombés entre deux contacts, ces hommes aux deux cent mots de vocabulaire, aux phrases coordonnées par des conjonctions sonores éructées… ces hommes qui parfois sont accompagnées de femmes charmantes, simples, souriantes… Comment une femme peut-elle se contenter de si peu, de si mauvais ?  J’ai douté de la connerie féminine… j’en ai été convaincu au regard de certains couples… et si l’homme n’était qu’un animal de compagnie ? dans ce tram qui me ramenaient à mon domicile, je doutais encore… et puis elle elle est arrivée, titubante… droguée ou alcoolisée, ailleurs certainement et à temps plein, incapable de s’asseoir seule… je ne l’ai pas aidée, je l’ai juste regardée s’effondrer… froidement… Je doute encore.

Place aux cons 20


Je me suis concerté avec mon chien qui me ressemble beaucoup, petit, vif, gueule après tous les cons et essaie en vain, ou presque,  de sauter tout ce qui bouge… j’ai refusé de le faire castrer, à coeur vaillant rien d’impossible… J’étais couché près de lui, je le regardais  plus qu’il ne me regardait… Il prit la parole en ces termes.

 » Si j’étais un homme fier et brave comme toi, intelligent, beau, charmant, dans la force de l’âge… je passerais beaucoup de temps à rire, rire soulage le ventre, éloigne la dépression et la maladie… je regarderais les femmes parce que lorsqu’on est un homme rien n’est mieux que de regarder les femmes, c’est encadrer du regard leur charme et leur beauté naturelle…. je visiterais leurs corps du regard, par le rêve, par mon corps… si j’avais le nez que j’ai, je sculpterais  leurs odeurs de corps jusqu’à en pleurer…. veux-tu que je te raconte comment sentent les femmes ? »

Il se mit  sur ses quatre pattes et commença cette description qui restera dans mes souvenirs.

« Sentir une femme avec l’odorat d’un chien, c’est connaître quand elle est émue, c’est connaître, les yeux fermés, du haut de son corps au bas, en connaître le goût sans l’avoir sur les lèvres, vivre son intimité en connaissant le déroulement de sa journée, pleurer avant qu’elle ne soit triste, oublier qu’on est un chien et se prendre pour un homme, regarder la porte derrière laquelle elle est nue, comprendre les vêtements qu’elle a portés… voir où elle a posé ses mains… sentir une femme… c’est bien avant l’aimer. »

Il se tut, n’hurla pas à la mort… il se coucha comme un chien, n’aboya pas comme un chien… « je sentirai ta mort me dit-il mais je ne dirai rien »…Je lui souris comme à un chien, passai ma main sur sa tête… Nous sommes tous les deux semblables… Nous aimons les femmes…. le soir tombait, le soleil refusa de se coucher… je sentis l’odeur d’une femme, assise face  à moi, qui croisait les jambes, oubliant que j’étais un homme, n’oubliant pas qu’elle était une femme jusqu’à l’odeur d’entre ses jambes, l’odeur d’outre-jambes…. accompagnant la couleur de ses cuisses… Mon  chien hurla à l’amour… un vol de gros cons passa…je tirais un coup… deux tombèrent lourdement.

Place aux cons 16


 Je vais interméder, juste poser mon regard sur les femmes m’entourant… Il y en a peu qui sont seules, souvent accompagnées ou de leurs maris ou de leurs enfants, parfois des deux… C’est à leur sourire lointain, leurs regards qui se posent, au hasard, sur des êtres environnants qu’on reconnaît celles qui ne sont pas là,plus là. Elles sont dans un état autre, autrement, le corps en éveil, les sens en regard, le regard posé à l’intérieur… elles s’ennuient, d’un ennui distancier qui les sépare corporellement de ceux qui les entoure… être femme parfois prédispose à la solitude.

