carnets de vacances 21… Etat des lieux 4


Ici… On est pompier, les bras musclés, la voix chantante…. On parle fort, souvent trop fort…. silence ! Il est arrivé ce soir, titubant, chancelant, hésitant certainement depuis longtemps entre sa vie et sa mort. Il a commandé un verre d’un alcool que je ne connais pas, mais dont l’absence de couleur m’est familière… Puis une bière et encore une autre. j’ai cherché ses yeux, comme je l’aurais fait pour toute autre personne qui fuit en avant vers un oubli certain… Je les ai interceptés…. petits , rougis par une fumée de cigare plus que noire. Un petit orchestre de jazz jouait des reprises de Claude Nougaro…. J’ai cru, à un moment, qu’il pleurait, ce n’était que les vapeurs d’alcool et de tabac réunis. Il a bu, droit, élégant, parti, épuisé, ailleurs de l’intérieur. j’ai essayé de le rejoindre là où il était, mais lui et moi avions quelques vies de différence…. Nous étions aussi loin l’un que l’autre, mais ailleurs… terriblement ailleurs. Ils ont tous continué à parler, de rien, de ce rien qui éloigne de jour en jour….P8250010

carnets de vacances 20


Mon sud est plein, regorgeant, de ces petits lieux, petits vieux, attentifs aux temps passants. Endroits inversés où s’arrête le temps précédemment écrit, insolites, insolubles dans l’ordinaire de la vie, je m’en délecte. J’erre journellement, pas plus de quelques temps, de quelques vies, à la recherche arrêtée de ces moments  internes et éternels… J’en titube allègrement, de joie, d’ivre cécité silencieuse, de simplicité évidente. Mon sud est plein de ce vide humain, de ces instants pendus, oubliés de tous… Ce ne sont que des moments localisés, sans qu’il soit besoin de les signaler plus qu’ils ne sont. Ce ne sont que des lieux…. rien de plus, pourris parfois, glissant jusqu’à l’odieux souvent, puants, immondes, humains, par trop humains. Ces lieux où l’on ne passe que _DSC2042

si son coeur s’y sent accroché …. Lieux où vivre ne s’ y dit pas…. Mon sud …. à n’en pas perdre le Nord

carnets de vacances 19… Etat des lieux 3


Le soir….. quand tout se termine…. c’est là que la laideur apparaît. Qu’en est-il de ce besoin de troubler son corps pour rester dans une fausse jeunesse, refus de sa mort ? refuge face à une vie qui fuit ? le paradis du botox est sous mes yeux…  siliconés jusqu’aux mamelons érigés, les seins de 2009 échappent à la loi de la gravité, obus gélatineux sortis d’un magasin de poupées gonflables… les ventres thermo-lipo-sucés n’échappent à la laideur des cuisines en formica des années 60…. les bouches dites « à pipes » par le passé, sont devenues des gueules de mérou…. les fesses sont rehaussées, les culs plombés, les chattes refermées, rien ne doit dépasser. Je ne me sens pas plus vulgaire que certaines le sont par leur monstruosité inhumaine et plastifiée. Est-ce une mutation de l’humanité ? une sorte de virtuel concret…. La richesse rendrait-elle con à partir d’une certaine quantité ?

Elle s’était assise à mes côtés, je ne pouvais pas l’ignorer…. son parfum amplifié, sa poitrine Mattel redondante, ses lèvres qui occupaient la moitié de son visage, sa coiffure incluse sous résine, ses bourrelets…  traces d’un chantier global non terminé. Des seins de 20 ans, un ventre de 60, une bouche extraite d’un dessin animé… une femme en kit dont le mode d’emploi eut été oublié…Il n’y avait plus rien à espérer de ce soir…. Elle finit la soirée seule à boire du champagne, à sourire sans trop forcer…

