Nous sommes à l’heure du soir, le moment vient de passer, je l’ai vu et touché. C’était un moment calme et long… je sentais les odeurs de mon corps trembler. C’était donc étrange, ce moment lent. J’ai cru en jouir… trembler cependant. Elle était une femme , sa poitrine satisfaisait mes yeux, son ventre appelait mon ventre…. elle passait dans ma vie, prête à me satisfaire, prêt à ce partage de temps et de sueur. Cependant rien n’était si évident, il m’a fallu oublier que cela appartenait au temps passé pour attendre ce qui allait venir…. contre un mur je saurai l’entendre.
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Éloge du verbe: footballer
verbe incompréhensible, même pour moi, se prononce « fou de beau laid » et se conjugue avec un bas long aux bouts d’épais chaussés…..ou enfermé dans un tas de, en gueulant animal ment….il n’y a pas plus menteur qu’un fou de beau laid à l’heure….le jeu a été inventé par les anglés, je savais bien que cela manquait de rondeurs… de loin, j’ai une préférence pour le foutre plus que pour le foot.
Eloge du verbe: rire
Exultation sonore d’un profond état de sensation incontrôlée….le rire est l’opprobre de l’homme… rire et dire, rire , c’est ne plus respirer, c’est étouffer….on peut et doit rire de tout, surtout de vous de préférence ….oui de toi, gentil connard, pauvre type édulcoré, gentille connasse à l’orgasme flétri ….je ris de vous….je me gausse, je pouffe….je ne sortirai pas de ma cage, n’insistez pas, je vous méprise rigolards et rigolardes….mais arr
êtez de me jeter des cailloux, je vais pleurer , vous me faites mal.
Éloge du verbe: aimer
Éloge du verbe: bander
Ne se dit pas ou peu, ne se montre pas sur la voie publique, ne prévient pas quand, ne prévient pas quand plus, n’est pas une nécessité dans la reproduction….sert seul aux plaisirs solitaires, à serrer aux plaisirs solidaires….état sanguin éteint sans dégât….verbe d’état sans repos, se conjugue à la voix ou à la bouche active non pas à la première personne rencontrée, mais à celle choisie….verbe ou verge….onze mille selon certains.
Éloge du verbe: aller
prendre plaisir!
Prendre plaisir à ce cri , lancé de par le souffle qu’elle retenait, lancé de son eau delà…femme je t’aime , étends -toi sur cet instant simple que tu sais respirer. Il est l’heure de l’homme bestial et bêtifié, son odeur monte à sa gorge qu’elle offre déployée…animale femelle….c’est au fond que tu te sais vivre, la bouche pleine de mon être, tu me regardes envoûtée, étonnée du goût que j’ai, apeurée de ce que tu ne m’as pas encore donné mais que tu sais qu’il te faudra donner pour te savoir…. quelque part chienne , autre part dominée et moi connard que je suis, bitard hormoné et mâle mené, je ne suis qu’à te pénétrer…. ma virginité est la force de mon esprit, je te renie outrancière, referme tes jambes, pince tes lèvres…..laisse moi te caresser entre les yeux, sur ta cervelle femelle… je t’en veux plus encore que tu ne saches me donner… cul et corps…. j’aurai de toi ce sourire qui saura me bouleverser. Adieu
nous nous sommes condamnés au sexe.
Nous sommes à la merci d’une de ces crises d’infidélité tragique qui pousse vos cuisses à s’écarter, nos sexes à se déplier et nos ventres à se laisser caresser…avouez-le ! Vous le savez vous les femmes qui parfois laissez vos regards lentement trainer dans le fond de mes yeux…vous le savez quand je pense… Vous le savez, vous les hommes, quand , par insistance lourde et troublant silence vous ne pouvez être qu’au près d’une et d’une seule pour qui vous laissez votre corps se déplacer…. salauds que vous êtes , garces que nous aimons…c’est ainsi qu’il en est depuis la nuit des temps. Muqueuses fragiles qui vous laissez frotter, lentement ou violemment, crise de plaisir erratique et inavouable….le corps, le cul, vivre amoral….j’orgasme de vous savoir interdits, tous …! l’enfer vous attend et je vous regarde y pénétrer….doucement. 
