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chroniques de la haine apaisée: 18


Il s’était mis au soleil… pour suer, sentir son corps se liquéfier. Il s’était  mis au soleil de midi, celui qui perce la peau , l’enrougit par delà le muscle et la viande…. Il s’y était endormit. Le soleil chauffant plus qu’à son habitude… Il était entouré de ses herbes dites de Provence qu’il aimait tant  à sentir  au début de l’été: romarin , basilic…. le vent souffla fort malgré la limpidité du ciel bleu, si fort que fleurs et plantes, arrachées par le vent, recouvrirent son corps brûlant… mais il continuait de dormir sous ce soleil plus puissant que jamais. Les odeurs de son corps chauffant exaltées par la puissance odorifère des plantes qui, de par le vent et la sueur s’étaient accolées à la chair de l’homme qui, au soleil, s’était endormi… Il fut mort  à la nuit tombante en ce premier jour d’été, mort mais sentant bon… les jours passèrent d’une chaleur violente…. son corps rôtit. ON retrouva ses os, quelques uns rongés, d’autres avec un peu de viande que les fourmis avaient fini de récupérer…. c’est son chien qui avait beaucoup grossi.

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