J’aime l’âge des corps de femmes quand elles sont sujets de mes fantasmes et quand ils ne sont pas objets  de mes fantasmes…. _DSC1933

carnets de vacances 18


C’était un soir à lumière rare, rasante…… embrumée légèrement….. j’ai pris le plaisir de ne pas penser, juste regarder.YG6W4946

carnets de vacances 16


Lumière de putain de lumière… Le sud c’est çà aussi, ces instants outrelumineux, ces ombres malsaines qui tombent dans le blanc le plus flagrant et violent. J’ai marché dans des rues attentives à ceux qui s’y trouvent, déflagrations nauséeuses au contact du safran des murs, de certains verts anisés et du vent qui balaie des tonnes de poussières …. l’espace des impressionnistes, l’impression de l’espace replié cependant, car rien ne se passe  à l’intérieur, tout y est externe et sonore…. le silence est pour ce qui ne se dit pas…. J’y ai vu des bruits de paroles dont le sens n’avait que peu d’importance. Le sud c’est un combat entre les cigales et les paroles en l’air…. même le silence y est odoramment bruyant. Putain de sud de putain!_DSC1840

carnets de vacances 15: le Lieu, les Acteurs… Etat des lieux 1


Le Lieu:

C’est un bar, de soir, de nuit déjà commencée,auprès du port,  un centre externé de forme carré. Il mesure approximativement quatre mètres sur quatre.La nuit du sud vient s’y coller depuis de nombreuses années.On s’y rencontre avec des regards excessifs, on se doit d’y être même s’il y a longtemps que tout est déjà fini…. la vie.

Les Acteurs:

Ils sont nombreux, mouvants, précis, déjà écrits dans d’autres vies…. ils sont le patron au ventre maintenant si gros qu’il ne peut plus se regarder pisser, des femmes seules et vieilles ou âgées ou passées, peut être finies. Elles sont en attente des hommes pour une odeur de plaisir. Elles sont aussi des femmes jeunes, belles, excessivement belles, brillantes comme ces soirs d’été dans lesquelles elles viennent à exister. Elles se montrent, se donnent, s’offrent, se vendent pour certaines…. elles sont hôtesses de l’air en transit pour la nuit, puisque le dernier vol est tard, beautés locales à la peau cuivrée…. femmes d’espoir d’une histoire, putes sans le savoir, femmes, sexes…. Tous se connaissent ou font semblant, s’aiment ou font semblant, se touchent ou font semblant…. Qui sont-ils les hommes ? machos de blanc vêtus, tatoués pour se montrer, militaires en manque, légionnaires en manque, manque d’air en manque…..Moi, qui depuis quelques étés les regarde exister, silencieux, attentif, inexpressif….Moi, eux!

Ce sont leurs moments intenses d’histoires silencieuses……. Ce soir, passée, cette femme d’une cinquantaine d’années, en compagnie d’une autre qui, puisqu’elle lui ressemblait, devait être sa soeur. Elle s’est collée, lubriquement, certainement vulgairement, au ventre du patron, l’embrassant à pleine bouche, l’embouchant à plein bras….. ce patron, héros local du silence, qui touche le corps des femmes, puisque c’est lui qui est de droit… Cette femme, enlaidie par ses convulsions sexuantes, cette femme oubliée l’instant d’après puisqu’une autre plus jeune, aux seins plus fermes, à la croupe plus avenante s’est présentée…. Tout, à nouveau, a recommencé….. DSC04448

carnets de vacances 14


Sud, cigales et mistral, foule et machisme…. On s’y montre, on s’y exhibe…. on y vient passer des vacances au soleil cuisant et dépaysant….. concentré européen de tout ce qu’on peut trouver de modernité humaine et malsaine sans que pour autant les individus qui la composent aient pu souhaiter être les perfides acteurs de cette société excessive et grandguignolesque….J’y suis pour quelques temps l’oeil aux aguets, l’esprit à l’écoute….Le bling-bling comme contre-référence à l’absence d’existence intérieure. Les femmes y sont à l’image des voitures, carrossées, brillantes la nuit, poussiéreuses le jour, silencieuses en compagnie de leur chauffeur, bruyantes en meutes, arrondies jusqu’aux hanches pour mieux qu’on les reconnaisse comme méditerranéennes … elles prient à genoux la bouche pleine, se marient parce que c’est une tradition, présentent leur poitrine comme argument grandiloquent…. les hommes se taisent alors.Il n’y a pas besoin d’y exister , paraître peut suffire. C’est toujours ici, mais avec une certaine odeur de début de vingtième siècle…..Un lieu d’où on part difficilement quand on y est né, une différence comme un oubli._DSC1802

