grippe porcine


Faut-il en rire ou en pleurer ?

Je ne suis qu’un cochon sommeillant attaché  à mon sens des valeurs….le monde se nourrit de ses grandes peurs. Après la grippe du Poulet, celle du cochon. Sachant qu’en tout homme sommeille un cochon latent, d’après ce que d’aucuns en disent, serions nous les plus touchés ?

L’ère du préservatif touche  à sa fin, celui du masque bucal arrive. Embrasser profondément à travers un papier cellulosé….Il sera un temps où  nous serons nus, tels au paradis, nus enveloppés du dernier gel bactérien, de la dernière crème antisolaire, recouverts du dernier épiderme artificiel filtrant, ayant englouti ma dernière ration de nourriture totalement irradiée. La bite à  l’air mais sous cinq centimètres d’épaisseur d’improbable existence ….Tant pis je prends le risque cet après midi, je lui toucherai les seins , le sexe, son air….C’est bien parce qu’ils ont toujours pris des risques que les humains sont encore là, le risque de vivre entre autre…c’est décidé, je continuerai à être un cochon qui s’agrippe, je n’y peux rien elles aiment çà.peggy-112-1024x768

de retour


De retour…..je regrette….elles étaient si belles , si blondes…..il y avait si peu d’agressivité dans leurs vies……20090421-_dsc2693

Je recherche…


Je recherche des femmes à regarder vivre…habillées, nues, pleurantes, aimantes, absentes,parlantes, exhibées, réservées,racontantes,présentes, voilées, aimantes, fortes, énormes, timides , appeurées, impudiques, de dos, se demandant pourquoi elles ont accepté, sachant pourquoi elles ont accepté.

Je veux les regarder pour les photographier, une heure durant, quelques instants, une nuit durant leur sommeil, une journée près d’un café, nues dans leur bain, habillées comme à la maison, habillées pour sortir, se déhabillant pour moi, se déshabillant pour aller se coucher, se rhabillant parce que j’arrive, ne sachant pas si elles oseront se déhabiller, ayant envie de se déshabiller….juste me regardant

Je veux les photographier pour comprendre, donner une présence à ce vide qui parfois m’entoure.

laissez-moi un message, une adresse, un numéro de téléphone…..je répondrai, j’expliquerai….

Laurent Robillard20090424-night-95-sur-282-1024x7681

Cependant…


j’aime les femmes  pour leur odeur, leur regard, leurs gouts, leur capacité à refuser et se détourner, leur capacité à accepter et se donner, j’aime les femmes parce qu’elles sont ce que je ne suis pas….

Et bien , j’ai réussi à danser un rock’n roll avec une suédoise, dans un dancing où la moyenne d’âge devait tourner autour de soixante-cinq ans…Elle n’en avait pas moins et elle était bourrée comme il se doit…c ‘est elle qui est venue me chercher, elle m’a pris par les mains et en avant….Je ne suis pas un pro du rock’n roll, mais je suis le tempo….j’ai du  oublier les croches et ne m’attarder que sur les blanches pointées…Malgré cela elle trouvait que j’allais trop vite… alors comme dans un film au ralenti…la musique finie, elle m’a prise dans ses bras et m’a dit un truc en suédois avec un super regard bleu féminin,  un de ceux qui ne trompe pas, un de ceux dont je souhaiterais qu’il ne trompât point…Elle attendit une réponse….j’ai essayé, en anglais, de lui dire que je n’avais pas compris…C’est à ce moment qu’elle est tombée sur le cul aidée par l’alcool et mon charme évident. Je l’ai aidée à se relever et puis elle est partie vers les toilettes….Je crois avoir compris ce qu’elle avait envie de dire:  » je suis bourrée comme pas possible, je crois que je vais gerber mon mélange vin rouge acide et bière sucrée, si tu m’emmènes aux toilettes je te ferai une petite gâterie  »

… Jacques Martin est intervenu, l’école des fans se terminait, je retournai me rasseoir sur mon podium …

Elle était suédoise, elle avait soixante cinq-ans, des yeux merveilleux, un regard coquin, elle s’était fait mal au cul en tombant….Elle avait quelque chose de merveilleusement féminin.20090424-night-48-sur-2821

Stockholm by nuit…


20090420-_dsc2616-1024x768Il devait être vingt heures quand la nuit est tombée… « sclöng » en suédois , fait la nuit quand elle tombe. Personne ne la ramasse, elle erre comme une pauvre âme en peine dans les caniveaux tous plus propres les uns que les autres.

J’avoue!!

J’ai trouvé un super jazz pub où l’on y joue une musique avec des musiciens aussi vieux que le pub l’est…. mais l’ambiance est là, on y boit de grosses bières et la nuit passant on commence à y parler fort et rire…. J’ai même essayé de dire à une suédoise qu’elle était belle, j’ai dû me tromper de mot en anglais… pretty doit être synonyme de frigide, j’ai pourtant été cool, aimable, souriant, je n’ai pas parlé avec mes mains, elle m’a parlé dans un anglais plus correct que le mien, mais quand je luis ai dit « pretty woman », c’est comme si je lui avais proposé de la culbuter sur le bar, ce qui n’aurait pas été pour me déplaire éventuellement au regard de son tour de hanche et de la chute de reins qui l’accompagnait…., ce n’était qu’une vue de l’esprit, sans véléité autre que de vouloir être aimable. Elle est partie aussi rapidement qu’elle avait accepté de me parler. C’est décidé , je ne mets plus mes préservatifs au frigidaire, ils se  conservent très bien sans…

Stockholm….deux jours.


