Je suis en train de regarder mon chien, couché sur un tapis, s’excitant au moindre passage de chat…J’écoute à la radio une jeune femme qui chante et qui aurait pu se taire, mais elle a raison de continuer. Je regarde mon chien qui me regarde en train d’écouter cette jeune femme à la radio… je me regarde dans le vide de ses yeux, totalement absent, imprésent, je continue cependant d’exister soignant mes blessures, celles que l’on se fait en se frottant contre les murs, les murs qui nous cloisonnent les uns les autres. Ces murs qui nous disent qui nous sommes et pourquoi nous en sommes là… je regarde encore mon chien, toujours couché… Le temps passe , c’est l’essentiel. Viens mon chien on va pisser contre les murs… on sait faire…
petit rien 2
Je n’ai plus rien à dire et il faut que j’en parle…
Petit rien 1
Je vais… non je ne vais pas si bien que cela, mais je vais de mieux en mieux.. je me sens et je le sens. Qui va morfler aujourd’hui ? Étant un peu retirer des affaires et du cynisme depuis quelques temps, j’avoue ignorer ce qu’il est bon d’avoir vu et ce qu’il est mauvais d’avoir osé été voir… Il y eut un film, avec une certaine Adèle, petite fille du PDG de pâté… pas Cochonou, c’est une marque roumaine d’après ce que j’ai entendu sur une télévison siglée en 6… donc j’étais heureux de savoir qu’on abordait l’amour homosexuel , la sexualité homosexuelle (après le mariage)… et Vlan! dans un numéro de Marianne ne me dit-on pas qu’il y avait des prothèses siliconées là où on pensait que c’était du vrai de vrai ?… et si cela avait été deux hommes ? personnellement j’aime le pâté, mais pas trop le saindoux et puis je n’ai pas été voir ce film, je ne devrais pas en parler… En parlant de musique… qui François Hollande aime-t-il en ce moment ? que ce bienheureux élu (le chanteur, pas le Président) puisse passer sur France Inter…et commette quelques musiques de film… Au bon vouloir… L’Art, où en est-il ? La FIAC est passée, je n’ai rien acheté… rien n’était dans les tons de mon salon. La littérature, le kilo de prix Goncourt a baissé paraît-il… Je suis mauvaise langue, il faut bien que les maisons d’édition vivent, que les galeries vendent, que les éditeurs de CD pressent et que les maisons de production de l’industrie cinématographique produisent… et qu’on en parle , qu’on en écrive dans la presse, que les tartineurs de tartines tartinent pour les buffets et réceptions et qu’on oublie tout…. jusqu’à la prochaine paire de fesses (siliconée ou pas)… c’est çà la Culture, un éternel recommencement où les émotions affleurent, les larmes coulent, les chairs se frôlent… non ce n’est plus cela… ce qui compte c’est qu’on en parle, quitte à dire ou faire des conneries, de grosses conneries… je vais filmer mon chien avec ma vieille caméra super 8, en noir et blanc…je vais le filmer en train d’essayer de se faire la chienne de la voisine… non… son chat, si je veux qu’on en parle… allez viens mon chien, il faut qu’on répète…
argentiques 4
Argentiques 3
Bête de Loire 2
bête de Loire 1
argentiques2
dp1
petit hommage
Hommage à la femme que j’aime… rien qu’un silence
Place aux cons 3 huit
La Rochelle, tongs, short et glace aux deux chocolats… je baigne dans un doux et délicieux liquide nommé eau… Ils sont tous autour de moi, ils crient, ils hurlent, ils sont passablement idiots… je n’ai pas besoin de leur demander, ils le font savoir… je suis seul au milieu de ma piscine, mon chien molossoïde nage autour de moi empêchant quiconque d’approcher. je suis seul au milieu de cette grouillant flaque touristique qui respire mon air… il va les mordre, ainsi soit-il.
