J’y suis allé d’un pas reculant cet après midi… quand tout est fermé; luttant ainsi pour la décroissance…Il était là, esseulé, attaché au pied d’un arbre. Ses quatre membres reposaient à terre, il regardait vers l’Ouest, là où le soleil , ce soir présent, insistait pour montrer qu’il se couchait…connard. Je lui ai expliqué comment lutter contre ou pour selon son taux d’adrénaline… sa fièvre. Il m’écoutait, puis m’écouta et promit, enfin raconta comment il raconterait à ses congénères cette nécessité de la lenteur….Lentement tu feras les courses lui dis-je. Il ne me répondit pas, mais je savais qu’il m’avait écouté et Ô combien il m’avait entendu… tendu, métallique, pathétique et autistique. Ce fut l’heure du départ. Je partis les bras vides, heureux de ma victoire pour la décroissance, il resta en arrière, je sentis un regard pesant atteindre mon âme…. mes bras vides flottaient contre mon corps…De feu il se nommait.
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Appel à la lutte N°4: intensifier son regard perdu
Trop de gens qui s’assemblent, s’accolent… Ils n’ont plus parfois qu’un seul et unique regard….. Ces 100 000 yeux qui vous observent. Regardez vivre, regardez mourir…osez cette différence qui vous mènera à ne pas comprendre là où vous êtes. Ne regardez plus par le regard des autres, ne soyez plus référencés à… Voyez au plus simple de votre évidence émotionnelle….osez ce détail qui n’a que l’importance que vous lui donnez .Vous êtes seuls à voir ce que vous voyez à l’instant qu’il est, vous êtes irrémédiablement seul jusqu’à votre dernier jour… laissez planer votre regard pour que ce monde ne soit que le vôtre…. Je vous le prête ce court instant.
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Appel à la lutte N° 3: la main dans la culotte
Ce soir sera le réveillon, poil aux cons, quoique je les préférasse sans.. poils comme il se doigt, dans le con. Ce soir pour ne pas oublier que les quelques 6 milliards 500 000 000 d’êtres humains , tous équipés de doigts ou presque ne forment qu’un tas grouillant de cloportes qui pour certains se prosternent devant des idoles, des idées ou je ne sais quoi de plus inhumains….. je serai moi auprès de moi ne pensant qu’à moi et je mettrai ma main dans ma culotte… Qu’y ferai-je ? j’y serai en révolte contre le grand brassage de l’humanité qui passe d’une année à l’autre…. messe expiatoire du bordel commencé , il y a quelques millions d’années. L’humanité grouillante, croissante et croassante; ce soir s’embrassera en se souhaitant bonne année….. tant de temps qu’elle a déjà gaspillé, raz de marée incontrôlable… l’humanité est.
je mettrai ma main dans ma culotte pour me tenir face à ce flux ininterrompu .
Appel à la lutte N°2: se gratter le dos… seul
Face à l’uniformatisation de la conscience, j’ai déconsciencé… J’ai pris le parti de brumer, flotter sur les limbes des ex-pris morts durant les chèques passés…. je ne suis que le résultat d’une expérience tubulaire vouée à la recherche de l’existence de l’âme à fond perdu, je suis un être à but non lucratif mais lubricatif, lubrifiant. Rien de ce qui est autre ne m’est étranger, ni le doute , ni la certitude. Je ne suis que le vecteur d’une chaine ganglionnaire dédiée à la propagation de l’activité neuronale en milieu oxygéné… Rien de plus s’il en fut je vous prie…être et ne pas bouger, voir et ne pas sentir… humanifier magnifiant…. Le refus de la masse-meute commence par l’obligation de se gratter le dos seul, de ses deux mains, torturé et entier gesticulé… refusez qu’on vous le gratte, qu’on vous le touche. Vous n’en serez que plus stupéfait lorsque vous l’offrirez par amour. Je me gratte le dos donc je suis sera la pensée du jour.