Eloge du verbe: émouvoir
Émouvoir ceux qui sont inertes en leur chaire… remuer du fond de mon corps l’attirante diversité de certains corps humains…émouvoir à en mourir. Émouvoir est un acte de don total fait par l’artiste malade de sa vie , condamné à véhiculer par ses sens ce que la massive humanité reproductrice ne sait….ni voir ni sentir. Émouvoir… foutez moi la paix , regardez et taisez vous, tremblez, pleurez et oubliez moi.![tt-31 [1280x768] tt-31 [1280x768]](https://robillardl.me/wp-content/uploads/2009/09/tt-31-1280x768.jpg?w=550)
Éloge du verbe: pouvoir
où l’on reparle de la police..
Vendredi soir, fêtes de Loire, Orléans….. autour d’une buvette, rires, musiques… rien de plus.Passent six policiers. Ils contrôlent rapidement, dans les règles du lard, un homme…. qui ????, je ne sais toujours pas.Intervention de plusieurs responsables…. je photographie les dialogues, les voix qui montent, les regards autorisés et autoritaires…. l’un d’eux n’est pas satisfait de mon droit d’assister à l’image d’un dérapage policier formaté…. un tout près sécuritaire vendu en fin de démocratie…. contrôle de ma carte d’identité: « si demain je trouve mon image dans la presse ou sur internet je dépose plainte…. »à titre privé m’a-t-il dit, je ne connais pas son nom , il était policier uniformisé anonymisé… moi c’est Robillard. Cependant, j’ai le respect de l’homme quel qu’il soit….. alors juste une oreille… Il a fait son travail de policier, j’ai complété et accompli mon oeuvre de con et de citoyen.
Éloge du verbe: sentir
Éloge du verbe: voir
Éloge du verbe: croire
croire…. verbe qui ne se conjugue qu’à la voix passive et amorphe, extérieuro dépendant de l’éducation dite religieuse. Croire est synonyme de ne pas penser, ne pas savoir, ne pas vouloir comprendre. C’est donc par un acte éducationnel que croire est implanté dans le cerveau des plus jeunes… croire est dangereux, il est pire que le virtuel de nos ordinateurs…. croire n’est même plus un verbe puisqu’il est créateur ex-nihilo… Croyez-moi…
Il est un temps du sommeil…
il est venu ce temps, lent et chaleureux, où je saurai m’endormir, apaisé et certain d’avoir vu et vécu. Ce sera le temps du sommeil, sommeil de mes sens, sommeil de mes yeux … fermés et aveugles….je ne serais plus, ils ne me seront plus….alors c’est dans le sommeil que j’existerai….L’Ailleurs ne sera qu’ici.
j’ai de violence… envie….
Je vous hais…. poltrons de peau de bite, cul de coing de cathodique, herpès libidinal de fond de frottis, fond de culotte de la semaine dernière et en hommage à Michaux ….groins de cochons , culs de juments, vos richesses gardez les toutes pour payer vos médicaments…..bref je m’en gratte l’urètre…. Comment vont vos enfants? ceux qui le soir venu, à la sortie des lycées fument de doux pétards qui les emmènent aux portes du septième sel. Comment vont vos maris adultérins? les couilles basses qui n’hésitent pas à sodomiser de jeunes femmes qu’ils ont grassement payées….et ils vous aiment cependant. Comment vont vos femmes, érotomanes le jour, pétomanes la nuit, ottomanes le temps passé…. Mais répondez, soyez courageux, osez avouer qui vous êtes….j’ai su être lâche pour vous…. Elle pleurait cet après-midi, cette pauvre fille de 40 kg, maigre à ne pas exister, elle pleurait rue de la République à Orléans lorsque le grand policier de son âge lui passait les menottes…..elle pleurait…..5 g de schit, 20 ans de chute….et lui l’homme de loi de bon aloi qui en pesait le double et qui ce soir peut être pour oublier s’oublierait dans un lit de pastis…. je vous hais, de ne pas m’avoir soutenu, je vous hais de ne pas m’avoir dit … je me déteste encore et toujours de cette absence que tous nous recherchons….je ne suis qu’un autre comme vous êtes.
une
L’homme est passé devant moi, sa jambe manquante, coupée d’un geste précis, chirurgical se dit-il. C’est donc maintenant un homme en moins, au morceau égaré… Qu’est-il arrivé à cette jambe autrefois excisée ? Ils est donc là maintenant, attentif, sur un seul et unique axe , perpendiculaire à la Terre… Il tient , les béquilles l’aidant…. Il tient mais ne bouge plus. Sa jambe unique s’est ancrée au sol, définitivement. Il le sait qu’il restera là, unijambiste à l’avenir terrien….Il verse juste une larme pour que ses racines prennent dans ce sol désormais lien.
