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Prague 2


« Not separate tickets », deux fois… Elle ne voulait pas me vendre un ticket pour visiter le vieux cimetière juif, il fallait que je prenne le « total tour » des synagogues et autres…en file avec les autres… et en plus il fallait que je paie pour faire des photos… JAMAIS!, j’en ai volé une bien plus belle que si je l’avais payée. Faire payer pour des morts…bref. C’est beau Prague, quand on regarde en l’air, il y a plein de statues sur les toits… baroque me voilà. Mais quand tu redescends vers le bas, à hauteur de touriste, c’est terrible… sauf si tu y es avant onze heures parce que rien n’est ouvert… mais vers onze heures, des cohortes de touristes, vieux, Japonais, Chinois déambulent comme des cloportes en suivant leur guide qui généralement tiens un parapluie à bout de bras… et là on te chope à tous les coins de rue, pour un concert, pour un restaurant, pour une église… plein de trucs que je ne comprends pas … je me sauve, mais rien n’y fait, ils doivent me suivre ce n’est pas possible… je rentre à l’hôtel, sieste…

Seize heures, je suis de retour, les vieux Japonais sont rentrés ou ils sont déjà couchés…il reste les Chinois… Alors là, je tire mon chapeau à une petite dame chinoise qui est la reine de la photo touristique… Sur le pont le plus célèbre de Prague, mon regard est attiré par un petit groupe sautillant qui s’arrête tous les cinq mètres. Je l’appellerai madame Ming. Madame Ming s’arrête tous les cinq mètres en s’agenouillant sur un seul genou pour  photographier chacun des membres de son groupe (ils sont onze après décompte) de chaque côté du pont… devant des statues, devant rien, avec un touriste, avec un vendeur de souvenirs même s’il ne veut pas, elle le prend par le bras avec force, la bougresse… Je les suis sur une vingtaine de mètres. Nous disons donc ((4×11)x2)x5=440 photos ce qui représente autant de génuflexions, parce qu’elle se relève à chaque fois et s’agenouille pour mieux cadrer… et ses onze apôtres ne disent rien, ils obtempèrent en silence chinois, parce qu’elle gueule en plus quand il en manque un… si fort et haut, qu’on ne peut que comprendre… celui qui a failli arrive en courant… Chapeau bas…je me sauve pour une bière méritée…

19H30… repas: tiens je vais manger Tchèque ce soir… je vais dans un petit resto populo  pas loin de l’hôtel… les menus ne sont pas traduits, la jeune serveuse m’explique que c’est du porc, un morceau dans la jambe… moi gentil con qui ai lu les guides touristiques, je me dis que c’est un jarret, c’est pas trop gros un jarret, j’ai faim, cela tombe bien…. 20 minutes plus tard. Elle me présente une planche sur laquelle trône une broche de trente centimètres de long garni d’un.. genou… complet avec le haut et le bas… vers les deux kilos je pense. Bon une fois qu’on a enlevé la couenne, l’os, il reste de quoi manger, le tout arrosé d’un demi litre ou de bière ou de vin… il ne font pas au verre le vin, tout se calibre en demi litre. BURP…

Je rentre à mon hôtel en rampant sur le dos… une jeune femme courte vêtue m’accoste… « do you want love with me ? » aussi affable soit-elle ,je regarde ses genoux, mes pieds plutôt, gêné et honteux, et je ne peux m’empêcher de penser à tous le gras que je viens de vider du genou… « No sorry, my wife is waiting for me »… j’envisage de me mettre sous intraveineuse de citrate de bétaïne et de demander mon rapatriement sanitaire…Bon allez, je vais regarder un film en Tchèque, théoriquement c’est le même qu’hier… Ah oui, il faisait 27 degrés dans ma chambre hier… un peu chaud, un peu déshydraté… comme j’ai plein de chaines mondiales, je regarde la télé Russe, Kurdes, Iranienne… instructif… je vous laisse ,je vais vomir… Do you want vomir with me ?

PS: Prague: spécialité, les toitures baroques, dessous les salons de massage thaï, dessous les touristes qui se font arnaquer plus et mieux, le cristal de Bohème… horrible.
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Madame Ming en train d’engueuler qui de droit…


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Place aux cons … saison 2 … 18


La mer, la sable chaud, le vent… ça va, c’est plutôt agréable. Le problème…vous vous en doutez, ce sont les autres. Même en essayant de les ignorer, ils vous sautent à la figure, que ce soit à la plage, dans les rayons d’un supermarché, à la terrasse d’un café… Rien n’est plus terrible à mes yeux qu’un macho, tatoué musclé, à la boite crânienne micronisée qui parle avec un de ses amis des femmes… ce sera donc un con d’honneur à tous ceux qui sont construits selon ce moule… Vous placez un quinquagénaire comme moi, qui en paraît moins mais cependant qui les a, à côté d’un connard pareil (connard étant le titre honorifique que l’on donne à ceux qui ont passé le titre de con avec succès, le ard de connard étant un péjoratif fort). Donc j’écoute, j’entends… je reproduis les dialogues approximativement.

 » Moi, je lui ai dit qu’il fallait qu’elle se fasse refaire les seins… elle a donné le sein au petit et ça tombe, c’est pas beau…

_Elle est d’accord ?

_C’est moi qui décide… c’est comme çà à la maison…

_Et si elle ne veut pas ?

