Il a plu…


Le seul plaisir sexuel que nous ayons en commun , nous hommes et femmes, c’est la pénétration anale… si on la souhaite. Quel rapport avec Bruxelles me direz-vous ? aucun… si ce n’est peut être la présence de ces hommes et femmes, cravatés, tailleurisés, costumés, quatierdaffairisés…. qu’ils parlent français, anglais, flamand, suédois, allemand ou  je ne sais quoi encore…. ils ont tous un manche à balais dans le cul et ils ont échappé à l’imaginaire… ils gèrent leur quotidien au cours du temps boursier, de l’instant présent au moment inscrit, de là à ici…. ils sourient une fois la porte de leur bureau fermée… on croise leurs femmes en groupes de quelques unes, élégamment habillées, en train de visiter l’exposition, de s’exposer a ceux et celles qui les visitent… leur sexe parfois voluptueusement velouté s’imaginant de forts amants…Donc le manche à balais, lien fondateur de l’union européenne…. Je leur imagine la suite, leur suite.

Donc Bruxelles….


À tout bien regarder Bruxelles est très normale…Un centre historique ancien, très ancien, envahi par des hordes de touristes, des restaurants étrangers, des étrangers restaurant les touristes. Puis s’en vient des quartiers d’affaires et de commerce, à la norme européenne H et M, quelques reconstructions cubiques enverrées toutes plus laides les unes que les autres… et pour finir quelques vieux quartiers immigro-bobotisés, le vieux se mélangeant au jeune pour un futur incertain…et puis au-delà, comme ailleurs, comme des ronds dans l’eau, des couronnes qui s’éloignent en s’appauvrissant…. Donc Bruxelles.

J’ai discuté ce jour avec quelques vieilles personnes belges, quelques Belges personnifiés…. c’était bien, j’ai offert une bière, je n’ai pas fait de photos, j’ai pris le souvenir de ce qu’ils m’ont dit même si je n’ai pas tout compris, même si je n’ai pas voulu tout comprendre….

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Bruxelles…. seconde fois


Hier, tous travaillaient, les touristes touristaient, les Belges belgeaient… et on va béatifier Jean-Paul deux… L’espace de la lutte n’est pas encore restreint. Revenons à Bruxelles, je n’ai pas encore osé la frite, mais j’ai déjà tenté la bière… pas le temps de toutes les goûter, juste quelques-unes… Je n’ai pas vraiment compris ce qu’il y avait à faire à Bruxelles, une fois que vous avez vu la grande place, quelques musées sur la centaine qui existent, mangé un ou deux trucs…. Il reste l’observance stricte de la règle une de l’étranger en visite… observer! J’ai l’imité mon champ d’investigation à l’observation de la croupe bruxelloise et à la reconnaissance stricte  des caractères du  cul Wallon opposé à son coéquipier le cul Flamand… je n’ai pas fini, je dois affiner ce jour et je ne saurai dire en si peu de temps s’il y a sincèrement un si grande différence… fieu. Il est vrai qu’avec vingt % de la population qui est d’origine étrangère cela ne facilite pas mes déductions… mais j’agis scientifiquement et je retourne de ce pas étudier plus en avant ces arrières… Je suis prêt à tous les sacrifices pour faire avancer ma science inexacte… j’aime ma science inexacte… j’aime mon regard sur le monde à base d’hémicircularité  rotative de l’axe épinaire et vertébral de mon corps….si ça ce n’est pas scientifique

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Bruxelles… premier état


J’en reviens pas… que des touristes sur la grande place, des nuées de Japonais, qui certainement étaient là pour échapper à la radioactivité foudroyante de leur pays natal. Je vous explique, le TJ (Touriste Japonais) se déplace en groupe, vite et fuyant le soleil…. s’immobilise et écoute aussitôt les quelques mots qu’une guide, le plus souvent adorable, lâche rapidement…. pourquoi ? parce que le but avoué du TJ est de photographier, vous me direz avec un ton  narquois: « rien de nouveau sous le soleil levant » . Et bien justement si, je suis persuadé que si l’on réunissait en une seule image toutes les photos prises pas tous les TJ durant les cinq minutes que la guide leur a accordées…on pourrait redessiner avec exactitude les plans de la ville de Bruxelles…. Avant le TJ copiait en sachant qu’il le savait…. maintenant il ne le sait même plus, il s’agite frénétiquement derrière son appareil photo, jonglant avec l’image de sa femme et de nombreux détails architecturaux. Je ne serais pas étonné que la prochaine ville de Fukushima ressemble  à Bruxelles…. Quant aux autres touristes: les Espagnols se croient encore au temps de la conquête de la Flandre, les Français se reconnaissent  à leur façon de parler fort, peut être sont-ils du nord de la France?  Les autres sont nombreux, trop nombreux…. Quel bordel Bruxelles….

