Lieux: 13; la rue…. la nuit quand il neige et que les gants ont des trous… le fond de l’air donc.


C’est avec ces trous que je rentre en relation avec le fond de l’air….. en tendant la main, un peu plus loin. La rue est seule, sale , noire …. j’y fréquente un lampadaire  de facture ancienne à l »ampoule grossière, il glauquifie ce qui me stupéfait. Mes gants ont des trous de vent, des mailles…. détricotées. C’est ainsi que le fond de l’air se localise,  en tendant la main pour toucher le frais et le vrai. Il n’y a rien d’absurde  à ce que je dis… je vous en prie! Cessez d’embuer, ne respirez plus , vous allez troubler le fond, si le frais vient du fond.Le fond de mon air est chaud, féminin, c’est avec délectation que j’y plonge ma main et mes doigts gantés et cependant troué, tout comme mon air puisque j’y peux y précipiter mes doigts, ma peau pour sentir…..C’est une rue dans la nuit, un homme seul  dans la rue plonge ses bouts de doigt, le bras tendu dans un air dit frais mais cependant moiteusement féminin… l’air con au fond, au fond du con , il ne manque pas d’air.

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