_Et ben je la baiserai plus et j’en trouverai une autre… moi je suis comme çà, je fais attention à mon corps, elle fait attention au sien… et puis ils étaient petits, j’en veux des gros. »

(silence)…. et puis il change de sujet… J’ose espérer que le jour où ses gros muscles saillants et lisses ainsi que son organe mâle seront rejoints par la force de la nature que l’on nomme gravité, bref que tout sera en chute libre, que la vieillesse lui rappellera le sens du mot vie….j’ose espérer que sa compagne du moment le bourrera de silicone par tous les trous disponibles en le menaçant de solitude s’il n’arrive à ressembler à ce qu’il était par le passé… ce genre d’homme se remplit la queue par la totalité du sang disponible dans le cerveau… donc le choix est vite fait…. d’ailleurs ne serait pas le contraire, ne se remplirait-il pas le cerveau ? tout serait donc expliquer… Allez viens mon chien on va chercher le pain… tu mets combien de neurones à con ? un seul ? Tiens regarde une photo de mon arrière grand-mère née en 1868… le silicone n’existait pas  encore  à l’époque…

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Place aux cons 30


Aux terrasses des cafés, le soir, lorsqu’il est l’heure de l’apéro, on discute, on parle calmement. Pourtant il y en a certains ou certaines qui imposent leurs bruits à ceux qui comme moi sont calmement assis à regarder passer la silencieuse ambiance féminine. Hier, deux cas: sur mon côté droit, un groupe est venu s’asseoir, groupe composé de deux couples et d’un homme seul. Les hommes ont parlé entre eux, les femmes entre elles. La discussion des hommes s’est essentiellement concentrée sur la moto et la moto, le tout entrecoupé d’exploits physico-musculo-hormonaux. Les femmes se sont génito centrées sur leur gynécologue, le tout suffisamment fort pour que je ne puisse plus adresser la parole  à mon voisin sans avoir l’impression de couper cette même parole au groupe discutant…Si vous saviez ce que je pense du frottis vaginal de la bovine blonde aux gros seins qui me proposait son dos et malheureusement sa voix. Mon voisin et ami avec qui je partageais quelque boisson, supportait, de son côté, une platine féminité dont le ton et la sonorité étaient inversement proportionnels à la taille de la personne. Il ne pouvait ignorer le fondement de sa sexualité, la relation qu’elle entretenait avec sa mère, ses soucis professionnels, ses angoisses intimes… j’avouerai que j’arrivais à mélanger les deux dialogues et  qu’en faire un seul m’eut été aisé… ils se ressemblaient tant par le bruit, le fond. Nous nous tûmes mon ami et moi, comme deux vieux cons, écrasés par le bruit…alors comme ça votre frottis ….

Place aux cons 28


Tout va mal… La nouvelle-Calédonie, la bourse, les  USA, la faim dans le monde, la couleur du vent, l’odeur de la lumière… Il faut que les extra-terrestres viennent nous sauver. Plusieurs cas de figure: Ils arrivent parce qu’ils ont enfin capter toutes les conneries de TF1,  M6 et consors qui se barrent dans l’espace depuis plus de  cinquante ans et immédiatement comme ils vont penser qu’on est trop cons, ils vont se dire qu’ils n’auront aucun scrupule à faire semblant de ne rien avoir entendu et ils se rebarreront aussitôt… Ils arrivent comme dans les films, armes aux tentacules, le globuleux en éveil, un laser à chaque pince et vlan ils nous mettent au pas… Ils arrivent messianiquement, en dépose un seul qui vient nous porter la bonne parole, s’ils le larguent en Somalie il se fera bouffer surtout s’il est vert.. Ils arrivent bien cools, comme nous… Ils aiment les rétroviseurs à LED brillantes  pour soucoupe volante dont ils rêvaient et qu’il peuvent enfin acheter au BHV, ils repartent en disant qu’ils reviennent dans cinq millions d’années, ils ont payé avec des chèques sans provision sur une banque d’ Alpha du Centaure, on est encore plus mal qu’avant. Ils arrivent et ils ont tout compris, ils stérilisent la moitié de la planète avec leur rayon coupcouille, nettoie le bordel qu’on a fait depuis quelques temps grâce au rayon  yenapumaiyenauraenkor et nous mettent dans des cages en attendant. Ils nous vaccinent  contre tout…leur chef le grand bouygausor primus prend de commerciales décisions… son service marketing va mettre au point de nombreuses recettes à  base de nous cuits ou crus pour les supermarchés intergalactiques, une autre partie sera vendue en animal de compagnie dans la capitale, cela sera le nouveau style Hype que d’avoir son humain en laisse… Quant au reste, il restera dans des réserves de chasse pour que de riches extra-terrestres viennent nous tirer  tout en se faisant bronzer sur les plages où de merveilleux hôtels  auront été construits… Sont pas cons ces extra-terrestres. En ce qui me concerne, la laisse ne me dérange pas si je suis  catalogué comme reproducteur dans une famille de la capitale, je n’aime pas la campagne…

Place aux cons 27


Elles sont en train de vendre le « génie bra » taille unique, avec des seins de plus en plus gros (jusqu’à l’improbable, je ne pourrais embrasser l’une des femmes qui propose son 110 E sans risquer une double luxation de la clavicule) alors que  d’autres, sur une autre chaine, nous proposent « sliman lifter », le cache bourrelet… il est évident que toutes les Américaines portent ce double concept marketing… mais je ne sais pas quand elles respirent…

