la relation au corps


     La relation au corps n’est pas toujours celle que l’on croit…il a beau être là , présent, troublant, impactant, odorant, ce ne peut être qu’un simple accompagnement des yeux dans sa déambulation quotidienne. Je l’avoue , j’aime  à regarder , souplement s’éloignant, les culs des femmes croisées. Mon regard est alors bercé par ces courbes ….là où la taille s’arrête et la hanche qui s’enfuit , mon oeil se pose pour mieux me sentircel-17-sur-85-1024x768…encore

Commencer à mourir…?


Pour cela , il faut se taire , regarder plus bas que l’horizon, par dessous les vagues humaines qui cherchent le sens du mot plus. Entendre le son des corps étourdis se caressant ce soir d’incertitude. Vivre, sans obscénité intellectuelle, son orgasme  présent et sincère. Regarder cette femme passée , étourdie , non oubliée mais chaude de par son sexe….savoir cette dépendance à  la douceur des corps féminins…N’être qu’un homme en manque de cette douceur offerte et maniplulée jusqu’à l’affect….n’être qu’un homme , toujours un homme, ce salaud , cette salope aimée.3a-31-sur-53-1600x1200

Commencer à mourir ….


     Pour apprendre  à commencer  à mourir, il faut d’abord se savoir né sans pour autant être nouveau, il faut aussi comprendre que rien n’est plus qu’un long silence interprété en solo, comprendre que savoir n’est pas voir, que voir n’est pas pouvoir de même. Il faut aussi avoir tenu longuement quelqu’un dans ses bras, aussi avoir regardé longuement quelqu’un au fond de  ses yeux, aussi avoir perdu son odeur , son son, son ombre….alors seulement vous pourrez commencer très lentement  à commencer  à mourir en regardant les autres vivre.3a-29-sur-53-1600x1200

petit voyage au centre de moi


Après avoir posé ce noyau dont la forme oblongue incommodait mon sens velouté de la courbe , je ne pensai plus. Mes yeux vides de sens et insensés s’arrêtèrent sur ces rondeurs féminines que le printemps me laissait à  observer .Je repris mon noyau , celui de mon centre ,que je localisai juste au-dessus de mon vide.Je repris vie en mon centre noyauté…m’accrochant alors à  mon nombril qui désignait approximativement le lieu confus de ma naissance. Ce ne fut qu’une petite douleur passagère.2a-26-sur-46-1600x1200

yeahhh….


j’ai pris plaisir  à écouter mon silence boiteux, dégustant un verre de vin rouge, à la main. Il m’arrive sereinement de me voir  chaotique , extatique, déambulant  à travers les espaces nécrologiques de ma vie passée, écouter  le son des orgasmes oubliés. Je ne suis qu’un homme aimant ces instants profondément emboités dans le corps féminin. J’ai ce besoin de pousser  à travers ses cris, ce moment où je vais m’écrouler tout en tenant son corps qui ne me laissera pas choir…j’aime en cette femme ce que je peux détester de masculin chez ces mâles inactifs….il éteignit la télé , la France venait de perdre par sa faute.uu

Il ne vous sera rien demandé


     Il ne vous sera rien demandé en échange de mon silence, il ne vous sera rien dit en échange de ma respiration cahotique. Je suis venu, j’ai vu vingt culs et je suis reparti les mains dans les poches…ainsi ma vie défila devant mes yeux , le soir où cette petite femme  disparut de mon espace. Un autre espace essouflé…..Il releva la tête qui venait de plonger dans son assiette de soupe, cinquante-trois secondes apnéotiques venaient de se passer, des filaments de céleris  innondaient sa face purpurine fièrement gagnée à la sueur de ses mains lors de ses masturbations  vieillissantes et essouflées.Il décida qu’il venait  d’arrêter et le tabac et l’alcool, surtout celui qu’il fabriquait dans sa cave, à  base de betteraves glanées sur le bord des chemins de traverses , les soirs des mois de novembre et décembre.Il ne savait plus de toutes façons quel sens il fallait donner  à sa vie … Il se dirigea vers sa fenêtre , l’ouvrit et se ly-80-sur-115vomit les yeux fermés, oublié.

la coiffeuse…


Le seul lien charnel qui me lie  à un acte sensuel est ce moment  où la coiffeuse me passe ses mains dans les cheveux…j’en ignore la raison même si j’en apprécie mes sensations. Ce n’est jamais la même coiffeuse, mais j’ai toujours l’impression que ce sont les mêmes mains…auxquelles j’aimerais m’abandonner…j’avoue cependant aimer plus l’été , lorsqu’elle, la coiffeuse , rafraichissement peu vêtue, jenny-14 s’approche de moi pour me coiffer ….c’est son parfum alors.

