ce matin, je me suis senti …


Ce matin, je me suis senti vide, entravé par un profond désir d’expiation… quel con. Expier mes vies de nuit, mes morts de jour, mes instants hagards à regarder, les yeux troublés, ce qui au demeurant eut été insignifiant, mais qui se révèle être les prolégomènes nécessaires à toute décision inconsciente de la prise d’une photo…. bref parfois je plane, hésitant un bref instant et déclenchant dans le continuum de ma respiration, ainsi que mes maîtres d’autrefois, Tamura, Hikisutchi… me l’avaient enseigné… non pas à déclencher, mais a expirer…. expier une expiration, quel manque d’inspiration.

Ma photo

Telle une branche

Sous le vent

s’inspirant d’un signifiant

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m’écrire


La gestation de mes mots se fait  en compagnie d’êtres perceptibles mais sensibles, ils m’enveloppent sagement de leurs états humains enfumés et gélifiés pour certains. J’aime leurs proéminences, leurs silences interdits, leurs redondances journalières, leurs protubérances animalières, leurs états noctifères et instablants qui les poussent  parfois aux débordements de leurs âmes égoïstes, ils en deviennent bons et cons, parfois cons et ronds, cohérents, continuons… Elles sont parfois splendides dans leurs robes nudifiantes, fragiles à l’intérieur de  leurs sexes occupés par de savants hommes au ventre délabré, au sexe épatant et aux couilles pendantes comme il se doit, c’est avec leur doigt parfois qu’elles se donnent ce qui leur a été refusé, c’est avec nos mains que nous nous offrons ce que nous n’avons su donner. Elles sont là, mères solitaires, l’air solitaire, mariées dans l’attente de leur amant, de leurs amants qui galamment les prennent violemment…. prends moi s’il me plaît! les chaînes enchiennées  se les libèrent…. et parfois cependant, c’est du fond de leur voix que sort la plus affable des douceurs… qu’elles ne se taisent que si je leur ordonne.

L’accouchement de mes mots se fait seul, attablé au grand matin de cette nuit finissante, le regard ahuri, l’esprit troublé par ces rêves fantasmagoriques, où  toutes elles ont cédé à ma volonté mâlifiante et désordonnante de  les voir assagies, après en avoir usé instamment et pas longtemps…. seul, mon nin-nin à la main, alarmé et à la ramasse, c’est d’un doigt tremblant qu’ils naissent là sous mes yeux fermés….YG6W6019YG6W6054YG6W6184

Quelle violence donner ?


Quelle violence donner à ces silences qui viennent s’interposer aux moments où ce qui devrait être dit ne se fait, sans exaltation, posément ils se tuèrent mutuellement. L’un comme l’autre , de part et d’autre de leur monde ils se regardaient, éloignés par le temps, éloignés par cette infime croûte nommée trottoir, ils se toisaient dans le silence…. rien, encore rien et tout  à recommencer sous le bruit ambiant des véhicules se déplaçant autrement. L’arrêt mécanique des êtres s’opère selon un processus génétiquement établi depuis 1 234 456  années… Regarder, stopper, oublier….. entre le se taire et avant qu’il n’y ait le mot, mourrir l’autre si l’espace ne suffit et puis repartir dans le bruit. L’instant de communication n’est qu’un arrêt, son silence l’enveloppant l’accompagne, douloureusement souvent…. le silence est porteur d’inconnu et de méfiance. « tais-toi ! »me dit-il en pédalant.YG6W5999