Mais aujourd’hui le propos n’est pas là. J’y suis allé dans le magasin, le magasin à la con qu’est là… D’abord, c’est grand, on le voit de loin ce bicolore… mais c’est le bordel pour y arriver, comme une île déserte avec des courants qui vous en éloigneraient, bon je gare enfin la voiture, je suis en terre inconnue… Je pénètre avec un chariot à roulettes comme tout bon consommateur. Au rez de chaussée, pas de moyen d’accéder à l’étage…Un homme, de noir vêtu, d’au moins deux mètres, me conseille de prendre un ascenseur, j’obtempère et me retrouve dans un salon métallisé qui me hisse moi et mon chariot jusqu’à l’étage… À la sortie, au bout de quelques pas, un petit chaperon rouge me signale qu’il est interdit de prendre l’ascenseur avec un porte-colis… je me le fais confisquer et me retrouve seul avec un ordre: « suivez les flèches »; Je suis donc j’achète. Alors là… tout est possible, mais je ne sais pas comment prendre possession de mes objets… je cherche une vendheureuse et tombe sur une double blonde aux yeux bleus qui m’expliquent le mode d’emploi du magasin…. Vous ne connaissez pas le concept ? me disent-elles avec un étonnant sourire qui va à ravir avec  leurs costumes de travail  prolétarien… Une fois le con et le cept expliqués, je rejoins métroplikéa et suis au pas cadencé avec mon petit crayon de papier, mon petit papier préformaté et je construis un espace de rêve…Au bout de quelques flèches, je suis intimement convaincu que ce concept n’a pas été réalisé par un latin dont le grand-père peignait des copies de l’Art baroque… mais bon, c’est simple, efficace, pas cher ou presque… j’ai tout dans la tête, mais les références sont microscopiques et les noms imprononçables…tröme… Après avoir parcouru, sans déborder, les allées, équipé l’appartement de mon étudiante… je me retrouve dans le libre service, puis en Zone à porter… Putain que c’est lourd et pas un Suédois quintalisé pour m’aider à soulever le cli-clac, l’armoire en six colis…c’est pas cher mais c’est lourd… C’est horrible l’hyper rationalisant, je viens de me rendre compte que j’avais oublié un truc au début du circuit et il faut que je remonte le flux  à l’envers. J’ai peur, je suis le seul, tout le monde me dévisage, je n’ai pas d’enfant qui hurle avec moi… j’y arrive épuisé, j’ai ramassé un gamin, sans référence ni nom illisible, disponible en une seule couleur, en cours de route, je le confie  à une îlotière qui s’empresse de le stocker. Je parviens jusqu’à l’objet conceptualisé (une planche de bois plate et sans couleur) et je lis qu’il faut s’adresser  à une personne…je m’adresse à une personne, elle m’apprend que tout n’est pas livrable au départ du magasin sauf si ma commande peut se faire ce jour afin que cela parte du dépôt mais dans ces cas là…. elle téléphone à François, lui raconte un peu ses vacances et lui susurre à l’oreille un 138 453 91… je ne comprends pas le suédois et c’est tant mieux… j’achèterai la planche ailleurs. Je retourne vers les zones où m’attendent mes colis, personne ne peut piquer cent cinquante kilos en courant, je paie et je me dirige au pas vers la zone de réception de certains colis qui n’étaient pas dans les autres zones… J’étais, pour de vrai,  dans un aéroport car c’était la même hôtesse qui répétait que le numéro 17-61 était attendu en zone A… j’ai bien reconnu sa voix, prends possession de mon énième colis et passe à la zone de livraison… il se passe encore du temps rationnel, encore des enfants qui gueulent, des colis qui collent… j’explique au petit monsieur, il m’explique que tout n’est pas livrable… je me retrouve avec un colis de 32 kilos sur les bras qui est là… qui est là… qui est là. Je rentre à la maison démonter tous mes meubles… je vis désormais nu, dors par terre, bois en ouvrant la bouche vers le ciel… je m’appelle erthjyenô ne suis plus disponible qu’en vert sale mais si vous avez la carte et le génie bra… je veux bien vous consentir un rabais…

Place aux cons 26


Si vous l’aviez vue….belle à s’arrêter de vieillir, intelligente à s’arrêter de penser et en plus je suis un hors corps ou presque…

Il y a bien longtemps que je n’ai pas examiné le cas d’un con, j’y viens! Hier  à l’heure de l’apéro, comme il se doit, j’étais à la terrasse de mon café préféré, mon bureau en quelque sorte, un bureau qui donne accès à un seul espace de vie dans lequel les gens s’y déplacent d’une seule manière. Donc,  j’étais au bureau, au boureau pour certains déjà à cette heure. Les gens passent peu en cette période estivale, seules quelques femmes d’origines étrangères y circulent en compagnie de leurs maris lourdement appesantis par les nourritures prises quelques années auparavant, il n’empêche, je les accompagne dignement de mon regard jusqu’à mon horizon de bout de rue. Il y a de belles étrangères qui le sont d’autant plus qu’on les regarde s’éloigner, sans pour autant les quitter du regard, elles ont le cul qui s’exprime… c’est cela les vacances, je vaque ainsi aussi. Donc dans mon bureau qui est un bout de rue y passe aussi la police… Nous allons rentrer dans de doctes explications… Dans mon bureau, qui est en quelque sorte un bureau d’aide social, tous les gens qui viennent y boire un verre se connaissent, se reconnaissent, s’acceptent, se lie à un web réel, odorant, visuel, à grands coups de gueule, d’idées, de projets, de marrades, de femmes, encore de femmes qui se sentent  déshabiller du regard et pour celles qui ne le sont pas, qu’elles attendent leur tour, qu’elles repassent. Donc il ne se passe jamais rien, jamais de violence, que des rires, jamais de vol que des coups qu’on offre…Cependant la police passe dans mon bureau dans de grosses et grandes voitures, elle y passe trop souvent, trop longtemps, dans un sens , dans l’autre. Elle insécurise le lieu par un excès de sécurité passive… on finit par se demander si on n’est pas en train de commettre un acte répréhensif par le simple fait d’exister dans un espace de liberté intellectuel. Ainsi parfois  à trente secondes d’intervalle, la municipale se fourvoie dans un sens, la nationale dans l’autre; ils sont cinq  à six,  presque aussi nombreux que les gens assis à ma table… L’autre soir, lors de leur Xième passage, la porte coulissante arrière du véhicule dont les fenêtres étaient occultées par de fins films noirs et opaques, était entrouverte sur quelques centimètres… une main gantée de cuir noir appartenant à un bras trop musclé pour être honnête en tenait le montant vertical, en attente d’une action qui n’arrive jamais … j’ai bien peur qu’il n’en soit que plus dangereux et con le soir où tout arrivera.

Poussant mon regard à l’opposé, une jeune femme, au rouge  à lèvre exponentiel, portait une robe fuseau longue, noire et moulante… je m’intéressai longuement à la moulure…

Place aux cons 25


Hier au soir il faisait chaud et lourd, avec un léger courant d’air… juste ce qu’il faut pour que les jupes se soulèvent légèrement. J’étais avec un ami qui me dit, assez brutalement:

« j’ai envie de soulever toutes les jupes des femmes… comme ça, avec le capot moite »

J’ai aimé cette image qui a priori était loin de toute forme de poésie, cependant à bien y regarder… elle est là la poésie, elle est là  la vérité. Soulever la jupe d’une femme, sentir le long de sa main qui tient la robe, la douceur de la peau au fur et  à mesure qu’on glisse le long de ses cuisses; les odeurs de peau, de début d’intimité, des effluves de peau de ventre, des phéromones, des parfums… Ah nom de Dieu que c’est bon! Le soir quand il fait chaud, la lumière rasante qui éclaire  parallèlement  au sol et qui décroupe les corps  à travers la blancheur des robes.. même mon chien aime… le capot moite, cette légère sudation de dessus de sexe, l’odeur particulière de cette légère sudation, unique, une émulsion de femme…Ah putain que c’est bon! rien que cela, rien que cette odeur que vous ne sentez pas mais que vous imaginez… C’est bon… ça se mérite d’être aussi con que moi, mais qu’est-ce que c’est bon….

