J-269… phot


 

Lentement, l’immédiateté des êtres qui nous occupent le regard

Rentre dans nos esprits, nous en sommes responsables pour une éternelle durée.

Alors nous absorbons leur lumière à nous en étreindre

Du feu, du feu de leurs yeux, de leurs regards

Ils naissent dans nos bouches

pour de longs moments de saveur.

J-279… phot


 

De l’inintéressant moment où vous regardez le temps passé

je ne me souviens que de cet instant enfumé et abreuvé

où les femmes moites aux cuisses entrelacées

laissaient échapper d’intelligentes odeurs de ventre lavée

alors je pense à la couleur des aiguilles courbées

de l’horloge cassée…. arrêtée…. hâtée….

qui m’indiquaient fragilement… l’heure stoppée

stupéfait…. autrement martelé

je regardais ma montre brisée

et je me tournais vers ses cuisses enveloppées

par la brume de mon temps voilé

juste pour les regarder….

ces femmes exhibées….

J-286… ahhh Bruxelles fin


Tout  a une fin… mais j’y reviendrai. Un Bruxellois m’a dit que cette ville était la seule au monde où toutes les nationalités étaient représentées, un autre que c’était le bordel depuis trop longtemps et qu’il fallait remettre un peu d’ordre, un dernier que Dieu avait créé Bruxelles puis le reste après… Bruxelles est une ville qui s’est arrêtée dans plusieurs dimensions, plusieurs espaces temps…. on y voyage des années 60 à maintenant…. Moi j’y ai croisé des gueules qui avaient l’air paumées , perdues dans leur propre ville qu’elles  n’avaient pas vue vieillir… Bruxelles est une vieille dame qui parfois sent fort sous les bras  mais dont le rouge à lèvres est toujours impeccablement écrit sur ses lèvres le matin.

J-288… ahhhh Bruxelles 4


J-290… ahhhh Bruxelles 2


Je dis merci…. à ce grand monsieur au sac à dos qui se reconnaîtra et qui prit trente minutes de son temps pour nous conduire dans son Bruxelles à la découverte de petits morceaux de murs méconnus. Merci à ce passant qui nous voyant hésitant n’hésita pas à s’arrêter et à nous expliquer où et comment aller jusqu’au bout de la rue. Merci à ces trois femmes dans cette boulangerie (le temps des tartines), surtout à la plus grande d’entre elles, blonde et belle,qui me fit goûter l’ancienne méthode… merci à ce bouquiniste qui prit le temps de m’expliquer la politique bruxelloise. Merci à tous ces automobilistes qui s’arrêtent pour laisser passer les piétons sans qu’il y ait besoin de feux et autre signalétique. Merci aux gens qui passent devant mon objectif et qui n’en font pas une pendule…. je demande officiellement l’asile émotionnel à la Belgique.

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