J1… petit con


… Vacances… pas d’horaires, pas de contraintes… Ce que je veux quand je le veux… si je le peux… j’ai donc commencé par me rendre à ma brocante hebdomadaire. Je vais, d’un pas lent et pesant, vers mon arrêt de tram qui se trouve en bas de mon immeuble, il fait chaud, très chaud… je suis bien, une légère sudation enveloppe mon épiderme, je me sens accordé à la chaleur. je m’assois pour attendre mon moyen de transport, je suis seul mais ne vais pas le rester longtemps, je les vois arriver sur le trottoir d’en face se dirigeant aussi vers le même arrêt que moi… Il s’agit d’un couple et de son enfant, il est gros, elle est grosse, leur gamin est gros… ce n’est pas leur masse qui va m’importuner, juste un certain comportement… Il y a un petit arbre à cet arrêt et un petit banc dessous, je m’y suis assis pour attendre cinq minutes, ce temps nécessaire pour que le tram arrive. Donc elle et il s’assoient, nous sommes trois assis mais comme leur corpulence est réelle l’éventuelle quatrième place n’est plus disponible… Le gamin veut s’asseoir, la mère lui dit non, le père aussi… cela suffit pour qu’il se mette à gueuler. Il y a des pleurs d’enfants qui ne gênent pas même si elles sont puissantes mais là c’est du jamais vu… des pleurs de castra avec la puissance de résonance d’un ampli  de guitare à lampes… Là, sous mes yeux, à cinquante centimètres de moi, ce petit con hurle à m’en crever les tympans… je vous assure c’est douloureux, démesuré, inadapté à la carcasse engraissée de ce monstre… il gueule de plus en plus fort en criant qu’il veut s’asseoir … Il ne reste plus que trois minutes… ce n’est déjà plus supportable. dans ma poche, hasard extrême un bonbon, un carambar au citron que je me gardais pour déguster tranquillement, j’aime les carambars au citron… je lui tends en lui disant: « Tiens arrête de pleurer… ». il me l’arrache des mains, en continuant de brailler, enlève le papier à moitié et l’engouffre d’un seul coup… ni merci, ni regard, il baffre tout en geignant. Je le regarde en espérant qu’il s’étouffe… même pas. il reste une minute… et la vue de la bouche ouverte alliée aux cris commence à m’exaspérer. Je me lève et luis dis de s’asseoir, je vois le tram qui arrive… il ne pourra en profiter qu’une dizaine de secondes… les parents n’ont rien dit, ni merci, ni autre chose… je le regarde, non il ne s’étouffera pas, il est résistant… ma paix avant tout.

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