Visiblement tout va mal….chez les politiques. Le feu au cul ou ailleurs, ils sont en train de se montrer terriblement humains… Si on résume ce début d’année: un tremblement de terre, une centrale, des révolutions au nord pour les uns, au sud pour les autres, là pour d’aucuns…un Ben Laden, un DSK USA dans le caca, un ministre de la fonction publique par deux fois peut-être, un ex ministre de la culture comme un Dutrou, un futur ex président en queue du peloton des futurs, une enceinte comme si c’était important, une Europe en couille…. bon j’attends demain pour le dire.
universalité…. J’ai compris
Donc j’ai compris je vous explique…À l’origine le monocellulaire communique, échange avec le monocellulaire, ensuite le pluri avec le pluri… sachant que la destruction est une forme de communication puisqu’elle sert à passer outre et aller au-delà d’un statut quo incommunicatif cellulaire….. il y a besoin de s’associer pour détruire l’un et passer à l’autre (n’y aurait-il pas du R. Girard là-dedans ?) donc une fois que je suis à l’autre je continue de m’associer jusqu’à la prochaine destruction qui me servira à construire jusqu’à au moment où je devrai détruire pour pouvoir construire et ainsi de suite… puis de maison en maison , de village en village, de ville en ville, de seigneurie en seigneurie , de pays en pays… jusqu’à ce qu’un moment le lien ne soit plus physique mais purement intellectuel… il y a donc un moment, depuis le début, où une unité communicative possède un taux d’information supérieur à l’ensemble des structures avec lesquelles elle est capable de communiquer … donc elle détruit pour communiquer avec d’autres (la reproduction est une communication) et il s’en suit une évolution puis une transmission…. jusque là c’est clair … bref. Là où nous en sommes, chacune des unités communicative afférentes à la globalité possède une éventuelle capacité d’information égale à la somme des autres unités afférentes… ce qui n’est qu’une théorie de de l’entropie, il n’y a que désordre en phase d’expansion. Ainsi quand un homme communique avec un autre homme ou une femme il possède éventuellement en lui toute la capacité intellectuelle acquise depuis le début, donc un potentiel plus x de plonger vers une phase évolutive supérieure. Mais il y a arrêt de l’évolution dès qu’un individu n’est pas capable de transmettre un certain pourcentage de cette intégralité….. bref dès qu’il fait une connerie, il est éliminé soit du fait reproductif , soit de l’échange communicatif ou de l’accès au nutritif…Donc étant donné un homme qui communique jusqu’à son maximum et qui n’arrive pas à transmettre le maximum de ce maximum , il est éliminé par une phase naturelle ( il ne peut ni communiquer ni se reproduire…)…. j’en connais un qui est revenu au point de départ et qui vient d’être éliminé….
Il est l’heure….
Résumons… un mariage princier, une béatification, une mise à mort orchestrée, un attentat méditerranéen et une révolution culturelle dans ce même coin…. et moi, et moi et moi ?…..Il est l’heure de prendre conscience que je suis bien peu de chose sur cette planète, bien que le web m’ait rendu mondialement célèbre au delà des limites de mon quartier, juste la rue voisine; je constate que ma voisine et non pas la rue, ignore tout de moi, de ma capacité à créer…. de l’insignifiance d’être le plus puissant lors de ma non-croyance erratique. Donc je ne suis qu’un moins que rien, à peine bon à trembler en rythme avec la Terre, incapable d’être recherché par toutes les armées du monde, béat naturellement sans l’intervention de l’autre…. que me reste-t-il à conquérir de cette différence ? J’opte pour la conchification du reste de l’humanité… Croyez ! Épousez-vous ! Massacrez-vous ! Il me restera toujours un espace de silence dans lequel je me saurai être humain…. Je reprendrais bien un petit café.
