De l’autre côté de l’arbre, il y en a un.


Je me promenais, un soir, la nuit presque tombante. Je me suis arrêté crédule, dubitatif, violemment incertain….j’y étais… là ! face à l’arbre qui barrait le juste chemin que j’avais choisi, le rectiligne déplacement vers le soleil couchant…. écrasant les écureuils, martelant de mon lourd pas paysan les bourguignons escargots et effleurant de mon souffle, râle orgasmique pour d’aucunes qui l’eurent entendu et dit, asthmatique  à l’entente d’un passé lointain, donc effleurant de ce dit souffle les feuilles tombantes au rythme de la nuit  titubante d’une inclarté noctufère. Me faisant douce et amère violence, je contournai le tronc par la droite, inversant comme il se devait l’ordre des choses…inquiet, troublé, livide, je parvins après quelques pas  à couper l’angle qui m’eut permis un juste retour vers ma droite originelle… je continuai, hasardeux… au delà des quatre-vingt-dix degrés propres à toute circonférence. Continuant sur ma circonvolution, je parvins de l’autre côté de l’arbre, suant à grosses gouttes, l’angoisse me troublant plus qu’elle ne m’effrayait. J’étais là au delà de l’arbre et là…. il y en  avait un autre… un autre _DSC4301côté.

Éloge du verbe: dormir


Il paraît que les gens dorment la nuit, on le dit, cela se dit.  Je ne saurai l’affirmer car je ne suis  à leurs côtés en cet instant. Donc on conjugue ce  verbe sans vraiment savoir si dormir existe au pluriel…. Tout le monde en parle, tout le monde le dit… mais le font-ils réellement… dorment-ils ?_91C2614

Eloge du verbe: régner


Peut se précéder d’un A quand le pouvoir utilisé commence  à s’immiscer dans trop de directions….on risque alors de se faire écraser comme une araignée si on oublie de conjuguer au pluriel comme au singulier. Les déclinaisons de ce verbe sont  nombreuses, il a tendance  à pousser  à l’inclinaison  vers celui qui possède le je de régner, on a alors  le cul en l’air, l’air con , le con préhensible si l’on est une femme, infâme si l’on n’est qu’un homme …la dernière personne du verbe régner est une personne qui autrefois a quelque peu perdu de son ampleur…le règne moderne se conjugue différemment, mais d’éminents anarchistes grammairiens pourraient cependant remettre en lice ces vielles conjugaisons à l’emporte pièce…..Le Monde n’est que rond même s’il est à l’envers.gg-11

Il était une fois un prince…. jeune….pas plus que moi.


Je serai donc subversif…..Qui est-il cet homme pour oser faire croire et croire que c’est le peuple qui l’a amené là où il est ? Je le hais. Qu’a-t-il fait pour oser croire et faire croire  que c’est par ses actes que son chemin s’est tracé….il en est assez! D’où  vient-il pour oser croire et faire croire que tout ce que le roi, son père , lui a offert n’est que le fruit d’un labeur ? Je l’embeurre…. Il n’est que pareil à moi… un petit perdu dans un monde de grand. Cependant viendra pour lui un jour, où perdant sa cécité, sa fausse sincérité et sa nouvelle coupe de cheveux …Il ne sera que l’humain qu’il n’a jamais été; l’homme qui, enfermé dans sa cité interdite, n’a pas conscience de son essence… En attendant qu’on se le dise, il n’est qu’un con parmi les cons….pauvres gens…sans se taire!gg-2-2

Éloge du verbe: prendre


La…..titi1

Éloge du verbe: naître


Mot dont le sens est intimement lié  à celui d’utérus et vagin, il se conjugue étymologiquement à la couleur rose, à la première personne du cri primal et soulageant. C’est un verbe qu’il faut apprendre pendant neuf mois avant de pouvoir le dire et l’utiliser dans un contexte approprié. Ne peut appartenir qu’à celui qui agit en ce sens… Je nais. Beaucoup plus tard, on dira: » je naquis naguère et qu’allais-je donc faire dans cette galère ? »_91C4122 Naître est une preuve de courage, surtout les yeux fermés.

