Tout a commencé par une discussion téléphonique, souriante, mais avec un problème sous-jacent ….le lendemain et le dire. Nous avons alors dérivé sur quelques idées de fond, de base….le pourquoi, le comment, et si…..? C’est à ce moment que s’est interposé, entre elle et moi le Concept….
Au début, à l’origine, outre le Chaos, il y a l’entropie : »Plus l’entropie du système est élevée, moins ses éléments sont ordonnés, liés entre eux, capables de produire des effets mécaniques, et plus grande est la part de l’énergie inutilisée pour l’obtention d’un travail ; c’est-à-dire gaspillée de façon incohérente….En effet, selon le second principe de la thermodynamique, l’entropie d’un système isolé ne peut pas diminuer, elle augmente ou elle reste constante si la transformation est réversible. »(fin de citation). Bref , c’est le bordel au niveau microscopique, un manque de logistique dans le travail et la volonté de cohérence….les atomes sont bordéliques et fainéants voir feignants, je vous le dis.Et puis , il y a l’Homme, ….qui passe son temps à ranger, organiser , structurer. On est passé du monocellulaire au monokini en quelques milliards d’années…. les cellules se sont associées, les êtres vivants se sont regroupés, les chaines alimentaires se sont établies (rien ne se perd, tout se récupère). L’homme, évènement tout puissant, est arrivé; il construit, prévoit, pense, gère, établit, structure…..bref malgré lui une sorte de contre force à notre entropie de base. Résumons, la planète va mal, la vie va mal…l’entropie veut que cela soit normal ou inéluctable, mais malgré notre farouche inconscience à détruire sans que pour autant nous en ayons eu conscience au bon moment….notre petite force réussit à coup d’idées et de battement d’ailes de papillon à organiser dans un à peu près et un un peu plus tard temporel, la vie de l’humanité…Dieu était là comme grand régulateur, à mi-chemin entre le thermomètre et la sonde spatiale….plan quinquennal à l’appui, grand pourvoyeur de volonté, grand boutonneux génial à l’équation pluri-dimensionnel…Mais lui a-t-on demandé ce qu’il en pensait…? Ce ne sont pas les quelques génuflexions et autres qui ont été à l’origine de sa réponse….non, c’est ce coup de téléphone.
Dieu, qu’en pense-t-il….. ?
D’abord , ne m’appelez plus Dieu…..J’ai toujours préféré les femmes…. question suivante ?![03_Laurent_Robillard [350x550] 03_Laurent_Robillard [350x550]](https://robillardl.me/wp-content/uploads/2009/05/03_laurent_robillard-350x5501.jpg?w=550)


![delphine-174 [1280x768] delphine-174 [1280x768]](https://robillardl.me/wp-content/uploads/2009/05/delphine-174-1280x7681.jpg?w=550)
….il y régnait une évidente immobilité. Il y eut ces deux jeunes femmes dont les images s’étaient échappées des ateliers de Rubens et Botero, elles mangeaient de petits gâteaux accompagnés de soda…fin de la première image. Il y eut aussi cette autre femme, grande, noire, au Teeshirt court qui laissait plus imaginer qu’entrevoir le bas de son dos, zébré de vergetures….fin de la seconde image. Il y eut encore cet homme, jeune, accompagné de ce petit bijou placé au-dessus de son œil droit, comme une accroche qui eut été utilisé à le maintenir ouvert , les longues nuits de veille…fin de la troisième image. Plus loin s’installèrent un homme et une femme, tous deux âgés, regardant fébrilement un petit livret annonçant le programme de certaines festivités lasses….fin de la quatrième image. Cette mère arriva accompagnée de son jeune fils, ils s’installèrent au soleil face à moi, puis se déplacèrent vers une table ombrée, pour mieux voir ce que proposait le petit appareil photo numérique en leur possession…fin de la cinquième image. Pour finir, lentement, cependant sans nonchalance, passa cette grand mère digne au lourd cabas multicolore. Elle le tenait de sa main droite et penchait du côté gauche pour maintenir un équilibre moins que certain et encore moins évident…fin de la sixième image. Tout cela ne dura pas plus que quelques secondes, pendant lesquelles , les yeux grands ouverts, à aucun moment je n’hésitai. J’étais certain que ces instants eurent pu être ceux par lesquels la fin du monde sut commencer si elle avait eu à choisir son propre début… J’étais assis au soleil, c’est à elle ou elles que je pensais…pour commencer cette fin.
Je n’ai pas eu cette vie à émotion linéaire…né sous le signe du chaos accordant l’ espace, j’ai convulsé, erratique… en attente de ce que l’art pouvait m’offrir. Ce grand espace que voilà ! Toujours moins sobre dans ma démesure , je m’y suis réfugié pour peser l’âme de mes congénères, respirant difficilement. Je m’y meurs chaque jour, le regard troublé par certaines larmes incontrôlées. Ma solitude , je ne la partage qu’avec les femmes que j’ai pu aimées, toujours plus tendres, sans pour autant comprendre qui j’étais. Je racontai, ces moments exaltés où je cherchais ce sentir de mon corps, intérieur et rupestre…un mur en mon ventre se dessinait pour que j’y pus exprimer l’état de mon être subtil….sans prétention….je ne suis ici que pour comprendre le pourquoi de ma présence. C’est alors que je me mis à blémir, que manquait-il pour que je n’ai conscience de toutes ces absences ? Qui eût pu prétendre savoir ce qu’un homme souffrait en son âme ?