Il a plu…
Le seul plaisir sexuel que nous ayons en commun , nous hommes et femmes, c’est la pénétration anale… si on la souhaite. Quel rapport avec Bruxelles me direz-vous ? aucun… si ce n’est peut être la présence de ces hommes et femmes, cravatés, tailleurisés, costumés, quatierdaffairisés…. qu’ils parlent français, anglais, flamand, suédois, allemand ou je ne sais quoi encore…. ils ont tous un manche à balais dans le cul et ils ont échappé à l’imaginaire… ils gèrent leur quotidien au cours du temps boursier, de l’instant présent au moment inscrit, de là à ici…. ils sourient une fois la porte de leur bureau fermée… on croise leurs femmes en groupes de quelques unes, élégamment habillées, en train de visiter l’exposition, de s’exposer a ceux et celles qui les visitent… leur sexe parfois voluptueusement velouté
s’imaginant de forts amants…Donc le manche à balais, lien fondateur de l’union européenne…. Je leur imagine la suite, leur suite.
Donc Bruxelles….
À tout bien regarder Bruxelles est très normale…Un centre historique ancien, très ancien, envahi par des hordes de touristes, des restaurants étrangers, des étrangers restaurant les touristes. Puis s’en vient des quartiers d’affaires et de commerce, à la norme européenne H et M, quelques reconstructions cubiques enverrées toutes plus laides les unes que les autres… et pour finir quelques vieux quartiers immigro-bobotisés, le vieux se mélangeant au jeune pour un futur incertain…et puis au-delà, comme ailleurs, comme des ronds dans l’eau, des couronnes qui s’éloignent en s’appauvrissant…. Donc Bruxelles.
J’ai discuté ce jour avec quelques vieilles personnes belges, quelques Belges personnifiés…. c’était bien, j’ai offert une bière, je n’ai pas fait de photos, j’ai pris le souvenir de ce qu’ils m’ont dit même si je n’ai pas tout compris, même si je n’ai pas voulu tout comprendre….
Bruxelles…. seconde fois
Hier, tous travaillaient, les touristes touristaient, les Belges belgeaient… et on va béatifier Jean-Paul deux… L’espace de la lutte n’est pas encore restreint. Revenons à Bruxelles, je n’ai pas encore osé la frite, mais j’ai déjà tenté la bière… pas le temps de toutes les goûter, juste quelques-unes… Je n’ai pas vraiment compris ce qu’il y avait à faire à Bruxelles, une fois que vous avez vu la grande place, quelques musées sur la centaine qui existent, mangé un ou deux trucs…. Il reste l’observance stricte de la règle une de l’étranger en visite… observer! J’ai l’imité mon champ d’investigation à l’observation de la croupe bruxelloise et à la reconnaissance stricte des caractères du cul Wallon opposé à son coéquipier le cul Flamand… je n’ai pas fini, je dois affiner ce jour et je ne saurai dire en si peu de temps s’il y a sincèrement un si grande différence… fieu. Il est vrai qu’avec vingt % de la population qui est d’origine étrangère cela ne facilite pas mes déductions… mais j’agis scientifiquement et je retourne de ce pas étudier plus en avant ces arrières… Je suis prêt à tous les sacrifices pour faire avancer ma science inexacte… j’aime ma science inexacte… j’aime mon regard sur le monde à base d’hémicircularité rotative de l’axe épinaire et vertébral de mon corps….si ça ce n’est pas scientifique
Bruxelles… premier état
J’en reviens pas… que des touristes sur la grande place, des nuées de Japonais, qui certainement étaient là pour échapper à la radioactivité foudroyante de leur pays natal. Je vous explique, le TJ (Touriste Japonais) se déplace en groupe, vite et fuyant le soleil…. s’immobilise et écoute aussitôt les quelques mots qu’une guide, le plus souvent adorable, lâche rapidement…. pourquoi ? parce que le but avoué du TJ est de photographier, vous me direz avec un ton narquois: « rien de nouveau sous le soleil levant » . Et bien justement si, je suis persuadé que si l’on réunissait en une seule image toutes les photos prises pas tous les TJ durant les cinq minutes que la guide leur a accordées…on pourrait redessiner avec exactitude les plans de la ville de Bruxelles…. Avant le TJ copiait en sachant qu’il le savait…. maintenant il ne le sait même plus, il s’agite frénétiquement derrière son appareil photo, jonglant avec l’image de sa femme et de nombreux détails architecturaux. Je ne serais pas étonné que la prochaine ville de Fukushima ressemble à Bruxelles…. Quant aux autres touristes: les Espagnols se croient encore au temps de la conquête de la Flandre, les Français se reconnaissent à leur façon de parler fort, peut être sont-ils du nord de la France? Les autres sont nombreux, trop nombreux…. Quel bordel Bruxelles….