 

Maintenant, intéressons-nous à l’actualité de ce monde… 

   La Norvège et SON extrémiste religieux chrétien… la connerie a souvent besoin de dogmes, un seul suffit me direz-vous à corrompre tout une humanité pendant plusieurs siècles… un bras armé, un cerveau certainement très équilibré et certain de ce qu’il allait faire et une bonne idée de base…le monothéisme par exemple, il serait intéressant de savoir combien d’être humains sont morts au nom de celui-ci, à un milliard près depuis deux mille ans et ce, toutes religions confondues… Qu’on ne vienne pas me dire qu’il est normal de croire que c’est ancré dans notre esprit… oui comme un virus informatique sur un disque dur et nous sommes les propres acteurs de notre non formatage et vas-y qu’on les envoie au catéchisme, qu’on les baptise, qu’on les communie, qu’on leur fait croire au simplisme édenien à l’américaine, au manichéisme…Je ne m’en plains pas, bien au contraire, c’est ce genre d’idée humaine qui permet l’aération globale de l’humanité, la place par le vide… sinon je crois qu’on aurait du mal à se tenir assis sur la plage… 

   La chanson et la prise de médicaments, comme si cette mort avait plus d’importance que celle de madame Georgette Leroux dans sa quatre-vingt-dix-huitième année… on aime bien les martyrs, ceux qui meurent à notre place… merci les dépressifs… on vous oubliera rapidement; exceptés quelques clones qui n’ont jamais su qui ils étaient… 

   Rouler à l’envers sur l’autoroute… du déjà vu.

   Mourir de faim en Somalie, ce n’est pas possible selon le gouvernement religieux en place, donc c’est vrai… 

   Passons à la suite, Tour de France, plus propre cette année, beaucoup plus propre parce que plus lent… ah ça c’est bien, je suis pour un tour de France encore plus propre: « immobile sur son vélo le champion Yaouf babouin, ne monta pas le col du patchoun, il resta les yeux ouverts face à la route… il allait s’endormir entouré de ses supporters qui ronflaient depuis longtemps sur le bord du doute. »Les cons sont là où ils méritent d’être, cela évite de les chercher trop longtemps.

  Les championnats du monde de natation en Chine… ils n’auraient jamais du mettre un pont passant au-dessus de la piscine, cela a fait dérailler le train… nager entre deux murs si ça ce n’est pas de la connerie… moi j’ai quitté l’eau il y a 460 millions d’années, je n’y suis pas près d’y retourner. 

   DSK… éjacudélateur précoce…,  Ferry et son ministre pédophile au Maroc… pourquoi le Maroc ?

 Quant à moi, je me sens agréablement entouré, de parfums, de corps angéliques, de bourrelets rubensoïdes, de regards glauques et incertains,de crânes rasés et tatoués, de sémantiques simiesques, de faciès porcins, d’enfants au nombre de chromosomes incertains… il n’y a pas d’extrémiste religieux, pas de train à grande vitesse, pas d’autoroute à contre-sens, pas de médicaments enchantés, que du temps à perdre, pas de monde à sauver, Je suis l’être le plus transparent qui soit… je suis Dieu en quelque sorte donc j’existe, je sais lire, écrire, parler, imaginer, je sens le parfum de la femme d’à côté… le paradis… le reste, les autres… je m’en fous… merci les cons.

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cynisme

Place aux cons 10


Les courses… en vacances… c’est ce qu’il y a de pire, surtout quand le magasin est prévu pour deux mille et que nous sommes dix-huit mille de plus… alors nous rencontrons, tous nous l’avons vécu, quelques fréquentes personnes dont la capacité  à la connerie n’a pas nécessité la moindre minute d’apprentissage… Nous pouvons cerner une dizaine de cas, mais cela n’a rien d’exhaustif.

le premier: faire les courses en famille. Madame, monsieur et leurs trois enfants qui se font chier…. monsieur gueule car tout est trop cher, madame fait la gueule parce que monsieur gueule, les enfants font les cons parce qu’ils sont cons de manière innée et acquise… si monsieur était resté seul avec avec les trois enfants au camping, il aurait pu s’allonger au bord de la piscine et mater les petites jeunes, le gros dégueulasse…. les enfants se seraient noyés dans le meilleur des cas. Madame aurait été seule, libre se serait faite draguer par un type, sauter par ce même type sur la banquette arrière de sa voiture… elle serait rentrée au camping souriante, la culotte humide et très conciliante avec son mari castré….

le deuxième: celle qui se croit dans son bon droit. Elle se pointe avec sa poussette  pour jumeaux dans ce petit magasin où il faut faire la queue pour rentrer, dire pardon à chaque pas… elle gueule parce qu’on ne la laisse pas passer … elle…. qui sort ses enfants, qui s’en occupe… elle…. qu’on lui ligature les trompes….

le troisième:  le vieux retraité autochtone. Il gueule contre ces touristes trop nombreux qui  lui bloquent le passage de sa caisse favorite parce qu’elle est près de la sortie… Il n’a pas compris et ne comprendra jamais que s’ils n’étaient pas là, ces emmerdeurs de touristes, il y a longtemps que le magasin serait fermé et qu’il se ferait livrer par le secours populaire ou qu’il serait mort de faim, ce vieux.

