Il est huit heures , debout, je suis debout….penché vers l’après. Que dire , que faire, recommencer, appuyer, tendre mon bras…..une non-envie , une non érection…..dormir , encore dormir.
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la chute
Le jour qui précéda la veille du moment où je chus, je sus que je ne regarderais plus la lumière avec mes yeux , mais aussi avec mes mains. Je me rendis dans l’escalier d’une maison abandonnée, les yeux fermés….je roulai
inspirer
Rien de plus que cette tranquillité assourdissante du matin…..en attente de ce début de journée , je n’ai pas sommeillé. Je suis là , assis , pesant et pensant, sans air,assis à oublier. je ne me suis pas levé pour ne pas avoir à m’asseoir à nouveau , je ne me suis pas regardé pouir ne pas avoir à m’ignorer . Je n’ai pas dormi pour ne pas être enclin au rêve inassouvi.
se mouvoir dans un espace…
Un soir plus qu’un autre , j’ai eu envie de retrouver sa respiration. Celle que je sentais dans ma bouche , lorsque je l’embrassais. Un soir plus qu’un autre , j’ai eu envie de caresser ses fesses, ni parfaites , ni merveilleuses; simplement vraies et en odeur de femme….Seulement le temps était passé, partie avec celui-ci.
J’ai retourné mon objectif sur mes yeux et je me suis regardé
Comment dire ?
Comment dire ce ressenti du soir? Celui qui vous pousse à sortir pour sentir ce qui se comprend dehors. Comment expliquer ces instants passés à ne pas comprendre son passé, le regarder les yeux fermés. Comment ne pas savoir exprimer ce simple qui vous force à tituber dans un couloir…dans l’image qui vous hante. Comment et pourquoi ?
Qu’en est-il de ce moment présent qui ne se comprend qu’avec les yeux fermés, le regard tourné vers celui que je ne veux pas être.
C’était un soir sans plus d’espoir que les autres, le temps ne passait plus, les heures se collaient à mes yeux… J’eus aimé à cet instant ignorer pourquoi je respirai mieux.
tout faire pour ne pas se sentir tomber…
« Auprès de l’âme à l’heure où les corps sont couchés, c’est là que j’ai vu fleurir le regard des gens perdus. L
e vent s’est alors levé, ce sont ses yeux qu’en premier j’ai vus. Ils étaient là, affleurants, me regardant. C’est ainsi que j’ai compris qu’une seule nuit ne suffirait pas à l’aimer, moins encore une vie. C’est l’image de ses yeux cherchants qui m’est restée. Que pouvaient-ils comprendre ces aveugles déambulants ?
Une nuit, passant, j’ai su que toute ma vie était là… »
justement, parlons en !
Il fut un matin, ignorant ce que l’émotion me couterait en larmes et vides, je sortis, mon appareil à la main…juste pour sentir ce que la rue proposait de neuf et de violent à mon esprit vide de toute turbulence. Je respirai hasardeusement comme à l’accoutumé, cherchant du regard ce que je ne pouvais voir et comprendre. Je tombai , comme irradié, devant un tissu rouge posé sur un mur gris. Je pris une photo, j’inventai un nouveau mot….je soupirai.Tout cela ne pouvait remplacer l’éclair de ses yeux. je m’autodétruisis tout au bord d’un verre d’alcool improbablement buvable…même les mots me dégoutaient. je choisis un bruyant silence intérieur.
c’est ainsi
émotions anciennes qui remontent le plus souvent quand on ne les souhaite pas …..je hais ma mémoire
je m’enfuyais
Photographier ce jour, c’est d’abord avoir senti qu’il m’existait un chemin pour m’y conduire , je ne sais ce qu’il adviendra de moi , mais je veux être témoin de mon propre cheminement existentiel
ce sentiment

l'attente
photographier….
Réflexe quotidien comme ma respiration; capturer ce temps qui ne saurait se voir sans l’aide de l’objet…..Je photographie ma vie , elle est seule qui me reste. Présente et découverte à chaque moment, elle simplifie ma relation à l’infini du temps , elle me fait comprendre ce qui de l’état de l’être est indicible…..