Je suis arrivé au bord


C’était le soir où je me suis arrivé au bord sans pour autant voir ce qui se passait au delà…je me suis assis sur le trottoir, les voitures passaient auprès de mes pieds, je me suis assis au bord du trop voir, les images défilaient devant mes yeux…..je les fermais, je pleurai, comme pour le début d’une fin annoncée. Au moment de la dernière respiration du dernier homme de cette humanité terminée par le moment qui l’avait vu commencée, je retins mon souffle pour ne pas avoir à le partager. Il mourut, seul pour toute l’éternité et oublié. j’étais celui qui resta à  contempler… les yeux fermés au bord d’un trottoir.tt-3 [1280x768]

Quelques instants de temps passé…


Nous sommes à l’heure du soir, le moment vient de passer, je l’ai vu et touché. C’était un moment calme et long… je sentais les odeurs de mon corps trembler. C’était donc étrange, ce moment lent. J’ai cru en jouir… trembler cependant. Elle était une femme , sa poitrine satisfaisait mes yeux, son ventre appelait mon ventre…. elle passait dans ma vie, prête à me satisfaire, prêt à ce partage de temps et de sueur. Cependant rien n’était si évident, il m’a fallu oublier que cela appartenait au temps passé pour attendre ce qui allait venir…. contre un mur je saurai l’entendre.YG6W7418

Éloge du verbe: footballer


verbe incompréhensible, même pour moi, se prononce « fou de beau laid » et se conjugue avec un bas long aux bouts d’épais chaussés…..ou enfermé dans un tas de, en gueulant animal ment….il n’y a pas plus menteur qu’un fou de beau laid à l’heure….le jeu a été inventé par les anglés, je savais bien que cela manquait de rondeurs… de loin, j’ai une préférence pour le foutre plus que pour le foot.YG6W7531

Eloge du verbe: rire


Exultation sonore d’un profond état de sensation  incontrôlée….le rire est l’opprobre de l’homme… rire et dire, rire , c’est ne plus respirer, c’est étouffer….on peut et doit rire de tout, surtout de vous de préférence ….oui de toi, gentil connard, pauvre type édulcoré, gentille connasse à l’orgasme flétri ….je ris de vous….je me gausse, je pouffe….je ne sortirai pas de ma cage, n’insistez pas, je vous méprise rigolards et rigolardes….mais arrxxc-11êtez de me jeter des cailloux, je vais pleurer , vous me faites mal.

Éloge du verbe: aimer


Verbe d’état de  conjugaison intime, hormonale, visuelle, cérébrale, purement physique…. se conjugue essentiellement au pluriel à la troisième éjaculation et au quatrième orgasme…. encore. On ajoute un regard au moment certain… parfois. Des mains…souvent. Sa bouche … tout le temps.
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Éloge du verbe: bander


Ne se dit pas ou peu, ne se montre pas sur la voie publique, ne prévient pas quand, ne prévient pas quand plus, n’est pas une nécessité dans la reproduction….sert seul aux plaisirs solitaires, à serrer aux plaisirs solidaires….état sanguin éteint sans dégât….verbe d’état sans repos, se conjugue  à la voix ou à la bouche active non pas à la première personne rencontrée, mais à celle choisie….verbe ou verge….onze mille selon certains._91C3991

Éloge du verbe: aller


Verbe  que l’on utilise de manière redondante juste pour faire savoir que tout aurait pu s’arrêter mais que, bref, simplement, notre programmation interne  a repris le dessus…. ça va aller. Verbe de non déplacement…_91C4001

prendre plaisir!


