Stockholm….deux jours.


Stockholm….? Que dire ? On y marche, encore et encore, vite et revite….Quand on s’y arrête , il ne se passe rien de plus. Les gens y sont bruyants , le plus souvent au téléphone , ainsi ils ne sont jamais seuls, ni au restaurant , ni dans la rue, ils parlent haut et fort….Elles sont souvent splendides , mais pas un homme ne se retourne sur leurs passages, dans les restaurants personne ne les regarde…dans le rue personne n’ose croiser leur regard…. Moi, j’ai regardé leurs culs, comme un bon latin formé à la statuaire grecque, un homme de l’oeil soupesant…certaines s’en sont rendues compte…. sourires, rougissements, bavardages avec les copines, hôtel de police, prison…. nous sommes en terre protestante, on se tait sur ce genre de chose ou on porte plainte.

A 17h30, ils sont déjà à table , à vingt heures les rues sont désertes , à 22 h froid extérieur, quelques personnes marchent encore plus vite que le jour.

Dans les restaurants, ils sont en groupe… se serrent dans les bras quand ils se retrouvent, mais pas de baiser en publique, pas de tendresse exprimée… Elles sont belles, mais elles doivent s’emmerder…. les hommes qui ne sont pas gros sont effiminés….ou absents, loin, en communication à l’oreillette… blasés peut être ?

Bref, ville à base d’HetM, de téléphone portable, d’ordi portable… une de ces villes autiste, repliée sur elle même mais qui par son inertie réussit à faire parler le suédois aux émigrés nord-africains. Architecture droite , perpendiculaire, rectiligne, pas de baroque, pas d’erreur, tout est autorisé à condition qu’on ne le fasse pas trop savoir. Je vais continuer à marcher plus lentement que les autres, me retourner sur les jolies blondes….Je ne me20090420-_dsc2592sure qu’un mètre 69, c’est peut être pour cela que personne ne m’a vu!

19 avril, novotel de Roissy


stock-130 [1280x768]serie-6-58-1024x7681Il était l’heure du repas, six tables m’ont alors parlé. A ma gauche les japonais d’affaires en compagnie du jeune européen d’affaires… le plus jeune des japonais hochant la tête, acquiesçant, à chaque phrase anglicisée de son patron quinquagénaire. Une fonction adjointe comme un rémora.

Les deux espagnols ou autres faisant leur prière, juste avant de consommer leur mesclun de salade…. je n’avais pas invité machin dieu.

Les sportifs jeunes à gueule de premier de la classe, grands, trop grands….mais déjà finis.

Les deux petits vieux en route pour Miami, dansant sur leur Iphone, virtuels, cherchant je ne sais quelle route….

La famille américaine, la jeune bouche gourmande auscultant systématiquement le cul du serveur passant, la mère refaite, encore et encore…..liftée comme un jour de deuil.

les commerciaux néerlando-toulousain….ou l’anglais sans peine, moins l’accent.

Moi et encore moi, espérant toujours.

Elle est toujours


Elle est toujours  présente……ce moment passé  à ne pas comprendre. Je sus comment j’étais dans les yeux des femmes.carcasse-45

Et bien là maintenant…


Au moment  où  je tape rageusement sur les notes touchées de mon clavier , je  pense fiévreusement que la vie vaut le coup d’être vécue, encore et encore, du haut de mon palmier. J’aime  à me savoir attendri par certains sourires, certaines couleurs , certains moments dont je ne peux connaître encore l’exitence… Elle prit délicatement ses yeux d’hommes dans ses mains de femme, lui caressa fortement les cheveux et se donna  à lui sans oublier qu’elle était elle aussi une femme….il plut ce jour là, tous deux furent mouillés plus qu’il n’était souhaitable; les yeux se fermèrent.bbg-38-1280x768

j’avoue…


Hier, pendant une seule seconde , je n’ai plus eu envie de vivre.bbg-17

ad libitum


Ma main ne caressant pas son sein, mes yeux frôlant ses courbes, mon regard enfuit en son intime ….je respire. Elle n’est  à ce moment qu’un corps et j’en sors…je suis là anorexique de douceur, boulimique de son odeur…je plonge. Je ne m’intéresse plus  à autre chose que la pleine inspiration de mon élan hormonal, en apnée , les bars écartés et les bras éclatés, je plonge sans angoisse au fond de mon vide, seul  à dormir, l’érection oubliée.cel-80-sur-85

