Où l’on sent la présence de l’humain… 17


Les vacances et les microcosmes familiaux, de quoi écrire un livre, je me contenterai de moins. Hier, à l’heure de l’apéro, puisque je ne vais pas  à la messe, terrasse d’un café…. Ils viennent s’asseoir: papa, maman, papi père de maman, mami mère de maman, et les deux petits, un dans une poussette qui n’aura aucune incidence sur le déroulement des évènements et celui de deux ans… celui de deux ans, je le nommerai Chiant avec un C majuscule… Dès qu’ils se sont tous quatre installés à mes côtés Chiant a mérité son nom de code. Cependant papa, petit homme, jeune, au nez trop fin et à l’allure hautaine, n’a pas cessé de dire: » je m’occupe de Chiant, tu t’occupes de Ronfle (le petit dans la poussette) ». Entre eux deux, ils étaient donc face à face, papi et mami, papi au blanc, mami à la coupe glacée chantillysée. J’ai remarqué que mami tremblait beaucoup, pas un tremblement maladif dégénérescent, un tremblement nerveux accompagné d’une hypermobilité occulaire… Donc Chiant n’arrêtait pas de toucher  à tout… papa ne disait rien, maman voyant que mami tremblait de plus en plus parce qu’elle ne supportait pas que Chiant touchât et renversât, éleva la voix sur Chiant. Chiant se mit à brailler pour la première fois. Papa fit  remarquer à maman que ce n’était pas ce qui avait été prévu au départ… mami était proche de la convulsion, papi avait sifflé son blanc. Maman rétorqua qu’il ne fallait pas que Chiant touche aux verres, qu’il  pourrait se blesser…. Status quo. Chiant en rajoute une couche puisque maintenant huit yeux attendent qu’il fasse la prochaine connerie… chose faite papa élève la voix, Chiant hurle, maman pour montrer à mami qu’elle est une maman élève aussi la voix… papi siffle son deuxième blanc, mami est prise de tics et élève aussi la voix sur  Chiant qui hurle de plus en plus fort. Ronfle ronfle…papa, sur un ton très condescendant, fait remarquer que… mami explique rageusement que sa fille était plus calme lorqu’elle était plus petite….. bref. C’est à ce moment que je souris et que je croise les deux merveilleux yeux bleus  fatigués de maman qui sourit aussi, des yeux à tromper son mari, même à changer de mari… je détourne mon regard et je les laisse finir de ne rien expliquer… l’année prochaine s’ils reviennent au même endroit, maman aura perdu les quelques kilos qu’elle avait pris pour la grossesse de Ronfle, papa sera toujours aussi chiant puisqu’atteint d’un  superbe complexe de supériorité machiste…. j’ose espérer que maman aura dit merde à ses parents, trompé son mari et qu’elle s’apprêtera à le refaire…. Chiant sera toujours chiant.

Il y a des regards qui en disent plus longs que ces silences qui les accompagnent…. Elle avait envie d’autre chose et moi aussi.

Où l’on sent la présence de l’humain… 16


Ce matin, je n’étais pas inspiré… et puis il est arrivé. Petit Belge flamand de quatre ans,ou un tout petit peu moins qui s’est planté là, face à moi…. s’il s’était contenté de me regarder sans rien dire… mais il m’a parlé, il m’interrogeait. J’ai commencé par l’ignorer, mais il est venu à mes côtés regarder ce qu’il y avait sur mon écran et il a même essayé de taper sur mes touches… Les enfants, c’est un peu comme les MST, on essaie de s’en protéger , surtout quand c’est ceux des autres. J’avoue avoir eu envie de le foutre dans la piscine. Si au moins il avait été beau… mais il était laid, blondinet style Manneken-piss, je dirais gras dans son ensemble, purpurin… Il me dérangeait physiquement. Je l’ai pris par la main, j’ai essayé de repérer la fenêtre d’une terrasse ouverte dans la direction d’où il provenait… j’ai parlé fort…. rien, je suis certain que les parents ne le supportant pas l’ont foutu dehors pour le perdre souhaitant qu’il enjamberait la barrière … même pas capable.Je suis donc revenu avec lui, je ne voulais pas qu’on m’accuse d’avoir essayé de le perdre volontairement et je l’ai posé sur une chaise…. évidemment, il n’est pas resté en place et il est revenu à côté de moi… même son odeur me dérangeait. Sa mère est arrivée, à l’image de son fils pour la forme, la couleur… elle a récupère son gamin collé à côté de moi en train de me parler en Flamand, la tétine dans le bec, me bavant  à moitié dessus… sans un sourire, pas un mot, pas un remerciement, pas un regard… même pas une petite pipe pour avoir fait le merdeux sitter pendant quinze minutes. J’ai repéré leur terrasse, si demain cela recommence, j’irai frapper  à leur fenêtre pendant qu’ils tirent leur coup…. pour éviter qu’ils en fassent un autre.



