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J15 … fin


TTTTTT…. je pars une semaine en Avignon pour approcher de près ce qui se fait de mieux dans la culture française et vous en profitez pour faire péter ou presque une raffinerie et critiquer à pleine bouche le monde du silence du commandant Cousteau… vous n’avez vraiment rien à foutre… la médiocrité est une des qualités les mieux partagées en ce bon pays… j’en sais quelque chose, j’étais en Avignon. Cela fera la quatrième fois et je ne suis toujours pas allé voir un spectacle… je vous vos venir… » oui… pourquoi il y va ? Qu’est-ce qu’il va y faire ? …  « justement rien, j’attends d’être happé par une voix dans la rue, un visage qui saura me convaincre de m’enfermer avec d’autres gens dans une salle étroite et chaude et un corps qui me prouvera que cela se passe ici et pas ailleurs…. mais non rien, que des voleurs de papiers , des affiches redondantes et laides… un peu comme au supermarché du coin et c’est à qui aura le meilleur prix… donc en attendant Godot,  je regarde la Comédie de la rue, les gens gras, suants et puants qui courent pour ne pas rater le spectacle Libération ou Télérama , celui dont la critique est éloquente… On dit en Avignon mais on devrait dire à Paris, chez « boboland » tant les voix sont audibles, les références éloquentes et les projets nombreux… Et puis il y a le IN et le OFF, cher IN, inaccessible, souvent merdeux au sens propre car  il ne reste plus que cela à conquérir: notre déliquescence substantielle merdeuse tant notre logorrhée  culturelle ressemble à celle d’un monde perdu s’interrogeant sur les raisons évidentes de sa mort prochaine… Dans culture , il y a ture, j’ai passé mon temps à vous regarder passer de droite  à gauche, de gauche à  droite, votre catalogue de la manufacture de l’intermittent sous le bras… en quête d’un rire, d’une larme, d’un texte… d’un acteur…. de quoi avez -vous donc besoin ? J’ai vu du vent glisser sous les jupes des femmes, raconter aux passants la couleur de leur ventres et l’odeur de leurs seins, j’ai vu des hanches rythmées heurter la pierre chaude des murs en s’éloignant de mon regard, j’ai vu vos corps échauffés se rapprocher des instants interdits durant lesquels mes yeux comprenaient celles que vous étiez… j’ai vu votre Comédie mesdames…

 

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