le quatrième: le jeune, écolo, sans un sous, les yeux rouges, nu pieds. Il gueule quand on lui roule sur les pieds…. n’a qu’à être moins jeune, moins con… avec moins de pieds rouges.

le cinquième: le touriste étranger de pas loin mais qu’on ne comprend pas. Il est là pour deux mois et vient faire son stock de bière, sucre et huile pour sa friteuseunefois dit… comme il n’a jamais fait l’effort de s’intéresser au Français qui se parle dans son pays, il vient me faire chier pour que je lui traduise en franglais la promotion du pack de bouteilles de boisson fermentée… grâce à moi ce soir il boira du panaché sans alcool et ne refera pas un énième cochon rose à sa femme.

le sixième: la bourgeoise bordelaise locale. Sa famille occupe les lieux depuis la fin du dix-neuvième… elle gueule quand on la bouscule, bouscule quand on n’entend pas qu’elle gueule, gueule contre tout de toute manière…. la culbuterais bien dans le rayon poisson, histoire de la faire gueuler… même si la raie est flétrie.

le septième: le sportif qui pue. Il se pointe après deux heures de footing, cent kilomètres de vélo… il a été obligé de se pisser dessus pour tenir sa moyenne et il vient acheter sa barre de céréales à cinquante centimes… il est pressé et demande s’il peut vous passer devant s’il vous plaît… comme il pue, on dit oui… je dis non systématiquement à une sportive agréablement moulée dans son cycliste noir… surtout si elle sent.

le huitième: la femme voilée. J’en ai peu rencontrée sur les lieux de vacances…

le neuvième: la petite pétasse de seize ans gaulée comme une déesse mais conne comme le poulpe flasque exposé au rayon poissons. Elle rit, met le bordel dans les rayons, fait chier ses parents en exigeant le truc impossible qui de toutes façons n’est pas dans ce magasin… à des prédispositions pour se retrouver dans le premier, le deuxième ou le sixième cas… tout dépendant du lieu de naissance… quant à la raie, rien à dire…

le dixième: le centre pour adultes handicapés qui vient faire les courses pour les sociabiliser. Je n’ai rien contre, sauf quand la petite jeune femme intellectuellement amoindrie s’obstine  à remplir mon chariot avec des paquets de gâteaux et qu’il n’y a pas d’éducateur pour la prendre en charge… je l’ai refilée à la bourgeoise en lui disant qu’elle voulait lui parler… 

Il y a encore un onzième cas… Moi, qui prend plaisir à  rentrer au contact de la connerie humaine et qui provoque la connerie.

Ce soir karaoké au camping…

Place aux cons 9


J’étais là au loto du camping, deux heures durant. Qu’en dire ? Des familles, sur trois ou quatre générations parfois, qui bidouillaient leurs morceaux de carton… Ils gagnaient des T-shirts, des boites de plastique, des billets pour ailleurs mais pas trop loin et à chaque numéro tiré… ils criaient. L’animatrice faisait chiffrement référence à ses congénères d’Angers pour le 49, aux ensoleillés de Marseille quand c’était le 13, aux lointains des montagnes, 74,  et le cri suivait. Quand quelqu’un avait aligné cinq ou six numéros, il se déplaçait jusqu’au micro sous les applaudissements, avait le droit de dire son nom et gagnait … jusqu’au T-shirt orné du logo du camping. Çà c’était bien, édifiant mais bien… Le pire, c’est quand cette famille composée d’une mère et de trois mâles, dont un géniteur, s’est positionnée à côté de moi qui sirotait le mojito local. Donc trois matheux, des plus classiques par la taille de leurs boutons, la lourdeur de leur imagination et la transparence de leurs personnes, qui s’efforçaient, par de savants calculs, certainement tous plus précis et exacts les uns que les autres, de prévoir quel serait le nombre qui sortirait après celui d’avant… et alors me direz-vous, rien  de bien grave… oui vous dirai-je…. rien de plus grave, mais moins fort alors, discrètement… même si la mère dont l’angoisse pouvait être provoquée par le fait qu’aucun de ces deux fils ne lui ressemblait, tous deux étaient le portrait craché du père, lumineux idiot brillant. Oui, même si la mère possédait une rondeur de fesses et de seins qui malheureusement ne pouvaient en aucun cas faire disparaître de son visage la même lueur de bêtise extatique face à l’intelligence de calculatrice de ses deux fils, le mari ayant été rejeté de son corps dès la naissance du second enfant… ni faire disparaître ni faire oublier aussi.