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Où l’on sent la présence de l’humain… 15


Sentir la présence de l’humain… Si je pouvais ne parler que des odeurs des femmes, même celles de fin de journée, celle de dessous de bras, d’entre… j’aurais  à dire du bonheur de vivre et de savoir ce qui m’attend… Non, il faut aussi que je me gave le gros suant, le celui qui croit péter discrètement mais qui a oublié le vent, le T-shirt à la sueur séchée, le dessous de bras sans pitié, le maillot de foot pas lavé depuis la coupe du monde 1998….Si ce n’était que cela sentir la présence de l’humain, le pourrais encore m’en contenter. Mais c’est aussi ces fois où l’on sait qu’un autre est en train de penser, pire que ce qu’on peut faire… seulement lui ne le fait pas par luxe, il le fait par vie… je ne vais pas penser aujourd’hui ni me laver pour ne pas m’insupporter.

Où l’on sent la présence de l’humain… 14


Ce fut et ce devait être… Je suis retourné dans ce bar, à l’heure de l’apéro. Ce que j’avais pris pour d’élégants dessins positionnés sur des bas n’étaient que des tatouages, j’avais raison pour leur pluralité, les percings, le manque de hanche…. mais elle avait toujours cette classe entre la vulgarité et l’extrême féminité … elle n’était pas un fragile objet sexuel… mais une femme qui travaillait, dur et vite…. L’essentiel n’est pas là. La comtesse était là… une femme d’une soixantaine d’années, alcoolique mondaine, ayant vécu par et pour les hommes… elle avait dû être splendide avant, avant avant…. elle avait dû être chiante plus qu’un homme aurait pu le supporter, elle avait été une amante extraordinaire, taillée par la nature pour être prise et se donner comme dans un film hollywoodien…. mais elle était là dans ce bar de bout de terre, expatriée de la vie, en quête d’un dernier homme qui aurait pu la faire vivre et la faire rêver… je lui rends hommage. Puis il y a eu N……. , serveuse de trente et un ans qui est venue s’asseoir  à mes côtés, serveuse d’un autre bar douze heures par jour, venue s’asseoir  à côté de moi pour se prendre une cuite parce que ce soir là elle n’avait pas son fils qu’elle élevait d’habitude seule, parce que j’avais l’air calme, plus âgé que les autres…. elle m’a raconté sa vie en buvant beaucoup, vite, des petits verres de rhum gingembre, elle était blonde, l’oeil aussi bleu que son regard, jolie, vive, elle parlait extrèmement fort, mettait sa main sur ma cuisse, m’embrassait amicalement, trinquait avec moi, me prenait par le cou, par la taille, me serrait dans ses bras… tout était aussi excessif que moi j’étais silencieux. En partant, elle m’embrassa sur la bouche sans que je le lui ai demandé…. « c’est dommage je t’aime bien, je travaille demain »et elle partit, aussi vite qu’elle arriva, portée par la foule de jeunes Hollandais qui avait envahi, pour une soirée, ce bar. Elle rentra en vélo vers la gare…. je l’admire. Quant aux petits cons d’Hollandais qui n’ont pas arrêté de brailler, aux petits cons de Parisiens à la mèche néo rebelle, au col relevé, qui marchandaient les prix pour se bourrer toujours et toujours plus et  à qui on répondaient, une fois pas deux, un non simple mais avec un regard que cette serveuse savait mélanger  à un sourire attendrissant…Je vous emmerde!

La comtesse, malgré son âge, avait un cul que de jeunes femmes adipeuses, nourries à la céréale et à la viande anglo-saxonne sandwichée, auraient pu lui envier…. mais je n’étais pas excité… sauf par son T-shirt.