Appel à la lutte N°1
Je pars en croisade…bien que je n’ai ni dieu , ni maître… juste un chien qui remue la queue, un peu plus souvent que moi ces temps courant… bref…..Je pars en croisade contre , contre…. l’un, l’une, l’unité sécurisante… la pensée unique, le « Je pense donc ils sont ». Pensez différemment, regardez différemment, dites oui à ceux pour qui autrefois vous auriez jeté l’opprobre, dites non à ceux qui donnent, offrez votre corps… de préférence à ma personne, donnez votre âme… à qui vous voulez. Soyez autres… aimez vous les uns les autres, encore et encore, jusqu’à épuisement de la boite de capotes… soyez humains, trop humains. Dites non aux religions, à la croyance, oui aux vertiges de l’Art, créez, pensez le contraire, refaites votre crise d’adolescence…. allez embrasser votre voisin ou votre voisine, ce qui me semblerait plus agréable….ne me lisez plus….. apprenez moi par coeur….Le monde vous appartient…. arrêtez de vous reproduire, arrêtez de respirer une fois sur deux, plantez tous un arbre , ne pissez plus contre les murs, ne crachez plus par terre, arrêtez de croire en dieu….. non continuez mais allez vous battre plus loin… sur une autre planète. Arrêtez de dire « on » passez à « je »…. Nous nous chargerons du reste.
Lieux: 19; mon écran ou mes écrans….
C’était une nuit , comme les autres, où je me suis réveillé face à mon écran de télé, le même qui me tient compagnie pour mon endormissement… De Nuremberg à Nuremberg défilait sous mes yeux, 4 heures du matin, l’histoire du monde dans toute sa splendeur ou son horreur… au choix, selon ses tendances philanthropiques ou misanthropiques… Je ne dirai rien, je ne pense rien… je laisse juste 1 lien qui vous conduira sur 1page internet…..une manière très réductrice de vous dire que tout cela est horriblement normal… Je ne vous aime pas… Mais je n’ai d’autre choix que de vivre avec vous…L’humanité n’est pas ce qu’elle a fait de mieux.
Lieux: 18; le fond de la boite de foi grasse
Si on se met à cogner sur le Pape ? Où allons-nous ? Quoique dans une gérontocratie le moindre courant d’air fait office de tremblement de terre…. Berlusconi, el papa même combat…. c’est pas pour me déplaire que ces grands représentants du pouvoir spirituel et séculier et plus si affinités, soient mis à bas de leur socle… humains, trop humains…. Il est vrai que lorsqu’on regarde la légèreté de la célébration, l’humilité costumière, l’actualité du discours, la canonisation à outrance, la simplicité des lieux, l’histoire de la secte à travers 2000 ans de bons et déloyaux services….Il est vrai qu’on peut avoir envie d’en coller une…. c’est fait ! La foi est grasse, surtout en ces périodes de fêtes…. passez-moi le pain, c’est pour communier avec mon pâté.
Noël….et plus si affinité.
A l’origine une quelconque fête païenne, on fête la fin de l’hiver ou le début d’une nouvelle saison… rien que du normal quand on se contente de regarder le ciel pour tout livre, les étoiles parce qu’il fait beau dans ces contrées là … ici au nord, le froid , les nuages, le brouillard… la boue, le manque de lumière. Donc quand il s’agit de passer au plus chaud , plus lumineux… fête. Voilà, voilà. Et puis Jésus est arrivé, enfin pas lui; ceux qui ont dit qu’il était arrivé…. ceux qui font croire. Donc Jésus est né, poil au nez… il est né Jésus, poil au cul…L’étable par manque de place dans les maternités, l’âne par manque d’ambulance, le boeuf…bof… Dieu en stand by dans la salle d’attente fumant havane sur havane, Marie dans tous ses états…. Joseph, Youssef pour les intimes, bricolant sa charpente, paraît-il qu’il était sous-traitant de l’armée romaine, je crois… Judas regardant par le trou de la serrure…. Bref une banale histoire de famille.On ne me croit pas quand je raconte cela… Ah la croyance, cette vague sublime qui fait et défait les vérités…. si tous les cons qui croient volaient je serais contrôleur aérien, non terrien sans aile…Je me demande…. Si Jésus avait été empalé au lieu de crucifié, qu’en serait-il devenu de cette religion? Il est né le divin empalé…. Noël et plus si affinité…. qui l’eut cru?
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Lieux: 17; le lieu-dit
Dire un lieu , sans y être. Autrefois un nom fut dit, donné: cul sans fond, trou de rien, vide de tout… mais cependant là, à l’endroit où il fallait vivre. Des hommes s’y sont donc posés pour y vivre….et alors ? Ils sont ponctué leur espace de noms descriptifs. petits lieux volés à l’espace, petits noms collés sur l’image du monde.Et puis plus rien.
lieux: 16; l’océan
500 000 000 d’années que j’en suis sorti, c’est pas pour y retourner…. l’eau, dire qu’il y en a qui aiment. Liquide insidieux, pénétrant froid, humide… je sais pourquoi je suis sur Terre maintenant.J’ai passé neuf mois dans un liquide semblable, certes plus chaud mais cependant liquide….je ne m’en souviens pas, trop de sel sans doute, je ne mouviens pas de ce silence qui me poussait à un immobilisme ventral, formation de mon être, partage de mes cellules… ma vie a commencé dans l’autre…. l’eau de ma mère, l’eau de mer…… l’eau c’est lent.