Puis ce fut le tour de cette dame, enceinte d’un troisième enfant, bien qu’on eut pu la prendre pour la grand-mère des deux premiers qui l’accompagnaient, elle commandait quelques consommations. Pendant ce temps, ses descendants, laids et certainement idiots, se battaient. La fille âgée d’une dizaine d’années, déjà déguisée en …..asse, sainement vulgaire mais déjà trop grosse, traitait systématiquement son petit frère « d’enculé »… Lui, sans pour autant l’être, la harcelait de coup de poings. Il était blond, bien que tondu et était vêtu principalement d’un maillot de foot amplement publicité… il était aussi vulgaire qu’elle à l’occasion de certains mots orduriers, elle n’était pas que grosse et mal vêtue cependant… Ne pas aimer les enfants des autres. D’aucuns me diront que je suis bien prétentieux pour oser critiquer ainsi mon prochain, ma prochaine…. et alors ? lui opposerai-je, ce n’est pas moi qui ait créé le con et si tel était le cas, j’aurais fait pire, pas mieux. Je suis là, observant ce pair avec lequel je ne sens aucune complicité ni affinité nécessaires aux prémisses d’états fusionnels, il me saute aux yeux, et j’en frémis, de par son évidente connerie existentielle, son opulente épaisseur d’idiotie entourant une vie trop souvent absente, la bassesse de son regard face à la médiocrité des grandes messes, son silence angoissé quand il attend le prochain numéro…Bingo !

Où l’on sent la présence de l’humain… 2


Comme à mon habitude et ce avant un départ en vacances, je suis face  à mon écran de télévision, curieux, avide de nouveauté…. la petite bête qui court, le buzz…. je suis resté silencieux face au président de l’amicale du pneumatique…. pur produit Michelin. Ainsi entre canicule alertée  à l’orange, petit vieux qui commencent doucement à se dessécher, la première de fort Boyard, il y a le président des amis du pneu…. Je l’ai écouté parlé de la première poupée gonflable, bibendum. Après, je suis descendu là où est garé mon véhicule et je suis  rentré en contact avec mes 255/50 R 19 W, assis face à l’avant gauche, je pense que nous nous sommes compris, une réelle amitié est née…. roule lui ai-je dis, tu me gonfles m’a-t-il répondu… amitié virile il se doit. Demain je mets en place l’amicale des branleurs de jantes, je présiderai.

chroniques de la haine apaisée: 20 la mienne


Ce sera la dernière de la série… dernière chronique avant de passer  à mes désespoirs de vacances… cette année, immergé dans un camping je serai  à la pointe du dialogue social de proximité… j’écouterai, j’acquiescerai au moindre mot prônant que la révolution est proche…. J’en choisirai un, peut-être une et je l’écorcherai verbalement, lui arrachant sa cellulite vacancière, son bourrelet de congés payés…. Je serai odieux, cynique  à souhait… imposant mes mots comme  d’autres ont oublié les leurs. C’était hier, lors d’un concert de Jazz, je discutais avec deux êtres, avinés, embièrés… le nez rouge et bourgeonnant pour l’un, l’oeil méchant et éternellement bête pour l’autre… de gros foies prouvant l’hydropisie  dans ces deux cas. Systématiquement je m’opposais aux dire de l’un, sans le provoquer, juste en argumentant  à l’encontre de ce qu’il prétendait être un bon musicien…. je ne donnais que des contre-sens à ses définitions…. en trois minutes il devint vulgaire par manque de vocabulaire, agressif par élévation de sa connerie  à la hauteur de son alcoolémie…. con parce qu’il l’était  avant de me rencontrer … je n’y fus pour rien. Cet être fait partie de ceux qui ne supportent pas les frustrations de base, celles qui l’ont conduit  à dire qu’il aime les femmes et qui a compris qu’aucune femme n’a pu et ne pourra l’aimer. J’ai continué à  élever son taux d’hormones par de savantes vérités amphigouriques …. il a glissé dans une pré-violence, contrôlée par le gros ventre de son camarade de beuverie…. je me suis glissé vers un espace vide, satisfait de l’avoir conduit là où il en était…. Le pire c’est qu’en aucun cas je n’ai parlé de sa personne, j’ai juste dit et référé à des contraires, ses mots étaient insignifiants… mes contraires aussi…. Je n’aimais pas son odeur de sueur, acide et vieille, je n’aimais la certitude de son inintelligence, je n’aimais pas sa manière d’être violemment ivre, je n’aimais pas la couleur de son T-shirt, je n’aimais pas sa manière de parler des femmes, je n’aimais pas sa vulgarité de bas -étage, je n’aimais pas son absence de mots, la couleur rosée de sa peau…. cependant il avait raison.