Place aux cons 22


Aujourd’hui  j’ai douté… alors je me suis assis  à la terrasse d’un café, j’y ai bu un café et j’ai regardé le défilé des gens dans la rue, pendant une heure à peu près… j’ai observé comment les corps se déplaçaient; parfois lourdement, maladroitement… Certains n’avaient aucune hésitation, ils évoluaient rapidement dans cet espace linéaire qu’est la rue… toujours plus droite, toujours plus contrôlable… les seuls instants de courbe étaient les élans déhanchées des femmes  à fesses opulentes, je n’aimais pas ces grandes silhouettes anamorphosées par les obligations de notre époque… ces grandes filles aux cheveux longs longs, à la frange coupée droite, aux lunettes volées aux phares des voitures… elles ne sont  que la même; même leurs fesses sont plates. Il y avait aussi celles dont les volutes évoluées  et ascendantes ne pourraient se décrire  et s’expliquer qu’en ayant eu connaissance du canon de Vitruve. Elles marchaient légèrement équimembrées à contre-temps par la sphère de leur cul et la rotondité de leurs seins… j’aime leur opulence toute relative mais sécurisante. Quant  aux hommes, certains hommes… ils se grattaient les couilles une fois sur deux, les autres balançaient les bras en  déblatérant des mots coordonnés par leur accent tonique plus que par la sémantique de la langue qu’ils eussent été sensés être  à même  de parler…Il n’y a pas besoin de les reconnaître, les savoir existant peut suffire  à les ignorer. J’ai honte parfois de la fin de notre société, de sa pauvreté intellectuelle, de sa capacité  à  reconnaître la seule connerie de masse comme référence  à l’acceptation d’une idée… plus il y a de cons qui sont d’accord plus l’idée est bonne. Donc ces hommes qui ne peuvent s’empêcher de se toucher les organes génitaux, de crainte qu’ils ne soient tombés entre deux contacts, ces hommes aux deux cent mots de vocabulaire, aux phrases coordonnées par des conjonctions sonores éructées… ces hommes qui parfois sont accompagnées de femmes charmantes, simples, souriantes… Comment une femme peut-elle se contenter de si peu, de si mauvais ?  J’ai douté de la connerie féminine… j’en ai été convaincu au regard de certains couples… et si l’homme n’était qu’un animal de compagnie ? dans ce tram qui me ramenaient à mon domicile, je doutais encore… et puis elle elle est arrivée, titubante… droguée ou alcoolisée, ailleurs certainement et à temps plein, incapable de s’asseoir seule… je ne l’ai pas aidée, je l’ai juste regardée s’effondrer… froidement… Je doute encore.

Place aux cons 21


Ce serait trop facile de terminer sur un énorme con… un improbable, un  de ceux qui se reconnaît parce qu’il a tout osé… j’en ai un sous mes yeux, à deux mètres cinquante en train de regarder un film porno, avec ses deux écouteurs, son petit écran… internet et la sensation de l’espace privé… mais bon je n’en ai rien à faire, ce n’est qu’une fin de passage au camping, je ne vais pas lui en tenir rigueur… c’est un con final ou un con de suspension… je continue ma « place aux cons » ailleurs, autrement… je vous laisse celles que j’appelle de belles photos…. bande de cons…. je vous embrasse.

Place aux cons 20


Je me suis concerté avec mon chien qui me ressemble beaucoup, petit, vif, gueule après tous les cons et essaie en vain, ou presque,  de sauter tout ce qui bouge… j’ai refusé de le faire castrer, à coeur vaillant rien d’impossible… J’étais couché près de lui, je le regardais  plus qu’il ne me regardait… Il prit la parole en ces termes.

 » Si j’étais un homme fier et brave comme toi, intelligent, beau, charmant, dans la force de l’âge… je passerais beaucoup de temps à rire, rire soulage le ventre, éloigne la dépression et la maladie… je regarderais les femmes parce que lorsqu’on est un homme rien n’est mieux que de regarder les femmes, c’est encadrer du regard leur charme et leur beauté naturelle…. je visiterais leurs corps du regard, par le rêve, par mon corps… si j’avais le nez que j’ai, je sculpterais  leurs odeurs de corps jusqu’à en pleurer…. veux-tu que je te raconte comment sentent les femmes ? »

Il se mit  sur ses quatre pattes et commença cette description qui restera dans mes souvenirs.

« Sentir une femme avec l’odorat d’un chien, c’est connaître quand elle est émue, c’est connaître, les yeux fermés, du haut de son corps au bas, en connaître le goût sans l’avoir sur les lèvres, vivre son intimité en connaissant le déroulement de sa journée, pleurer avant qu’elle ne soit triste, oublier qu’on est un chien et se prendre pour un homme, regarder la porte derrière laquelle elle est nue, comprendre les vêtements qu’elle a portés… voir où elle a posé ses mains… sentir une femme… c’est bien avant l’aimer. »

Il se tut, n’hurla pas à la mort… il se coucha comme un chien, n’aboya pas comme un chien… « je sentirai ta mort me dit-il mais je ne dirai rien »…Je lui souris comme à un chien, passai ma main sur sa tête… Nous sommes tous les deux semblables… Nous aimons les femmes…. le soir tombait, le soleil refusa de se coucher… je sentis l’odeur d’une femme, assise face  à moi, qui croisait les jambes, oubliant que j’étais un homme, n’oubliant pas qu’elle était une femme jusqu’à l’odeur d’entre ses jambes, l’odeur d’outre-jambes…. accompagnant la couleur de ses cuisses… Mon  chien hurla à l’amour… un vol de gros cons passa…je tirais un coup… deux tombèrent lourdement.