Lieux: 15; au dedans.. description du vomi hormis est honni
En mon antre ventre, la douleur s’est installée… vomir à en pourrir. Sous mes yeux , je me suis répandu… ce qui aurait du être moi est hors de moi… abandon de mon existence, mon au-dedans est en dehors… je décris. Liquide sans répugnance, brassage de ce qui constitue la vie… amorphe métamorphose à l’odeur pourrielle…. mon dedans a mauvais genre, reflux gastro entériné… ancienne terrine de nez de cochon, là perdue sauf pour le sol neigeux de mon jardin. Mon dedans retourne au grand brassage ADNien de la vie, lente métamorphose et anamorphose du quotidien. Les extraterrestres débarqueront dans le futur certain, ils ouvriront une bonne boite de terrine d’humain, iront peut être la vomir au fond de leur jardin…rien que de l’incertain en ce qui concerne le dedans…. à définir pour le prochain vomi.
Lieux: 14; ici
Ici est différent de là… ici n’est pas là…. je le sens plus proche, plus immédiat, plus précis. Il n’y a pas qu’ici que tout puisse se passer, là peut procurer de forts instants d’intensité hormonale. Je m’en vais fuir loin d’ici pour me retrouver là, plus incertain et commun…seul et là. De toutes manières , il ne me reste rien pas plus ici que là…. je vais donc continuer à élaborer de l’incertain ici et là pour continuer ma quête… ici n’est que l’ailleurs de là…et si ici était là sans pour autant se trouver plus loin…. Je déteste ces équivoques.
Lieux: 13; la rue…. la nuit quand il neige et que les gants ont des trous… le fond de l’air donc.
C’est avec ces trous que je rentre en relation avec le fond de l’air….. en tendant la main, un peu plus loin. La rue est seule, sale , noire …. j’y fréquente un lampadaire de facture ancienne à l »ampoule grossière, il glauquifie ce qui me stupéfait. Mes gants ont des trous de vent, des mailles…. détricotées. C’est ainsi que le fond de l’air se localise, en tendant la main pour toucher le frais et le vrai. Il n’y a rien d’absurde à ce que je dis… je vous en prie! Cessez d’embuer, ne respirez plus , vous allez troubler le fond, si le frais vient du fond.Le fond de mon air est chaud, féminin, c’est avec délectation que j’y plonge ma main et mes doigts gantés et cependant troué, tout comme mon air puisque j’y peux y précipiter mes doigts, ma peau pour sentir…..C’est une rue dans la nuit, un homme seul dans la rue plonge ses bouts de doigt, le bras tendu dans un air dit frais mais cependant moiteusement féminin… l’air con au fond, au fond du con , il ne manque pas d’air.
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Lieux: 12, là
Réfugié d’un sous-continent intellectuel, je me bats à chaque respiration pour ne pas mourir étouffé par ce que je vois… il y a tant d’instants qui ne cessent de m’émouvoir que lorsque je trouve refuge au fond de mon cerveau…là!… où vous n’êtes… Et cependant, je vous vois encore, filigranes existentiels, trames humanitantes et mutantes…là au fond de mon cerveau. Nous nous retrouvons alors enfermés, vous l’humanité et moi l’inhumain, enfermés dans les terres fertiles de mon imaginaire décousu, parfois le cul à l’air et manquant d’air… J’exècre ce que vous me prenez de si fluide et imperceptible… mon âme visuelle, mon silence de noir et de blanc, mes vies de couleur….vos corps ondulants, cahotant, titubant dans ces rues… là, noctambules introvertis. Je suis seul de mon espèce, refusant toute promiscuité tactile avec la masse, ersatz nietzschéen , ogre de toutes les religions, bouffon littéraire, l’inhumain ne se plaint que de votre présence…odieux, là , sans dieu ni maître et sans rien omettre… je me suis réfugié ce soir au fond de ma tête, seul et empreint de cette tendre inhumanité qui me pousse à vous détester…. passez votre chemin, n’encombrez pas mes rêves , laissez-moi vous vomir… là, seul, je vous regarde passer … mes mains tremblent, mon corps fond, je suis là… l’inhumain dernier de mon espèce à s’émouvoir d’un rien qui vous appartient.