chroniques de la haine apaisée: 18


Il s’était mis au soleil… pour suer, sentir son corps se liquéfier. Il s’était  mis au soleil de midi, celui qui perce la peau , l’enrougit par delà le muscle et la viande…. Il s’y était endormit. Le soleil chauffant plus qu’à son habitude… Il était entouré de ses herbes dites de Provence qu’il aimait tant  à sentir  au début de l’été: romarin , basilic…. le vent souffla fort malgré la limpidité du ciel bleu, si fort que fleurs et plantes, arrachées par le vent, recouvrirent son corps brûlant… mais il continuait de dormir sous ce soleil plus puissant que jamais. Les odeurs de son corps chauffant exaltées par la puissance odorifère des plantes qui, de par le vent et la sueur s’étaient accolées à la chair de l’homme qui, au soleil, s’était endormi… Il fut mort  à la nuit tombante en ce premier jour d’été, mort mais sentant bon… les jours passèrent d’une chaleur violente…. son corps rôtit. ON retrouva ses os, quelques uns rongés, d’autres avec un peu de viande que les fourmis avaient fini de récupérer…. c’est son chien qui avait beaucoup grossi.

chroniques de la haine apaisée: 17


« Quand bien même ce chien vous aurait mordu, il ne fallait pas le tuer… et surtout pas comme vous l’avez fait. » leur dit la grosse dame

Il est vrai que les deux gamins s’étaient acharnés sur le pauvre canidé, il ne ressemblait plus vraiment  à un chien. Ils l’avaient frappé à coups de battes de base ball, il avait bien essayé de les mordre , mais leurs coups étaient précis et ils avaient donné l’impression, à ceux qui les avaient vus agir, qu’ils maîtrisaient avec efficacité l’art de tuer vite et bien.

« Alors pourquoi l’avez-vous tué ?

_Nous avons faim…  »

29-05-2010


Il eut été si facile d’avoir l’air d’un con devant mon bout de saucisson que j’aurais aimé me voir  face  à lui l’espace d’un instant…. mais j’en ai refusé l’image, comme je réfute le sens qu’on peut donner  à cette image… Je resterai stoïque et incertain.Le saucisson, amalgame de viande et de sang porcin… c’est bon. Le plus con n’est pas de manger du saucisson …. mais seul, face  à un saucisson, vous mesurez, l’espace d’un moment court, combien il doit être dur d’être moine en une abbaye cistercienne ….combien il doit être dur d’être prêcheur dans le désert, comme il doit être dur d’être femme dans certaines lointaines contrées montagneuses…. comme il est dur ce saucisson.

chroniques de la haine apaisée: 16


il avait beau se retourner dans son lit pour rechercher un sommeil qui s’éloignait de plus en plus au regard du jour qui se levait, il se leva donc, donc il se leva… Il était debout, face à sa fenêtre, le jour était  là, encore une fois…Il fit comme à son habitude, il alla se recoucher pour rechercher un sommeil qui ne pourrait plus venir, le jour étant là, sans soleil, plus grisé que gris. Une fois couché, il se retourna quelques fois, regarda la fenêtre, ferma les yeux, imagina une fenêtre puis les rouvrit…Encore debout, les yeux fermés, face à la fenêtre et puis le lit, encore une nuit… tout cela se répéta une éternité et puis une autre encore…. changer de sens pour se retourner pensa-t-il…

chroniques de la haine apaisée: 15


Elle était enfin là… attachée, liée, de ses pieds  à son ventre nu, la corde passant par sa nuque qu’elle courbait afin qu’elle ne puisse se dégager. Elle le regardait, violente, insoumise… Il s’en délectait, il la savait désormais sienne, à terre. Du sang coulait le long de ses lèvres, le lien remontait, avec une forte contrainte, ses deux bras dans son dos. Ainsi attachée, son cul s’en trouvait sublimé, c’était la seule partie de son corps qui présentait une visibilité et une accessibilité totale… il se préparait….Mais il fallait au préalable qu’il  apaise l’hémorragie provoquée par le sectionnement  de son sexe…. Elle avait encore la bouche fermée, il fallait qu’elle  crache le morceau d’une manière ou d’une autre…