carnets de vacances 13


Du blanc, rien que du blanc… dernière journée de montagne, de la neige, du froid, du brouillard, plus de bar, pas de hasard….. fin du monde. La vie se referme lentement à la vitesse des nuages coulant le long des parois montagneuses, petite purée noueuse, bouillie aqueuse qui se répand blanche et poisseuse au sol. Solitaire couleur de sol enneigé, je calme mes mots, mes en vie, mes instants fiévreux de citadin blasé  à l’incapacité choquable, instable et insatisfaite. je me sens couler dans le flux des nuages qui passent face à ma fenêtre, je comprends instantanément le goût de la lenteur, l’odeur hoqueteuse  des vieilles vies qui se terminent… L’altitude et sa soeur montagne vous prennent au corps , vous élèvent lentement à la hauteur de la sobriété, de la sincérité…..Il est simple d’être un homme quand on se sait et sent seul.DSC04430

carnets de vacances 12


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L’eau, c’est certain me possède. Soixante-dix pour cent de mon être, s’il en existât un, est de l’eau…. à savoir quarante-neuf litres d’eau. Je vais établir une moyenne à cinquante litres par humain, trois milliards d’humains, donc cent cinquante milliards de litres d’eau, d’eaumain…. Foutre quelle piscine! Revenons à mon eau, la mienne, celle qui m’est génétiquement appropriée. Elle me sert à la cohésion de mes cellules…. C’est un peu comme si mes ancêtres avait quitté la mer avec un gros sac pour vivre à l’extérieur de leur milieu initial. Paraît-il que le niveau de la mer augmente suite au réchauffement… ainsi si chaque humain est détenteur d’une partie de l’eau présente sur cette planète, le dit niveau ne peut donc que moins augmenter …. l’avenir de l’humanité serait-il dans une surpopulation d’obèses (n’oublions pas les soixante-dix pour cent) à forte tendance à la rétention…. à réfléchir…. je vais aller pisser un coup en attendant….. Faudra-t-il se méfier des femmes fontaines ?

Mon hors temps


Je me suis assis sur cette terrasse, seul, consoleillé, le temps passant semblait lourd, les êtres  semblaient s’ignorerhsbc-laurent-robillard-3-1280x768….il y régnait une évidente immobilité. Il y eut ces deux jeunes femmes dont les images s’étaient échappées des ateliers de Rubens et Botero, elles mangeaient de petits gâteaux accompagnés de soda…fin de la première image. Il y eut  aussi cette autre femme, grande, noire, au Teeshirt court qui laissait plus imaginer qu’entrevoir le bas de  son dos, zébré de vergetures….fin de la seconde image. Il y eut encore cet homme, jeune, accompagné de ce petit  bijou placé au-dessus de son œil droit, comme une accroche qui eut été utilisé  à le maintenir ouvert , les longues nuits de veille…fin de la troisième image. Plus loin s’installèrent un homme et une femme, tous deux âgés, regardant fébrilement un petit livret annonçant le programme de certaines festivités lasses….fin de la quatrième image. Cette mère arriva accompagnée de son jeune fils, ils s’installèrent au soleil face  à moi, puis se déplacèrent vers une table ombrée, pour mieux voir ce que  proposait le petit appareil photo numérique en leur possession…fin de la cinquième image. Pour finir, lentement, cependant sans nonchalance, passa cette grand mère digne  au lourd cabas multicolore. Elle le tenait de sa main droite et penchait du côté gauche pour maintenir un équilibre moins que certain et encore moins évident…fin de la sixième image. Tout cela ne dura pas plus que quelques secondes, pendant lesquelles , les yeux grands ouverts,  à aucun moment je n’hésitai. J’étais certain que ces instants eurent pu être ceux par lesquels la fin du monde sut commencer si elle avait eu  à choisir son propre début… J’étais  assis au soleil, c’est à elle ou elles que je pensais…pour commencer cette fin.