Place aux cons 16


 Je vais interméder, juste poser mon regard sur les femmes m’entourant… Il y en a peu qui sont seules, souvent accompagnées ou de leurs maris ou de leurs enfants, parfois des deux… C’est à leur sourire lointain, leurs regards qui se posent, au hasard, sur des êtres environnants qu’on reconnaît celles qui ne sont pas là,plus là. Elles sont dans un état autre, autrement, le corps en éveil, les sens en regard, le regard posé à l’intérieur… elles s’ennuient, d’un ennui distancier qui les sépare corporellement de ceux qui les entoure… être femme parfois prédispose à la solitude.

 

Maintenant, intéressons-nous à l’actualité de ce monde… 

   La Norvège et SON extrémiste religieux chrétien… la connerie a souvent besoin de dogmes, un seul suffit me direz-vous à corrompre tout une humanité pendant plusieurs siècles… un bras armé, un cerveau certainement très équilibré et certain de ce qu’il allait faire et une bonne idée de base…le monothéisme par exemple, il serait intéressant de savoir combien d’être humains sont morts au nom de celui-ci, à un milliard près depuis deux mille ans et ce, toutes religions confondues… Qu’on ne vienne pas me dire qu’il est normal de croire que c’est ancré dans notre esprit… oui comme un virus informatique sur un disque dur et nous sommes les propres acteurs de notre non formatage et vas-y qu’on les envoie au catéchisme, qu’on les baptise, qu’on les communie, qu’on leur fait croire au simplisme édenien à l’américaine, au manichéisme…Je ne m’en plains pas, bien au contraire, c’est ce genre d’idée humaine qui permet l’aération globale de l’humanité, la place par le vide… sinon je crois qu’on aurait du mal à se tenir assis sur la plage… 

   La chanson et la prise de médicaments, comme si cette mort avait plus d’importance que celle de madame Georgette Leroux dans sa quatre-vingt-dix-huitième année… on aime bien les martyrs, ceux qui meurent à notre place… merci les dépressifs… on vous oubliera rapidement; exceptés quelques clones qui n’ont jamais su qui ils étaient… 

   Rouler à l’envers sur l’autoroute… du déjà vu.

   Mourir de faim en Somalie, ce n’est pas possible selon le gouvernement religieux en place, donc c’est vrai… 

   Passons à la suite, Tour de France, plus propre cette année, beaucoup plus propre parce que plus lent… ah ça c’est bien, je suis pour un tour de France encore plus propre: « immobile sur son vélo le champion Yaouf babouin, ne monta pas le col du patchoun, il resta les yeux ouverts face à la route… il allait s’endormir entouré de ses supporters qui ronflaient depuis longtemps sur le bord du doute. »Les cons sont là où ils méritent d’être, cela évite de les chercher trop longtemps.

  Les championnats du monde de natation en Chine… ils n’auraient jamais du mettre un pont passant au-dessus de la piscine, cela a fait dérailler le train… nager entre deux murs si ça ce n’est pas de la connerie… moi j’ai quitté l’eau il y a 460 millions d’années, je n’y suis pas près d’y retourner. 

   DSK… éjacudélateur précoce…,  Ferry et son ministre pédophile au Maroc… pourquoi le Maroc ?

 Quant à moi, je me sens agréablement entouré, de parfums, de corps angéliques, de bourrelets rubensoïdes, de regards glauques et incertains,de crânes rasés et tatoués, de sémantiques simiesques, de faciès porcins, d’enfants au nombre de chromosomes incertains… il n’y a pas d’extrémiste religieux, pas de train à grande vitesse, pas d’autoroute à contre-sens, pas de médicaments enchantés, que du temps à perdre, pas de monde à sauver, Je suis l’être le plus transparent qui soit… je suis Dieu en quelque sorte donc j’existe, je sais lire, écrire, parler, imaginer, je sens le parfum de la femme d’à côté… le paradis… le reste, les autres… je m’en fous… merci les cons.

 

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cynisme

Place aux cons 15


Samedi c’est jour de changement, cons qui partent, cons qui arrivent, bref renouvellement du stock… Je profite de cette accalmie pour réfléchir. Je pense sincèrement que la connerie se développe là où la masse humaine s’implante avec une seule idée porteuse, et cette masse ne favorise pas systématiquement le nombre  absolu mais plutôt l’émergence d’un flux porteur et ramificateur, une sorte de gaz qui se répandrait et qui contaminerait ceux qui se sentent appartenir au groupe. Le con naît là où il y a le nombre et la possibilité de transmission de l’information conne, mais à toute naissance multiple il faut un géniteur et un terrain fécond… la multitude sociale, le confinement des grandes messes (kermesses en breton si je ne m’abuse), les stades remplis ( un stade vide a cependant un gros potentiel) sont de très efficaces terrains féconds. Pour ce qui est des géniteurs, nous dirons toute personne dont le comportement ou les idées sont très simplement reproductibles  à l’infini jusqu’à la disparition du sens originel. Il faut de surcroît comprendre que cette genèse de la connerie s’implantera d’autant plus facilement qu’elle n’aura pas de résistance comportementale ou de défense propre  à la personnalité de l’incubé. Par exemple, un concert d’un grand chanteur connu favorise un clonage presque immédiat de la connerie, on se coiffe comme lui, on parle comme lui, on fredonne ses chansons… facile d’être con, il n’y a qu’à se laisser aller à nos instincts grégaires … ou alors le foot qui est une sorte de révélateur immédiat de la connerie territoriale: on chie sur la République mais on adore de manière régalienne l’équipe de foot de sa ville avec des joueurs à un neurone payés  comme mille personnes qui travaillent… le con mérite sa connerie ! (je viens de voir passer une jeune femme qui possédait non pas deux seins, mais deux sculptures mammaires, j’aimerai bien tenter un implant)…. Me direz-vous ce n’est pas une docte réflexion, certes j’en conviens, mais je remarque que  l’étude comportementale est intéressante… Mais où se situe la connerie ? qu’est-ce qui  permet de dire qu’untel est con ou ne l’est pas ?… Il s’agit presque d’un cas nouménal, au-delà de toute exploration phénoménale, elle appartient à  notre collectif humain comme la peau de la pomme… Il faut simplement qu’elle ne deviennent pas trop épaisse. La connerie ne se mesure pas, elle se constate et se comprend dans l’incapacité du con à réagir contre…  Le con ne sait pas qu’il est con, il faut lui faire remarquer, le con est dans l’acte  hyperfocal au quotidien, il fait comme les autres, va où vont les autres,  il se nourrit de ce que notre fait social produit comme déchets: la télévision commerciale, les sports de masse, la tatouage en série, la mode de la mode, le journalisme sportif, la peur et la haine des intellectuels qui redéfinissent des terrains vierges de toute connerie … bref ces actes qui vous plongent dans le paraître et qui vous éloigne de l’être… Le con vit en troupeau, il se tatoue seul désormais, se reconnaît à  son crâne rasé, ses ray-ban, sa grosse montre (comme si le temps avait une importance en vacances), sa femelle est presque pareille, des faux seins en plus parfois, ses gamins pires et en plus il se reproduit de manière presque clonesque…. Bref le con est de toutes les couleurs, de toutes les religions (je l’avais oublié celle-là). Je ne me sens pas supérieur, juste attentif et observateur… Je concentre les informations pour les futurs habitants de la Terre, il faut qu’ils sachent pourquoi nous allons disparaître.