Où l’on sent la présence de l’humain… 13


9 h 30…. je n’ai rien d’autre à faire que rien et je vais m’y employer. Chaque matin, je viens calmement cracher mon fiel sur l’humanité environnante au bord de la piscine de la résidence dans laquelle j’ai loué un appartement pour mes vacances…. je suis un nanti et ce matin, c’est moi que je vais tronçonné. Je suis un quinquagénaire pré-dégénéré, à l’ego surdimensionné, qui ne peut voir et comprendre le monde que par ses yeux de myope…. et presbyte depuis l’année dernière, au cas où vous ne le sauriez pas, ni ne l’auriez remarqué. Au moment où j’ai commencé à écrire ces lignes, à la table d’à côté vient de s’asseoir une femme d’une trentaine d’années dépassée, T shirt noir moulant sur une poitrine avenante, le cheveu coupé court et bordélique, le maquillage lourd pour un début de matinée et puisqu’elle vient de se lever et partir, à la fesse aussi lourde que son maquillage. Voilà c’est moi, un type en vacances dont la seule activité raisonnable est de regarder les gens vivre, regarder les gens regarder, les photographier, écrire, non pas pour les critiquer mais pour simplement constater que l’humanité est à la vie ce que le cancer  est à la mort…. et ce dans une désorganisation régulée presque semblable. Je ne suis qu’un témoin qui met en tension émotionnelle des non-moments de l’existence…. un organisateur artistique post chaos. Bref un de plus….Ce soir je retournerai dans ce bar où j’ai décris cette jeune femme hier, je la regarderai à nouveau, la mettrai  à nouveau en scène…. vous me lirez, sourirez…. pervers que  vous êtes. Puisque je vous tiens… je ne voudrais pas être  à la place du pauvre con qui, chaque matin vient taper comme un forcené, avec sa raquette de tennis et avec une guturalisation  proche des cris de guerre exprimés par les hordes Vandales au début du cinquième siècle, sur une balle que je présume jaune, contre un mur… là, de l’autre côté de la haie… je ne le vois pas….. c’est peut être sa femme qui sert au bar ?

…excitante cette paire de fesses que je vois face à moi…. dont le visage n’a certainement aucune importance…

Où l’on sent la présence de l’humain… 12


Aujourd’hui pas de soleil, du temps gris, pas de cul sur les plages, pas de plage sous les culs…. aurai-je matière  à l’exacerbation de mon cynisme apaisant et restructurant ? D’abord je vous ferai part de ma sensation ressentie au contact de la jeune femme qui servait au bar où hier au soir j’ai bu des caïpirinhas… Elle était brune aux cheveux courts, huilés et coiffés vers l’arrière. Elle avait revêtu son corps d’une jupe rouge  à pois noirs moulante, sous laquelle elle portait deux élégants bas noirs soulignés  à l’arrière de la cheville, qu’elle avait fine, d’un graphisme qui allongeait vers le haut le galbe de sa jambe. Cette jupe était si finement collée  à son corps que cela laissait supposer que le porte jarretelles suspenseur des bas était plus fin que le tissu légèrement élastique de sa jupe, on en devinait la présence par un léger dessin proche du bas relief quand elle s’adossait au bar en s’arcboutant très rapidement pour soulager son dos. Son corps eut mérité une courbe de hanche un peu plus prononcée, cela aurait fermé ainsi une ondulation harmonieuse qui existait entre le volume  expansif de ses seins emprisonnés dans un bustier noir, la forme de sa large bouche aux lèvres épanouies dont la moue naissante et incidemment  orientée vers le bas était somptueusement rehaussé d’un rouge  à lèvres épais et dessinant,le galbe de ses fesses, cependant insuffisamment rondes. Elle portait quelques tatouages sur les bras et l’épaule, un percing entre les deux seins, récent à en juger par la légère inflammation, ses lobes d’oreilles était tous deux ornés de deux écarteurs ressemblant  à deux petites cornes, on  pouvait aussi compter six anneaux divers sur le cartilage de chacune d’elle. Tout cela aurait pu être d’une vulgarité extraordinaire, mais il n’en était rien, bien au contraire… elle devait sentir bon sous les bras, même au plus fort de son activité. Il m’était évident qu’elle possédait d’autres percings, d’autres tatouages et qu’elle devait être totalement glabre au plus intime de son être… je me suis même surpris à imaginer qu’elle ne portait pas de sous-vêtements autre que son porte-jaretelles  pour ne pas perturber le flux d’érotisme qui se dégageait de son comportement au milieu de son petit bar…. Elle n’était pas femme à être prise par derrière, mais debout contre un mur pour profiter de sa bouche, la jupe juste relevée… les yeux grands ouverts.