Stockholm….? Que dire ? On y marche, encore et encore, vite et revite….Quand on s’y arrête , il ne se passe rien de plus. Les gens y sont bruyants , le plus souvent au téléphone , ainsi ils ne sont jamais seuls, ni au restaurant , ni dans la rue, ils parlent haut et fort….Elles sont souvent splendides , mais pas un homme ne se retourne sur leurs passages, dans les restaurants personne ne les regarde…dans le rue personne n’ose croiser leur regard…. Moi, j’ai regardé leurs culs, comme un bon latin formé à la statuaire grecque, un homme de l’oeil soupesant…certaines s’en sont rendues compte…. sourires, rougissements, bavardages avec les copines, hôtel de police, prison…. nous sommes en terre protestante, on se tait sur ce genre de chose ou on porte plainte.

A 17h30, ils sont déjà à table , à vingt heures les rues sont désertes , à 22 h froid extérieur, quelques personnes marchent encore plus vite que le jour.

Dans les restaurants, ils sont en groupe… se serrent dans les bras quand ils se retrouvent, mais pas de baiser en publique, pas de tendresse exprimée… Elles sont belles, mais elles doivent s’emmerder…. les hommes qui ne sont pas gros sont effiminés….ou absents, loin, en communication à l’oreillette… blasés peut être ?

Bref, ville à base d’HetM, de téléphone portable, d’ordi portable… une de ces villes autiste, repliée sur elle même mais qui par son inertie réussit à faire parler le suédois aux émigrés nord-africains. Architecture droite , perpendiculaire, rectiligne, pas de baroque, pas d’erreur, tout est autorisé à condition qu’on ne le fasse pas trop savoir. Je vais continuer à marcher plus lentement que les autres, me retourner sur les jolies blondes….Je ne me20090420-_dsc2592sure qu’un mètre 69, c’est peut être pour cela que personne ne m’a vu!

19 avril, novotel de Roissy


stock-130 [1280x768]serie-6-58-1024x7681Il était l’heure du repas, six tables m’ont alors parlé. A ma gauche les japonais d’affaires en compagnie du jeune européen d’affaires… le plus jeune des japonais hochant la tête, acquiesçant, à chaque phrase anglicisée de son patron quinquagénaire. Une fonction adjointe comme un rémora.

Les deux espagnols ou autres faisant leur prière, juste avant de consommer leur mesclun de salade…. je n’avais pas invité machin dieu.

Les sportifs jeunes à gueule de premier de la classe, grands, trop grands….mais déjà finis.

Les deux petits vieux en route pour Miami, dansant sur leur Iphone, virtuels, cherchant je ne sais quelle route….

La famille américaine, la jeune bouche gourmande auscultant systématiquement le cul du serveur passant, la mère refaite, encore et encore…..liftée comme un jour de deuil.

les commerciaux néerlando-toulousain….ou l’anglais sans peine, moins l’accent.

Moi et encore moi, espérant toujours.

Elle est toujours


Elle est toujours  présente……ce moment passé  à ne pas comprendre. Je sus comment j’étais dans les yeux des femmes.carcasse-45

Et bien là maintenant…


Au moment  où  je tape rageusement sur les notes touchées de mon clavier , je  pense fiévreusement que la vie vaut le coup d’être vécue, encore et encore, du haut de mon palmier. J’aime  à me savoir attendri par certains sourires, certaines couleurs , certains moments dont je ne peux connaître encore l’exitence… Elle prit délicatement ses yeux d’hommes dans ses mains de femme, lui caressa fortement les cheveux et se donna  à lui sans oublier qu’elle était elle aussi une femme….il plut ce jour là, tous deux furent mouillés plus qu’il n’était souhaitable; les yeux se fermèrent.bbg-38-1280x768

j’avoue…


Hier, pendant une seule seconde , je n’ai plus eu envie de vivre.bbg-17

ad libitum


Ma main ne caressant pas son sein, mes yeux frôlant ses courbes, mon regard enfuit en son intime ….je respire. Elle n’est  à ce moment qu’un corps et j’en sors…je suis là anorexique de douceur, boulimique de son odeur…je plonge. Je ne m’intéresse plus  à autre chose que la pleine inspiration de mon élan hormonal, en apnée , les bars écartés et les bras éclatés, je plonge sans angoisse au fond de mon vide, seul  à dormir, l’érection oubliée.cel-80-sur-85

la relation au corps


     La relation au corps n’est pas toujours celle que l’on croit…il a beau être là , présent, troublant, impactant, odorant, ce ne peut être qu’un simple accompagnement des yeux dans sa déambulation quotidienne. Je l’avoue , j’aime  à regarder , souplement s’éloignant, les culs des femmes croisées. Mon regard est alors bercé par ces courbes ….là où la taille s’arrête et la hanche qui s’enfuit , mon oeil se pose pour mieux me sentircel-17-sur-85-1024x768…encore

Commencer à mourir ….


