29-05-2010


Il eut été si facile d’avoir l’air d’un con devant mon bout de saucisson que j’aurais aimé me voir  face  à lui l’espace d’un instant…. mais j’en ai refusé l’image, comme je réfute le sens qu’on peut donner  à cette image… Je resterai stoïque et incertain.Le saucisson, amalgame de viande et de sang porcin… c’est bon. Le plus con n’est pas de manger du saucisson …. mais seul, face  à un saucisson, vous mesurez, l’espace d’un moment court, combien il doit être dur d’être moine en une abbaye cistercienne ….combien il doit être dur d’être prêcheur dans le désert, comme il doit être dur d’être femme dans certaines lointaines contrées montagneuses…. comme il est dur ce saucisson.

chroniques de la haine apaisée: 16


il avait beau se retourner dans son lit pour rechercher un sommeil qui s’éloignait de plus en plus au regard du jour qui se levait, il se leva donc, donc il se leva… Il était debout, face à sa fenêtre, le jour était  là, encore une fois…Il fit comme à son habitude, il alla se recoucher pour rechercher un sommeil qui ne pourrait plus venir, le jour étant là, sans soleil, plus grisé que gris. Une fois couché, il se retourna quelques fois, regarda la fenêtre, ferma les yeux, imagina une fenêtre puis les rouvrit…Encore debout, les yeux fermés, face à la fenêtre et puis le lit, encore une nuit… tout cela se répéta une éternité et puis une autre encore…. changer de sens pour se retourner pensa-t-il…

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