carnets de vacances 11


Ce jour, j’ai été touriste, marchant le matin, grimpant dans les arbres l’après-midi, culbutant les quilles du bowling le soir… et puis qu’en dire ? mes douleurs musculaires, mes couleurs de chair, mes odeurs corporelles mais pas pour elle…. J’ai choisi de ne pas penser, de ne pas bousculer mes idées non reçues… âpre fut cette journée, sans câpre ma pizza pour conclure, sensation de rouge, de prise d’altitude, de peur de chute, de pur, de choir à l’heure…. rien à dire, demain il va peut être neiger…. c’est çà la montagne, même l’odeur des pieds._DSC1762

carnets de vacances 10


Vert, montagne verte… grand espace, je ne pense pas être impressionné…..Je suis là-haut, au-dessus le ciel, le paradis, Dieu et tout le bordel…. paraît-il ? je suis seul… enfin pas pour longtemps, il me rejoint dieu. il s’assoit à côté de moi.

_ »Salut, tu t’emmerdes assis seul ici ?

_Pas plus que toi là-haut ou ailleurs, je n’ai jamais très bien su localiser ton lieu de travail. Je doute….

_Tu doutes de quoi?

_De l’intérêt de voir des humains poser leur cul comme moi au sommet des montagnes, seuls, à douter sur l’intérêt du genre humain.

_Mais, moi je n’ai jamais douter de l’humain…

_Ta gueule, je connais… le pacte initial entre toi et le peuple élu….foutaises…. tu vois le bordel que tu as foutu, on peut plus faire un pas sans tomber sur un de mes congénères…. même ici à trois mille mètres d’altitude, on est dix et il y a de la place pour cinq…. retourne en bas et vas faire le tri, explique leur…. Je reste ici je garde ta place en attendant…. ne te dépêche pas, j’ai tout mon temps. »

Il est descendu en bas vers l’humanité, en courant, pour tout expliquer, il s’est cassé la gueule sur  un piquet qu’un skieur avait du laissé traîner là…Le con, je crois vraiment que c’est pas gagné…YG6W4581

carnets de vacances 9


14 juillet, télé… j’ai tout regardé, les coucous, les beaux militaires, les avions invendables et invendus, les chars Leclerc…. j’en ai pas vu quand j’y suis allé la semaine dernière, les femmes militaires, on n’a pas encore d’enfants soldats, la légion étrangère, nos étrangers sans papiers, la première dame de France, j’en étais resté à l’égalité dans nos symboles, les soldats Indiens, les cow-boys, la brigade franco allemande après deux guerres mondiales, les chasseurs alpins tant qu’il y a des glaciers, les diables rouges…nom donné par les Allemands en 1915. Les régiments d’élite et à chaque fois l’Afghanistan, merci les afghans, j’ai pas vu les afghans défiler, les chiens sauveteurs…malouk le chien sauveteur, Rintintin, Milou, Rantanplan, mon chien Soja….Je m’égare, les sapeurs pompiers de Marseille pour la première fois sur les champs Elysées, les bérets verts, les seuls dans l’armée française…Bref, des hommes des vrais. j’ai vu aussi le ministre de la culture mais pas la culture, j’ai vu le haut de la pyramide régalienne….Et puis il y aura la garden partie , boire, manger, je me demande si certaines et certains se cacheront dans les bosquets pour quelques gâteries….cela se fait-il chez les grands ce ce monde ? les orgasmes sont-ils moins bruyants que chez les pauvres et les très pauvres? aucun rapport avec le 14 juillet…..Je retourne lire « voyage au bout de la nuit »._DSC1632