Pour ce qui est du cynisme…. vous décrirai-je le gros connard, saoûl, qui maintes et maintes fois se laissa aller à lui lancer avec son fort accent du sud ouest des blagues salaces ? Non… Elle méritait le plus grand silence….

Où l’on sent la présence de l’humain… 11


Pour une fois je vais pencher du côté de  la philanthropie…. (silence) voilà  çà y est c’est fini….passons à la suite. Hier je suis allé boire l’apéro, j’étais à côté de parisiens, si je le sais c’est qu’il parlait suffisamment fort pour qu’on ne puisse pas l’ignorer….Parisiens, trentenaires ou quadragénaires, BCBG  en couples,frères ou soeurs, un lien de parenté, engaminés et en vacances dans la maison de famille de la côte atlantique avant de foncer sur Saint Trop …. nul comme endroit mais la tradition veut qu’on dépose la floppée de gamins aux grands-parents…. la rue était piétonne comme  à son habitude…. commençons par les hommes…. d’affaires affairés, c’est ce que j’ai cru comprendre, certainement très importants, tout du moins aux yeux de leurs employeurs….. « tu sais, moi je lui ai dit…. s’il veut me garder….. il avait intérêt à ce que je…. »Il y avait trois hommes et un pas un pour rattraper l’autre, je dirais d’une caste détestable de notre société, la caste de ceux  à grosse montre quand ils ont gagné du pognon ou la caste de ceux qui croient avoir accompli ce qu’ils appellent réussir…. des cons mais en pire. Des qui se feront larguer quand les affaires ne marcheront plus… par l’employeur qui a intérêt à… et leurs femmes qui ont beaucoup d’intérêts  à….Les femmes: pires que les hommes, elles n’ont pas arrêté de parler de l’argent qu’elles dépensaient, l’argent de leurs mecs qu’elles vireraient quand ils n’en auraient plus… et même s’ils en ont encore, elles le largueront quand même quand les enfants seront grands, pour un autre qui les baisera mieux et plus parce qu’eux: les hommes d’affaires pas encore cocus, quand ils auront atteint leur cinquantaine, elles en seront  à leur quarantaine et ils seront tellement stressés que ….. nenni. J’ose dire cela parce qu’ils n’ont pas arrêté de bouger sur leurs chaises en parlant haut et fort, en allumant cigarette sur cigarette ou gros cigare, en picolant vite et mal… le bide déjà bien gros et flasque. Ils n’ont même pas maté une petite nana qui passait…. désexués et surargentés…..J’ose dire cela parce qu’il y en avait une sur les trois « femmes de »…qui parlait moins et différemment, qui regardait plus, qui m’a regardé les regarder et les écouter, elle donnait le change  à ses consoeurs plus qu’elle ne participait…. elle avait des jambes splendides et une poitrine refaite en excès….elle regardait ailleurs, autrement. Je n’aimais pas la fadeur colorée de sa culotte que j’aperçus lorsqu’elle recroisa ses jambes pour la troisième fois. Je n’aimais la plasticité artificielle  de sa poitrine opulente sur sa peau bronzée de femme proche de la quarantaine, j’aimais ses yeux qui parlaient plus et mieux que la grande gueule de son mari…je m’en contenterai.

Quant aux enfants… j’ai regretté que la rue soit piétonne….