la relation au corps


     La relation au corps n’est pas toujours celle que l’on croit…il a beau être là , présent, troublant, impactant, odorant, ce ne peut être qu’un simple accompagnement des yeux dans sa déambulation quotidienne. Je l’avoue , j’aime  à regarder , souplement s’éloignant, les culs des femmes croisées. Mon regard est alors bercé par ces courbes ….là où la taille s’arrête et la hanche qui s’enfuit , mon oeil se pose pour mieux me sentircel-17-sur-85-1024x768…encore

Commencer à mourir…?


Pour cela , il faut se taire , regarder plus bas que l’horizon, par dessous les vagues humaines qui cherchent le sens du mot plus. Entendre le son des corps étourdis se caressant ce soir d’incertitude. Vivre, sans obscénité intellectuelle, son orgasme  présent et sincère. Regarder cette femme passée , étourdie , non oubliée mais chaude de par son sexe….savoir cette dépendance à  la douceur des corps féminins…N’être qu’un homme en manque de cette douceur offerte et maniplulée jusqu’à l’affect….n’être qu’un homme , toujours un homme, ce salaud , cette salope aimée.3a-31-sur-53-1600x1200

Commencer à mourir ….


     Pour apprendre  à commencer  à mourir, il faut d’abord se savoir né sans pour autant être nouveau, il faut aussi comprendre que rien n’est plus qu’un long silence interprété en solo, comprendre que savoir n’est pas voir, que voir n’est pas pouvoir de même. Il faut aussi avoir tenu longuement quelqu’un dans ses bras, aussi avoir regardé longuement quelqu’un au fond de  ses yeux, aussi avoir perdu son odeur , son son, son ombre….alors seulement vous pourrez commencer très lentement  à commencer  à mourir en regardant les autres vivre.3a-29-sur-53-1600x1200

petit voyage au centre de moi


Après avoir posé ce noyau dont la forme oblongue incommodait mon sens velouté de la courbe , je ne pensai plus. Mes yeux vides de sens et insensés s’arrêtèrent sur ces rondeurs féminines que le printemps me laissait à  observer .Je repris mon noyau , celui de mon centre ,que je localisai juste au-dessus de mon vide.Je repris vie en mon centre noyauté…m’accrochant alors à  mon nombril qui désignait approximativement le lieu confus de ma naissance. Ce ne fut qu’une petite douleur passagère.2a-26-sur-46-1600x1200

yeahhh….


j’ai pris plaisir  à écouter mon silence boiteux, dégustant un verre de vin rouge, à la main. Il m’arrive sereinement de me voir  chaotique , extatique, déambulant  à travers les espaces nécrologiques de ma vie passée, écouter  le son des orgasmes oubliés. Je ne suis qu’un homme aimant ces instants profondément emboités dans le corps féminin. J’ai ce besoin de pousser  à travers ses cris, ce moment où je vais m’écrouler tout en tenant son corps qui ne me laissera pas choir…j’aime en cette femme ce que je peux détester de masculin chez ces mâles inactifs….il éteignit la télé , la France venait de perdre par sa faute.uu

Il ne vous sera rien demandé


     Il ne vous sera rien demandé en échange de mon silence, il ne vous sera rien dit en échange de ma respiration cahotique. Je suis venu, j’ai vu vingt culs et je suis reparti les mains dans les poches…ainsi ma vie défila devant mes yeux , le soir où cette petite femme  disparut de mon espace. Un autre espace essouflé…..Il releva la tête qui venait de plonger dans son assiette de soupe, cinquante-trois secondes apnéotiques venaient de se passer, des filaments de céleris  innondaient sa face purpurine fièrement gagnée à la sueur de ses mains lors de ses masturbations  vieillissantes et essouflées.Il décida qu’il venait  d’arrêter et le tabac et l’alcool, surtout celui qu’il fabriquait dans sa cave, à  base de betteraves glanées sur le bord des chemins de traverses , les soirs des mois de novembre et décembre.Il ne savait plus de toutes façons quel sens il fallait donner  à sa vie … Il se dirigea vers sa fenêtre , l’ouvrit et se ly-80-sur-115vomit les yeux fermés, oublié.