Prendre plaisir à ce cri , lancé de par le souffle qu’elle retenait, lancé de son eau delà…femme je t’aime , étends -toi sur cet instant simple que tu sais respirer. Il est l’heure de l’homme bestial et bêtifié, son odeur monte  à sa gorge qu’elle offre déployée…animale femelle….c’est au fond que tu te sais vivre, la bouche pleine de mon être, tu me regardes envoûtée, étonnée du goût que j’ai, apeurée de ce que tu ne m’as pas encore donné mais que tu sais qu’il te faudra donner pour te savoir…. quelque part chienne , autre part dominée et moi connard que je suis, bitard hormoné et mâle mené, je ne suis qu’à  te pénétrer…. ma virginité est la force de mon esprit, je te renie outrancière, referme tes jambes, pince tes lèvres…..laisse moi te caresser entre les yeux, sur ta cervelle femelle… je t’en veux plus encore que tu ne saches me donner… cul et corps…. j’aurai de toi ce sourire  qui saura me bouleverser. Adieu09 karo-3 robillardl

nous nous sommes condamnés au sexe.


Nous  sommes à la merci d’une de ces crises d’infidélité tragique qui pousse vos cuisses  à s’écarter, nos sexes à  se déplier et nos ventres à  se laisser caresser…avouez-le ! Vous le savez vous les femmes qui parfois laissez vos regards lentement trainer dans le fond de mes yeux…vous le savez quand je pense… Vous le savez, vous les hommes, quand , par insistance lourde et troublant silence vous ne pouvez être qu’au près d’une et d’une seule  pour qui vous laissez votre corps se déplacer…. salauds que vous êtes , garces que nous aimons…c’est ainsi qu’il en est depuis la nuit des temps. Muqueuses fragiles qui vous laissez frotter, lentement ou violemment, crise de plaisir erratique et inavouable….le corps, le cul, vivre amoral….j’orgasme  de vous savoir interdits, tous …! l’enfer vous attend et je vous regarde y pénétrer….doucement. 15 alicia-3 robillardl

Eloge du verbe: émouvoir


Émouvoir ceux qui sont inertes en leur chaire… remuer du fond de mon corps l’attirante diversité de certains corps humains…émouvoir à en mourir. Émouvoir est un acte de don  total fait par l’artiste malade de sa vie , condamné à  véhiculer par ses sens ce que la massive humanité reproductrice ne sait….ni voir ni sentir. Émouvoir… foutez moi la paix , regardez et taisez vous, tremblez, pleurez et oubliez moi.tt-31 [1280x768]

Éloge du verbe: pouvoir


DSC05885D’aucuns le conjuguent à la première petite personne de l’autorité, d’autres ne le vivent que par son négatif…. et il en reste qui croient encore qu’il suffit de le vouloir…. verbe dangereux , à ne pas mettre entre toutes les mains, même s’il se glisse assez facilement entre certaines jambes.

où l’on reparle de la police..


Vendredi soir, fêtes de Loire, Orléans….. autour d’une buvette, rires, musiques… rien de plus.Passent six policiers. Ils contrôlent rapidement, dans les règles du lard, un homme…. qui ????, je ne sais toujours pas.Intervention de plusieurs responsables…. je photographie les dialogues, les voix qui montent, les regards autorisés et autoritaires…. l’un d’eux n’est pas satisfait de mon droit d’assister à l’image d’un dérapage policier formaté…. un tout près sécuritaire vendu en fin de démocratie…. contrôle de ma carte d’identité: « si demain je trouve mon image dans la presse ou sur internet je dépose plainte…. »à titre privé m’a-t-il dit, je ne connais pas son nom , il était policier uniformisé anonymisé… moi c’est Robillard. Cependant, j’ai le respect de l’homme quel qu’il soit….. alors juste une oreille… Il a fait son travail de policier, j’ai complété et accompli mon oeuvre de con et de citoyen._DSC5050