chroniques de la haine apaisée: 14


Et puis les abeilles moururent toutes… il n’y eut plus de fruits. Les insectes qui mangeaient les fruits disparurent à leur tour, ainsi que les oiseaux qui mangeaient les insectes qui mangeaient les fruits. Comme il n’y avait plus de fruits, il n’y eut plus de graines, il n’y eut donc plus de plantes…. il y eut moins d’air, il y eut moins d’hommes, il n’y eut plus de vie…. je la regardai mourir, enfermée sous son verre retourné, il n’y aura plus de vie lui dis-je…

chroniques de la haine apaisée: 13


Et pourtant  il n’était pas grand, mais il avait tenu à le faire lui-même…. Il descendit donc l’escalier de sa petite maison, sous le regard attendri de ses parents. C’était la première fois qu’il partait ainsi seul, chasser. Il était équipé de son petit attirail de prédation que lui avait confectionné son père…. la chasse était désormais leur seul moyen de subsistance; à eux comme  à tous les survivants de la grande extermination, celle de la fin d’avant, celle qui avait conduit  la vie à presque totalement disparaître. Cela avait été le choix des nations, la planète étant exsangue, infertile, surpeuplée…. définitivement exploitée; les grands hommes de ce monde avaient tous appuyé sur le bouton ensemble , celui qui avait permis l’explosion finale, celle qui eût pu laisser une chance à  quelques-uns par un retour  légitime à la sélection naturelle…Les doses massives de radiations avaient provoqué des mutations, prévues et attendues… la vie devait continuer quelque soit la forme dans laquelle elle habitait. Il partit donc  à la chasse dans la ville, là où il y avait encore du gibier, essentiellement des bipèdes, difficile  à chasser mais goûteux avant tout. Il les piégeait avec un peu de nourriture qu’il plaçait sur un bout de soie, généralement ils se retrouvaient pris dans l’engluement de la soie et il n’avait plus qu’à les piquer. Ce soir-là il en ramena deux: une femelle à poils blonds et un mâle des montagnes. Il déposa les cocons sur la table, sa mère l’enlaça de ses huit pattes…en l’embrassant, les cocons bougeaient derrière eux…

chroniques de la haine apaisée: 12


Il se tordait de douleur, empoignant sa barre de lard ventral de ses dix doigts crochus et noueux. Durant un court instant il se pencha face  à terre, cherchant un souffle second, un de ceux qui vous permet de gagner  dix ou quinze secondes durant une fin de vie. C’est en relevant son visage vers cette porte d’un jaune éteint qu’il retrouva un faciès  moins contraint, crispé, violenté. Il sentait venir l’instant où ce serait fini, fin d’une douleur, fin d’un spasme, fin de sa faim toujours incontrôlée. Il y avait aussi cette lame, plantée juste dans son nombril… Il ne sentait pas la douleur , mais le lent écoulement de ses intestins vers le sol, écoulement chaud comme une  défécation ordinaire d’un lendemain de banquet. L’autre, celui qui avait tué souriait…. Vint l’instant où il aurait dû lâcher son dernier soupir, mais cet ultra mangeur, cet ogre construit à coup de petits sablés, de viandes en sauce et de fromages entiers se contenta d’un pet foireux pour dernière expiration…

chroniques de la haine apaisée: 11


Cela faisait longtemps que je me taisais, quelques jours tout au plus et vous me manquiez, vous… mon international réseau de lecteurs, mes millions de fanatiques… que dis-je mes milliards, sans compter les peuples extra-terrestres qui m’ont déjà sacralisé et qui ont élevé des statues à mon effigie… OUI parfaitement sur des planètes lointaines mon auguste Moi est divinisé et je tiens  à préciser que je ne touche pas de royalties ni de droit  à l’image… ils ont juste fait une image tri-dimensionnelle  de me mon onde subspatiale…. cela ressemble à une petite vaguelette, plus précisément une rondelette ondelette et ils l’ont imprimée avec une carte sidérale sur des petits paquets qu’ils vendent dans d’énormes hangars ressemblant beaucoup à nos supermarchés…. Cela me fait un peu peur, surtout depuis qu’ils ont débarqué dans mon jardin et qu’ils ont réquisitionné mon barbecue… Il sont là, derrière la fenêtre, je ne sais pas s’ils essaient de rentrer…. il y a visiblement une famille , ils ont l’air de vacanciers…. à l’heure du repas.