Bruxelles…. me voilà


Je pense sincèrement que Bruxelles ne m’attend pas, mais j’attends beaucoup de Bruxelles…. À 1H30 de Paris,  deux semaines du cercle polaire, à pieds ou en vélo…. six mois de Mars…. Là n’est pas le propos,mais quand même, j’admire les Belges, un an qu’ils n’ont pas de gouvernement, ils sont même rentrés dans le livre Guiness des records. Un an qu’ils s’auto- administrent…. Ça laisse rêveur tant d’autodiscipline et de civisme.

Je suis dans le hall de l’hôtel parce que ma chambre n’est pas encore prête, elle ne le sera que dans deux heures, il fait vingt degrés dehors et je pense qu’il y a déjà une couleur dans cette ville, la couleur du mur noir soutenu par des arches métalliques jaunes, la couleur orange du casque du motard qui vient de passer, la couleur transparente de  la robe  de cette jeune femme qui passe entre les rayons solaires et moi…. j’aime Bruxelles et son soleil insolent. Je vais tout à l’heure monter dans la chambre de cet hôtel décoré comme dans les années soixante ou septante, deux fauteuils bulle en plastique ornent l’intérieur de ce hall. On ne sait pas si c’est du vrai vieux ou si c’est du neuf à la mode….. je m’y sens bien et j’aime le décolleté de l’hôtesse d’accueil. Je ne vois que son décolleté puisqu’elle est derrière un immense comptoir de réception, un décolleté rehaussé par l’action mécanique d’un soutien gorge dont la haute technicité permet un rapprochement des deux seins vers l’avant, là où le client vient faire part de sa réservation… J’aime réserver avec ce goût d’indiscrétion. Un hôtel à l’américaine qui sentirait la frite. J’ai entendu parler flamand et j’en suis heureux…. tardivement, nuitamment, je parlerai aussi flamand, j’apprendrai les langues enbierrées,  je serai plus belge qu’il n’y paraîtra… je serai rose, Wallon, wallon rose, flamand noir…. J’aime Bruxelles du haut de mon hall d’hôtel, il fait chaud et ensoleillé dehors…. les femmes belges se sont déshabillées en flamand pour moi et j’aperçois certains vallons de certaines wallonnes qui mériteraient qu’on s’y cramponne….Bruxelles ce jour, 12h22….. 20,5°…..une certaine lourdeur dans l’ensemble de leurs hanches satisfait à émouvoir la relative platitude géographique de ce pays.

m’étant lavé de bonne heure….


Salut pourfendeurs de torts… le soleil m’a redonné goût à l’écriture, mon odeur de sueur m’a réveillé d’entre les morts…. Je vous conchie, mais je suis là. Amis terriennes, laissez vos maris se morfondre, rejoignez moi dans mon paradis terrestre, je vous promets ma présence surdimensionnée pour vous caresser les pieds. J’ai de nouveau l’envie de cette envie qui me pousse  à me brutaliser, m’étendre nu à vos pieds pour tout vous raconter. Je remonte cette pente du silence qui m’a fermé vos portes paradisiaques que vous n’ouvrez qu’a ceux qui savent vous raconter… je  reviens d’entre les morts et les corps entrelacés des femmes ébêtées se jettent à mes pieds… cessez ! cessez ! et écoutez moi… Coupez le courant qui alimente vos appareils sonorifères, étendez-vous légèrement vêtues… ne fuyez pas au-delà de mon regard car je ne pourrais vous y atteindre .

Cette première et dure émotion est celle d’une femme, vieille d’entre les vieilles, tordue parmi les bancales. Depuis de nombreuses années, matin comme soir, été comme hiver je la vois porter son même manteau qui maintenant est devenu sa peau, il est coloré dépassé d’un bleu lointain et oublié. Elle marche penchée vers sa gauche, son squelette durement déformé, elle marche cette pauvre vieille, elle marche car seule. Elle visite ce monde qu’elle connaît par coeur…. depuis sa naissance , il n’a pas changé et n’a jamais vu d’ailleurs… pourtant cet après-midi passé, sous un fort soleil d’avril qui n’aurait jamais dû être aussi chaud, aussi  lumière, aussi colère… Elle s’est arrêtée face à cette église, ouverte, les portes étaient ouvertes et elle m’a demandé lorsque je suis passé

« y’a pas d’enterrement aujourd’hui ? »

Bientôt lui répondis-je, bientôt

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