De l’argentique
photos… quelques
Place aux cons 3 six ou sept
Arles… festival de la photo… pas trop de monde, pas trop de con…. Si ! cette parisienne, je pense, qui commentait à voix haute chacune des photos qu’elle voyait… et puis ce matin, dans le parc où je suis, une bande de post adolescents qui participent à un stage de théâtre, ce n’est pas tant le stage qui me pousse à … c’est leur facilité à rire en même temps de la même chose… un groupe soudé, ils se tiennent la main et fond des exercices de cohésion sociale… c’est bien… encore… on en a besoin. Il y a bien eu aussi le présentateur du tour de France qui disait aussi d’un coureur colombien qu’il avait eu une maladie qui ne s’attrape que là-bas… et aussi ce Japonais qui, sur 50 mètres a photographié une vingtaine de fois sa femme, en face de chaque porte, même celle de la banque… comment on dit con en Japonais.Tout va bien… je veille….
photos…
Place aux cons 3 six
Quelle chaleur… hier au soir, il faisait aussi chaud et la fois d’avant aussi… les femmes avaient le dos scintillant de petites gouttes de sueur… un instant d’érotisme comme tant d’autres. Mais ce n’est pas çà qui va apporter du con à mon moulin. Il fait tellement chaud qu’il doit avoir du mal à s’exprimer ou à sortir… Quoique… hier au soir j’étais à une dégustation de vins locaux, sommes toutes assez BCBG, quand se présente quasi comateux un punk à chiens avec son chien… le serveur, videur qui est à l’entrée lui demande gentiment de sortir (j’en témoigne) alors notre garçon se couche par terre… le videur plus que serveur le traîne dehors sur quelques mètres…Mouai, pas assez pour être con, il a eu le sourire et la parole aimable avant que l’autre se couche à terre… même son chien ne comprenait pas ce que son maître faisait par terre… et puis soulever un gaillard pareil eût été des plus difficiles… Peut être que c’est le mec qui passe la balayeuse tous les matins à 7heures en s’arrêtant sous ma fenêtre … et encore con parce qu’on travaille… c’est pas honnête, non ce ne pas être lui… À moins que ce ne soit la petite pouffe qui, dans ce bar de nuit, hurlait plus qu’elle ne parlait à son connard de copain ivre qui renversait son vin sur la table où moi même je me trouvais…il voulait coucher avec elle et elle ne voulait pas, ils étaient parisiens, je le sais parce qu’elle étalait sa vie en gueulant, suffisamment vulgaire pour être une vraie conne… malgré son splendide dos qui scintillait de sueur…
Ah vignon….
Place aux cons 3 cinq
C’est beau une culture la ville… pardon, c’est beau la culture… je baigne dedans du matin au soir et le soir je baigne dans le bonheur…. Ce matin j’ai du mal à trouver mon con… ils sont tous très cultivés, je vais faire un effort… j’ai beau regarder, observer… rien ne passe. Tout ce théâtre me tourne la tête… il y a aussi la petite serveuse qui me sert mon smoothie, elle a pas plus de vingt ans, un corps de déesse, mon spectacle c’est elle, du spectacle vivant, de la beauté à l’état pur…de la douceur, une voix un peu rocailleuse…. il est là mon con, c’est le gros qui parle au bout du fil de son Iphone, il est chef de théâtre, réalisateur, metteur en scène , acteur, mondialement connu…il parle fort, de plus en plus fort, il parle à ma petite serveuse rocailleuse vocale… il remue de plus en plus, on ne peut rien ignorer de ce qu’il pense, de ce qu’il est… je regarde ma petite serveuse, je pense à la femme que j’aime… je me sens tout con.