Lieux: 11; le fond de vos yeux
Et alors ?… il faut bien apprendre à mourir… C’est là que tout s’y passe…. au fond de vos yeux. Il sera un soir, vieilli, assis près de votre table… vous sentirez que votre corps appesanti demandera à se coucher… vous irez… lentement. Vous saurez que ce sera le moment… il sera cette heure. Vous resterez habillés car c’est simplement que vous souhaiterez reposer….vieux et vieilles , le moment sera venu. Moment d’un sommeil qui ne vous paraîtra pas plus éternel que celui de la nuit précédente. Vos paupières en un instant étourdies vous demanderons de finir, vous résisterez. Et puis d’un moment convenu et attendu vous acquiescerez d’un antépénultième clignement de vos yeux, d’une froideur sur vos joues. Mourir en soupirant, las d’une vie passée à respirer profondément. Au fond de vos yeux s’impressionnera une dernière image, un dernier souvenir et c’en sera fini. Du fond de vos yeux on ne saura plus lire votre regard… mourir une et une seule fois.
Lieux: 10; la Terre
Je hais l’humanité galopante, sa non-diversité… son nombre de bras et de jambes, son milliard de tonnes de déjections, et plus, par jour….ses fleuves d’urine, de sperme, ses milliards de verrues….sa salive, ses idées, sa connerie…. bref, laissez-moi seul…. enfin presque….car j’aime leurs fesses. la Terre est à moi, je viens d’en prendre possession, je déclare l’humanité obsolète…..et moi seul sur ce vaisseau , je m’en irai conquérir l’éternité, celle qui ferme les yeux…seul, juste pour me savoir le dernier, après je m’éliminerai d’un sourire incertain….Je hais cette Terre là, posée dans l’espace, je hais ce que je suis et ce que je hais, ce que j’ai… ceux que je hais….Comment ne pas mourir à la vue de ce qui ne peut avoir de fin ? rien n’est plus incertain…. mourir atterré par temps de connerie….je hais !
Lieux: 9; le fond de mon verre
Pourquoi ces verres aux angles oubliés, qui n’ont pas été conçus pour que nos lèvres soient écorchées, sont-ils pourvus d’un fond…. que je ne saurai toucher. Ce fond ment, me trahit, quand il laisse le glaçon de mon whisky le heurter, s’accouplent-ils entre verre et glace ? transe ? parents incertains d’un lendemain sec et assoiffé. Le fond de mon verre me sécurise cependant, il me limite, me contraint à ne pas dépasser la dite dose, sous peine de trop boire … boit-on de trop quand le fond , si proche, si là… m’abstient ? Question de fond plus que de forme, quoique la forme du verre compte , elle procure de sensuels plaisirs pour lesquels il m’arrive de fondre, à condition que ce dit fond ne soit atteint… donc si fond, je sirote et grelotte quand après voir bu un fond de verre je m’endors profond et mens songes puisque je dors…. j’arrête cette histoire de fond de verre… je vous parlerai du fond de l’air demain … quand j’aurai fini mes vers.
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Lieux: 8; le lit
S’y retrouver allongé…. apaisé, voilà qui est humain…. et que dois-je y faire de mes mains? J’y suis couché sans y être bien, j’y pense, j’y vois…J’y vais parfois. Le lit est un moyen de transport économique, il suffit de basculer le système ondulatoire de son cerveau, de s’y allonger et partir pour un monde onirique… rêver doucement sans se fatiguer, s’épuiser de ses couleurs de corps inconnus, attendre sa fin qui la nuit peut vous prendre. Vous êtes alors resté sur une île paradisiaque, votre corps sur votre lit, votre esprit dans cet ailleurs…. voilà tout est bien qui finit bien. Dormir c’est savoir mourir de silence et de paresse… Je dors donc j’y suis.
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Lieux: 7; le coin de ma rue
Il était sombre à cette heure de la nuit… sombre noirci. Je m’y suis arrêté avec mon chien, il a levé la patte, je lui ai botté le cul et l’ai violemment jeté contre le mur, après je l’ai caressé.. ce chien. C’était un coin anguleux qui poussait à l’interrogation métaphysique…. pourquoi ce coin connard ? pourquoi s’arrêter là où deux directions s’opposent ? J’avais l’air d’un con dans coin sombre à caresser mon chien écrasé contre un mur, le mur du coin était de briques, la rue aux briques du chien écrasé…Et ça vous fait rire ? un chien écrasé, un coin de rue, une nuit, des briques…..vous devriez avoir honte.