chroniques de la haine apaisée: 10


Ils se tenaient tous face à lui, équipés de leurs stylos et bloc-notes appropriés. Ils étaient  là, dans la phase ultime de l’observation… Lui, était un petit garçon de 7 ans, blond aux yeux noirs… Il était le dernier  cas observé et répertorié de déviance comportementale. Depuis dix ans déjà, grâce au progrès de la science et de la médecine ou plutôt de la médecine et de la science… Il n’y avait plus aucun cas de violence, de différence, d’exaltation artistique. Il n’y avait que des êtres en accord avec l’Idée, il n’y avait qu’une solution, qu’une question  à la fois et qu’une réponse possible…Une société sans remous, sans larmes, sans avenir imprévisible. Lui avait été repéré dans une école, ses parents morts très tôt  d’un regrettable accident que personne n’avait sincèrement regretté. Lui avait dit « grosse conne »  à sa maîtresse, lui avait frappé ses camarades, lui avait fait caca dans un couloir. Deux jours après, les plus grandes sommités scientifiques mondiales s’étaient rassemblées pour élucider son cas. Lui résistait  à toutes les molécules, Lui résistait  à toute forme d’imprégnation psychiatrique, Lui leur disait merde en souriant…. et tous étaient  face  à Lui sans comprendre… Dieu, dans son infini sagesse avait enfin envoyer son fils sur terre pour remettre en marche le processus vital….. Lui leur cracha  à la gueule et rota un coup.

chroniques de la haine apaisée: 9


Geneviève tenait dans sa main droite, fortement resserrée sur l’enveloppe siliconée de l’objet, la télécommande de la télévision, neuve. Elle ne laissait personne choisir les programmes… le programme. Elle n’en regardait qu’un, une sorte de feuilleton qui depuis vingt ans  permettait à des acteurs, désormais vieux, de jouer au jeu de la vérité vécue…Ils vivaient devant les caméras et étaient donc regardés par une bonne partie du pays selon les sondages, une partie aussi âgé que les acteurs. Elle tenait donc sa télécommande, maladivement… Elle ne se levait de son fauteuil que pour se coucher dans son lit,  à la fin du programme, dormait ses six heures et se relevait pour s’asseoir dans son fauteuil… tout cela sans lâcher la télécommande. Un soir, elle ne se leva pas, elle venait de mourir, juste avant la fin de l’épisode. Elle vivait depuis longtemps avec sa fille, toutes deux avaient fini par se détester en silence, une haine de trente ans dans un silence coupé par la voix des acteurs. Sa fille, Anne, se rendit compte que sa mère venait de décéder. Elle  se dirigea alors vers son fauteuil, prit la main de sa mère, celle qui tenait la télécommande, appuya sur son index, celui qui aurait pu  changer de chaine, avant. Elle se contenta d’appuyer dessus… changeant ainsi de chaine, puis elle alla se coucher.

chroniques de la haine apaisée: 8


Il était face à moi depuis quelques instants, sans bouger. Il monopolisait l’espace, de par sa taille, de par le bruit qu’il prenait plaisir  à laisser échapper de son corps… Son immobilité relative m’inquiétait,  je l’avoue. Il me fixait de ses gros yeux; je n’aime pas qu’on me toise. Je décidai, à mon tour, d’opter pour un immobilisme certain. Il fit un quart de tour vers sa droite, mais rien ne changea, si ce n’est qu’il était désormais totalement face  à moi, il s’opposait le pauvre… Sa taille ne me faisait pas peur, son prognathisme non plus…. je n’avais pas cligné des paupières depuis plus de trente secondes. Maladroitement il fit acte de s’intéresser à quelque chose de virtuel, sur sa droite, mais je ne le quittais pas des yeux et ma haine montait, elle était passée d’épidermique  à pré-consulvive, je sentais mon adrénaline imprégné mes cellules corporelles, mon coeur battre sourdement, mon ventre se gonfler pour absorber toutes les ondes de stress environnantes… Il exhiba son gros dard, mais rien ne me fit baisser les yeux… je me préparais à passer  à l’action. Je fus pris d’une crise de mon syndrome de Gilles de la Tourette, mais mes yeux ne le quittèrent pas et plus il s’immobilisait plus je me sentais près  à agir, je conclus ma crise par un « fils de pute de ta mère mal léchée », je me sentis presque apaisé. Mes muscles saillis, ma main paume ouverte, j’allais le frapper.Il me fallait encore deux secondes, une pour me remémorer la scène d’apocalypse now, avec la bande sonore, quand les hélicoptères arrivent, l’autre, une scène du Napoléon de Fritz lang… je ne sais toujours pas pourquoi… Je ne ressentais plus de haine, je n’étais plus qu’une machine  à tuer compulsionnelle. J’écrasai ce frelon d’un revers de la main droite… il eut le temps de me piquer ce connard.

