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chroniques de la haine apaisée: 12


Il se tordait de douleur, empoignant sa barre de lard ventral de ses dix doigts crochus et noueux. Durant un court instant il se pencha face  à terre, cherchant un souffle second, un de ceux qui vous permet de gagner  dix ou quinze secondes durant une fin de vie. C’est en relevant son visage vers cette porte d’un jaune éteint qu’il retrouva un faciès  moins contraint, crispé, violenté. Il sentait venir l’instant où ce serait fini, fin d’une douleur, fin d’un spasme, fin de sa faim toujours incontrôlée. Il y avait aussi cette lame, plantée juste dans son nombril… Il ne sentait pas la douleur , mais le lent écoulement de ses intestins vers le sol, écoulement chaud comme une  défécation ordinaire d’un lendemain de banquet. L’autre, celui qui avait tué souriait…. Vint l’instant où il aurait dû lâcher son dernier soupir, mais cet ultra mangeur, cet ogre construit à coup de petits sablés, de viandes en sauce et de fromages entiers se contenta d’un pet foireux pour dernière expiration…

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