Bruxelles…. me voilà
Je pense sincèrement que Bruxelles ne m’attend pas, mais j’attends beaucoup de Bruxelles…. À 1H30 de Paris, deux semaines du cercle polaire, à pieds ou en vélo…. six mois de Mars…. Là n’est pas le propos,mais quand même, j’admire les Belges, un an qu’ils n’ont pas de gouvernement, ils sont même rentrés dans le livre Guiness des records. Un an qu’ils s’auto- administrent…. Ça laisse rêveur tant d’autodiscipline et de civisme.
Je suis dans le hall de l’hôtel parce que ma chambre n’est pas encore prête, elle ne le sera que dans deux heures, il fait vingt degrés dehors et je pense qu’il y a déjà une couleur dans cette ville, la couleur du mur noir soutenu par des arches métalliques jaunes, la couleur orange du casque du motard qui vient de passer, la couleur transparente de la robe de cette jeune femme qui passe entre les rayons solaires et moi…. j’aime Bruxelles et son soleil insolent. Je vais tout à l’heure monter dans la chambre de cet hôtel décoré comme dans les années soixante ou septante, deux fauteuils bulle en plastique ornent l’intérieur de ce hall. On ne sait pas si c’est du vrai vieux ou si c’est du neuf à la mode….. je m’y sens bien et j’aime le décolleté de l’hôtesse d’accueil. Je ne vois que son décolleté puisqu’elle est derrière un immense comptoir de réception, un décolleté rehaussé par l’action mécanique d’un soutien gorge dont la haute technicité permet un rapprochement des deux seins vers l’avant, là où le client vient faire part de sa réservation… J’aime réserver avec ce goût d’indiscrétion. Un hôtel à l’américaine qui sentirait la frite. J’ai entendu parler flamand et j’en suis heureux…. tardivement, nuitamment, je parlerai aussi flamand, j’apprendrai les langues enbierrées, je serai plus belge qu’il n’y paraîtra… je serai rose, Wallon, wallon rose, flamand noir…. J’aime Bruxelles du haut de mon hall d’hôtel, il fait chaud et ensoleillé dehors…. les femmes belges se sont déshabillées en flamand pour moi et j’aperçois certains vallons de certaines wallonnes qui mériteraient qu’on s’y cramponne….Bruxelles ce jour, 12h22….. 20,5°…..une certaine lourdeur dans l’ensemble de leurs hanches satisfait à émouvoir la relative platitude géographique de ce pays.
m’étant lavé de bonne heure….
Salut pourfendeurs de torts… le soleil m’a redonné goût à l’écriture, mon odeur de sueur m’a réveillé d’entre les morts…. Je vous conchie, mais je suis là. Amis terriennes, laissez vos maris se morfondre, rejoignez moi dans mon paradis terrestre, je vous promets ma présence surdimensionnée pour vous caresser les pieds. J’ai de nouveau l’envie de cette envie qui me pousse à me brutaliser, m’étendre nu à vos pieds pour tout vous raconter. Je remonte cette pente du silence qui m’a fermé vos portes paradisiaques que vous n’ouvrez qu’a ceux qui savent vous raconter… je reviens d’entre les morts et les corps entrelacés des femmes ébêtées se jettent à mes pieds… cessez ! cessez ! et écoutez moi… Coupez le courant qui alimente vos appareils sonorifères, étendez-vous légèrement vêtues… ne fuyez pas au-delà de mon regard car je ne pourrais vous y atteindre .
