Faut-il en rire ou en pleurer ?
Je ne suis qu’un cochon sommeillant attaché à mon sens des valeurs….le monde se nourrit de ses grandes peurs. Après la grippe du Poulet, celle du cochon. Sachant qu’en tout homme sommeille un cochon latent, d’après ce que d’aucuns en disent, serions nous les plus touchés ?
L’ère du préservatif touche à sa fin, celui du masque bucal arrive. Embrasser profondément à travers un papier cellulosé….Il sera un temps où nous serons nus, tels au paradis, nus enveloppés du dernier gel bactérien, de la dernière crème antisolaire, recouverts du dernier épiderme artificiel filtrant, ayant englouti ma dernière ration de nourriture totalement irradiée. La bite à l’air mais sous cinq centimètres d’épaisseur d’improbable existence ….Tant pis je prends le risque cet après midi, je lui toucherai les seins , le sexe, son air….C’est bien parce qu’ils ont toujours pris des risques que les humains sont encore là, le risque de vivre entre autre…c’est décidé, je continuerai à être un cochon qui s’agrippe, je n’y peux rien elles aiment çà.



Il devait être vingt heures quand la nuit est tombée… « sclöng » en suédois , fait la nuit quand elle tombe. Personne ne la ramasse, elle erre comme une pauvre âme en peine dans les caniveaux tous plus propres les uns que les autres.
sure qu’un mètre 69, c’est peut être pour cela que personne ne m’a vu!![stock-130 [1280x768] stock-130 [1280x768]](https://robillardl.me/wp-content/uploads/2009/04/stock-130-1280x768.jpg?w=550)
Il était l’heure du repas, six tables m’ont alors parlé. A ma gauche les japonais d’affaires en compagnie du jeune européen d’affaires… le plus jeune des japonais hochant la tête, acquiesçant, à chaque phrase anglicisée de son patron quinquagénaire. Une fonction adjointe comme un rémora.



…encore


vomit les yeux fermés, oublié.
e vent s’est alors levé, ce sont ses yeux qu’en premier j’ai vus. Ils étaient là, affleurants, me regardant. C’est ainsi que j’ai compris qu’une seule nuit ne suffirait pas à l’aimer, moins encore une vie. C’est l’image de ses yeux cherchants qui m’est restée. Que pouvaient-ils comprendre ces aveugles déambulants ?