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J-336…son doigt 6


Il y eut une résonance physique immédiate, comme un écho sonore qui se propageait à l’intérieur de son corps jusqu’à ce qu’il s’atténue sous la forme d’un frisson lui parcourant le haut des épaules…. un tremblement l’évacua. Elle tapa rapidement sur son clavier.

_ » Bonsoir, je ne vous connais pas…

_moi non plus.

_POURQUOI alors ??

_Parce que je vous ai reconnue…

_C’est à dire ?

_ Je ne sais pas, mais c’est comme si je sentais votre odeur à mes côtés…je vous laisse… »

Son nom disparut de l’écran, mais elle sentait à travers son doigt, le doigt de cet inconnu qui effleurait superficiellement le contour des empreintes digitales de son index… Elle quitta brutalement sa chose, sa chaise, se réfugia dans sa cuisine où elle se fit chauffer de l’eau pour boire un thé berbère. Elle n’était pas nue, mais elle aurait aimé l’être tellement elle était troublée pas cette dernière sensation. Elle avait comme une paresthésie de la main droite qu’elle ressentait à travers l’électricité statique qui s’était accumulé dans la couche d’électrons présente entre sa peau et son vêtement. On eut pu dire qu’elle était enveloppée par une sensation vibratoire particulièrement déstabilisante physiquement… elle avait la sensation de scintiller. Elle quitta ses vêtements, ses sous-vêtements, se contempla nue dans le miroir du fond de son couloir. Elle touchait sa peau, caressait son ventre, le bas de son ventre était douloureux de par la liaison qui existait entre chacun des poils de son pubis et sa peau qu’elle trouvait encore plus sensible et plus fine qu’à son habitude… elle se dirigea vers sa salle de bain, se fit couler un bain chaud dans lequel elle se plongea. Elle se rasa entièrement, épila chacune des racines…ses jambes étaient douces, son ventre était glabre,  Il fallait qu’elle soit totalement nue. Elle savait que chacun des poils qu’elle avait enlevé était un capteur vers l’extérieur dont elle n’avait pas ou plus besoin. Sa douceur épidermique nouvelle l’exaltait, elle se sentait sensibilisée, pertinente à la moindre fluctuation électronique de l’air ambiant…. elle toucha  son sexe de son index droit…L’eau était tiède, plus tiède à son contact…

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