Lieux: 6; le couloir de l’hôpital
On y passe vivant, debout, en croisant à chaque porte ouverte, des regards atterrés….parfois proche de l’instant du départ… On y passe. Ils et elles sont assis dans de lourds fauteuils, la télé souvent allumée…mourir entre deux spots de publicité. On y passe… Les odeurs sont différentes, les corps sont courbés, appesantis… sans force pour se redresser…. On y passe…Cette fin programmée ne peut se faire oublier. Dans chacun des couloir de chacun des hôpitaux de chacune des villes de tous les pays , les silences sont les mêmes…On meurt tous pas très loin d’un couloir.
Lieux: 4; le fond du chariot
C’est ce soir que je l’ai remarqué. Il était là , sous mes yeux… le fond du chariot. Qu’ai-je pu lui trouver de si remarquable ? C’était ce petit papier, à l’écriture plus petite que la mine du crayon qui l’avait couchée sur cette friperie papiesque… je le dis.C’était ce petit papier qui ne pouvait se trouver qu’au fond du chariot. Il avait certainement été écrit par une main de petit vieux, tremblotante, hésitante, mais cependant attentive à la qualité de ce qui allait être mangé… Tout y était inscrit accompagné de la fourchette de prix dans laquelle le scripteur comptait trouvé le produit référent. Quelle attention miséreuse, quelle patience oublieuse du luxe de l’ignorance…. j’eus honte, moi qui dépensait sans même regarder le prix et puis ce fut le mépris. Pourquoi n’avait-il pas tenu compte du prix du papier sur lequel il avait écrit ?… Et puis ce fut le vide, comme celui qui tapissait le fond du chariot…. vide comme mon chariot , vide comme la vie que j’allais, de manière mytomaniaque, associé au fond de ce chariot… à cette heure là seul le petit papier restait.
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Lieux: 3; le fond de sa culotte
Elle s’y goutte … lentement au contact de ces hommes qui effleurent son air, dans cette rue…. Elle en jouirait. Du fond de sa culotte, elle sent le courant d’air qui passe par dessous sa jupe, des plus courte qu’il soit, soufflant entre ses jambes. Courant d’air qu’elle sent par les trous de cette culotte dentelée, sur ce pubis glabre…On y lit un grain de beauté… Culotte dentelée et trouée, courant d’air frais qui effleure ….Du fond de sa culotte elle sent le fond de l’air frais au contact de son sexe, limite de la chaleur à la fraîcheur…Il se passe tant et tant au fond de cette culotte….les hommes vivent pour être au fond des culottes….
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Lieux: 1; le sac des filles
Dans le sac des filles on y trouve …. ce rouge qui sied aux lèvres serrées, juste avant qu’elles embrassent les bouches des hommes, s’y piquant au contact des poils de barbe, s’enrougissant à l’occasion. On y trouve ces petits objets ouatés, cotonneux que des doigts pousseront, sans douleur, pour stopper un flux menstrué…. c’est du sang que nous parlons, je parle. On y trouve des téléphones qui, si on les écoutait pourraient nous raconter des vies, des séparations, des interdits, des rougeurs de joues, des larmes aussi. Dans ce sac de fille, on s’y perd, toujours plus profond, toujours plus encombré…. des instants oubliés s’y entrechoquent, des couleurs passées s’y étonnent…. c’est un sac de fille dont on parle , ne nous y oublions pas. Parfois y traîne un de ces instants caoutchouté qu’elles offrent , ou dans l’ennui ou dans le plaisir éphémère…. Le sac des filles est lourd, pesant, tentant, j’y glisserais bien mes doigts engourdis, comme un instant approfondi ou sa chaleur de femme se laisse ouverte et parlée…. j’aimerais me glisser dans ce sac de fille, pénétrant, comme il se doit, de mes doigts, ce sac, donc… je salirais, s’il se pouvait, de mes cinq doigts, le sac des filles.