Place aux cons 14


Depuis hier… j’en ai vu… des cons. Je vous les livre en vrac: un qui engueulait son fils de dix ans parce qu’à minuit moins le quart il se promenait tout seul dans le camping et qu’il le cherchait sans le trouver… pourquoi l’a-t-il laissé partir ?… mais ce n’est pas le père qui est en cause, c’est le fils… les deux peut-être, trop de tatouages pour le père, trop de similitudes avec le père pour le fils. Ce matin, le lot de « steppeuses » qui en marchant au pas, gueulait: »droite, droite, droite… » et elles souriaient ces connasses, pas étonnant que leurs maris n’arrivent pas à les faire jouir… ce sont des machines qu’il leur faut….ah ça fait du bien de le dire… Là en ce moment en face de moi, une famille, dont on eut dit qu’elle aurait été pied-noir si elle n’avait pas été aussi jeune… Ils valent cependant leur pesant d’olives, les femmes au fourneau avec leurs gros culs et les gamins en charge, les hommes sur la plage au foot, ils ne savent même pas que c’est marée haute et gras comme ils sont, il y en a bien un qui va nous péter une durite… mais revenons aux femmes. Elles sont en train de critiquer une autre vacancière du camping dont elles disent qu’elle est grosse comme une vache et qu’elle s’habille comme une pute… je vous assure que je ne tends pas l’oreille, c’est comme si elles me le criaient dans l’oreille… en parlant de grosse, je me demande si elles sont toutes enceintes ou si c’est le surplus d’huile d’olives, qu’elles mettent dans la ratatouille et dont elles évoquent la recette depuis maintenant quarante-cinq minutes,qui les arrondit  presque jusqu’à l’extrême. Elles ne sont pas d’accord sur les quantités de légumes, mais visiblement en harmonie quant à l’huile d’olives…Arrive le père de deux d’entre elles, un ventre digne d’un orang-outang, la ressemblance est frappante, et dans l’élocution et dans le faciès… peut-être les poils en moins…Madame lui dit: » on va vous faire ….  » et s’en suit le menu du déjeuner du midi qui me suffirait pour au moins deux journées complètes… et se précipite en direct et en courant le fils ado…. « t’as tout dépensé les cinq euros, les cinq euros en cinq minutes… ». La mère gueule, le père gueule, l’ado gueule… je souris…  

 Mais hier au soir c’était soirée disco, je ne vous ai pas raconté… ça dansait, ça buvait un peu, les ados s’embrassaient… justement il était peut-être vingt-trois heures, lui quinze ans arrive avec elle quinze ans, jolie, mignonne et certainement un peu ivre. Dans leur groupe, il y a un autre garçhomme, il a des vues sur la fillasse…et comme elle a bu, elle dit et fait n’importe quoi et surtout n’importe comment… elle finit par danser avec le second et ce garçhomme l’embrasse jusqu’aux amygdales… le premier arrive et commence à s’opposer au second… comme à la maison…: « c’est ma meuf!! » l’instinct de territorialité est puissant dès que les phéromones femelles se libèrent dans l’air… Des hommes, des vrais arrivent, séparent tout ce petit monde et elle repart comme si ne rien était avec le premier, son man… con mérite son féminin. J’ai beau regardé autour de moi, j’ai du mal à croiser un regard sur lequel je pourrais déposer ma compassion…Dormez bonne gens… je veille.

Place aux cons 10


Les courses… en vacances… c’est ce qu’il y a de pire, surtout quand le magasin est prévu pour deux mille et que nous sommes dix-huit mille de plus… alors nous rencontrons, tous nous l’avons vécu, quelques fréquentes personnes dont la capacité  à la connerie n’a pas nécessité la moindre minute d’apprentissage… Nous pouvons cerner une dizaine de cas, mais cela n’a rien d’exhaustif.

le premier: faire les courses en famille. Madame, monsieur et leurs trois enfants qui se font chier…. monsieur gueule car tout est trop cher, madame fait la gueule parce que monsieur gueule, les enfants font les cons parce qu’ils sont cons de manière innée et acquise… si monsieur était resté seul avec avec les trois enfants au camping, il aurait pu s’allonger au bord de la piscine et mater les petites jeunes, le gros dégueulasse…. les enfants se seraient noyés dans le meilleur des cas. Madame aurait été seule, libre se serait faite draguer par un type, sauter par ce même type sur la banquette arrière de sa voiture… elle serait rentrée au camping souriante, la culotte humide et très conciliante avec son mari castré….

le deuxième: celle qui se croit dans son bon droit. Elle se pointe avec sa poussette  pour jumeaux dans ce petit magasin où il faut faire la queue pour rentrer, dire pardon à chaque pas… elle gueule parce qu’on ne la laisse pas passer … elle…. qui sort ses enfants, qui s’en occupe… elle…. qu’on lui ligature les trompes….