Quant aux autres femmes…. la plus blonde et la plus jeune avait une bouche (botoxée) à tailler des pipes, ce qu’elle devait mécaniquement faire  à son mari car prévu dans un contrat de mariage bien ficelé…. rien d’excitant à ce moment là …

Où l’on sent la présence de l’humain… 10


Toujours en direct de la côte atlantique, en quête de ce qu’il y a de pire chez vous, pas chez moi, puisque je ne me regarde pas vivre… J’ai trouvé le bout ! Là où je suis il y a une rue , petite dans toutes les acceptations du terme, au bout il y a la mer et tous prennent cette rue pour arriver face à la mer et s’asseoir en mangeant un glace… c’en est écoeurant. Quand ils achètent la glace, elle est encore relativement solide, mais le temps qu’ils descendent les cent mètres séparant le glacier du bout, tout  a commencé  à fondre et quand ils arrivent là où je les attends, la glace fond et coule… vous vous verriez manger….Ceci n’est qu’un détail, c’est après la glace que c’est important… vous vous asseyez sur les petits bancs et vous regardez la mer en commentant: la hauteur des vagues, le phare qui est au loin, quelques données géographiques, le que fera-t-on demain ? ponctué par un « on mangera une glace après-demain, le regret d’avoir des enfants chiants (comme s’il pouvait en être autrement). Certains se taisent: couples en rumination de divorce, maris qui matent les petits culs des jeunes femmes qui savent qu’elles ont des beaux petits culs, femmes qui rêvent de tromper leur mari, ne serait-ce qu’une fois… amants qui rêvent de les aider  à tromper les maris, cocus qui ne regardent plus rien et pour qui la mer et un bout accessible et certainement définitif, femmes qui viennent de tromper leur mari et qui savourent la moiteur extrême de leur corps, gros cons qui n’en n’ont rien à foutre de la mer et qui mériteraient d’être cocus, j’avoue qu’il y a des fois j’en assumerai bien l’entière responsabilité….Et puis il y a cette petite dame au blazer bleu marine, elle sourit, elle parle toute seule, elle habite certainement au bout de cette rue, elle ne mange pas de glace…. c’est elle qui donne tout le sens à ce bout, elle vient là  depuis si longtemps…. au bout …. la fin peut être ?

« …C’est un sourire suffisamment chaleureux, parfois accompagné d’un regard si froid que parfois j’ai envie de l’entendre dire ….non… encore! la garce… »

Où l’on sent la présence de l’humain… 9


Ce que je vais vous en dire, c’est ce que j’en pense…. après vous verrez bien. Tout a commencé quand j’ai vu les cinq adolescentes dans la piscine, cinq  pré-figures utérines héroïques, c’est à qui voudrait le plus d’enfants… Moi, je veux bien… Mais, elles étaient déjà cinq plus une dizaine d’autres personnes dans la piscine, ce qui fait quinze… dans dix ans, lorsqu’elle auront réalisé leur  rêve d’enfants, disons deux chacune, si on les retrouve dans cette même piscine, le nombre de personnes dans cette même piscine aura doublé au minimum. Il faudra donc agrandir la piscine, donc prendre sur l’espace avoisinant. Çà, c’est le scénario optimiste, celui qui rentre dans notre système de rassurance collective, celui des lois, des règles, des équations, on contrôle tout; n’ayez crainte…. la vie , qu’elle soit humaine ou autre a pour seuls buts: 1 la captation d’énergies pour se nourrir, 2: afin de se reproduire…. tout le reste n’est qu’un affinement de ces deux problématiques de départ. Nous sommes donc , d’une manière ou l’autre en concurrence avec tout ce qui vit, on a beau dire qu’il faut préserver la vie, la biodiversité… mon cul, ces foutaises néo édenistes à hautes teneur intégriste ne résolvent rien le fait que nous sommes le problème  à notre existence…. tout système reposant sur une croissance reproductive exponentielle est à court terme condamné  à une régulation…. On a inventé la religion et ses règles qui a conduit  à des guerres: monothéistes 1 contre monothéistes 2, puis des règles raciales et les génocides qui vont avec, je me permets de rappeler que ceux qui sont à l’origine de ces crimes entre voisins sont aussi humains que vous et moi et qu’ils n’agissent donc que comme des êtres humains; on a aussi les virus, mais la grippe A a beaucoup déçu… donc nous nous régulons entre gens de la même espèce, ce qui est en soi est plutôt sain. Imaginez un seul instant que les crocodiles, des anciens parmi les anciens sur la boule aient eu le même taux de réussite que nous  à la reproduction, l’adaptation…. j’en vois venir avec les lumières divines…. ben voyons…. le crocodile, si je le plonge dans la piscine il va très bien s’en sortir, tandis que le quidam si je plonge dans le tas de boue qui lui sert de fleuve, je ne donne pas cher de sa peau…. C’est le bordel, je vous le dis, et c’est ce bordel qui nous fait vivre….qu’on ne m’accuse pas d’eugénisme ou de fascisme, je me contente de vous regarder vivre en attendant ma mort certaine. Pour en revenir à ma piscine de départ…. si elles ont trois enfant chacune, c’est le bordel, si un type passe et tue tout le monde c’est le bordel… et c’est d’autant plus le bordel que du crocodile au tueur en série tout est globalement imprévisible, on aura beau réguler, quantifier…. trois milliards et plus d’années que cela dure, nous autres humains profitons-en, parce tout me laisse  à penser qu’il n’y aura bientôt plus que des crocodiles dans la piscine…Et si je pissais dans la piscine ?

