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Petite histoire pornocratique de la belle Clémence 17


Je m’intéressai de plus près à ce jeune homme dont la déroutante insignifiance m’avait laissé à  penser qu’il ne pouvait pas être perturbant pour Clémence, et  ce surtout parce que j’avais compris son attirance physique pour les hommes. Mais plus je voyais Clémence se tempérer plus je m’inquiétai du pourquoi de cette situation, de la réelle teneur de leur relation. Mon observation patiente  et aiguisée de leur continuum journalier dut se compléter d’une écoute précise de leurs dialogues. Ce jeune homme n’était pas l’étudiant  de deuxième année que j’avais cru reconnaître, il était élève dans un cours de théâtre et sa voix, le juste son de sa voix mettait Clémence dans un apaisement émotionnel tel qu’elle ne ressentait plus le besoin de laisser exprimer sa  personnalité qui apriori brillait ou existait par sa sexualité débordante et expérimentale. Les textes qu’il lui lisait, les poèmes qu’il déclamait ou récitait la remplissait, remplissait ce vide intérieur qui la caractérisait jusqu’à ces instants. Il lui lisait du Céline, lui récitait du Rimbaud, s’inquiétait avec elle sur du Mayakovsky, pleuraient parfois tous deux sur des  vers étrangers prononcés… Ces instants vibratoires mettait le corps de Clémence dans une harmonie sensuelle suffisante pour qu’elle n’éprouve pas le besoin de se laisser aller  à des explorations corporelles diverses et incertaines. Son être s’harmonisait à la voix  de cet homme, je la voyais se structurer, se densifier. Son appétence réelle pour la fréquence vocales de ce garçon l’éloignait de ses prises de pouvoir copulatives qu’elle avait pu avoir à d’autres moments. Je fis tout ce qui était en mon pouvoir pour que la dix-huitième année de Clémence se passa ainsi, éloignant ou déroutant du chemin de Clémence tous les hommes dont je pensais qu’ils auraient pu, par leur présence physique, perturber cette maturation… Elle s’endormait souvent un livre à la main, Le son de cet homme stationnait en elle…

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  1. « Moi qui l’avait suivi durant ces trois années écoulées, demeurais tout aussi stupéfait par la métamorphose opérée par l’expression de son visage. Ses traits jusqu’alors étonnamment si durs et si fermés pour une si jeune fille s’étaient adoucis et son visage s’arrondissait de sourires bienveillants, intelligents, entendus … » Le compte à rebours était lancé … Je sus à ce moment précis que ma patience et ma persévérance allaient être récompensées… Je fis tout ce qui était en mon pouvoir etc…

    J’aurais bien imaginé l’insertion de cette phrase juste après « d’autres moments ». Il devient nécessaire que vous fassiez davantage référence à la « cervelle » de Clémence, et non pas uniquement à son corps … Insistez quelque peu sur la transposition du corps vers l’esprit.
    Car pour réussir votre entreprise et faire de votre élue une Conquérante victorieuse, vous allez devoir puiser dans ses ressources intellectuelles et aussi ses capacités émotionnelles, ses aptitudes physiques ne représentant plus qu’un atout accessoire…
    A vous de jouer, cher Narrateur !

    • Attention à ne pas tomber dans l’angélisme… Clémence n’est pas celle que vous pensez qu’elle deviendra…. c’est une personnalité adaptatrice poussée à son extrême…. son intellect ne lui sera utile que si cela lui semble justifié de l’utiliser…. la fin justifiera ses moyens…. ce n’est pas une conquérante, elle est ma conquérante.

      • Humm … Je vois … Vous nous annoncez donc quelques épisodes spectaculaires et croustillants à souhait … Je m’en réjouis à l’avance.

        Votre scénario, bien qu’encore inachevé ressemble davantage à un scénario de bande dessinée plutôt qu’à un roman. Juste cette réflexion, en passant. Pensez-y !
        Bonne continuation, cher Narrateur !

  2. Elle a 18 ans ou plutôt elle n’a « que » 18 ans!
    En cette fin d’été, elle a dépassé la faim immédiate et ce besoin de rassasier son corps. Soit. Il y a d’autres façons de se sentir « pleine » et je veux bien croire que la voix d’un homme puisse être un révélateur, un déclencheur. Son timbre, son phrasé, ses vibrations. Son souffle quand il lit, vapeur fragile et volubile.
    Elle repose son corps et ouvre son esprit. Elle se rassasie de sa voix, se laisse, peut être pour la première fois, langoureusement « habiter », un main douce posée sur sa Liberté mais chassez le naturel et il revient au galop! Je ne pense pas qu’elle soit femme à tomber sous une emprise quelconque, elle est « trop » libre pour ça. Cette pause est un plaisir parmi tous les plaisirs que peut offrir la vie et pour les savourer en leur coeur, il faut que l’esprit y goûte aussi; ça demande du temps.

    Et puis…c’est bon de se laisser porter par le désir, le laisser doucement s’installer, travailler le corps avec assiduité, modeler les sens. C’est une forme de jouissance divine.

    Je vais finir par aimer Clémence………….

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