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J 26 …


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J15 … fin


TTTTTT…. je pars une semaine en Avignon pour approcher de près ce qui se fait de mieux dans la culture française et vous en profitez pour faire péter ou presque une raffinerie et critiquer à pleine bouche le monde du silence du commandant Cousteau… vous n’avez vraiment rien à foutre… la médiocrité est une des qualités les mieux partagées en ce bon pays… j’en sais quelque chose, j’étais en Avignon. Cela fera la quatrième fois et je ne suis toujours pas allé voir un spectacle… je vous vos venir… » oui… pourquoi il y va ? Qu’est-ce qu’il va y faire ? …  « justement rien, j’attends d’être happé par une voix dans la rue, un visage qui saura me convaincre de m’enfermer avec d’autres gens dans une salle étroite et chaude et un corps qui me prouvera que cela se passe ici et pas ailleurs…. mais non rien, que des voleurs de papiers , des affiches redondantes et laides… un peu comme au supermarché du coin et c’est à qui aura le meilleur prix… donc en attendant Godot,  je regarde la Comédie de la rue, les gens gras, suants et puants qui courent pour ne pas rater le spectacle Libération ou Télérama , celui dont la critique est éloquente… On dit en Avignon mais on devrait dire à Paris, chez « boboland » tant les voix sont audibles, les références éloquentes et les projets nombreux… Et puis il y a le IN et le OFF, cher IN, inaccessible, souvent merdeux au sens propre car  il ne reste plus que cela à conquérir: notre déliquescence substantielle merdeuse tant notre logorrhée  culturelle ressemble à celle d’un monde perdu s’interrogeant sur les raisons évidentes de sa mort prochaine… Dans culture , il y a ture, j’ai passé mon temps à vous regarder passer de droite  à gauche, de gauche à  droite, votre catalogue de la manufacture de l’intermittent sous le bras… en quête d’un rire, d’une larme, d’un texte… d’un acteur…. de quoi avez -vous donc besoin ? J’ai vu du vent glisser sous les jupes des femmes, raconter aux passants la couleur de leur ventres et l’odeur de leurs seins, j’ai vu des hanches rythmées heurter la pierre chaude des murs en s’éloignant de mon regard, j’ai vu vos corps échauffés se rapprocher des instants interdits durant lesquels mes yeux comprenaient celles que vous étiez… j’ai vu votre Comédie mesdames…

 

J5… tout va bien


Je roulais ce matin dans la voiture d’un  ami, à petite vitesse… nous discutions des véhicules, calmement, parlant des avantages du covoiturage et autres moyens collectifs de transport… un taxi de marque Dacia nous double sur la seconde voie…. on sourit, on se gausse, « ce n’est plus ce que c’était… » peu de temps après un autre taxi… Porsche Caïman… dubitatif, interrogatif… Une voiture de 150 000 euros peut-elle faire le taxi ? Pourquoi pas , mais quand sera-t-elle rentable ? ce n’est pas notre problème, on doit ignorer et s’en foutre. On finit par se garer dans un parking souterrain et là, sur une place handicapée une Audi R8, moteur V8, bref une voiture de course, basse…. on rigole, comment fait-il pour rentrer son fauteuil ? !l est cul de jatte pour pouvoir rentrer dans une voiture si basse…. Qu’est-ce que ça peut nous foutre, jaloux que nous sommes… les handicapés et les chauffeurs de taxi ont eux aussi le droit d’être de gros cons puants friqués roulant dans de grosses voitures… de quoi je me mêle ?

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J3… Rien


En ce troisième jour de vacances, je n’ai rien fait, strictement rien qui ne soit contraire à mon envie de ne rien faire… Essentiellement couché sur mon lit, à terre, sur mon canapé, accoudé à mon balcon, je n’ai pas fait l’effort de réfléchir, aucune idée ne m’est apparu à mon horizon cérébrale… J’ai juste bu de l’eau, regardé des livres, pas lu, pas regardé, dormi, rien écouté… Le luxe de l’intemporalité, pas de futur ni de passé, juste un présent chaud et moite qui m’a enveloppé durant ce jour passé… puis des photos, encore des femmes, encore un sexe…. un moment présent…