Et s’il fallait vivre…


C’était une soirée sympathique, on y rigolait, souriait, médisait sur sa prochaine…. je ne me souviens plus des  noms de celles sur qui l’opprobre fut jeté, elles le méritaient. je ne me souviens plus des blagues, lourdes, salaces que mon voisin de droite me racontait jusqu’à pleurer de rire…. je ne me souviens plus vraiment de ce que j’ai mangé, je sais que c’était bon.Il y eut donc le moment du départ, de mon départ…. je ne sais comment il s’en fut, mais à un moment j’éprouvai l’impérieux besoin de dire ce que d’aucun n’eut pu dire, puisqu’il n’en aurait pas eu l’information…. donner une information qui plombe l’atmosphère… silence puis révolte, on se refuse à  sa vérité, on palabre, on argumente, on politise, le grand complot est là pour vous forcer  à acheter des médicaments, vous faire vacciner…La grippe H1N1 tuera, ce que j’ai dit… honnêtement je n’en sais rien, je ne connais pas les noms des personnes qui en mourront, ni de celles qui en souffriront… seulement je sais de source sûre, ministérielle… le nombre … celui qui était écrit dans la presse quelques jours auparavant. Etait-ce pour la grippe ou pour les supporters d’un club de foot ou le nombre de touristes ayant perdu leurs papiers …. je ne me souviens plus. c’était un nombre, gros, donc important. L’ayant mis en relation avec la mort , il était douteux, violent, intolérable, improbable…. l’ayant transmis sous le sceau du presque secret il devenait affligeant de vérité…. ce soir mourir un peu…. NON, il suffit! le grand complot ressortait, on nous manipule… peut-être allez savoir. De toutes façons, nous mourrons, que cela soit de grippe portuaire, précaire, des ovaires…. de faim, de soif, de vie, de vieillesse, de solitude.. non la solitude ça n’existe pas, bref on mourra…. ceci dit, je remets mon masque, avale ma ration d’antiviraux et continue de mettre des croix en face de ceux qui auront droit au vaccin, ceux qui auront droit au médicament, ceux qui auront le droit d’être sur la prochaine liste, ceux qui auront le droit d’attendre, ceux qui y passeront, ceux qui paieront pour ne pas y passer, ceux qui passeront au travers… .rappelez-moi votre nom, je ne m’en souviens plus.

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carnets de vacances 41… La Rochelle… Paris


Hier, La Rochelle… Aujourd’hui Paris! Du plein au vide. C’est vrai! Paris est vide en août, le reste du temps il peut être creux. J’étais, marchant dans une rue, calmement… stupéfait, arrêté, ni voiture, ni piéton, Paris en août outrageusement vide. Certes j’ai vu un homme se faire renverser, je pense, parce qu’il avait oublié que les voitures existaient. Je suis passé dans le 13 ème arrondissement, au pied de la prison de la Santé, en pleine santé, le bruit de la voiture blondée ou blindée qui roulait beaucoup trop vite pour amener un prisonnier, d’ailleurs , je ne sais si cette voiture était  pleine … Peut être vide comme la ville de Paris. j’ai vu de petits vieux, collés au goudron brûlant, des SDF, eux aussi abandonnés, comme les chiens sur les aires d’autorpute, à moins que ce ne soit le contraire des petits chiens collés et des vieux oubliés, les SDF, justes présents pour collaborer avec la mairie afin que le ville ne soit pas vide. Paris meurtri, Paris outragé…. dit il les bras en l’air. Je me suis même assis sur un banc, j’ai senti mes pieds se coller au goudron, le chien du petit vieux est parti en courant, abandonnant son maître…. Un homme est passé, m’a donné une pièce dans la main que je tendais pour rattraper le chien. Aujourd’hui Paris, hier la Rochelle, quel est donc l’intérêt de ces déplacements… je me fais vieux, je sens mes forces m’abandonner, le chien de la voisine que je regardais parce qu’elle se déshabillait à sa fenêtre, m’a attaché à un poteau au centre de Paris en compagnie d’un homme dont l’odeur, fermentée, inhumaine, me rappelle celle du port de La Rochelle à marée basse…. je ne sais pas ce qu’il faut oublier, le vide, le plein, l’odeur….Il était souriant cet homme sur le port de La Rochelle.DSC04943

La nuit pesamment passante en son plaisir


La nuit, la mienne, silencieuse et obstruée…  monstruée. Ma nuit violente, sans sommeil.

Accroché à écrire ce que le jour me pousse à voir… la nuit comme une pressante présence.