Cette première et dure émotion est celle d’une femme, vieille d’entre les vieilles, tordue parmi les bancales. Depuis de nombreuses années, matin comme soir, été comme hiver je la vois porter son même manteau qui maintenant est devenu sa peau, il est coloré dépassé d’un bleu lointain et oublié. Elle marche penchée vers sa gauche, son squelette durement déformé, elle marche cette pauvre vieille, elle marche car seule. Elle visite ce monde qu’elle connaît par coeur…. depuis sa naissance , il n’a pas changé et n’a jamais vu d’ailleurs… pourtant cet après-midi passé, sous un fort soleil d’avril qui n’aurait jamais dû être aussi chaud, aussi lumière, aussi colère… Elle s’est arrêtée face à cette église, ouverte, les portes étaient ouvertes et elle m’a demandé lorsque je suis passé
« y’a pas d’enterrement aujourd’hui ? »
Bientôt lui répondis-je, bientôt
J’ai vendu mon âme…
J’ai vendu mon âme de putain au diable , celle qui traînait au fond de mon sac d’os, impossible à caresser, inavouable et délavée par ses pêchers de toute ma vie… ma salope d’âme… Il n’en a pas voulu. J’ai vendu mon âme de putain au bas de ma rue au plus offrant, c’est une plus offrante qui est venue. Elle l’a endossée comme un vieux manteau dont la laine eut senti la sueur et l’odeur du temps, elle a marché quelques pas dans la rue… certains se sont arrêtés, d’autres ont ri en la voyant. Elle m’a l’a rendue en criant: »trop noire, trop sale, trop vieille »… Putain sans âme. J’ai vendu mon âme de putain…. contre une poignée de roupies leur ai-je crié, une poignée sale et puante…. Ils n’en ont pas voulu de mon âme, pourtant elle a vu des instants qui auraient fait pleurer ces mécréants. Cette âme, leur-ai je crié, elle vous a regardés depuis si longtemps que vos yeux sont devenus ses yeux et elle sait qui vous observe….Putain de poignée de roupies. J’ai donné mon âme de putain à cette vieille décatie qui dans ce train ce matin s’est maquillée une heure durant jusqu’à que sa peau soit aussi lisse que la peau de mon cul, ma peau de bébé de cul… et bien elle n’en a pas voulu… trop sévère m’a t’elle écrit au rouge à lèvres de catin sur la peau de mon cul…. Alors , je l’ai rangée mon âme, non pas sans l’avoir replié douze fois jusqu’à ce qu’elle ressemble à une dragée de première communion; enragée…. et puis je l’ai bouffée, aussitôt dans le trou de mon ventre elle s’est débattue, à en crever…. j’en suis resté lent et plié, assis et tourbillonné. Et puis un matin je l’ai chiée plus noire que noire, plus putain que celle du coin….Elle est partie dans ces longs tuyaux qui s’enfilent sous terre loin vers l ‘enfer, là où les âmes de putains dansent en se tenant la main en regardant le diable qui en a enfin voulu de cette putain d’âme… mais il était trop tard, je l’avais digérée, oubliée… et je suis assis là, la photo de mon âme à la main, je la pleure…
Ce n’était qu’un instant…
C’était un de ces soirs hasardeux où la neige peut tomber sans qu’on l’entendit, c’est un de ces soirs hasardeux où la lumière pue et peut s’attacher rayon après rayon aux flocons qui descendent catholiquement du ciel, en procession, froidement… c’est con comme çà la neige. Elle passa, il la regarda… il ne lui resta à lui que les yeux printaniers de cette femme qu’elle dirigeait vers le sol, parce qu’elle fuyait son passé. Alors elle marchait heure après heure dans la rue, ses yeux verts vers le bas, ses yeux bas vers le vert.Il la croisa encore en encore, en son esprit, pendant dix ou mille pas, puis il s’arrêta, juste avant de faire demi-tour , complètement j’insiste, et repartir dans le direction de cette femme qui avait ralenti le pas car elle savait qu’il l’avait vue… Elle sentit sa main d’homme qui lui prit non pas le bras, non pas la main, mais la nuque, la nuque comme une chaleur autour du cou… Il aurait pu l’étrangler, mais il ne le fit pas. Bien au contraire, il laissa sa main sentir la chaleur qui remontait du corps de cette femme. Elle remontait par le dos d’entre ses