Le Lieu:
C’est un bar, de soir, de nuit déjà commencée,auprès du port, un centre externé de forme carré. Il mesure approximativement quatre mètres sur quatre.La nuit du sud vient s’y coller depuis de nombreuses années.On s’y rencontre avec des regards excessifs, on se doit d’y être même s’il y a longtemps que tout est déjà fini…. la vie.
Les Acteurs:
Ils sont nombreux, mouvants, précis, déjà écrits dans d’autres vies…. ils sont le patron au ventre maintenant si gros qu’il ne peut plus se regarder pisser, des femmes seules et vieilles ou âgées ou passées, peut être finies. Elles sont en attente des hommes pour une odeur de plaisir. Elles sont aussi des femmes jeunes, belles, excessivement belles, brillantes comme ces soirs d’été dans lesquelles elles viennent à exister. Elles se montrent, se donnent, s’offrent, se vendent pour certaines…. elles sont hôtesses de l’air en transit pour la nuit, puisque le dernier vol est tard, beautés locales à la peau cuivrée…. femmes d’espoir d’une histoire, putes sans le savoir, femmes, sexes…. Tous se connaissent ou font semblant, s’aiment ou font semblant, se touchent ou font semblant…. Qui sont-ils les hommes ? machos de blanc vêtus, tatoués pour se montrer, militaires en manque, légionnaires en manque, manque d’air en manque…..Moi, qui depuis quelques étés les regarde exister, silencieux, attentif, inexpressif….Moi, eux!
Ce sont leurs moments intenses d’histoires silencieuses……. Ce soir, passée, cette femme d’une cinquantaine d’années, en compagnie d’une autre qui, puisqu’elle lui ressemblait, devait être sa soeur. Elle s’est collée, lubriquement, certainement vulgairement, au ventre du patron, l’embrassant à pleine bouche, l’embouchant à plein bras….. ce patron, héros local du silence, qui touche le corps des femmes, puisque c’est lui qui est de droit… Cette femme, enlaidie par ses convulsions sexuantes, cette femme oubliée l’instant d’après puisqu’une autre plus jeune, aux seins plus fermes, à la croupe plus avenante s’est présentée…. Tout, à nouveau, a recommencé…..











….il y régnait une évidente immobilité. Il y eut ces deux jeunes femmes dont les images s’étaient échappées des ateliers de Rubens et Botero, elles mangeaient de petits gâteaux accompagnés de soda…fin de la première image. Il y eut aussi cette autre femme, grande, noire, au Teeshirt court qui laissait plus imaginer qu’entrevoir le bas de son dos, zébré de vergetures….fin de la seconde image. Il y eut encore cet homme, jeune, accompagné de ce petit bijou placé au-dessus de son œil droit, comme une accroche qui eut été utilisé à le maintenir ouvert , les longues nuits de veille…fin de la troisième image. Plus loin s’installèrent un homme et une femme, tous deux âgés, regardant fébrilement un petit livret annonçant le programme de certaines festivités lasses….fin de la quatrième image. Cette mère arriva accompagnée de son jeune fils, ils s’installèrent au soleil face à moi, puis se déplacèrent vers une table ombrée, pour mieux voir ce que proposait le petit appareil photo numérique en leur possession…fin de la cinquième image. Pour finir, lentement, cependant sans nonchalance, passa cette grand mère digne au lourd cabas multicolore. Elle le tenait de sa main droite et penchait du côté gauche pour maintenir un équilibre moins que certain et encore moins évident…fin de la sixième image. Tout cela ne dura pas plus que quelques secondes, pendant lesquelles , les yeux grands ouverts, à aucun moment je n’hésitai. J’étais certain que ces instants eurent pu être ceux par lesquels la fin du monde sut commencer si elle avait eu à choisir son propre début… J’étais assis au soleil, c’est à elle ou elles que je pensais…pour commencer cette fin.






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Après avoir bu, rebuts, imbu sans début, rébus aux morceaux éclatés et disparus, bu….vomir, vomir, vomir…en silence ouaté absent mais respiré….il s’est assis face à la télé, les yeux fermés et l’a écoutée sans l’avoir allumer….fin, fin, fi de fin, comme un orgasme convulsé en un con valsant, j’ai dit haut et fort que plus jamais je poserai ma tête sur un ventre attendri….qu’on me le dise , si au grand jamais , moi, je, se laissait aller à ne pas convulser avec ces morceaux de chair éclatés.il me reste le Simple , il vous reste l’étatique…..
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, ayant raté ses examens…pas cher. A vendre humanité, source d’engrais pour de belles fleurs rouges dans des champs verts, riche en azote…. à vendre , fin des temps, en direct et en couleur, avec odeur, pièce unique, à saisir de suite car ne saurait tarder… à votre santé….qu’on arrête de me sauver!
Elle est…. Elle est là, au moment dans le moment…c’est elle, la femme….italienne, de feu, de grâce, de force, d’âme Céline jusqu’au bout de sa nuit….elle est paquet de gitanes à la voix de nuit, elle est déesse au sexe interdit, elles est là…. parfois à côté de moi. Je la photographie, inscris son image de lumière sur le capteur insipide de cet appareil, sur la pellicule cellulosée de cette boite….son ventre, son cul….une sculpture de vie, de sons , de regards…son regard. Elle est créatrice du don qu’elle fait à la lumière…elle est orgasme lumineux, extase, simple, heureuse, souriante, mangeant ses gressins d’un bout à l’autre, fumant sa clope les yeux dans mon vague de regardeur ébahi… je la photographie, elle, femelle des femelles