la coiffeuse…


Le seul lien charnel qui me lie  à un acte sensuel est ce moment  où la coiffeuse me passe ses mains dans les cheveux…j’en ignore la raison même si j’en apprécie mes sensations. Ce n’est jamais la même coiffeuse, mais j’ai toujours l’impression que ce sont les mêmes mains…auxquelles j’aimerais m’abandonner…j’avoue cependant aimer plus l’été , lorsqu’elle, la coiffeuse , rafraichissement peu vêtue, jenny-14 s’approche de moi pour me coiffer ….c’est son parfum alors.

j’ai eu du mal à soulever


j’ai eu du mal  à soulever ce dernier verre…..j’ai encore le son de sa voix dans mes yeuximg447-1280x768

Ce soir,


Ce soir, il n’y aura rien de plus qu’un autre soir , qui lui  même sera le résultat d’un autre moment. Ils passèrent leur vie  à s’attendre, se croiser, se regarder, s’émouvoir, se surprendre, s’entendre, s’imaginer, s’espérer, s’oublier, se sentir, s’éloigner…sans jamais oser se toucher…pourquoi n’ont-ils pas tendu leurs mains ?df-1-sur-1-1024x768

J’ai eu envie…


J’ai eu envie d’elle , sans qu’elle le sache , sans qu’elle le sente. Tout a commencé par ses yeux brillants qui se sont posés sur moi. Je me suis senti heureux.Tout  a continué par ses longs instants amoureux, la tenant dans mes bras, la serrant dans mes yeux , la regardant de mon ventre. Tout s’est terminé en un instant, incompris mais senti….Ce soir, je n’ai pas pu m’empêcher de penser  à elle et alors j’ai failli frappé ce petit con  à grande bouche qui ne savait faire que du bruit pour étonner cette jeune femme. Le frapper non pas pour qu’il souffre mais qu’il se taise et me laisse penser en silence à  ce corps violent que je n’arrive pas à oublier.paris10-2008-21-sur-35-1600x1200

quelques moments , s’il en fut…


Quelques moments, s’il en fut, je pensais à ce passé passé , inutile et cependant subtil. Ce temps allourdi qui me suit  vulgairement , comme tout  à chacun, au demeurant. Quelques moments passants, à ne pas vouloir le souvenir des souvenirs. Je restai  là à regarder les voitures défiler dans la rue  en sens unique. Elles roulaient de ma gauche vers ma droite , s’emboutissant les unes dans  les autres, simplement parce qu’au bout j’avais construit un mur haut et épais pour ne pas qu’elles franchissent l’espace et le temps. Quelques moments, qui s’enfuirent, l’espace vidé tout comme mon sexe tombant…Je compris que peu de choses suffisaient  à tenirastro-9-1024x768 mon présent, sa présence et mon présent.

A peu près…


A peu près la fin , plus loin que le début. C’est à cette heure que je décidais comment savoir, toujours savoir! Puis je m’assis , attentif au pas martelé mais différencié des humains m’environnant. Il  y en eut un plus lourd , plus lent qui écrasa le sol  et s’y enfonça. J’aimais, en m’y opposant, sa légèreté presque spectrale. Elle était une femme.astro-57-1024x768

J’étais , autrefois , une autre histoire…


J’étais autrefois , dans ces moments où la vie ne vous montre pas son cul, autre et imberbe. Depuis j’ai vieilli, pas grossi, menti, assis, parti….Puis je suis revenu , plus barbu que je ne l’avais jamais été,mon visage  lunaire comme un soir sans lune , solaire  sans peur et sans approche…plus tactile de l’être , plus berceur d’âme que jamais…Oui une autre histoire que je me raconte là où je me suis assis pour l’attendre.v-80-sur-92-1280x768

Je me suis interrompu …


Je me suis interrompu pendant une seconde , juste le temps de comprendre quelle valeur donner à ce temps …J’ai compris que cela passait par le corps des femmes. dans le corps des femmes , j’oublie le temps.expo-15

verre de vin rouge…


Verre de vin rouge que je viens de vider sans trembler, je te remplis  à nouveau sans frémir, ni penser , putain de pinard qui me rajoute du lard (juste pour la rime en art) je te bois sans t’aimer. Laisse-moi à  me laisser rêver durant ces instants oubliés… Je ne souffre plus, je suis ectoplasme au rayon des serpillères…la vie en rouge , c’est comme mon nez coincé entre ses jambes.paris-58-sur-167-1280x768

Si vous saviez….