La nuit, fenêtre ouverte, j’entends le silence des autres. Explosions sonores colorées de noir et de réelles solitudes. Les couples s’aiment, fenêtres ouvertes, leur chaleur s’accouplant à l’Odeur. Leurs soupirs colorés de gémissements portés par le vent frais, abjectes simulacres copulatoires pour certains, orgasmes de fin d’été pour peu d’autres, silences à oublier… Ils sont là , humains et faibles. J’attends que mon tour vienne.DSC04857

carnets de vacances 40


Fini le sud, fini le beau… j’ai fait la route vers le nord, vite, embouteillée…. Les gens que l’on y croise sont fatigués, livides, décolorés par la sueur. Transhumance d’été coulant dans le dos, aigreur de la journée. je m’y suis attardé, je les ai regardés. Il n’y eut que cette jeune allemande, attendant son tour pour remplir son réservoir, vêtue d’un pantalon blanc presque translucide, ses fesses petites et potelées donnaient l’évidence du nu passé sur ce parking pour voitures assoiffées. elle est remontée dans son petit cabriolet, le sourire envolé… le sperme sur les montagnes russes, s’envoyer en l’air dans tous  les sens du terme, c’est ce que m’a dit le feuilleton d’origine américaine, à ma gauche…. j’ai le regret de cette même chaleur accompagnée du bruit d’une petite vague._DSC2588

carnets de vacances 39… Etat des lieux 9


Ils existent ces types, le coeur sur la main, bavards de fin de nuit.Leurs vies, souvent dures, parfois sales…. oubliés à un moment du temps déroulant. Ils explosent de sincérité, s’étendent amicalement devant vous…. Je me laisse aussi à raconter, comme une nuit qui tombe, des détails dits, qui peut être seront oubliés au matin, mais alors je me suis senti glisser jusqu’à la fin de la nuit… Ils existent et vous embrassent sur les joues en partant…. merci l’ami.DSC04830

carnets de vacances 38


C’est une jeune fille toute simple, toute femme…. Il ne me fallait qu’un mur blanc, son regard…. un instant. Elle s’est un peu racontée, parfois, elle m’a regardé par delà l’objectif…. sans couleur excessive, sobre, l’expression intense d’une profonde beauté… une être humaine comme je les aime._91C3258

carnets de vacances…. 37 ad libitum


Marseille, le 10 août, 14h30… Je suis assis à une terrasse de café sur le vieux port, je bois un coca cahin-cola-caha-molah… Je photographie les passants qui passent devant ma table, objectif Nikkor 35 mm à décentrement, diaphragme 5.6, vitesses diverses. Je photographie à l’arrache , j’ai quelque part dans ma tête le cadre correspondant à mon 35 mm… Je sais donc qu’il n’y aura que des corps colorés, des flous de premier plan, des surexpositions torrides, des courbes éventuellement… Je photographie des femmes, des enfants, un chien, quelques hommes… tous morcelés. Arrivent deux policiers, l’un d’eux me demande ce que je fais… explications simples, je montre, je démontre… Une femme s’est plainte du fait que j’ai photographié son enfant… à vrai dire, juste sa robe colorée, la main de son enfant tenant sa main maternelle dont  le poignet est équipé d’un gros et large bracelet argenté…contrôle d’identité… Il y a environ quinze minutes qu’elle est passée et je l’ai vue se retourner juste après le bruit du déclenchement de mon D3.