j’ai eu du mal à soulever


j’ai eu du mal  à soulever ce dernier verre…..j’ai encore le son de sa voix dans mes yeuximg447-1280x768

Ce soir,


Ce soir, il n’y aura rien de plus qu’un autre soir , qui lui  même sera le résultat d’un autre moment. Ils passèrent leur vie  à s’attendre, se croiser, se regarder, s’émouvoir, se surprendre, s’entendre, s’imaginer, s’espérer, s’oublier, se sentir, s’éloigner…sans jamais oser se toucher…pourquoi n’ont-ils pas tendu leurs mains ?df-1-sur-1-1024x768

J’ai eu envie…


J’ai eu envie d’elle , sans qu’elle le sache , sans qu’elle le sente. Tout a commencé par ses yeux brillants qui se sont posés sur moi. Je me suis senti heureux.Tout  a continué par ses longs instants amoureux, la tenant dans mes bras, la serrant dans mes yeux , la regardant de mon ventre. Tout s’est terminé en un instant, incompris mais senti….Ce soir, je n’ai pas pu m’empêcher de penser  à elle et alors j’ai failli frappé ce petit con  à grande bouche qui ne savait faire que du bruit pour étonner cette jeune femme. Le frapper non pas pour qu’il souffre mais qu’il se taise et me laisse penser en silence à  ce corps violent que je n’arrive pas à oublier.paris10-2008-21-sur-35-1600x1200

quelques moments , s’il en fut…


Quelques moments, s’il en fut, je pensais à ce passé passé , inutile et cependant subtil. Ce temps allourdi qui me suit  vulgairement , comme tout  à chacun, au demeurant. Quelques moments passants, à ne pas vouloir le souvenir des souvenirs. Je restai  là à regarder les voitures défiler dans la rue  en sens unique. Elles roulaient de ma gauche vers ma droite , s’emboutissant les unes dans  les autres, simplement parce qu’au bout j’avais construit un mur haut et épais pour ne pas qu’elles franchissent l’espace et le temps. Quelques moments, qui s’enfuirent, l’espace vidé tout comme mon sexe tombant…Je compris que peu de choses suffisaient  à tenirastro-9-1024x768 mon présent, sa présence et mon présent.

A peu près…


A peu près la fin , plus loin que le début. C’est à cette heure que je décidais comment savoir, toujours savoir! Puis je m’assis , attentif au pas martelé mais différencié des humains m’environnant. Il  y en eut un plus lourd , plus lent qui écrasa le sol  et s’y enfonça. J’aimais, en m’y opposant, sa légèreté presque spectrale. Elle était une femme.astro-57-1024x768

J’étais , autrefois , une autre histoire…


J’étais autrefois , dans ces moments où la vie ne vous montre pas son cul, autre et imberbe. Depuis j’ai vieilli, pas grossi, menti, assis, parti….Puis je suis revenu , plus barbu que je ne l’avais jamais été,mon visage  lunaire comme un soir sans lune , solaire  sans peur et sans approche…plus tactile de l’être , plus berceur d’âme que jamais…Oui une autre histoire que je me raconte là où je me suis assis pour l’attendre.v-80-sur-92-1280x768

tout faire pour ne pas se sentir tomber…


« Auprès de l’âme à l’heure où les corps sont couchés, c’est là que j’ai vu fleurir le regard des gens perdus. Lff (2 of 15)e vent s’est alors levé, ce sont ses yeux qu’en premier j’ai vus. Ils étaient là, affleurants, me regardant. C’est ainsi que j’ai compris qu’une seule nuit ne suffirait pas à l’aimer, moins encore une vie. C’est l’image de ses yeux cherchants qui m’est restée. Que pouvaient-ils comprendre ces aveugles déambulants ?
Une nuit, passant, j’ai su que toute ma vie était là… »

justement, parlons en !


Il fut un matin, ignorant ce que l’émotion me couterait en larmes et vides, je sortis, mon appareil  à la main…juste pour sentir ce que la rue proposait de neuf et de violent  à mon esprit vide de toute turbulence. Je respirai hasardeusement comme  à l’accoutumé, cherchant du regard ce que je ne pouvais  voir et comprendre. Je tombai , comme irradié, devant un tissu rouge posé sur un mur gris. Je pris une photo, j’inventai un nouveau mot….je soupirai.Tout cela ne pouvait remplacer l’éclair de ses yeux. je m’autodétruisis tout au bord d’un verre d’alcool improbablement buvable…même les mots me dégoutaient. je choisis un bruyant silence intérieur.2a (6 sur 46)