Éloge du verbe: sentir


Sentir c’est une histoire de peau, c’est une histoire de présence …. perceptible ou indicible , sentir …

c’est là dans l’immédiat…. couleur de sexe mal lavé, odeur de ventre chaleureux, forme de corps fatigué…sentir, la savoir là même si loin est son odeur….heureux sentir._91C3765

Éloge du verbe: voir


Se fait parfois les yeux fermés à temps perdu, généralement voir ne s’accompagne pas de regarder, il peut conférer au mysticisme pour certains, à la banalité déconcertante pour d’autres: »j’ai vu un con aujourd’hui ».DSC05742

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Éloge du verbe: croire


croire…. verbe qui ne se conjugue qu’à la voix passive  et amorphe, extérieuro dépendant de l’éducation dite religieuse. Croire est synonyme de ne pas penser, ne pas savoir, ne pas vouloir comprendre. C’est donc par un acte éducationnel que  croire est implanté dans le cerveau des plus jeunes… croire est dangereux, il est pire que le virtuel de nos ordinateurs…. croire n’est même plus un verbe puisqu’il est créateur ex-nihilo… Croyez-moi…expo (34)

Il est un temps du sommeil…


il est venu ce temps, lent et chaleureux, où je saurai m’endormir, apaisé et certain d’avoir vu et vécu. Ce sera le temps du sommeil, sommeil de mes sens, sommeil de mes yeux … fermés et aveugles….je ne serais plus, ils ne me seront plus….alors c’est dans le sommeil que j’existerai….L’Ailleurs ne sera qu’ici.expo (8)

une


L’homme est passé devant moi, sa jambe manquante, coupée d’un geste précis, chirurgical se dit-il. C’est donc maintenant un homme en moins, au morceau égaré… Qu’est-il arrivé  à cette jambe autrefois excisée ? Ils est donc là maintenant, attentif, sur un seul et unique axe , perpendiculaire à la Terre… Il tient , les béquilles l’aidant…. Il tient mais ne bouge plus. Sa jambe unique s’est ancrée au sol, définitivement. Il le sait qu’il restera là, unijambiste à l’avenir terrien….Il verse juste une larme pour que ses racines prennent dans ce sol désormais lien.YG6W6749

orgue et asthme en ut


l’orgue d’une cathédrale et l’asthme d’un petit vieux ne vont pas ensemble. Cependant….. s’ils sont liés, attachés comme deux corps qui ne voudraient pas se quitter. L’orgue asthme, celui dont les tuyaux laissent passer un souffle rauque quelque peu essoufflé et sifflant, celui dont les jeux savamment orchestrés illumine la messe du dimanche matin, l’orgue-asthme est-il soluble dans la messe du dimanche matin…. L’orgueasthme est-il moins violent quand on règle ses comptes avec les dieux (un par messeur) chaque dimanche matin ? Et si mes soeurs de la sainte trinité se laissaient aller à un orgasme, une fois, ensemble, en choeur, un dimanche matin? Quel en serait le son, quel en serait l’accompagnateur? ce tuyau d’orgue en ut ?

Je ne suis qu’un petit vieux asthmatique, dont l’orgue chromatique et charismatique est définitivement sans air…un vieux , de grandes orgues, un orgue heureux, de l’air de rien, une soeur, ses seins et ses saints…. Je sors de la cathédrale, je n’ai plus rien à y faire…_DSC3991

là…


Je suis là , au bout de votre corps…. s’il en était, cependant penaud, ne m’en voulez pas.A l’heure où les femmes se couchent, il est un silence que j’aime à , attendre, celui de leur sexe serein qui doucement s’épanouit au contact de mes doigts gourds et humides…allez savoir pourquoi…YG6W6451

Je pornographe…


Elle serait vêtue d’un tailleur Chanel…. j’en ai alors le droit… la couchant ventre reposé sur la table sur laquelle j’écris, son cul levant…. Je remonte sa jupe jusqu’à la lecture de sa croupe, son sexe me parlant…. baissant ou écartant son doux vêtement, sous-jaccent….ils sont là, las,accueillants. Ma langue est décryptante de l’ourlet de son sexe, mon doigt intrigant se sentit resserré, elle dit, elle donne, elle veut… je suis en…. je n’ai toujours pas de sexe, il viendra là où elle se le demandera…. J’aurais alors été son doux et galant pornographe._DSC3804