C’est la quatrième fois en trois ans que je suis interpellé parce que je photographie des êtres humains sans autre but que de les voir autres. Les trois premières fois, à Paris, lorsque je photographiais un modèle… 3 fois lors de la même séance, dans une toute petite rue, dans le quatrième arrondissement de Paris, par deux patrouilles différentes… 6 à 7 policiers au total et par la brigade fluviale sur les bords de Seine… peur d’une pornographie en plein jour ? d’un monde différent ?… cette femme que je photographiais  n’était que belle et habillée… et puis ce jour. Les deux policiers ont été gentils, ils ont compris de suite…. Cependant…

Je suis fier d’être ainsi arrêté , fier de pratiquer une activité si dangereuse pour l’humanité…. je sais qu’il est interdit de toucher  à l’image d’autrui…. Cependant, je n’en ai rien  à foutre parce que je ne fais que montrer ce qui est, sans chercher à gagner, je ne prends pas possession des images, je les utilise partiellement pour les magnifier …   Je dédie donc ces images aux autres pour lesquels la force publique ne peut, ou ne veut, intervenir… je dédie  ces images et ce texte à tous ceux qui par émotion, un jour, ont pris le risque de montrer autrement cette réalité certaine… aux photographes qui voient ce qui ne se voit pas …. et en particulier, par respect pour eux… parce que je ne les ai pas photographiés ce même jour, j’ai refusé… Ce petit Roumain de sept ans qui ne disait que monnaie, monnaie, monnaie… sa mère ne se serait pas déplacée pour me pédophiler de sale gueule. Cette toute petite vieille, assise sur une chaise, dont la tête ne dépassait pas le haut du dossier… elle dévorait un kebab. Je ne l’ai pas photographiée parce qu’elle avait faim. J’ai cependant photographié cet homme, élégamment habillé, d’une autre époque, marchant lentement…. il était là comme une âme

. Je lui dédie cette photo. C’était en France un dix août 2009…_DSC2709

carnets de vacances 36


photos …_DSC2249

carnets de vacances 35


La vulgarité, parlons-en!  Cela a commencé par cette brune habillée de rose fuchsia… quoi qu’on en dise le rose n’est pas ce qui se fait de plus discret… surtout si on remonte sa robe bustier toutes les minutes , parce que ses seins ne sont pas assez gros et que l’on réajuste la ficelle de son string parce  qu’il vous irrite le trou du cul… là… je suis vulgaire… et puis au fur et à mesure qu’elle buvait de la vodka raide boule, elle ne se rendait pas compte que sa robe se détachait et qu’elle laissait apparaître , gentiment, ses seins et son cul, parce qu’elle ne savait pas s’asseoir avec une jupe aussi courte … ses seins parce qu’elle rigolait et qu’elle ne contrôlait plus la descente de son bustier… sa vulgarité , parce qu’elle ne savait plus s’empêcher d’être vulgaire… son cul parce que c’est comme cela que cela s’appelle. Elle était recouverte de bijoux plus brillants les uns que les autres, à outrance, à profusion, jusqu’au percing de son sein droit qui transparaissait sous sa robe parce que trop gros, et puisqu’elle ne contrôlait plus les remontées de bustier, parfois le mamelon percé se laissait à passer par dessus, sa robe se détachant glissait plus brusquement…. si courte… cul. Elle en était laide, juste bonne  à se retrouver dans une position, dont je tairais la forme , mais qui par métaphore ressemble  à celle qu’ont les indiens, dans les vieux westerns, lorsqu’ils écoutent le sol pour savoir si la cavalerie arrive…. lui faire écouter la cavalerie…. elle parlait fort, si fort qu’elle n’aurait pu entendre la cavalerie arriver. Il y avait aussi son amie, contrainte dans une robe fourreau noire.. elle, elle se taisait… mais son maquillage parlait, jusqu’à me faire taire…. un masquillage, relevant des lèvres rouge pute qui incitaient à le lui retirer non pas avec un mouchoir, certainement pas avec un mouchoir…. je me serais bien vu rougir…. voilà pour cette vulgarité que moi homme je ressentis simplement… Un peu lus loin, calmement, joliment, lentement, une femme blonde, sans beauté extérieure de richesses, laissait aller un doigt entre ses deux seins assez ronds, remontés par un soutien gorge dentelé, visible et sobre… elle se caressait ainsi tout en parlant à une amie. J’aurais aimé être ce doigt.YG6W5501