fesses et et venait se poser sous sa main. Ils restèrent ainsi quelques instants sous la neige conne… elle fondit autour d’eux. Ils se dirigèrent sans un mot dit vers un hôtel … L’homme parla juste pour demander une chambre, elle ne dit rien, le laissant faire. Quand ils furent enfermés, isolés du reste et du bruit, il commença à la déshabiller, juste pour voir la finesse de ses seins…. qu’il ne toucha pas. Il se dirigea vers elle, il aurait pu la violer. Il se contenta d’approcher ses lèvres auprès de la peau fine et parfumée, il ne l’embrassa pas, c’était sa chaleur qui l’intéressait. Il la sentit de haut en bas, de son intime à son infime, de son corps à ses envies de femmes, de ses encore jusqu’à ses désordres émotionnels… elle ne parla toujours pas, jouit simplement de sa nudité sereine et de la respiration chaude et enveloppante de cet homme… Puis il partit, il n’avait trompé personne et ne s’était pas trompé… l’odeur des femmes qu’il volait et enfermait dans sa mémoire était sa manière d’abuser de leur corps….Il les sentait et elles toutes ne pouvaient s’empêcher la nuit venue de rêver orgasmiquement et organiquement de cet homme….Il n’était qu’un rêve, elles n’étaient plus que des femmes sans odeur…. Il mourut un soir rêvé par une femme.
Ah putain de bordel à bite de queue de couille de merde !… éloge du complément du nom.
Mourir, mourir…. la belle affaire que voilà … Il suffit de fermer les yeux, arrêter de respirer et ne plus péter pendant un certain temps… et puis après…. ceindre ses lèvres d’une couleur pâle et insignifiante qui vous fait ressembler à ces instants givrés de fin d’automne…. il vous suffit de regarder fixement le soleil qui se couche , vaguement lointain, un soir d’été… et puis quoi d’autre encore… Ce vin que vous buviez, ce soir là, juste avant de vous écrouler au milieu du caniveau de la rue où vous passiez tous les jours, ce vin que vous ne sentirez plus couler sur vos lèvres… Ces corps de femmes que vous respiriez au plus près de leur intimité; ils ne seront plus que de pâles souvenirs de soir d’hivers quand vous vous couchiez seul… sans intérieur de corps à caresser… Aimer, aimer à en mourir… quelle prétention, quel obsession…. Ce contact qui par votre sexe passait jusqu’à votre cerveau, qu’en reste-t-il ? Cette peau finement granuleuse sur laquelle vous laissiez courir votre bouche … et ce cul ample et féminin qui par ses courbes vous imposait sa matière à explorer, ses courbes à dessiner… ce cul que vous teniez odieusement lorsque vous jouissiez…. il est au-delà puisque la mort vous a saisi…. Putain mourir, mourir c’est con…. mesdames ouvrez-moi vos cuisses…. laissez-moi vivre….
J’ai beau…
j’ai beau écouté la voix de cet homme qui chaque samedi parle intelligemment à la radio que je me plais à écouter… J’ai envie de silence.
les ventres de Noël
Ce n’est pas nous qui avons colonisé la planète , mais les bactéries de nos ventres qui nous poussent à la fête de la défécation noëllistique…. et on bouffe et on bouffe, j’en pète de joie. Cette lente métamorphose de Noël qui va s’opérer dans nos ventres incertains et intestins, cette chair malaxée par nos boyaux, nos sucs digestifs confinant au macérat….. j’en vomis d’aise. Ce qui rentre par en haut ressort par ce petit trou du bas qu’il me plaît parfois à explorer d’un doigt inquisiteur…. j’en rote de plénitude. Noël est la fête de la merde, flatulent opéra qui assoupi nos esprits attendris par une légende ancestrale qui raconte l’histoire d’un qui a….honte à l’humanité d’avoir conservé ce mensonge erroné, obséquieuse histoire transmise à nos esprits par une lente imprégnation à travers les Âges. Que dire de ce néo petit qui ne fut que le dissident d’un peuple et sa seule histoire nombrilisée. Il n’y a plus aucune importance à tout cela….. notre merde est la preuve de notre état surnuméraire…. je serai le dernier et je m’endormirai à table le ventre gonflé par le dernier être vivant que j’aurai dévoré…. J’ai pas perdu la main!