carnets de vacances 8


J’y suis allé, un peu plus haut, voir, mesurer, arpenter, contempler, cons tant pis…. montagne de haute consommation. A commencer par toutes les bites à neige, canons à neige qui restent planter été comme hiver. Je les ai vus, je n’ai pas pu les compter….Il y avait aussi tous les tuyaux, les fils, les câbles, les bouts qui restent, les bouts qui pendent, les bouts informes dont on ne connaît plus la provenance. Il y a aussi les poteaux qui tiennent les fils qui permettent aux cons d’hiver de remonter les pentes pour qu’ils puissent glisser et être un peu plus cons en bas en arrivant persuadés que la montagne ça se descend, des tires-fesses qu’ils appellent çà… moi je les nomme des pousses-culs ou des montes-cons. Et puis ces routes, ces chemins, ces câbles  qui emmènent jusqu’en haut ou presque  jusqu’en haut….Comme tout se réchauffe, la neige est de plus en plus haute l’hiver, donc il faut que les cons puissent se hisser sans trop se fatiguer…cons templer, cons templatif, cons tentés par la facilité… Tiens s’il fallait remonter toutes ces pistes jusqu’en haut à pied depuis presque le bas, il n’y aurait que les forts qui seraient en haut, les cons forts, les cons forts à tables…. je dois vraiment être un vieux con, con dansé, con sensuel, con disciple….oui certainement…. mais si j’étais une marmotte, j’irais creusé des trous dans tous les jardins de ceux qui dégueulassent mon espace et puis je chierais devant leurs portes , juste pour le plaisir…. content !_DSC1625

carnets de vacances 7


_DSC4256Montagne, montagne, altitude 2300 m au dessus de la mer, quelques milliards d’années au-dessous des étoiles, le bleu du ciel, les grosses chaussures, monter, monter… Et une fois que je serai tout en haut ? Que me passera-t-il ? l’envie de descendre ? L’envie de comprendre ? l’envie d’entendre ? Montagne… Quand je serai tout là-haut, assis, le cul dans l’herbe humide et froide, à demi asphyxié, au tiers brûlé par les UV , au quart écorché par mes chutes successives…. juste un millième plus humain, plus lointain….

carnets de vacances 6


Les vacances permettent l’humidification des corps nus, en recherche de fraîcheur, absents de leurs odeurs de sueur….ils se baignent après leurs stagnations héliotonique. Le passage de la chaleur  à la fraîcheur ne se fait pas sans douleur…chaque cellule, qu’elle soit  adipeuse ou épidermique, réagit fortement  au contact de la froideur de l’eau , salée ou pas. L’essentiel est d’y rentrer, de ne pas y rester, d’en tâter, de mater, les naïadesques nudités, rubenstoïdes, giacomettitoïde ou moderno flasque, voir en forme de bouteille de rosé petillant portugais. Une fois dans l’eau on se débat pour ne pas se noyer , on s’y débat élégamment, on s’y ébat également, moi je m’en bats les couilles, parce que l’eau est froide , donc je les bats pour les réchauffer…ce qui me blesse, me fait crier….j’ai donc analysé le danger  de l’approche de la fraîcheur de l’eau des bains de mer , amers et de mères. Je me démerde pour ne pas m’en battre les couilles, pour cela je n ‘approche pas de l’eau, je ne la pénètre pas  (la mer pas la mère amère…parce que si la mère me propose un réchauffement comme suce indiqué au préliminaire lavable , ce qui en contracté donne un préalable..je ne peux ni refuser la pénétration de la mère, ni l’amertume qui en résultera)….donc les vacances et l’eau…que d’eau… que d’eau, queue d’eau…plonger dans l’humidité relative de la mère….je sais faire.ty-10 [1280x768]