chroniques de la haine apaisée: 7


Il aimait  à se gratter le cul… odieusement en présence d’un public.Il n’aimait pas que cela…se curer le nez, profondément, en extraire sa sousbtantifique moelle et l’absorber, de préférence face  à un enfant qui le regardait avec un sourire d’étonnement, à moins qu’il ne fut au bord des larmes, d’effroi. Il aimait son odeur pestilentielle qu’il travaillait depuis de nombreuses années à  grand renfort de T-shirt crasseux, dont la sueur imprégnée avait longuement séché au soleil comme un de ces vins de Rivesaltes. Il s’aimait s’entendre péter, modulant foireusement le plus souvent, rougissant convulsivement dans un dernier effort pour chasser tout le gaz de ses intestins mal nourris. Il ne buvait que du vin, du lever au coucher du soleil, ne se lavait jamais les dents, parfois  le corps quand les démangeaisons devenaient ultimes et inconfortables… Il rotait grassement, ravalait son vomis, mangeait la bouche ouverte. Personne ne l’aimait, on changeait de trottoir quand on le croisait, prévenait la police quand il en rajoutait. Pourtant c’est lui qui ce soir là s’est jeté  à l’eau pour sauver la petite adolescente amoureuse qui voulait en finir avec la vie, c’est lui qui ne sachant pas nager , s’est débattu de longs instants pour la ramener au bord, si jolie, ses cheveux blonds mouillées. C’est lui qui l’a sauvée, c’est lui qui est mort sur le bord de la berge, le coeur arrêté par cet effort de Titan qu’il ne lui avait jamais proposé. Elle était seule  à côté de lui, sauvée, lui mort. Il y eut  encore longtemps avant que d’autres  viennent  la secourir… lui déjà fini et bientôt oublié. Chez lui, quand on a ouvert la porte, tout était propre… sur de beaux cahiers blancs, écrits  à la plume, des milliers de poèmes …. d’amour, encore d’amour.

chroniques de la haine apaisée: 6


J’étais une femme… je marchais, attentive et improductive. J’étais une femme désireuse d’un homme, pas n’importe quel homme… pas un de ceux pour qui leur sexe leur sert de mémoire, pas un de ceux pour qui éjaculer signifie me parler… un homme plus féminin que moi était ma quête. Je le croisai, il était incertain et portait son regard alentour en quête d’une odeur de femelle, cela se voyait qu’il en voulait une. Je m’en suis approché, face à lui, mon regard prêt  à capturer le sien. Je m’offris  à lui dans l’immédiat… un homme ne sait pas refuser une femme qui s’offre, une femme qui veut. Il m’a prise comme j’ai voulu, quand j’ai voulu, je n’ai pas entendu le son de sa voix, il n’a pas entendu la mienne, mes lèvres sont restées serrées autour de son sexe.Je suis rentée chez moi, après… Mon mari, mes enfants, mon autre vie, mon autre moi, mon corps replié, mes orgasmes, seule, dans la cuisine, mes orgasmes seuls dans la cuisine… et mon mari me demandant ce qui m’arrivait. J’ai alors répondu par le déni, le rien de grave coutumier… je jouissais en mon intérieur… ma cul, comme dit une amie, sur la chaise de ma cuisine. J’ai consommé beaucoup d’autres hommes, de voiture en terrain vague, de chambre d’hôtel en porte, d’ascenseur en cave, de sol en sous-sol… Je n’étais pas une salope, juste un enveloppe qui ramenait ses orgasmes  à la maison pour les jouir tranquillement  assise sur sa chaise une tasse de café  à la main… comme tout a une fin, il y en a un, qui un soir avant de rentrer chez moi, m’a tuée. J’en suis morte, il n’y a pas d’enfer, pas de paradis, juste la sensation infinie du dernier moment vécu… ce soir là, j’ai joui…

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