Place aux cons 3 quatre
Place aux cons 3 trois
Ah…. que c’est bon… là à côté de moi… avec son mouflet. Et bien non, ce n’est pas elle… c’est le gamin, la chose, le truc bio-organisé qui tourne tout autour de ma personne… je souris… juste avant le croc en jambe qui fera tomber ce petit con… c’est le genre de gamin qu’on ne peut que détester. Ce n’est pas à cause de sa laideur repoussante qui laisse à deviner qu’une fois adulte il ne pourra être qu’encore plus laid, ce n’est pas sa couche de gras obtenue à l’aide des sucreries qu’il ingurgite voracement, laissant apparaître en abondance une salive qu’il essuie lourdement sur son joli maillot de footballeur… pauvre enfant….Ce n’est pas le ton stridulant s’échappant de son gosier et mettant en évidence un retard de langage que seule de longues heures passées devant la télévision sont capables de donner… Ce n’est pas non plus l’absence évidente d’intelligence de sa mère, qui si elle savait analyser les signes précurseurs d’une connerie pré-adulte, se contenterait d’aimer son enfant sans sourire, sans ce sourire béat de la bêtise qui laisse comprendre combien la filiation génétique est parfois d’une évidence que tout chercheur scientifique ne saurait réfuter…Non, c’est ce couple formé par ces deux masses vivantes, ce couple mère enfant qui me fait comprendre, maintenant que j’ai atteint l’âge de la sagesse, que la sélection naturelle n’est plus à l’oeuvre depuis longtemps. Mais c’est bien, il faut que cela soit comme cela pour qu’une espèce comme la nôtre finisse par disparaître… Tiens, il est tombé, il hurle, je vais le relever, si j’y arrive… tiens mon petit gros, reprends un bonbon, goinfre toi… c’est bon de participer à la vie qui nous entoure…
bande d’exhibitionnistes…
Place aux cons 3 deux
Je pourrais vous parler du plaisir à observer certains suintements entre les seins des femmes dont les décolletés sont glorieux, profonds et présents…mais je l’ai déjà fait. Je pourrais vous décrire combien il est est envoûtant de voir ces croupes onduler sous ces jupes satinées alors que le vent plaque sur leur chair parfois ferme ,parfois flasque, le tissu léger et court… mais je l’ai déjà fait. Je me contenterai de rester fidèle à mon sujet, le con… lourd, pesant, glorieux, ignorant de l’être, précis cependant dans sa tâche à faire remarquer qu’il en est un. Le con ne saute pas aux yeux comme une étiquette de soldes à moins 75%, non, il se rencontre. J’étais parti dans un bar du centre de ma ville pour faire l’achat au rayon presse, du Monde, journal qu’il m’arrive de lire durant mes vacances saisonnières. Je le cherchais donc, lorsque je fus interpelé par des voix dont les corps correspondants étaient accoudés au comptoir de ce bar. Il était 18 heures, l’apéro avait du commencé quelques heures auparavant, cela se voyait à la couleur carminée, pourprée que l’épiderme du plus bavard d’entre eux avait pris au contact de la douzaine de pastis qu’il avait ingurgitée. Ils parlaient de géopolitique, d’Histoire, du monde et des environs… Mon rougeaud réagissait à l’insistance de l’un de ses condisciples à évoquer le mot Mozambique. Il prétendait que les Encas avait été les fondateurs dudit Mozambique… ils ne s’engueulaient pas, non, ils discouraient aimablement… Les Encas du Mozambique, tout le monde le sait bien… C’est beau une ville à l’apéro…
Place aux cons 3 un
TIens c’est l’été… que vais-je faire ? Hésitant entre un stage d’économie familiale à l’UMP, un symposium sur l’utilité du mensonge dans le socialisme au quotidien et un concours de pêche aux voix au FN, j’ai opté pour des vacances plus simples. Je vous raconterai ma semaine culturelle à Avignon, mon petit tour à La Rochelle, ma semaine de pêche à la ligne… et mes rencontres de cons en essayant même de les photographier s’ils le veulent bien, je ne leur demanderai pas leur avis s’ils sont brillants bien au delà de l’entendement. D’ailleurs ce matin… j’en ai déjà vu une. Je vous raconte… Comme à l’ordinaire, je chine, je fouille, je vide grenier, je lutte contre l’oubli de ces objets qui nous ont apporté de bons et loyaux plaisirs. Il était à peu près 11h00, une brave et bonasse trentenaire préquintalière vendait sa collection complète de romans arlequins, de sous-vêtements déjà portés, d’objets manufacturés au delà des mers orientales et qui ornaient certainement son armoire ikea… plus un vibromasseur qui trônait, en érection, à côté d’un soutien gorge à balconnets qui avait du lui remonter les seins au moins jusqu’au dessus du deuxième bourrelet… maintenant que le premier et le deuxième s’était rejoints, le soutien gorge n’avait plus lieu d’être, donc elle le vendait. Je pense qu’il en était de même pour le vibromasseur dont la pénétrante et vibrante tâche n’était plus de mise. Donc elle le vendait. Arrive une autre, acheteuse potentielle, qui, de sa conne innocence demande à quoi sert cet objet… silence de la première, questionnement à voix haute de la seconde qui se demande pourquoi des piles…. silence continu de la vendeuse , insistance de la première sur l’utilisation potentielle… et voilà que notre apprentie vendeuse se met à lui raconter qu’elle s’en est servie pour sa rééducation du périnée après son premier enfant… l’acheteuse se tait, retourne l’objet et soudainement elle comprend jusqu’où a pu se rendre notre glorieux manche vibrant…. elle le lâche promptement et s’enfuit plus qu’elle ne part… je suis à côté, je souris, je reprends goût à l’écriture….
