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J-335…son doigt 7


Elle sortit de ce bain, se sécha immédiatement pour ne pas prendre froid, elle avait déjà froid, elle pénétra dans la chambre de ses enfants, ils dormaient, elle s’en alla donc se coucher… seule. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas fait l’amour, tout du moins autrement que de manière attendue, presque trop calmement avec le même corps connu et reconnu… Elle s’endormit après s’être caressée. Au réveil, elle fut surprise de la douceur de son ventre. Le  rituel du matin s’opéra à l’identique de chaque autre jour vécu précédemment, seule sa peau était différente. Elle en fut convaincue quand elle se présenta à son poste de travail maquillée, chaussée de ses chaussures à talons hauts et nue… On aurait pu croire que sa peau ne pouvait plus supporter le moindre contact vestimentaire mais s’agissait seulement d’un désir profond. Elle procéda à la mise en route de sa station de travail, hésita quelques secondes quand il fallut mettre la main sur la souris… puis elle le fit. la température  de surface de sa peau augmenta de cinq dixièmes de degré, elle se sentit enveloppée, comme une seconde peau qui la protégeait des variations extérieures. La moindre interaction avec un des êtres présents à l’autre bout de la chaîne informatique se traduisait par une matérialisation immédiate à la surface  de son épiderme. Un bonjour se traduisait par une sensation localisée au niveau du bras, le travail sur une carotte était plus localisée sur son estomac… Elle croisa et décroisa ses jambes plusieurs fois dans la matinée. Son corps devenait une chose agrandie proportionnellement à l’augmentation de sa propension à sentir, sa peau avait la même sensibilité, la même couleur que celle de sa souris… elle ressentait comme elle. Elle s’arrêta pour une petit pause, sa nudité allait très bien avec la couleur de sa cuisine. Le contact de son sexe avec la matière recouvrant son tabouret de bar devint sa seule préoccupation,non pas de sa propre volonté mais bien par une augmentation de cette sensibilité dont elle se réjouissait mais dont elle ne contrôlait pas encore la puissance… elle était son sexe, toute sa sensibilité se trouvait concentrée  sur son clitoris dans le plus grand inconfort. Cependant elle lâcha prise, elle jouit fort, sans émettre le moindre son émanant de ses cordes vocales, juste une expiration ventrale qui se traduisit par un râle accompagné d’un totale relâchement musculaire. Elle ne put s’empêcher de tremper son doigt dans sa tasse de thé …Le sol était mouillé à ses pieds.

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