carnets de vacances 5


S’asseoir lentement au fond d’un fauteuil, se couler dans l’épaisseur de la matière moelleuse… Prendre un livre, l’avoir volé au préalable, pire!  acheté, dérobé, échangé, substitué, copié, téléchargé….lire si on sait lire, lire si ce n’est pas un luxe , lire si on n’a pas trop faim, lire si on n’a pas trop faim et si l’on a quelque chose  à manger, manger si c’est plus important que lire…dévorer son livre…..comprendre ce qui est écrit, encore un luxe de pays riche….lire chez les pauvres qui eux aussi ne font rien; alors qu’ils voudraient faire quelque chose  pendant  que le riche en a trop fait et qu’il prend le temps de faire ce qui ne correspond pas à  rien puisqu’il est en train de lire….imaginer le fil du roman parce qu’on n’a pas d’autre soucis en tête…lire, dire , écrire….dernier retranchement du stoïcisme  à mettre en opposition avec le close combat et la boxe totale….lire parce qu’on n’a plus rien  à dire, s’asseoir dans ce fauteuil, s’enfoncer, s’addicter  à la pensée de l’autre… je déteste lire.ty-20 [1280x768]

carnets de vacances 4


C’était un instant d’attente, soudain, incertain, tragique…je m’attendais dans l’éventualité d’une autre vie…. Ils étaient tous là pour leur premier soir de vacances, enfilés sur l’autreroute, accolés sur les plages, graisse à gras, macdo dos à dos, alcoolés dans les boirs le sar…quelle viande, quels membres…. plusieurs millions de bras plus tard, quelques millions de litres de sueurs plus loin. Les vacances se résument à ce fourmillement chaotique.Je me suis donc autorisé quelques heures de silence, quelques moments d’oubli, quelques cellules cancéreuses ensoleillées, quelques regards plongeant dans les décolletés… bref une vie d’homme en attente d’une mort de super héros. Je me préparai à plonger lentement dans la couleur, leurs couleurs.tp (173)

carnets de vacances 3… C’était ce soir…


C’était ce soir, à un feu rouge qui ne voulait pas passer au vert. L’homme est arrivé de la gauche, sa jambe gauche ne suivait plus sa jambe droite, il était 1h45 ce matin las. Il passa chaotique, hermétique, hépatique, tragique… le feu était vert et je continuai à le regarder passer. Ce n’était pas tituber, ni trembler , juste associer des mouvements désordonnés. Au moment où son regard se détacha de mon corps, il passa lentement, me regardant tout aussi lentement, précautionneusement, il ne savait plus, cet homme, quel sens donner  à l’humanité. Son regard resta attaché  à mes yeux,ignoré, ignorés… il ne se passait rien puisqu’il était déjà inclus dans un départ…les jambes devant, les yeux en arrière sans trembler…. mais il était trop lourdement tard….il avançait ainsi! Je ne savais que dire, ni frémir… je pris peur  à ne pas sentir sa fin du monde! J’étais l’oublié du moment éteint, celui qui assistait cet homme  dans sa lente descente mortuaire….Il était déjà passé ailleurs, au delà, seul son corps se trouvait en ma présence, imbibé d’alcool. Il traversa lentement cette rue , le feu était redevenu  rouge, il venait de tomber en enjambant le trottoir, mais il s’était relevé, parti lentement par le chemin le plus long, celui de la fineer-11 [1280x768]…Il continua, moi aussi….

carnets de vacances 2


Les vacances commencent toujours par le vide qui se remplit….on retourne le sablier et tout ce qui était en haut se retrouve le cul  à l’air, le sexe émulsionné…en bas là où il fait plus que chaud. On s’y épile totalement, on s’y dénude sincèrement….les ventres sont prêts à se rencontrer. Les églises sont visitées, les femmes aussi, les hommes avisés…on tolère ce qu’on s’est avant interdit….alcool, drogue, préservatifs, seins nus, ail, brochettes, rosé de Provence, coups de soleil, adultère……le tout dans un grand verre, l’ail au lit…..on est con et heureux de l’être, on se lâche, on laisse sa main glisser sous les jupes, on répond par un déboutonnage de braguette….sexe  à sexe on peut se provoquer. Les vides se remplissent , les liquides passent d’un corps  à un autre, les préservatifs se remplissent….Il n’y a pas que sur l’autoroute que les humains se croisent…Vacances, vacuités, chaleurs internes et d’extrémités, l’été laisse couler la sueur et les jambes serrées….l’été commence souvent dans sa culotte.oiu-5-2 [1280x768]

