J-297… portrait 1


Il ne lui restait que la violence…Et c’est à lui qu’il s’en prit, sa présence l’importunait… Ce n’était pas tant la couleur de sa cravate, mais plutôt la qualité du tissu choisi qui s’alourdissait avec la maladroitesse d’un noeud à l’anglaise, alors qu’il était évident qu’une lavallière  de soie eût été du meilleur goût. Il lui arracha, celui-ci ne broncha pas…Il ne lui restait que sa violence qu’il déversa intellectuellement sur cette chemise blanche dont le col trop large, trop grand était désormais l’unique centre d’intérêt de sa pensée; il ne voyait que lui… un col baillant. Il tira, explosant la délicate couture des huit boutons de nacre propre à cette grande marque italienne… le fin coton de la chemise était maintenant déchiré à huit endroits… il termina sa destruction par l’écartèlement du tissu, refusant nonobstant la rotation des épaules qui eut permis de préserver l’intégrité cousue… la déchirure commença du haut du dos pour se terminer à la limite de la ceinture du pantalon… Il ne broncha toujours pas. Pour calmer sa velléité destructrice, il choisit de le mettre à nu… C’est délicatement et provocant qu’il lui retira son pantalon noir, puis un caleçon blanc absurde tant il était large… un anglo-saxon pensa-t-il. Désormais il était nu, il pouvait regarder son sexe circoncis, son torse glabre, ses testicules fraîchement rasés… Il ne lui restait plus que cette violence. Il se jeta sur le miroir, celui-ci se brisa sous la force de l’impact du corps nu, des centaines de morceaux pénétrèrent son corps, il saigna d’autant de gouttelettes de sang… Il gisait à terre, le seul vêtement qu’il portait était un bandeau de tissu autour de la tête. Les bras en croix, le sang rouge illuminant la blancheur de sa peau, il mourrait… il ne lui restait plus rien.

J-300 … de la rue… ah ?


Bain de foule, folie, de rue… tous ces corps, ces regards, qui se croisent. Tous ces neurones qui gèrent un potentiel électrique pour arriver à s’orienter, choisir, prendre conscience du temps… Ils sont là; ils, elles passent autour de moi, me dépassent, m’outrepassent… et qu’en est-il des femmes ? Ces hommes qui déambulent grossièrement, crachant à terre… éjaculateurs précoces (évacuateurs me dit le correcteur orthographique), rustres acculturés, je ne peux pas les excuser. Et qu’en est-il des femmes ? ces hommes qui passent, plus féminins que les femmes qui n’en n’ont pas les moyens, hauts perchés, le sac à la main ou gentiment porté au bras comme mes grands-mères tenaient leur cabas… mutation sociétale, émasculation hormonale…abus de molécules et on s’encule (on s’encuve me dit le correcteur orthographique) pour passer le temps… rien de grave , rien de nouveau. Et qu’en est-il des femmes ? Il y a celles qui passent , repassent aussi ou pas encore mais qui le feront. Il y a celles qui se cachent derrière des masques… de beauté, de vieillesse, d’ogresses mangeuses de queues… et alors si elles aiment, pourquoi tant de haine… on baise ? (le correcteur orthographique ne me dit rien). Échange de sperme sans compte en banque, mon cul ! oui  tout est consigné dans un sac en pseudo latex de la forme d’une bite (trop de chose me sont dites), c’est odieux cette contenance, c’est vulgaire cette obédience. L’Eros originel passait souvent au bordel pour voir leurs ailes… les anges déchues dont le sexe était un pli, un axe autour duquel les mots s’échangeaient et les ventres se nouaient… Et les femmes qu’en sera-t-il ?

Je n’ai pas pu m’empêcher de regarder les hanches de la jeune femme qui me coiffait…

mon royaume pour un cul…

J-323… phot…


Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ce midi j’entendais parler de troisième révolution industrielle, de fin du travail pour tous, de l’internet de l’énergie… on n’est pas si loin de cette fin tant espérée ? Pour l’instant les angles sont toujours droits, le vent froid l’hiver, les verticales le sont encore, les horizontales à perte de vue…  j’ai branché mon capteur solaire cette nuit pour me révolter.

%d blogueurs aiment cette page :