le 21-12-2010… maintenant
Que dire d’une femme qui est face à vous ? Que dire de ce qui vous conduit à découvrir son charme ? observer de ses yeux à ses égarements de main, de ses départs de corps à ses arrêts de mains sur l’arrondi de son verre…. L’être femme me semble si différent malgré ce que je pense pouvoir en connaître, différente mais cependant présente comme il y a ce temps désormais passé. J’aime ses moments de silence qui s’entrechoquent avec ses mèches de cheveux en désordre… le mouvement de ses mains remontant jusqu’à cette pince qui maladroitement les retient alors qu’ils ne demandent qu’à glisser et encadrer son regard. Elle est une femme, ni rare, ni sublime…. elle est telle qu’un homme peut souhaiter l’existence d’une femme.
retour…
Après avoir su me taire pour être sur de n’avoir rien à dire, je reprends parole, parole silencieuse lourde et velouteuse. Je dis ne pas savoir où sont les mots que j’ai laissés en attente au fond de mon cerveau, il va donc m’être dur de vous dire, vous expliquer la lenteur de mon silence…. je m’en sens vide et obscur
la retraite
Je me suis retiré du bruit, ambiant, pour réfléchir à me taire… mon silence. J’ai bandé, je n’ai pas éjaculé…. j’ai été et suis silencieux… silencieux sur cet énorme bruit ambiant, le bruit de l’autre, celui qui finira par me déranger…. je l’ai donc laissé me taire. Qu’en dire ? que je ne sais plus, que je ne sens plus…. et que je pense qu’il n’en est rien. sincèrement, j’aime mon silence, je sais que je n’ai rien à dire, rien à en dire…. Il me plairait à sentir son corps dans mon silence…Et la retraite me direz-vous ? je ne me retirerai jamais.
Bander, bander… pour qui ? pour quoi ? j’ai laissé mon dernier spermatozoïde entre les dents d’une grosse blonde qui sentait le parfum des femmes de dessous les aisselles. Après qu’elle l’eut dégluti bruyamment, elle rota de façon belge et flamboyante… Il n’était cependant plus l’heure de croire que mon corps saurait leur parler. J’ai donc décidé, en mon âme et consciente de ne plus…. bander, bander… si ce n’est pour cette grosse bonde avide et vénale dont je payai le sein droit au prix de la fesse gauche…. Je fus seul, alors, à ne pas comprendre pourquoi la vie sentait si fort la fin !