Comment ne pas savoir me direz-vous ? Ne pas voir, ne pas se voir , ne pas s’avoir , ne rien savoir, ne plus l’avoir….Cependant la vie est belle, vaste entreprise de recyclage de la matière organique …pourquoi l’Homme  a-t-il ce regard apitoyé sur sa propre disparition?

Et puis j’ai éteint la télé, j’ai img153-1280x768 refusé de participer  à l’internationale sous-communicante, j’ai préféré regardé mon chien mourrir droit dans les yeux…

Là, maintenant…


là, maintenant , j’aimerais arrêter mon temps pour me plonger dans une tendresse qui fuit , qui me fuit. Là maintenant, j’aimerais retrouver ses yeux , ces yeux…sa main tenir maintenant.paris-54-sur-167-1280x768

J’ai pris le risque…


J’ai pris ce risque de la voir plus qu’une autre , j’ai pris le risque de ne pas savoir lui interdire et alors je me suis vu nu. Elle ne pourra pas m’en vouloir de l’avoir choisie ne serait-ce qu’un centième de seconde, de l’avoir élue plus belle qu’une autre , plus présente parmi la foule. Je prends ce risque de la montrer parce  que photographe je suis et photographe je mourrai…Ce n’était qu’un champagne  à petites bulles avec des notes d’amandes.roch-103-sur-328-1280x768

la tête dans le cul


je l’avoue, il y a bien quelques culs dans lesquels j’aimerai glisser ma tête….ce n’est même pas un fantasme , juste une fausse idée saugrenue…. Je viens de le penser en ouvrant la boite de paracétamol qui va certainement soulager ma boite cranienne. S’ils sont aussi ronds et doux  à l’intérieur qu’à l’extérieur , cela vaut peut être le déplacement….j’y penserai.Pourquoi ce vide ce matin ?celine-49

Ce temps


Certes, je n’avais pas d’avenir avec elle, mais il me restait alors un présent…015_laurent_robillard-1024x768

C’était un dimanche


C’était un dimanche , jour de pluie noire, sans chaleur, sans temps qui passe , un jour sale…Il ne s’est rien passé, je n’ai rien voulu savoir. Je me suis contenté d’accepter ce temps encré. soj-15-sur-17-1280x768

surpris….par ce vaste monde


soj-1-sur-17-1280x768Il ne me resta rien à  dire , juste à  comprendre….j’étais  à ce moment satisfait de sa présence et de  mon absence d’illusion. Je pointais mon doigt vers sa joue tendre et douce…il se passa un bref instant de fusion.Le monde était grand, orgueuilleux, à ma démesure d’être  humain…ce monde qui se limita  à mon ombre.

chien…


petite pompe psychologique qui trotte à mes côtés, rien  à me dire , rien à penser , il est…. entre crottes et patte levée…..un chien, un autre chien.soj-5-sur-17-1280x768

mise à mort


que dire ? …que je me suis arrêté de respirer l’espace d’une seule seconde allongée de temps perdu…Oui , je me suis arrêté de respirer, prémices d’une mort annoncée. Alors j’ai vu ce que je ne saurais nommé , rien de plus que le quotidien blaffard et enfoui… J’ai vu ce que d’aucuns  nomment le paradis, le bar d’un pub où la bière est servie tiède. J’ai bu.Ce temps perdu que d’autres cherchent  à rattraper… Il m’a filé entre les yeux.Cette nuit passante , je n’ai pas vue celle que j’aurais aimé voir…elle s’est enfuie trop près. Non! c’est moi qui suis resté là, ce lieu d’où je ne peux partir… Je te reviendrai. Tout doucement, j’ai commencé  à mourir le jour de ma naissance.carcesa-12