Quelques photos pour emmerder le monde…
photos… le retour
De la photo…
Je ne suis pas le premier qui en parle et bien d’autres ont mieux et plus expliqué ce qu’elle n’était plus… Cependant, je m’y autorise. Il fut une époque où seuls certains savaient écrire, le Verbe initiateur de la création avait valeur de parole exacte… Il n’était nullement possible d’aller au-delà du sens rattaché à l’Histoire sans tomber dans l’erreur et la punition. Puis nous avons tous appris, ou presque, à lire et écrire. La sacralisation est passé à l’utilitaire, l’informatif… Combien d’horribles merdes littérantes sont chaque années pondues, qui sous renfort de médias communicants et arguants les présentent comme de merveilleux objets de littérature. Celle-ci est quasi décédée le jour où le nombre de mots aux racines grecques et latines, marqueurs de notre histoire, s’en est trouvé réduit sous couvert d’une dilution du savoir. Celui-ci se mérite au nombre d’années passées à ingérer le temps déroulé ; rares sont ceux qui sont encore aptes à le conserver. Je ne fais pas acte de réaction, je constate la mutation d’un état à un autre… Combien de livres commis par d’aucuns qui croient malheureusement que leurs expériences individuelles sont uniques, osent écrire à leurs sujets… Il fallut 1900 années pour que l’écrit se dilue telle une préparation homéopathique dans notre mémoire collective… C’est un fait, qu’en avons-nous fait ? de l’écrit à recycler… Il en fut de même pour la musique, qui en deux ou trois siècles s’est appauvrie tout en se diversifiant et se partageant… de l’orchestre au groupe, de la mélodie au rythme, du chant au slam… tous presque dissociés pour n’aboutir qu’au grand flux planétaire redondant qui ondulant obstrue irrémédiablement nos esprits, c’est mille fois par jour, et plus, que nous pouvons entendre des morceaux de musique qui se répètent et se recopient, sans sens précis, sans utilité réelle, un son qui dompte nos esprits… Qu’en est-il du silence perdu ? Puis ce fut le tout de l’image qui autrefois rare et sémantiquement chargée est maintenant plus nombreuse et irrémédiablement vide que les instants de réalité que nous vivons chaque jour. Nous peignions ce que nous voyions, puis nous avons peint ce que nous avons cru voir, ce que nous pensions… puis qui nous étions… puis nous avons choisi les images de notre présent qu’il fallait conserver et maintenant nous partageons en un seul flux des milliards d’instants tous plus uniques les uns que les autres…. tous n’est que bis repetitam ad libitum…Nous sommes partis de l’idée d’un dieu unique et créateur de notre multitude… Nous sommes en train de le construire…. chaotique comme à son origine…









































































































































































