orgue et asthme en ut
l’orgue d’une cathédrale et l’asthme d’un petit vieux ne vont pas ensemble. Cependant….. s’ils sont liés, attachés comme deux corps qui ne voudraient pas se quitter. L’orgue asthme, celui dont les tuyaux laissent passer un souffle rauque quelque peu essoufflé et sifflant, celui dont les jeux savamment orchestrés illumine la messe du dimanche matin, l’orgue-asthme est-il soluble dans la messe du dimanche matin…. L’orgueasthme est-il moins violent quand on règle ses comptes avec les dieux (un par messeur) chaque dimanche matin ? Et si mes soeurs de la sainte trinité se laissaient aller à un orgasme, une fois, ensemble, en choeur, un dimanche matin? Quel en serait le son, quel en serait l’accompagnateur? ce tuyau d’orgue en ut ?
Je ne suis qu’un petit vieux asthmatique, dont l’orgue chromatique et charismatique est définitivement sans air…un vieux , de grandes orgues, un orgue heureux, de l’air de rien, une soeur, ses seins et ses saints…. Je sors de la cathédrale, je n’ai plus rien à y faire…
là…
Je pornographe…
Elle serait vêtue d’un tailleur Chanel…. j’en ai alors le droit… la couchant ventre reposé sur la table sur laquelle j’écris, son cul levant…. Je remonte sa jupe jusqu’à la lecture de sa croupe, son sexe me parlant…. baissant ou écartant son doux vêtement, sous-jaccent….ils sont là, las,accueillants. Ma langue est décryptante de l’ourlet de son sexe, mon doigt intrigant se sentit resserré, elle dit, elle donne, elle veut… je suis en…. je n’ai toujours pas de sexe, il viendra là où elle se le demandera…. J’aurais alors été son doux et galant pornographe.
Je bruisse
Ma vie est faite de ces silences méconnus, ces regards attardés…. je suis un artiste mondialement déconnu, abrupt, silencieux ou presque. Je bruisse quelque peu certains soirs d’euphorie, glissant sur de soudains et sereins parquets dont les craquement boiseux vous rappellent qu’il est bon de poser les pieds à terre…. surtout si l’on ne sait pas s’envoler , alors qu’on le mériterait. Je bruisse certains matins , de gris colorés, au regard de ma vertu, passée, lointaine et incertaine. Je me tais les autres moments passants, ces instants pesants, cotonneux, angoissants sans croissant… ces silences de morts…. tous les morts crient en mourant…Voyez comme elle me regarde, je suis celui qui sait comment le silence s’extirpe de la bouche des vivants.
fatigue…
Je suis un homme fatigué, fatigué… juste bon à ne plus s’éparpiller, à regarder passer les souris anamorphosées, ménopausées…. des souris brèves, rasantes. Le temps m’a épuisé, trop bouleversé… je ne lui avais pourtant rien demandé, je voulais juste qu’il ait pu m’oublier, ne pas me révolter pour que je puisse me reposer…. et puis tout s’est passé et puis j’ai tout oublié…. Je me suis retrouvé l’oeil fermé, la barbe poussée, les rêves éteints…. absent du passé, inscrit à la rubrique des chiens crevés…. collé à mes présents, elle est arrivée , virtuelle, incorporelle, émotionnelle, bordelle…. son cul sur mon écran, ses seins dans mes rêves, sa voix …. là….m’endormir près de son sexe, m’endormir.
espace du travail 1
Jour 1 d’un métier que je pratique depuis une trentaine d’années, ce n’est pas nouveau… j’ai perdu cette inquiétude que j’avais autrefois, ne plus sentir ce petit stress au ventre, cet instant de latence où le doute s’installe et si je changeais de métier ? Ne plus rien changer, il est trop tard, juste accepter désormais que ma présence ait un sens pour certains… donner du sens au devenir pour d’autres…. trentième représentation d’une pièce en un acte vital et essoufflant. Mon rideau va s’ouvrir, ils vont me regarder, je vais leur apprendre à baisser les yeux…et si seulement c’était vrai… je retourne me coucher.