le troisième:  le vieux retraité autochtone. Il gueule contre ces touristes trop nombreux qui  lui bloquent le passage de sa caisse favorite parce qu’elle est près de la sortie… Il n’a pas compris et ne comprendra jamais que s’ils n’étaient pas là, ces emmerdeurs de touristes, il y a longtemps que le magasin serait fermé et qu’il se ferait livrer par le secours populaire ou qu’il serait mort de faim, ce vieux.

le quatrième: le jeune, écolo, sans un sous, les yeux rouges, nu pieds. Il gueule quand on lui roule sur les pieds…. n’a qu’à être moins jeune, moins con… avec moins de pieds rouges.

le cinquième: le touriste étranger de pas loin mais qu’on ne comprend pas. Il est là pour deux mois et vient faire son stock de bière, sucre et huile pour sa friteuseunefois dit… comme il n’a jamais fait l’effort de s’intéresser au Français qui se parle dans son pays, il vient me faire chier pour que je lui traduise en franglais la promotion du pack de bouteilles de boisson fermentée… grâce à moi ce soir il boira du panaché sans alcool et ne refera pas un énième cochon rose à sa femme.

le sixième: la bourgeoise bordelaise locale. Sa famille occupe les lieux depuis la fin du dix-neuvième… elle gueule quand on la bouscule, bouscule quand on n’entend pas qu’elle gueule, gueule contre tout de toute manière…. la culbuterais bien dans le rayon poisson, histoire de la faire gueuler… même si la raie est flétrie.

le septième: le sportif qui pue. Il se pointe après deux heures de footing, cent kilomètres de vélo… il a été obligé de se pisser dessus pour tenir sa moyenne et il vient acheter sa barre de céréales à cinquante centimes… il est pressé et demande s’il peut vous passer devant s’il vous plaît… comme il pue, on dit oui… je dis non systématiquement à une sportive agréablement moulée dans son cycliste noir… surtout si elle sent.

le huitième: la femme voilée. J’en ai peu rencontrée sur les lieux de vacances…

le neuvième: la petite pétasse de seize ans gaulée comme une déesse mais conne comme le poulpe flasque exposé au rayon poissons. Elle rit, met le bordel dans les rayons, fait chier ses parents en exigeant le truc impossible qui de toutes façons n’est pas dans ce magasin… à des prédispositions pour se retrouver dans le premier, le deuxième ou le sixième cas… tout dépendant du lieu de naissance… quant à la raie, rien à dire…

le dixième: le centre pour adultes handicapés qui vient faire les courses pour les sociabiliser. Je n’ai rien contre, sauf quand la petite jeune femme intellectuellement amoindrie s’obstine  à remplir mon chariot avec des paquets de gâteaux et qu’il n’y a pas d’éducateur pour la prendre en charge… je l’ai refilée à la bourgeoise en lui disant qu’elle voulait lui parler… 

Il y a encore un onzième cas… Moi, qui prend plaisir à  rentrer au contact de la connerie humaine et qui provoque la connerie.

Ce soir karaoké au camping…

Place aux cons 9


J’étais là au loto du camping, deux heures durant. Qu’en dire ? Des familles, sur trois ou quatre générations parfois, qui bidouillaient leurs morceaux de carton… Ils gagnaient des T-shirts, des boites de plastique, des billets pour ailleurs mais pas trop loin et à chaque numéro tiré… ils criaient. L’animatrice faisait chiffrement référence à ses congénères d’Angers pour le 49, aux ensoleillés de Marseille quand c’était le 13, aux lointains des montagnes, 74,  et le cri suivait. Quand quelqu’un avait aligné cinq ou six numéros, il se déplaçait jusqu’au micro sous les applaudissements, avait le droit de dire son nom et gagnait … jusqu’au T-shirt orné du logo du camping. Çà c’était bien, édifiant mais bien… Le pire, c’est quand cette famille composée d’une mère et de trois mâles, dont un géniteur, s’est positionnée à côté de moi qui sirotait le mojito local. Donc trois matheux, des plus classiques par la taille de leurs boutons, la lourdeur de leur imagination et la transparence de leurs personnes, qui s’efforçaient, par de savants calculs, certainement tous plus précis et exacts les uns que les autres, de prévoir quel serait le nombre qui sortirait après celui d’avant… et alors me direz-vous, rien  de bien grave… oui vous dirai-je…. rien de plus grave, mais moins fort alors, discrètement… même si la mère dont l’angoisse pouvait être provoquée par le fait qu’aucun de ces deux fils ne lui ressemblait, tous deux étaient le portrait craché du père, lumineux idiot brillant. Oui, même si la mère possédait une rondeur de fesses et de seins qui malheureusement ne pouvaient en aucun cas faire disparaître de son visage la même lueur de bêtise extatique face à l’intelligence de calculatrice de ses deux fils, le mari ayant été rejeté de son corps dès la naissance du second enfant… ni faire disparaître ni faire oublier aussi.

Puis ce fut le tour de cette dame, enceinte d’un troisième enfant, bien qu’on eut pu la prendre pour la grand-mère des deux premiers qui l’accompagnaient, elle commandait quelques consommations. Pendant ce temps, ses descendants, laids et certainement idiots, se battaient. La fille âgée d’une dizaine d’années, déjà déguisée en …..asse, sainement vulgaire mais déjà trop grosse, traitait systématiquement son petit frère « d’enculé »… Lui, sans pour autant l’être, la harcelait de coup de poings. Il était blond, bien que tondu et était vêtu principalement d’un maillot de foot amplement publicité… il était aussi vulgaire qu’elle à l’occasion de certains mots orduriers, elle n’était pas que grosse et mal vêtue cependant… Ne pas aimer les enfants des autres. D’aucuns me diront que je suis bien prétentieux pour oser critiquer ainsi mon prochain, ma prochaine…. et alors ? lui opposerai-je, ce n’est pas moi qui ait créé le con et si tel était le cas, j’aurais fait pire, pas mieux. Je suis là, observant ce pair avec lequel je ne sens aucune complicité ni affinité nécessaires aux prémisses d’états fusionnels, il me saute aux yeux, et j’en frémis, de par son évidente connerie existentielle, son opulente épaisseur d’idiotie entourant une vie trop souvent absente, la bassesse de son regard face à la médiocrité des grandes messes, son silence angoissé quand il attend le prochain numéro…Bingo !

