S’élever… monter… grimper… C’est glorieux la montagne, on s’approche du ciel, on tutoie dieu, dieux… eux… bref… Mais une fois qu’on y est on ne peut pas aller plus haut, alors on attend, on regarde le soleil, le ciel, la vallée en bas, l’herbe, les fleurs, les insectes… et là on se fait chier. Donc on redescend, mal aux jambes, chaleur, colle sous les bras, sac à dos qui tire et on boufferait bien de la marmotte pour qu’elles arrêtent de siffler quand on passe… c’est beau une montagne la nuit, on ne la voit plus. Bon ce soir, soir de calme, j’en ai croisé un, un de ceux qui marche les pieds écartés, le ventre en avant, le torse bombé, le crâne rasé…vous en connaissez un autour de vous. J’en ai croisé deux autres qui mangeaient une glace, le chien assis entre eux deux, elle avait pris une glace quatre boules, lui une seule… ils ne se sont pas adressés la parole, le chien n’a pas quitté sa maîtresse des yeux, le maître n’a pas quitté l’horizon des yeux…J’en ai croisé un tout seul qui écrivait des cartes postales, beaucoup de cartes postales… il devait aimer beaucoup. Ils étaient tous calmes, ordinaires, un soir de vacances normal… elle me manque…
Tutoyer « Dieu » ou l »es Dieux » ou les cimes et revenir à soi …