lentement le dimanche…1
Quelques semaines que je ne dis mot, ni ne les écris… je vous protège, mais j’observe. Ce sera donc une chronique du dimanche pour les quelques temps qui viennent…
Ce sera par un vit de grenier que je débuterais. Régulièrement chaque année, au même instant de chaque moment, chaque village organise son vie de grenier. Tout le monde en profite pour étaler tout un passé, tout son passé. On y sent le vieux , on y voit des vieux qui reconnaissent souvent des morceaux de leur vies, vendus tout au plus un euro… la vie de vieux ne vaut pas grand chose encore moins son passé. Il y a les collectionneurs fous qui, dès le matin, sautent sur l’exposant en demandant toujours plus violemment: « vous avez du Claude François ? » Quand c’est un oui, ils jubilent et se jettent sur la galette de vinyle en bavant. Si c’est un non, ils tournent le pas sans plus d’amabilité…. Il y a les collectionneurs de pièces, de bouts, de fins, de collections, de couleurs, de rideaux….. pas un seul pour collectionner les vies de greniers. On y trouve les gros cons qui, dès le matin, boivent des verres de rosé en mangeant des tartines de pâté gras, en gueulant des histoires salaces, en parlant de la femme du voisin, en vendant des chinoiseries de l’année d’avant… ces chinoiseries, il y en a pour des millions. Tous ces jouets laids, ces vêtements sans âme, ces objets décoratifs qui ne peuvent rien décorer, tellement ils sont laids, à l’image de leur propriétaire. Les plus impressionnants sont les spécialistes qui trouvent la rondelle numéro 32 de la pompe à foutre numéro 69 et qui marchandent pour la payer 9 centimes au lieu de 10… et puis il y a ceux pour qui ce qui a été vendu les nourrira dans la semaine et ceux qui s’habilleront pour l’année pour le prix d’un gros euro… Il y a ceux qui ne vendent rien… parce qu’ils n’ont pas de passé, juste un présent récent qui n’est même pas beau et qui ne sera jamais un passé…. Moi je collectionne les chaussures de putes et j’en trouve…. c’est bien la vie de grenier
Se taire, encore une fois….
Se taire, ne plus rien dire, ne plus rien regarder, ni à côté, ni devant…. Se taire, encore se taire….. j’aurais envie qu’on m’oublie, qu’on sache que je n’ai jamais existé, de la couleur du sang et des excréments…. pour pouvoir se taire. Encore plus silencieux qu’avant l’humanité et sa vie, j’aimerais ne plus avoir à être, ne plus frémir, ne plus blêmir, ne plus sentir… je suis en silence comme d’autres sont en vie, je suis en absence comme d’autres sont en devenir…. Je maudis mon existence , sa couleur, son temps et mon passé…… j’être à ne plus savoir, je hais ce moment où je sais…
femme dernière
Parce que tout a une fin, je ne vous parlerai de cette femme qu’en silence…
femme neuvième
Il y a des culs qui passent dont on aimerait en avoir dessiné la courbe, imaginé la texture de la peau, sculpté la forme dans une terre argileuse au grain si fin qu’on eut pu croire qu’il existât un pendant féminin au Golhem. Cependant ces culs passent et ne repassent jamais….. je les aime.
femme huitième
Elle est petite la bougresse, se déplaçant rapidement sur deux solides jambes, dont les cuisses feraient à penser qu’elles ont parcouru de nombreux kilomètres.Elle est petite, forte, mamelue, fessue, ventrue, dodue…. si elle avait été une dinde, elle eut été mangée. Elle est cependant seule, assise derrière sa petite table, au vide-grenier de son quartier. Elle y vend de petits vêtements d’enfants, des souvenirs lointains, des objets qui ont perdu leur signification…. seule derrière sa table à se rapprocher de son passé.
femme septième
Au septième jour du septième instant de la création du monde Eve sut ce qui devrait être. Elle, qui dans sa nudité des plus innocente, se promenait nue dans son jardin, maintenant cachait de sa main terreuse son sexe qu’elle avait ignoré jusqu’à cet instant. Elle se sentait troublée, instable aussi bien en son ventre que sur ses deux jambes… Elle savait qu’à l’instant où Adama rentrerait, vêtu de son son tablier de jardinier bleu et de son chapeau de paille fleuri, elle devrait lui présenter sa croupe… mais c’est elle qui le déciderait. Adama arrachait les carottes avec une certaine violence, son tablier bleu était sale.
femme sixième
Une fois l’an elle saute dans les bras de son amant, entière, offerte, ouverte… même s’ils parlent peu, leurs caresses violentes, suffisent à leur donner le sens qu’ils attendent. C’est elle, femelle ignorée, chienne d’une nuit, ses cuisses écartées la protégeant d’une tendresse silencieuse, qui jouit la première bruyamment. Tendre salope qui prend à cet homme ses sens, son sexe….elle brave un interdit ancestral, celui pour lequel d’aucunes et tristes femmes voilées se seraient faites lapidées.. Une fois l’an elle jouit dans son corps, de son amant…. rien de plus naturel.