carnets de vacances 1


Sans prendre la route, pour le moment , je consacre mes vacances à l’exploration systématique de l’état humain….j’y suis, je n’en reviendrai pas. Ce jour, cette heure, j’étais en compagnie lors de rrr-3 [1280x768]

rrr-8 [1280x768]ce moment appelé barbecue convivial….la viande y était rouge comme une vierge qui ne l’est plus, les merguez grasses, sinon elles n’auraient pas été  merguez…. J’ai bu, j’ai mangé et puis j’ai fait ma sieste, en ronflant de préférence…un début de vacances  à ne pas s’y tromper, j’ai donc vaqué à ne pas considérer le temps , les actes , l’adéquation habituelle entres ces deux éléments…ne rien foutre, ne rien penser, ne rien être….assez douloureux cette sensation de vide existentiel…..

Il y a des soirs où la Terre penche…


Il y a des soirs où la Terre penche et où tout chavire m’a dit le verre de Chablis, chat bleu, chat noir…la Terre penche dans le noir et je m’accroche  à la bouteille. Je ne sais pas pourquoi mais  je sens la chute, le doute, le trouble…c’était un 4 juillet , l’un des paons day, le jour où la terre se mit  à pencher, pensées noires sans savoir pourquoi…je vais continuer  à me pencher du côté de la Terre, un tour  peut être ? un tout sur elle-même, histoire de récupérer quelques heures passées à ne rien savoir, ça boire. Je n’ai aucun problème avec l’alcool , c’est lui qui en a un avec moi. C’était un soir où la Terre penche et où je chavire dans un regard…chavire dans un égard, un soir s’enterre….il y a des soirs où je m’épanche dans un regard…atterré, interdit….un soir encore un soir…jui-19

L’Isa!


Elle fut la dernière rencontrée ce soir, la dernière vers sa tanière… Auparavant une autre à  l’opulente poitrine et au doux regard, mais certain….Le moucheron se promenait sur l’écran. L’Isa était donc là . Non! me dit-elle. L’odieuse licencieuse refusait de croiser ma vie et mon destin. Elle, si sincère, si sensible, au sang si bleu…Ses meubles , elle devait bouger! Par la fenêtre je lui aurais balancés.L’Isa  se refusa  à boire un rosé pour des meubles à bouger…. qu’elle feigne j’eus compris , qu’elle mente provoqua mon ire, Mounir passa sans thé à la menthe, santé à l’amante, sans T alarmant et sans Allemand ôté…Isa remuera, tout comme je le fais avec les mots, ses mots bleus, ses meubles, son sensible sang si bleu, ses mots sans cible, ses bouts fardés, ses fards boudés…Isa , prends soins de toi, soulage ton dos et sous l’âge ton dos souffrira…..c’est le moucheron que j’écrasi sur l’écran , j’insiste  j’écrasi…j’écrIsa…d-15

Orléans festival de jazz 3


Il y en avait…. et j’y étais….battant, orguant, de bels et forts morceaux…..qu’il se le disent les cancrelats jusqu’à l’éjaculation. Qu’en sera -t-il dans ce futur ? mécréant et hautain

stock

Elle m’a parlé au ventre…


C’était samedi soir, lors d’un concert, l’orchestre des mariages et des enterrements….C’est avec mon ventre que je les ai écoutés. Les Balkans, là-bas en bas, des lamentations de trompettes, des larmes de cuivre, des odeurs d’alcool et d’herbe brûlée….c’est à  mon ventre qu’elle s’est adressée cette musique qui fait passer. Elle fait passer de la vie  à la mort de la mort  à l’infini, le temps s’arrête alors, musique de l’oubli touchant au plus profond de ma vie.Musique des sentiments qui extirpe de mes tripes des nuits sans sommeil, des verres vidés, des matins seul dans la rue, des souvenirs de sourire… des silences, encore des silences. Cette musique de folie qui me remue , me brasse , me concasse, me laisse là et épuisé, les yeux retournés, en route vers mon passé….danser les bras levés, lever son verre, vider son verre et encore danser. Un moment, juste un court moment tout est là , face  à moi, elle me regarde, musique d’un non mariage, musique d’un enterrement…. je lève les bras, je vide mon verre….putain de musique le temps d’un enterrement…faim de mes nuits sans finjjjj-10 [1280x768]

De l’orgasme féminin…


Jesa-97 [1024x768]e n’en ai rien à  dire , juste le désir

Le goût du beurre……


Je suis de retour, sans détour, je reprends mon clavier, bande de lecteurs numérisables… vous m’attendiez.