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J2… vide et plein


Vous connaissez mon vice… pardon mes vices.. mais surtout l’un deux et tel un Balzac ou un Flaubert aux pieds desquels je tente humblement et dessespéremment d’approcher, j’écris sur la nature et la condition humaine. En mon deuxième jour de vacances je me suis précipité vers le Loir et Cher pour vider quelques greniers merdeusement remplis… Il y faisait chaud, l’orage montait, les quelques femmes qui s’y trouvaient avaient le dessous de bras aigri par une sueur de saison collante… et odorante. je traînais donc dans des allées d’herbes sèches en quête d’un con pour ma collection ou d’un mot pour mon audition… ce fut donc le cas. J’avais aperçu une femme (nom de code Mireille) dont le caddie à roulettes tout terrain débordait de peluches petites et horriblement laides pour certaines… Quant à elle, elle était grosse, grasse, grise, le cheveux gras. Elle s’arrêta devant une dame qui vendait des peluches, encore me direz-vous.

« Ah celle-là je ne l’ai pas…

_vingt centimes…

_ Je la prends… C’est pour ma chatte, elle aime jouer avec elle en a plus de cinq cents…Mon mari n’est pas content, mais ma chatte si, c’est l’essentiel… »

Là , en un instant, j’ai une fulgurante imagière… Monsieur, aussi gras, gros et gris que madame, assis parmi cinq cents peluches sino-vietnamiennes avec l’envie certaine de tuer et le chat et sa femme… je lui pardonne d’avance.

Je continue mon périple et le fin du fin apparaît: une boulimique de fèves se remplit les poches… une collectionneuse de fèves, une chatte amoureuse des peluches… c’est juste le début de mes vacances.

J1… petit con


… Vacances… pas d’horaires, pas de contraintes… Ce que je veux quand je le veux… si je le peux… j’ai donc commencé par me rendre à ma brocante hebdomadaire. Je vais, d’un pas lent et pesant, vers mon arrêt de tram qui se trouve en bas de mon immeuble, il fait chaud, très chaud… je suis bien, une légère sudation enveloppe mon épiderme, je me sens accordé à la chaleur. je m’assois pour attendre mon moyen de transport, je suis seul mais ne vais pas le rester longtemps, je les vois arriver sur le trottoir d’en face se dirigeant aussi vers le même arrêt que moi… Il s’agit d’un couple et de son enfant, il est gros, elle est grosse, leur gamin est gros… ce n’est pas leur masse qui va m’importuner, juste un certain comportement… Il y a un petit arbre à cet arrêt et un petit banc dessous, je m’y suis assis pour attendre cinq minutes, ce temps nécessaire pour que le tram arrive. Donc elle et il s’assoient, nous sommes trois assis mais comme leur corpulence est réelle l’éventuelle quatrième place n’est plus disponible… Le gamin veut s’asseoir, la mère lui dit non, le père aussi… cela suffit pour qu’il se mette à gueuler. Il y a des pleurs d’enfants qui ne gênent pas même si elles sont puissantes mais là c’est du jamais vu… des pleurs de castra avec la puissance de résonance d’un ampli  de guitare à lampes… Là, sous mes yeux, à cinquante centimètres de moi, ce petit con hurle à m’en crever les tympans… je vous assure c’est douloureux, démesuré, inadapté à la carcasse engraissée de ce monstre… il gueule de plus en plus fort en criant qu’il veut s’asseoir … Il ne reste plus que trois minutes… ce n’est déjà plus supportable. dans ma poche, hasard extrême un bonbon, un carambar au citron que je me gardais pour déguster tranquillement, j’aime les carambars au citron… je lui tends en lui disant: « Tiens arrête de pleurer… ». il me l’arrache des mains, en continuant de brailler, enlève le papier à moitié et l’engouffre d’un seul coup… ni merci, ni regard, il baffre tout en geignant. Je le regarde en espérant qu’il s’étouffe… même pas. il reste une minute… et la vue de la bouche ouverte alliée aux cris commence à m’exaspérer. Je me lève et luis dis de s’asseoir, je vois le tram qui arrive… il ne pourra en profiter qu’une dizaine de secondes… les parents n’ont rien dit, ni merci, ni autre chose… je le regarde, non il ne s’étouffera pas, il est résistant… ma paix avant tout.

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