     Pour apprendre  à commencer  à mourir, il faut d’abord se savoir né sans pour autant être nouveau, il faut aussi comprendre que rien n’est plus qu’un long silence interprété en solo, comprendre que savoir n’est pas voir, que voir n’est pas pouvoir de même. Il faut aussi avoir tenu longuement quelqu’un dans ses bras, aussi avoir regardé longuement quelqu’un au fond de  ses yeux, aussi avoir perdu son odeur , son son, son ombre….alors seulement vous pourrez commencer très lentement  à commencer  à mourir en regardant les autres vivre.3a-29-sur-53-1600x1200

petit voyage au centre de moi


Après avoir posé ce noyau dont la forme oblongue incommodait mon sens velouté de la courbe , je ne pensai plus. Mes yeux vides de sens et insensés s’arrêtèrent sur ces rondeurs féminines que le printemps me laissait à  observer .Je repris mon noyau , celui de mon centre ,que je localisai juste au-dessus de mon vide.Je repris vie en mon centre noyauté…m’accrochant alors à  mon nombril qui désignait approximativement le lieu confus de ma naissance. Ce ne fut qu’une petite douleur passagère.2a-26-sur-46-1600x1200

yeahhh….


j’ai pris plaisir  à écouter mon silence boiteux, dégustant un verre de vin rouge, à la main. Il m’arrive sereinement de me voir  chaotique , extatique, déambulant  à travers les espaces nécrologiques de ma vie passée, écouter  le son des orgasmes oubliés. Je ne suis qu’un homme aimant ces instants profondément emboités dans le corps féminin. J’ai ce besoin de pousser  à travers ses cris, ce moment où je vais m’écrouler tout en tenant son corps qui ne me laissera pas choir…j’aime en cette femme ce que je peux détester de masculin chez ces mâles inactifs….il éteignit la télé , la France venait de perdre par sa faute.uu

Il ne vous sera rien demandé


     Il ne vous sera rien demandé en échange de mon silence, il ne vous sera rien dit en échange de ma respiration cahotique. Je suis venu, j’ai vu vingt culs et je suis reparti les mains dans les poches…ainsi ma vie défila devant mes yeux , le soir où cette petite femme  disparut de mon espace. Un autre espace essouflé…..Il releva la tête qui venait de plonger dans son assiette de soupe, cinquante-trois secondes apnéotiques venaient de se passer, des filaments de céleris  innondaient sa face purpurine fièrement gagnée à la sueur de ses mains lors de ses masturbations  vieillissantes et essouflées.Il décida qu’il venait  d’arrêter et le tabac et l’alcool, surtout celui qu’il fabriquait dans sa cave, à  base de betteraves glanées sur le bord des chemins de traverses , les soirs des mois de novembre et décembre.Il ne savait plus de toutes façons quel sens il fallait donner  à sa vie … Il se dirigea vers sa fenêtre , l’ouvrit et se ly-80-sur-115vomit les yeux fermés, oublié.

A peu près…


A peu près la fin , plus loin que le début. C’est à cette heure que je décidais comment savoir, toujours savoir! Puis je m’assis , attentif au pas martelé mais différencié des humains m’environnant. Il  y en eut un plus lourd , plus lent qui écrasa le sol  et s’y enfonça. J’aimais, en m’y opposant, sa légèreté presque spectrale. Elle était une femme.astro-57-1024x768

tout faire pour ne pas se sentir tomber…


« Auprès de l’âme à l’heure où les corps sont couchés, c’est là que j’ai vu fleurir le regard des gens perdus. Lff (2 of 15)e vent s’est alors levé, ce sont ses yeux qu’en premier j’ai vus. Ils étaient là, affleurants, me regardant. C’est ainsi que j’ai compris qu’une seule nuit ne suffirait pas à l’aimer, moins encore une vie. C’est l’image de ses yeux cherchants qui m’est restée. Que pouvaient-ils comprendre ces aveugles déambulants ?
Une nuit, passant, j’ai su que toute ma vie était là… »

justement, parlons en !


Il fut un matin, ignorant ce que l’émotion me couterait en larmes et vides, je sortis, mon appareil  à la main…juste pour sentir ce que la rue proposait de neuf et de violent  à mon esprit vide de toute turbulence. Je respirai hasardeusement comme  à l’accoutumé, cherchant du regard ce que je ne pouvais  voir et comprendre. Je tombai , comme irradié, devant un tissu rouge posé sur un mur gris. Je pris une photo, j’inventai un nouveau mot….je soupirai.Tout cela ne pouvait remplacer l’éclair de ses yeux. je m’autodétruisis tout au bord d’un verre d’alcool improbablement buvable…même les mots me dégoutaient. je choisis un bruyant silence intérieur.2a (6 sur 46)