Place aux cons 5


Je viens… de noctambuler…. le crâne arraché, les yeux convulsés… encore des odeurs de sueur féminine dans mes narines…. bon …. où est le con me demanderez-vous ?… j’avoue ne pas trop savoir ni être trop convaincu. Cependant…j’ai eu quelques regards posés sur  ces hommes au polo coloré et au Saint Barth largement  écrit devant ou derrière, je ne sais plus… je me souviens des blondasses en ass qui les accompagnaient, leurs petits culs moulement serrés dans des jeans marqués…. les bouteilles d’alcool  dans leurs mains, leurs rires sans intelligence… de la pitié peut-être à cet instant. J’ai décidé de relire « Généalogie de la Morale » de Nietzsche, je ne sais si je le comprendrai plus ou mieux… mais il me semble nécessaire. J’ai toujours mal au crâne… encore ébahi par tant de rien. Je pense aux cons, dubitatif… en ai-je le droit ? Suis- je à la hauteur pour prétendre apposer  aux images de certains des titres de cons…. Oui sans aucun doute. Je repense, je n’arrête pas de repenser… parce que je n’arrive plus  à penser… Tiens je me sens très con…

Place aux cons 3


Ce jour , la place d’honneur sera offerte à un nième anonyme…. à tort certainement…. un de ceux qui commente, qui du loin de leur anonymat s’autorise à analyser, décrire, faire part de leur sentiment…. au nom de ceux qui savent à l’encontre de ceux qui ne savent pas… Je ne vais pas polémiquer sur l’accès au savoir, le déterminisme social qui vous mène à la connaissance, la nécessité vitale de l’Art pour la construction de la liberté au sein d’une société… Non ! là où je me sens obligé de continuer à écrire c’est parce que, justement on vient de me dire d’arrêter… et qu’en plus on me l’a dit poliment, en précisant de surcroît que ce qui était problématique ce n’était pas le fond mais la forme…. DONC ne pas écrire parce qu’on ne sait pas écrire….j’aimerais savoir comment on détermine le savoir écrire, le savoir savoir. Bref le problème à mon sens ce n’est pas qu’on me dise que je ne sais pas écrire, ce qui est fort probable, mais qu’un con puisse de nos jours conseiller d’arrêter d’exister dans un espace de liberté au nom de la forme et non pas du fond et où lui-même vient s’inscrire… on devrait alors conseiller ou systématiquement interdire à de nombreux chanteurs de se taire, de nombreux gros de ne pas faire de sport, de nombreux moches de ne pas convoiter le femme du voisin…. Moi j’aime les cons au point de leur décerner un espace d’expression et bravant toutes les fatouahs formalistes… je dis merci aux cons de me donner la force de continuer. Je continuerai à écrire pour que d’autres encore plus mauvais que moi ou mille fois meilleurs puissent profiter de l’espace de liberté présent…. quant aux cons, l’élevage est en plein développement…on devrait peut-être leur conseiller de ne pas se reproduire….

retour…


Après avoir su me taire pour être sur de n’avoir rien à dire, je reprends parole, parole silencieuse lourde et velouteuse. Je dis ne pas savoir où sont les mots que j’ai laissés en attente au fond de mon cerveau, il va donc m’être dur de vous dire, vous expliquer la lenteur de mon silence…. je m’en sens vide et obscur


Bander, bander… pour qui ? pour quoi ? j’ai laissé mon dernier spermatozoïde entre les dents d’une grosse blonde qui sentait le parfum des femmes de dessous les aisselles. Après qu’elle l’eut dégluti bruyamment, elle rota de façon belge et flamboyante… Il n’était cependant plus l’heure de croire que mon corps saurait leur parler. J’ai donc décidé, en mon âme et consciente de ne plus…. bander, bander… si ce n’est pour cette grosse bonde avide et vénale dont je payai le sein droit au prix de la fesse gauche…. Je fus seul, alors, à ne pas comprendre pourquoi la vie sentait si fort la fin !

lentement le dimanche…1


Quelques semaines que je ne dis mot, ni ne les écris… je vous protège, mais j’observe. Ce sera donc une chronique du dimanche pour les quelques temps qui viennent…

Ce sera par un vit de grenier que je débuterais. Régulièrement chaque année, au même instant de chaque moment, chaque village organise son vie de grenier. Tout le monde en profite pour étaler tout un passé, tout son passé. On y sent le vieux , on y voit des vieux qui reconnaissent souvent des morceaux de leur vies, vendus  tout au plus un euro… la vie de vieux ne vaut pas grand chose encore moins son passé. Il y a les collectionneurs fous qui, dès le matin, sautent sur l’exposant  en demandant toujours plus violemment: « vous avez du Claude François ? » Quand c’est un oui, ils jubilent et se jettent sur la galette de vinyle  en bavant. Si c’est un non, ils tournent le pas sans plus d’amabilité…. Il y a les collectionneurs de pièces, de bouts, de fins, de collections, de couleurs, de rideaux….. pas un seul pour collectionner les vies de greniers. On y trouve les gros cons qui, dès le matin, boivent des verres de rosé en mangeant des tartines de pâté  gras, en gueulant des histoires salaces, en parlant de la femme du voisin, en vendant des chinoiseries de l’année d’avant… ces chinoiseries, il y en a pour des millions. Tous ces jouets laids, ces vêtements sans âme, ces objets décoratifs qui ne peuvent rien décorer, tellement ils sont laids, à l’image de leur propriétaire. Les plus impressionnants sont les spécialistes qui trouvent la rondelle numéro 32 de la pompe à foutre numéro 69 et qui marchandent pour la payer 9 centimes au lieu de 10… et puis il y a ceux pour qui  ce qui a été vendu les nourrira dans la semaine et ceux qui s’habilleront pour l’année pour le prix d’un gros euro… Il y a ceux qui ne vendent rien… parce qu’ils n’ont pas de passé, juste un présent récent qui n’est même pas beau et qui ne sera jamais un passé…. Moi je collectionne les chaussures de putes  et j’en trouve…. c’est bien la vie de grenier

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