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Place aux cons 11


Un grand classique de la connerie: le gamin des autres, j’en trouve un chaque année, celui de l’année dernière n’était pas trop mal…. la cuvée 2011 mérite une étoile de plus. Je décris le lieu, comme d »habitude assis à une table de mon snack de mon camping, lieu de toutes les actions. Je tiens à vous avouer que je n’ai pas assisté au karaoké, la pluie était si forte que les gouttières internes du snack débordaient et qu’il n’était pas possible de brancher le matériel électrique sans danger…. donc j’en reviens  à ce jour il y a quelques instants, (par soucis d’exactitude je vais tout relater au présent). Je suis assis à ma table, l’ordinateur ouvert, un demi à mes côtés… quatre   ou cinq mètres à ma droite une famille du nord ou de Belgique wallonne vient de s’asseoir,  le père dépasse allègrement le quintal, la mère aussi, la fille n’en est pas loin, il est 17h30, tout le monde est à la gaufre chantilly et au chocolat chaud, seul le père et en l’occurrence grand-père mange des frites mayonnaise arrosée de cinquante centilitres de bière…  la fille, que je nommerai 99 en référence  à son poids, devrais-je dire 100, elle est en train de finir la gaufre de sa mère qui attaque les frites du père qui vient d’aller chercher une gaufre… donc 99 est en compagnie de ses deux enfants, roses, gras, joufflus, ventrus… un garçon et une fille….Ils jouent en courant et mangeant eux aussi une gaufre chantilly…. rien de bien exceptionnel à cet instant. Comme tout le monde le sait, la crème chantilly fut inventée au château de Chantilly par le cuisinier du prince de Condé que le roi Louis XIV eut bien aimé prendre  à son service… ce n’est pas cette anecdote qui caractérise ce qui se passe… Les deux porcelets courent avec leur tas de crème blanche et comme, malgré leur laideur repoussante, ce ne sont que deux enfants, ils ne contrôlent pas la crème légère qui repose en quantité sur la gaufre bien grasse. Le sol est glissant, porcelet qui court autour de ma table et non pas autour d’une autre, s’écrase face en avant en essayant de préserver ce qu’il a de plus cher… sa gaufre. Pour ce, ce petit connard, s’accroche  à ma manche, il n’a certes que 5 ans ou un peu moins, mais pourquoi ma manche et non pas la manche de sa mère…. il est vrai qu’elle est vêtue d’une mini jupe et d’un bustier, tout deux peinant à contenir  la poitrine, soulignée d’un seul et unique bourrelet de vingt-cinq centimètres d’épaisseur à mon sens et le cul surmonté de deux cuisses dont le gras flasque sert de lien aux deux jambes…. elle remue les cuisses de gauche à droite, au rythme de la musique et de ma place j’entends un « floc, floc, floc » qui martèlent l’espace sonore du lieu. Revenons à la gaufre de porcelet, celle-ci part dans les airs, se sépare de sa chantilly qui vient en partie s’étaler sur ma manche droite… je lâche un « et merde » porcelet braille… il se dirige vers sa mère qui n’a pas bouger, d’ailleurs elle n’a rien vu, elle se contente de dire: »t’en auras pas une autre ». À ce moment, j’ai toujours la chantilly sur ma manche, je regarde dans la direction de la mère, nos regards se croisent, elle me sourit en finissant de manger sa gaufre, j’ai donc les dents et la gaufre en direct… mais elle ne bouge pas. Porcelet hurle…. s’en suit un dialogue entre le grand-père et le petit à voix basse, je n’entends rien…. porcelet se dirige vers moi, je le regarde, je n’espère rien, je ne crains rien, je n’imagine même pas des excuses, ce petit con sourit… il vient vers moi et comme si tout était évident, vient fourrer son groin sur ma manche pour lécher la chantilly… je ne bouge pas parce que je sais que je tiens un scoop, je laisse faire, jusqu’à la dernière tache… la grand-mère et la mère sourient, non pas à mon égard mais de la saine attitude de leur gras-double. Je consens un rictus d’aise juste après le bref dialogue que j’ai avec le petit cochon rose, je lui conseille, en murmurant, de se mettre  à quatre pattes et de lécher ce qui est par terre, je le dis en souriant… il me regarde et se précipite pour se nourrir. La mère le regarde et rigole, elle le signale  à son père qui se retourne et rigole… toute la famille Bacon rit. Je n’ai toujours pas bougé, je souris vers cette famille en pensant que si je ne pouvais plus manger de côtes de porc, je n’aurai aucun apriori à devenir anthropophage. Maintenant mon regard s’est tourné vers la fille qui, plus âgée et plus sage depuis l’incident chantillesque est attablée avec les grands gros… elle a peut-être une dizaine d’années et sept fois son âge en kilos, elle finit le demi de son grand-père en trempant quelques frites froides… Croyez-moi, je ne fais aucun effort pour vivre de telles choses… je m’assieds simplement là où je les pressens.

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