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Lieux: 11; le fond de vos yeux


Et alors ?… il faut bien apprendre  à mourir… C’est là que tout s’y passe…. au fond de vos yeux. Il sera un soir, vieilli, assis près de votre table… vous sentirez que votre corps appesanti demandera à se coucher… vous irez… lentement. Vous saurez que ce sera le moment… il sera cette heure. Vous resterez habillés car c’est simplement que vous souhaiterez reposer….vieux et vieilles , le moment sera venu. Moment d’un sommeil qui ne vous paraîtra pas plus éternel que celui de la nuit précédente. Vos paupières en un instant étourdies vous demanderons de finir, vous résisterez. Et puis d’un moment convenu et attendu vous acquiescerez  d’un  antépénultième clignement de vos yeux, d’une froideur sur vos joues. Mourir en soupirant, las d’une vie passée à respirer profondément. Au fond de vos yeux s’impressionnera une dernière image, un dernier souvenir et  c’en sera fini. Du fond de vos yeux on ne saura plus lire votre regard… mourir une et une seule fois.

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Une réponse

  1. N’avez vous pas remarqué que l’on ne parle jamais si bien de la mort que de son vivant?…de sa douceur comme de sa violence…une vitesse immobile, une lassitude éteinte, une liberté criminelle…et ce silence…écoutez le silence…tous ces mots qui se taisent…tous ces cris chargés d’absence…ces sons inaudibles qui se propagent et remplissent l’espace.
    La mort est partout…partout où se trouve la vie. Ils sont le plus fusionnel des couples…jamais l’un sans l’autre, si bien que parfois, l’on se demande si l’un n’est pas l’autre. Vivre de sa belle mort…mourir de sa triste vie…
    …je m’entraine à mourir souvent…à prendre possession de mon silence…on ne meurt jamais si bien qu’allongé…tantôt habillée…tantôt nue…me dévêtir me libére de quelque chose mais je ne sais de quoi encore…je le saurais peut être le jour venu…on apprend chaque jour à mourir un peu plus…
    …j’aime à m’endormir…non à dormir…comme j’aimerais me savoir morte…non à mourir…

    Au fond de mes yeux…tu aurais pu lire mes mots à l’envers, mes voilements mystères, mes points sur les i, mes ponts sur les virgules, le rire des enfants, l’eau tendre, les effluves pâtissières, la terre après la pluie, la danse des feuillus…le vent et le temps qui s’enfuit…
    …au fond de mes yeux…mes dévoilements…et la vie que la mort n’a pas eue…

    Au fond de mes yeux…tu aurais pu t’y lire.

    Le Vent

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