j’ai vu un…
J’ai vu un être humain, ce matin , à mon réveil, embrumé…. Il hésitait . L’endroit où il devait finir ne le satisfaisait pas, c’était si loin. Il prit son journal qu’il trempa
dans sa tasse de café…. ce que l’on nomme nouvelles avaient des relans d’humanité vieillissante, trempées dans le café elles étaient vomitives… c’est ce qu’il fit, il vomit… d’une couleur de monde pas fini. Il vomit sa solitude angoissante, son désir d’autre, sa peur du vent, les pluies sous lesquelles il s’était lavé de tout cela autrefois… Il était donc nu, méconnaissable…. que pourrait-on attendre de lui ?
s’écrire…. enfin je pense…
… je suis un être fini, aux limites physiques certaines…infini dans son émotionnel, chaotique, perturbé, définitivement troublé…. l’homme vidé de son assurance certaine. Je vis de couleur en noirceur subtile, de faille en relief émoussé, de vide en plein….éteint par mes yeux fermés. Je ne suis qu’un homme replié, ses yeux fixés sur d’infimes détails que d’aucun nommeraient improbables…. inexorablement j’approche de la fin.
vieillesse ? oui ? cane !
Là, seul attablé, accoudé, posé à cette table, le vieil homme aux yeux larmoyants s’est assis difficilement. Il a posé sa cane qui docilement marchait à ses côtés. Elle est là, le cou posé sur la petite planche de bois qui deviendra billot. il sort son vieux couteau au manche de corne élimé et tremblant, commence à l’égorger. la cane ne se débat pas, elle se sait mourir, elle se sait nourrir anciens et jeunes invités. Son dernier coin cancané dans un souffle rauque, elle s’éteint .Il la plume, couleur de sang sur le col, verre de rouge pour accompagner….magrets, foie, cuisses….carcasse, tout sera mangé. le vieil homme alors se relève, un paquet sous le bras, paquet de cane morcelée, festival de saveurs regrettées…. l’homme d’un pas hésitant, maladroit,s’enfuit, sa cane sous le bras.
carnets de vacances 42…. presque la fin
Eric…
Je lui ai dit…. Ce n’est pas facile… C’est un homme, un ami depuis peu, quelques années tout au plus…. un sensible, qui rougit peu, qui sait se taire , même s’il explose de mots, dans un français châtié, ampoulé… Un timide qui sait dire quand il le faut, quand il le sent. Un de ces hommes avare de gestes tendres envers un mâle et je le comprends… il est comme moi, interdit devant les femmes, étonné, parfois, de certaines âmes aux hanches orgiaques et aux yeux opaques. Il est de ses regards perdu à certains moments, explosé au firmament de certaines nuits
, présent, dedans…. proche du drame, comme seuls le savent, certains êtres…. par trop humains. Non, je ne lui ai pas dit, je vais lui dire…. connard, l’ami…
Explorateur de croupes
Aventurier des temps anciens, coureur des mères sans nom, vagabond des retards qui s’attardent…. Je suis l’explorateur de croupes, qu’on se le dise. Ondulation rythmée calibrée sur mon regard, c’est au son silencieux de ce mouvement éternel que l’homme y forge son destin…. repère nécessaire pour la conduire en son repaire…. la fesse exprime et domine le vague à l’âme résiduel de l’homme….Il n’est rien, obséquieux s’il se peut, talentueux s’il en fut… il s’attache, se tord à cette forme comme une nécessité exprimée….Je suis l’explorateur de croupes, mes rivages sont peuplés de monstres incertains tirés de rêves hébétés, de formes outrancières redondantes et lissées, de sphères implosantes en ma pauvre sensualité…. Je suis là assis sur mon rivage, débarquant d’un monde ancien et lointain, je suis là, seul…. les mains coupées.
liste de courses…
J’abuse journellement de ma solitude, suis un exacerbé du temps passé… avec moi…. Chaque moment que je vis en ma compagnie est un délice. Je m’aime à m’en dégoûter …. Trop de temps à élucubrationner des mots journaliers, je suis centre d’un monde qui m’appartient,Dieu plénipotentiaire, Narcisse en son nombril…. Tel Louis XIV, cousin lointain… Je danse donc je suis. Face à mon beau miroir, qu’autrefois la méchante reine m’avait volé, je regarde ma gueule, désabusé, j’ai cette tête de page blanche, vide, sans inspiration…. sans expiration, pourtant je suis un dieu …. un petit dieu… Ecce homo… Qu’ai-je fait de ma liste de course?









































