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Ce n’était qu’un instant…


C’était un de ces soirs hasardeux où la neige peut tomber sans qu’on l’entendit, c’est un de ces soirs hasardeux où la lumière pue et peut s’attacher rayon après rayon aux flocons qui descendent catholiquement du ciel, en procession, froidement… c’est con comme çà la neige. Elle passa, il la regarda… il ne lui resta  à lui que les yeux printaniers de cette femme qu’elle dirigeait vers le sol, parce  qu’elle fuyait son passé. Alors elle marchait heure après heure dans la rue, ses yeux verts vers le bas, ses yeux bas vers le vert.Il la croisa encore en encore, en son esprit, pendant dix ou mille pas, puis il s’arrêta, juste avant de faire demi-tour , complètement j’insiste, et repartir dans le direction de cette femme qui avait ralenti le pas car elle savait qu’il l’avait vue… Elle sentit sa main d’homme qui lui prit non pas le bras, non pas la main, mais la nuque, la nuque comme une chaleur autour du cou… Il aurait pu l’étrangler, mais il ne le fit pas. Bien au contraire, il laissa sa main sentir la chaleur qui remontait du corps de cette femme. Elle remontait par le dos d’entre ses fesses et et venait se poser sous sa main. Ils restèrent ainsi quelques instants sous la neige conne… elle fondit autour d’eux. Ils se dirigèrent sans un mot dit vers un hôtel … L’homme parla juste pour demander une chambre, elle ne dit rien, le laissant faire. Quand ils furent enfermés, isolés du reste et du bruit, il commença à la déshabiller, juste pour voir la finesse de ses seins…. qu’il ne toucha pas. Il se dirigea vers elle, il aurait pu la violer. Il se contenta d’approcher ses lèvres auprès de la peau fine et parfumée, il ne l’embrassa pas, c’était sa chaleur qui l’intéressait. Il la sentit de haut en bas, de son intime à  son infime, de son corps à ses envies de femmes, de ses encore jusqu’à  ses désordres émotionnels… elle ne parla toujours pas, jouit simplement de sa nudité sereine et de la respiration chaude et enveloppante de cet homme… Puis il partit, il n’avait trompé personne et ne s’était pas trompé… l’odeur des femmes qu’il  volait et enfermait dans sa mémoire était sa manière d’abuser de leur corps….Il les sentait et elles toutes ne pouvaient s’empêcher la nuit venue de rêver orgasmiquement et organiquement de cet homme….Il n’était qu’un rêve, elles n’étaient plus que des femmes sans odeur…. Il mourut un soir rêvé par une femme.

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