Éloge du verbe: poéter
Femmes! femelles! fessiers….(silences); j’écarterai vos cuisses à grands coups de mots profondément articulés, de verbes activement encastrés dans vos idées, de gestes ancestraux élégamment gesticulés… vous aimerez! Je prononcerai vos odes amoureuses que d’autres n’auront même pas su imaginer, je crierai vos orgasmes verbaux dont moi seul ait le son silencieux qui se porte en votre regard… vous fermerez les yeux au contact de ces mots lus….(silences). Vos culs épanouis, croupes élogieuses, hémistiches de vos alexandrins sexués, seront haut perchés….tenus dès demain par mes deux mains enfantines. Vos esprits libertins s’ouvriront comme vos cuisses à l’odeur de ce verbe pour l’instant silencé…Là et lasses de mes mots pétisyques et poétiques, de mes silences… ma bouche ne prononçant que vos sexes en osmoses… je vous liquéfierai houleuses, silencieuses mais baveuses et heureuses… chaleureuses gourmandes…. je finirai en silence dans vos bouches, prononcé par vos langues comme le verbe poéter… qui pour l’instant n’est que fruit de mon silence parce que je peine à l’inventer…. femmes, femelles, fesseuses beautés!
Pourquoi les femmes aiment-elles danser ?
Si je le savais, je ne poserais pas cette question… Chaque fois que je suis en face de corps qui dansent, je repère immédiatement qui sont les femmes, où sont les hommes…Les femmes sont là , les hommes ne pensent qu’à être au sein et pas toujours sainement de ce là précédemment nommé. Les femmes s’habitent, se vivent. les hommes ne s’habitent pas …transférant leur cerveau au pli près de leur prépuce, pour autant qu’il leur en reste un….pli ou prépuce….Une femme s’habite, un homme…… Donc, quand elles dansent….je savais bien que c’était une histoire d’habiter.
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Ne pas pas à pas
J’ai eu du mal à ma douleur, ce jour tombé. Cette douleur tombante, glissante le long de ma jambe… celle qui ne sent plus, celle pour qui les fourmis sont amies. Cette douleur me presse, m’oppresse…Je la sens pleine, dévorant mon muscle , s’accrochant à mes tendons. Je ne
peux donc que peu marcher, trop lentement….cela me laisse le temps de m’arrêter pour regarder ce qui est immobile…Je suis ainsi tel un chien en arrêt. Foutaise que cette douleur obséquieuse … j’ai décidé de m’en séparer, pas à pas , je la laisse s’avachir sur le sol goudronné…je me sens à nouveau disponible à la course du lévrier, le rut du cerf et la mise bas de la génisse…et s’il m’était aussi facile de me débarrasser de ma connerie que de cette douleur ,quelle serait désormais ma couleur… je hais ce temps qui ne peut me laisser sentir et qui ne sait que mentir. Je ne suis pas celui que vous me demandez d’être , n’est-ce pas ?…
Éloge du verbe: jouir
Ce plaisir intense qui satisfait au son de cette femme….. Je veux qu’elle me fasse jouir…. je le conjuguerai plus tard au passé quand je m’en souviendrai, d’elle et de cet instant. Je jouis, j’ai joui…. ce n’est pas au hasard, c’est au bout de ses lèvres à la violente couleur du don. C’est au bout de m
a queue, à la profonde douceur de sa pénétration… Je la jouis……seul
La dernière bulle
Après quelques heures de champagne, de blondes épilées pour ne pas qu’elles se devinent brunes, de brunes délavées pour se forcer à s’épiler….de fin , de début de fin, de fin terminée et de respiration éteinte, je me suis rageusement endormi, rêvant contre l’humanité… Il ne me restait plus rien si ce n’est cette douce sensation que ces quelques milliards de solitudes devaient disparaitre pour laisser place à de savants et doctes papillons colorés.
Éloge du verbe: boire
Encore et encore,j’y retourne en quête d’ivresse, en quête d’absence…la présence de mon absence. Boire pour savoir voir. Se conjugue le verre à la main, tremblante, le doute abreuvé, l’émotion exacerbée…boire pour s’oublier. À la deuxième et singulière personne du passé, je bois parce que je ne peux plus parler, juste se taire de mon silence….J’ai le goût incertain d’un vin qui me déposa au pied d’une vie…la mienne.
Le lien entre l’espace extérieur et intérieur.
Se lier à ce qui nous entoure ne présuppose pas qu’on soit attentif à l’espace extérieur… il faut commencer par attendre sans prétendre, comprendre. Se lier, s’aliéner à l’espace me force à….Je ne sais plus ce terme exact qui jadis se permettait de hanter mon esprit. Tendre espace extérieur qui tend à l’intérieur de mon hors… restreint et atteint. J’en suis donc contrit…Où est-il ce lien qui me lie à ces eux espaces? Humain ou humaine… je peine à comprendre ce qui me lie.





