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Autobiographie d’un autre: 4


Il voyait entre deux regards ce que ses yeux lui permettaient de voir…Il était souvent ailleurs, nous dirons perdu dans un de ces lieux ou endroits où on avait pu l’oublier, regardant autrement toute cette humanité grouillante mais cependant absente. N’ayant aucun point de repère affectif sur lequel poser la tendresse que ses yeux pouvaient exprimer, il s’arrêtait sur de simples détails: le gris d’un mur évoluant en fonction de la force de la lumière naissante, les verts infinis de la mousse sur la base d’un mur humide de la pluie de fin soirée… le vide grandissant entre deux objets fixes…. des choses et moments qui n’appartenaient qu’à lui et que je ne saurais vous décrire… comment décrire ce qu’un seul peut voir ? Quand il était ainsi concentré sur de fins instants solitaires et sincères, ceux qui le remarquaient, parfois, le déplaçaient afin qu’il ne gêna plus…vide, éloigné, il se retrouva ainsi face à des murs. Il choisit assez tard de se déplacer.

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