Elle avait une fesse droite agréablement ourlée à son entre jambe, elle dorait au soleil…. tenté.

Où l’on sent la présence de l’humain… 6


Pas facile, chaque jour de trouver une raison valable de détester l’espèce humaine confinée dans cet espace humain… pris seul, l’humain communiquant est acceptable. Mais, dès qu’il se laisse aller  à son instinct grégaire, dès qu’il se croit être unique parmi la masse dans laquelle il exulte….. en quelques mots , on peut définir un sous-groupe. Le crâne lisse, tatoué sur le bras, portant un maillot aux couleurs nationalusées, je suis …? un gros connard de supporter d’équipe de foot ball ? Cela se peut, mais si le tatouage est ancien, du temps où c’est dans un stade qu’on rassembla des enfants, peut-on encore être un gros connard de supporter d’équipe de foot ? Oui… mais, si le maillot n’est que son seul bien en rempart d’une nudité relative, cependant non tatoué, peut-on encore être …. oui. Il n’y a pas de doute, ce n’est pas qu’à l’enveloppe externe qu’il se reconnaît , c’est aussi à sa capacité  à commettre les pires choses en groupe… me direz-vous, il est ainsi facile de les repérer, ils sont ensemble… je crois que la pire des choses que l’humain puisse commettre en groupe, en meute, c’est sa capacité à se taire et laisser faire…

J’ai aimé le regard fatigué, las, absent de cette femme, mère de trois enfants, quatre avec son mari…. prête  à jouir d’un autre homme, là, après sa cigarette…excitable et atterrante.

Où l’on sent la présence de l’humain… 4


La plage, comment dire ? Ce n’est pas mon lieu de présence favori, j’y vais pour vérifier que la mode du monokini est encore d’actualité et que ma voisine de plage est bien épilée… Mais ils sont arrivés, je devrais dire il est arrivé…. le couple germanique avec ses deux jumeaux,pendant trente secondes, elle était lui, lui était elle, ce n’est que lorsqu’elle s’est retournée que j’ai vu qu’elle ne portait pas la barbe… les enfants n’étaient pas petits, ils étaient juste blonds, trop clairs, trop enfants et ils avaient un ballon de football…. Ils ont installé leur but… le dos du gardien était face à moi, j’étais en quelque sorte le fond du filet et je ne parle pas l’allemand, je le crie, je le guturalise avant de l’expulser loin de mon souffle…. STOP ai-je crié au quatrième but raté, la vie de fond de filet est relativement pénible surtout durant les vacances…. pendant quelques minutes, j’ai revécu  les cinq ans de prisonnier de guerre de feu mon père… Le silence du kapo qui vous regarde tout en vous menaçant de son arme…. là c’était un teuton, d’à peu près cent dix kilogrammes, armé de deux enfants jouant au foot. Ils ont encore marqué quelques buts. Le père, dans un français approximatif a essayé de s’excuser… ce que j’ai apprécié, mais il a laissé faire ses enfants. J’ai regretté le temps de la STASI où d’un simple coup de téléphone j’aurais pu les dénoncer…. j’ai pris ma serviette sans avoir pu vérifier que ma voisine était finement épilée….

Il n’y avait rien de terriblement excitant dans le mètre quatre-vingt-dix de la mère…. si,  peut-être son absence de barbe…