Je bruisse


Ma vie est faite de ces silences méconnus, ces regards attardés…. je suis un artiste mondialement déconnu, abrupt, silencieux ou presque. Je bruisse quelque peu certains soirs d’euphorie, glissant sur de soudains et sereins parquets dont les craquement boiseux vous rappellent qu’il est bon de poser les pieds à terre…. surtout si l’on ne sait pas s’envoler , alors qu’on le mériterait. Je bruisse certains matins , de gris colorés, au regard de ma vertu, passée, lointaine et incertaine. Je me tais les autres moments passants, ces instants pesants, cotonneux, angoissants sans croissant… ces silences de morts…. tous les morts crient en mourant…Voyez comme elle me regarde, je suis celui qui sait comment le silence s’extirpe de la bouche des vivants._DSC3925

j’ai vu un…


J’ai vu un être humain, ce matin , à mon réveil, embrumé…. Il hésitait . L’endroit où il devait finir ne le satisfaisait pas, c’était si loin. Il prit son journal qu’il trempaYG6W6222 dans sa tasse de café…. ce que l’on nomme nouvelles avaient des relans d’humanité vieillissante, trempées dans le café elles étaient vomitives… c’est ce qu’il fit, il vomit… d’une couleur de monde pas fini. Il vomit sa solitude  angoissante, son désir d’autre, sa peur du vent, les pluies sous lesquelles il s’était lavé de tout cela autrefois… Il était donc nu, méconnaissable…. que pourrait-on attendre de lui ?

voyages…


Toujours plus loin, toujours plus vite…. quel en est l’intérêt, que se passe -t-il ailleurs qui ne soit déjà arrivé ici, là, près de moi ?…. 21 ans,  leur tour du monde est déjà fait, six mois ici, six mois là-bas…. et après ? Ils reviendront chez eux après avoir courageusement travaillé, ils reviendront chez pour lentement se fatiguer et regarder la télé, ils reviendront chez eux pour divorcer…. ne pas regarder, oublier, finir en oubliant ce tour du monde… Ce monde n’est qu’un univers de détails insignifiants…J’ai posé mon cul sur le tabouret, j’ai regardé, j’ai écouté ceux qui tournaient, ils s’ennuyaient d’inactions présentes… tourner, tourner, valseurs de  l’éternité. Je n’ai plus de passé, que de multiples présents logés dans des boites de pandores écarlates aux saveurs amères… le monde tourne sous les pieds de ceux qui s’agitent à le visiter… L’Ailleurs n’est pas ailleurs, il se loge dans la couleur de ce petit tube de plastique que je fixe intensément depuis un instant et pas plus… je tourne les yeux fermés et je suis là pour vous le montrer.

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vieillesse ? oui ? cane !


Là, seul  attablé, accoudé, posé à cette table, le vieil homme aux yeux larmoyants s’est assis difficilement. Il a posé sa cane qui docilement marchait à ses côtés. Elle est là, le cou posé sur la petite planche de bois qui deviendra billot. il sort son vieux couteau au manche de corne élimé et tremblant, commence à l’égorger. la cane ne se débat pas, elle se sait mourir, elle se sait nourrir anciens et jeunes invités. Son dernier coin cancané dans un souffle  rauque, elle s’éteint .Il la plume, couleur de sang sur le col, verre de rouge pour accompagner….magrets, foie, cuisses….carcasse, tout sera mangé. le vieil homme alors se relève, un paquet sous le bras, paquet de cane morcelée, festival de saveurs regrettées…. l’homme d’un pas hésitant, maladroit,s’enfuit, sa cane sous le bras._DSC3584