Qu’en est-il du goût beurre ? ce truc gras et jaune  à l’odeur de ventre flasque et de sueur refroidie. Je le hais! synonyme des années fastes où il fallait beurrer son saucisson, son camembert et son morceau de bœuf sanguinolant… Beurre je te hais. Conçu au départ par dame nature pour imperméabiliser les parois intestinales des veaux, ton frère le cholestérol t’habite comme une âme hante un château écossais. Beurre, ennemi, cœur de mon ressentiment profond et sincère, ton odeur hante mon esprit depuis que je suis né. Ton odeur est improbablement  grasse, lourde…comme une effluve d’huile dans un garage automobile, tu envahis certaines cuisines …..tu te vends en plaquettes au volume  contraint dans des dimensions de petits pavés soixantehuitards, tu es à  la cuisine ce que l’auteur est à  l’écriture …indigeste. Je ne peux te sentir , ni te goûter…fonds! Arrose le brochet de mon étang, sers de lubrifiant aux sodomites culinistes….je suis heureux que les femmes n’aient pas le goût du beurrestock-112 [1280x768] à  certaines heures.

Sortant de mon trou….


Sortant de mon trou, dans lequel je me suis retiré durant cinq longues journées , j’ai été  rejeté par l’humanité. Ils m’avaient oublié, subtils connards….La fête de la musique m’avait remplacé… La musique….cette facilité du silence, cette politesse du bruit. Je ne peux l’aimer que si elle est digne….Faites de la musique , apprenez au conservatoire, le pourquoi , le comment, soufflez, touchez avec légèreté, frappez en rythme….au son du canon et du tambour l’homme se déplaçait en marchant. Je n’ai rien contre, mais sa multiplicité me pousse  à la rejeter au rythme de sa répétition….ce soir là, calmement, même s’il y a bien longtemps que J’ai oublié ce que d’aucun nomme dieu….j’ai eu souvenance de l’appel du chant grégorien….et avec mon harmonica , sous ma couette j’ai joué la danse des canards rien que pour moi.jjjj-26 [1280x768]

orléans festival de jazz 2


Deuxième soir, la musique a oublié d’être noire. Peut être merveilleuse, virtuose, étonnante….mais elle ne m’a pas emporté. Je suis resté planté comme un vieil arbre….trop européenne, pas de blues, pas de négritude, politiquement correct…..Et puis ce publique qui se doigt d’être là….comme un souffle d’ennui, entre vin rouge biologique, bière  à deux euros et sandwich SNCF…mais il faut applaudir, être émerveillé. Je ne dois être qu’un vieux con sans souplesse, je me reconnais au fait que j’ose tout….j’eus aimé qu’elle me prenne les oreilles sans avoir au préalable choisi de l’écouter,que son rythme me botte le cul et me donne envie de danser, qu’elle ait eu des rires, des hoquets…..j’oserai chiante, bloquée au fond de ma tête…..un peu comme si cette musique n’était plus de la musique…..Ils étaient tous assis au fond de leur transat , cons centrés en phase auditionnante….je ne dois être qu’un vieux con qui n’a rien compris, cela me rassure.jj-28 [1280x768]

Orléans festival de jazz 1


Soir, lumière, espace festif. On y boit, on y écoute, on y parle….chaleur d’été, comme un vent de liberté, de vacances….. »doum doum doum », jazz, contrebasse et batterie, putain de musique , quand elle t’embarque, c’est comme une femme qui vient de commencer  à te regarder. Elles, ils sont tous là, rien de plus à dire,c’est un incontournable….serais-je le seul à avoir le blues ?….putain de musique…j-33 [1280x768]