femme cinquième
Elle est debout nue, décharnée, sa poitrine, autrefois charnelle et sculpturale n’a plus qu’une vague présence que seule la lumière rasante sait à lui donner…. elle apparaît donc comme une ombre. Son ventre gonflé n’a plus de sexe, peut-être un trait de crayon qu’il est impossible d’effacer. Ses cuisses, autrefois si fermes, laissent à croire qu’elles sont à peine capables de maintenir ce pauvre corps debout, sans l’aide d’une canne. Ses yeux sont pourtant là, les mêmes depuis toujours. Ce regard qui toisaient les hommes à leur donner l’envie de soulever ses jupes pour qu’ils plongent leur nez à s’enivrer….fixe le ciel. En attente d’une mort prochaine, cette petite grand-mère prend un bain de soleil.
femme quatrième
Elle est là debout, face à moi, elle a beau détourné la tête, je sais qu’elle m’a regardé. J’aime quand les femmes font semblant de ne pas m’avoir vu. J’aime son immobilisme, j’aime son évidente sensibilité qu’elle cache derrière un mutisme timide… Je la comprends.
femme troisième
Cette jeune femme dans la rue qui s’active, en marchant… Elle est jolie, court vêtue, un décolleté qui découvre et le haut de sa poitrine et le soutien gorge qu’elle porte… Elle s’agite donc, elle téléphone de la main droite et reçoit sur un autre téléphone divers messages qu’elle lit pendant qu’elle téléphone. Elle parle fort, elle remue beaucoup, fait des allers-retours entre deux points fixes mais invisibles à mes yeux…. Elle s’emporte, reçoit encore un message puis un autre et encore un autre, surenchère de la communication, espace invisible qui relie toute une humanité…. le réseau fonctionne. Puis aussi brutalement qu’elle s’activait pour rester lier à ce flux opérationnel et immatériel, elle stoppe la communication, ne reçoit plus de message et s’immobilise. Elle reprend contact avec la réalité qui l’entoure en regardant de tous côtés à la recherche d’un impossible regard qui la reconnaîtrait… rien, toujours rien. Elle s’assoit sur un petit muret de pierres et attend….. une autre solitude.
femme deuxième
Aperçue du coin d’une rue cette femme assise à la terrasse d’un café. La lumière n’était pas violente et ce sont ses grandes lunettes de soleil qui ont attiré en premier lieu mon oeil… puis son port de tête, inclinée vers le bas, elle ne voulait pas regarder la rue passante. Je me suis assis à quelques mètres d’elles, à une table distante…silences coupés par le bruit des voitures.Elle est habillée de noir assez élégamment, absence de couleurs pour cette saison. Son corps puissant, moulé dans sa robe noire sans décolleté, est soulevé brutalement à quelques secondes d’intervalle, par de lourds spasmes respiratoires…. Elle pleure, seule, face à un verre d’alcool blanc….. une solitude.
femme première
Ce matin, tôt, trop tôt, j’aurais eu envie d’une femme aux cheveux platines, courts, extirpée d’un magazine froissé au pied de mon lit… Je l’aurais trouvée sur une page publicitaire incompréhensible, parfum ? jean ? chaussures ? Elle se serait assise à mes côtés, je lui aurai raconté…. Des clips aux sons et voix semblables défilent les uns par dessus les autres, leurs images sont inexistantes… le flux continu de ce son commercé entoure la planète… Elle l’aurait écouté, se serait levé pour éteindre l’intélé…. le moment du silence est cher payé. Je n’aurais rien eu à lui dire, on n’a jamais rien à dire à ceux qui vous côtoient, on partage les temps de silence, ce sont eux qui sont les plus dire à surmonter. Nous nous serions tus, nus… La présence de l’un justifiant l’absence de l’autre. Veux-tu de l’eau m’aurait-elle demandé. Parce que je lui aurais dit oui, elle se serait à nouveau levée…Une fois hors de ma vue, elle ne serait plus réapparue, certainement retombée dans les pages de son magazine… je l’ai dormie.




