Comment dire ce ressenti du soir? Celui qui vous pousse à sortir pour sentir ce qui se comprend dehors. Comment expliquer ces instants passés à ne pas comprendre son passé, le regarder les yeux fermés. Comment ne pas savoir exprimer ce simple qui vous force à tituber dans un couloir…dans l’image qui vous hante. Comment et pourquoi ?
Qu’en est-il de ce moment présent qui ne se comprend qu’avec les yeux fermés, le regard tourné vers celui que je ne veux pas être.
C’était un soir sans plus d’espoir que les autres, le temps ne passait plus, les heures se collaient à mes yeux… J’eus aimé à cet instant ignorer pourquoi je respirai mieux.
e vent s’est alors levé, ce sont ses yeux qu’en premier j’ai vus. Ils étaient là, affleurants, me regardant. C’est ainsi que j’ai compris qu’une seule nuit ne suffirait pas à l’aimer, moins encore une vie. C’est l’image de ses yeux cherchants qui m’est restée. Que pouvaient-ils comprendre ces aveugles déambulants ?

Photographier ce jour, c’est d’abord avoir senti qu’il m’existait un chemin pour m’y conduire , je ne sais ce qu’il adviendra de moi , mais je veux être témoin de mon propre cheminement existentiel
Réflexe quotidien comme ma respiration; capturer ce temps qui ne saurait se voir sans l’aide de l’objet…..Je photographie ma vie , elle est seule qui me reste. Présente et découverte à chaque moment, elle simplifie ma relation à l’infini du temps , elle me fait comprendre ce qui de l’état de l’être est indicible…..