« Not separate tickets », deux fois… Elle ne voulait pas me vendre un ticket pour visiter le vieux cimetière juif, il fallait que je prenne le « total tour » des synagogues et autres…en file avec les autres… et en plus il fallait que je paie pour faire des photos… JAMAIS!, j’en ai volé une bien plus belle que si je l’avais payée. Faire payer pour des morts…bref. C’est beau Prague, quand on regarde en l’air, il y a plein de statues sur les toits… baroque me voilà. Mais quand tu redescends vers le bas, à hauteur de touriste, c’est terrible… sauf si tu y es avant onze heures parce que rien n’est ouvert… mais vers onze heures, des cohortes de touristes, vieux, Japonais, Chinois déambulent comme des cloportes en suivant leur guide qui généralement tiens un parapluie à bout de bras… et là on te chope à tous les coins de rue, pour un concert, pour un restaurant, pour une église… plein de trucs que je ne comprends pas … je me sauve, mais rien n’y fait, ils doivent me suivre ce n’est pas possible… je rentre à l’hôtel, sieste…
Seize heures, je suis de retour, les vieux Japonais sont rentrés ou ils sont déjà couchés…il reste les Chinois… Alors là, je tire mon chapeau à une petite dame chinoise qui est la reine de la photo touristique… Sur le pont le plus célèbre de Prague, mon regard est attiré par un petit groupe sautillant qui s’arrête tous les cinq mètres. Je l’appellerai madame Ming. Madame Ming s’arrête tous les cinq mètres en s’agenouillant sur un seul genou pour photographier chacun des membres de son groupe (ils sont onze après décompte) de chaque côté du pont… devant des statues, devant rien, avec un touriste, avec un vendeur de souvenirs même s’il ne veut pas, elle le prend par le bras avec force, la bougresse… Je les suis sur une vingtaine de mètres. Nous disons donc ((4×11)x2)x5=440 photos ce qui représente autant de génuflexions, parce qu’elle se relève à chaque fois et s’agenouille pour mieux cadrer… et ses onze apôtres ne disent rien, ils obtempèrent en silence chinois, parce qu’elle gueule en plus quand il en manque un… si fort et haut, qu’on ne peut que comprendre… celui qui a failli arrive en courant… Chapeau bas…je me sauve pour une bière méritée…
19H30… repas: tiens je vais manger Tchèque ce soir… je vais dans un petit resto populo pas loin de l’hôtel… les menus ne sont pas traduits, la jeune serveuse m’explique que c’est du porc, un morceau dans la jambe… moi gentil con qui ai lu les guides touristiques, je me dis que c’est un jarret, c’est pas trop gros un jarret, j’ai faim, cela tombe bien…. 20 minutes plus tard. Elle me présente une planche sur laquelle trône une broche de trente centimètres de long garni d’un.. genou… complet avec le haut et le bas… vers les deux kilos je pense. Bon une fois qu’on a enlevé la couenne, l’os, il reste de quoi manger, le tout arrosé d’un demi litre ou de bière ou de vin… il ne font pas au verre le vin, tout se calibre en demi litre. BURP…
Je rentre à mon hôtel en rampant sur le dos… une jeune femme courte vêtue m’accoste… « do you want love with me ? » aussi affable soit-elle ,je regarde ses genoux, mes pieds plutôt, gêné et honteux, et je ne peux m’empêcher de penser à tous le gras que je viens de vider du genou… « No sorry, my wife is waiting for me »… j’envisage de me mettre sous intraveineuse de citrate de bétaïne et de demander mon rapatriement sanitaire…Bon allez, je vais regarder un film en Tchèque, théoriquement c’est le même qu’hier… Ah oui, il faisait 27 degrés dans ma chambre hier… un peu chaud, un peu déshydraté… comme j’ai plein de chaines mondiales, je regarde la télé Russe, Kurdes, Iranienne… instructif… je vous laisse ,je vais vomir… Do you want vomir with me ?
PS: Prague: spécialité, les toitures baroques, dessous les salons de massage thaï, dessous les touristes qui se font arnaquer plus et mieux, le cristal de Bohème… horrible.

Madame Ming en train d’engueuler qui de droit…











































































































































































































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Je vais interméder, juste poser mon regard sur les femmes m’entourant… Il y en a peu qui sont seules, souvent accompagnées ou de leurs maris ou de leurs enfants, parfois des deux… C’est à leur sourire lointain, leurs regards qui se posent, au hasard, sur des êtres environnants qu’on reconnaît celles qui ne sont pas là,plus là. Elles sont dans un état autre, autrement, le corps en éveil, les sens en regard, le regard posé à l’intérieur… elles s’ennuient, d’un ennui distancier qui les sépare corporellement de ceux qui les entoure… être femme parfois prédispose à la solitude.
Depuis hier… j’en ai vu… des cons. Je vous les livre en vrac: un qui engueulait son fils de dix ans parce qu’à minuit moins le quart il se promenait tout seul dans le camping et qu’il le cherchait sans le trouver… pourquoi l’a-t-il laissé partir ?… mais ce n’est pas le père qui est en cause, c’est le fils… les deux peut-être, trop de tatouages pour le père, trop de similitudes avec le père pour le fils. Ce matin, le lot de « steppeuses » qui en marchant au pas, gueulait: »droite, droite, droite… » et elles souriaient ces connasses, pas étonnant que leurs maris n’arrivent pas à les faire jouir… ce sont des machines qu’il leur faut….ah ça fait du bien de le dire… Là en ce moment en face de moi, une famille, dont on eut dit qu’elle aurait été pied-noir si elle n’avait pas été aussi jeune… Ils valent cependant leur pesant d’olives, les femmes au fourneau avec leurs gros culs et les gamins en charge, les hommes sur la plage au foot, ils ne savent même pas que c’est marée haute et gras comme ils sont, il y en a bien un qui va nous péter une durite… mais revenons aux femmes. Elles sont en train de critiquer une autre vacancière du camping dont elles disent qu’elle est grosse comme une vache et qu’elle s’habille comme une pute… je vous assure que je ne tends pas l’oreille, c’est comme si elles me le criaient dans l’oreille… en parlant de grosse, je me demande si elles sont toutes enceintes ou si c’est le surplus d’huile d’olives, qu’elles mettent dans la ratatouille et dont elles évoquent la recette depuis maintenant quarante-cinq minutes,qui les arrondit presque jusqu’à l’extrême. Elles ne sont pas d’accord sur les quantités de légumes, mais visiblement en harmonie quant à l’huile d’olives…Arrive le père de deux d’entre elles, un ventre digne d’un orang-outang, la ressemblance est frappante, et dans l’élocution et dans le faciès… peut-être les poils en moins…Madame lui dit: » on va vous faire …. » et s’en suit le menu du déjeuner du midi qui me suffirait pour au moins deux journées complètes… et se précipite en direct et en courant le fils ado…. « t’as tout dépensé les cinq euros, les cinq euros en cinq minutes… ». La mère gueule, le père gueule, l’ado gueule… je souris… 