carnets de vacances 34… Etat des lieux 8


Je vous le dis… Je vais être odieux, certainement, ne m’en portez pas rigueur…. J’étais à l’e_DSC2206ndroit, sans être à l’envers, de tous yeux vigilant…. Comme chaque soir, il y avait son lot de jolies, de beaux, si je m’en tiens à un état d’objectivité bienveillante… bref la croupe était ondulante, le sein débordant voir à vif ou à nu, le pectoral arrondi sous son Tshirt blanc de marque, celle-ci étant sauvagement accolé afin qu’elle se remarquât sans que l’on sut lire. Jusque là rien de bien violent…. un état des lieux de milieu de vacances qui même s’il n’incite pas à la lecture prouve que s’amuser est un état grégaire et coopératif pour lequel une réaction neurologique de type épinal suffit largement… Il y avait donc, aussi , un lot de cons , j’ose ce mot eut égard à la quantité d’insultes diverses qu’ils employaient, lorsqu’ils essayaient de rentrer au contact de jeunes femmes, et que celles-ci leur répondaient par un refus dont la  qualité de politesse n’avait d’égal que la  lourde vulgarité associée aux quelques mots de vocabulaire employés…. à cet instant rien qu’une simple histoire de la connerie masculine ordinaire.

Elle est arrivée, jeune, pas plus jolie que toutes celles qui l’entouraient, plus souriante, plus ondulante….alcoolisée certainement, mais je la croyais plus fine, plus proche de l’intellect que de l’hédonisme de base…. bref . Elle a bu en leur compagnie, s’est mise à danser sur une table, courte vêtue, la poitrine gonflée et houleuse…. rien de plus qu’une copie d’un film de série Z….. elle a commencé à se dévêtir, par le haut, laissant apparaître ses seins… beaucoup de mâles sifflaient, en rut majeur, sensibles à ce visuel comme il se doit, et puis elle s’est retrouvée en string, son joli cul à l’air…. elle avait bu, elle buvait encore…. tous ces cons n’attendaient qu’une chose, qu’elle quitte sa culotte….. Seulement, elle n’avait pas plus de seize ans, l’alcool lui permettait de se désinhiber  totalement… Qu’allait-il lui arriver par la suite ? Quel était le seuil maximum de frustration que ces types avinés allaient supporter ? pourquoi était-elle aussi faible ? faille éducative, absence d’éducation ? Elle s’est arrêtée d’elle-même… à ce moment j’ai croisé son regard…. Elle souriait, certainement heureuse… c’était moi l’odieux

carnets de vacances 33


Marseille….., moiteur, odeurs, grise, chaleur, puante, sale… j’en ai encore la nausée, sa crasse me colle à la peau…. Elle pue et je ne la sens pas, ni ne la comprends. Ce n’est pas une ville, c’est l’antre, le ventre d’une société où tout remue mais rien ne se passe…. il y fait si chaud sans qu’il y fasse beau. Marseille c’est un ailleurs, un autrement …. cependant, parfois au coin d’une rue on y voit encore ce qui autrefois avait été la couleur du midi, on y croise des vieux qui jouaient avec Pagnol et s’engueulaient avec Raimu . Putain de ville, on y craint, on s’y méfie….. même les femmes portent les couleurs blanc et bleu d’un certain club, même les femmes…. Marseille qui touche à sa fin, qui lentement glisse vers le vieux port pour se perdre au fond d’une mer Méditerranée , déjà bien salie…M

_DSC2253arseille trop vieille pour être belle.

carnets de vacances 32


Ce soleil s’est encore levé, il sera chaud, certainement plus chaud… Qui va-t-il épargner ? Il faut que vous sachiez qu’on ne peut lutter contre sa lente et insidieuse propension à amoindrir vos capacités intellectuelles. Le soleil vous invite au dehors, à l’étalage de votre corps…. à la contemplation de leurs corps, si au demeurant elles sont de sexe féminin, lascives et sexuellement avenantes. Le soleil communique avec votre cerveau reptilien, il vous éloigne jour après jour de votre moi intérieur, celui qui à l’abri des intempéries du nord médite, observe, scrute. Le soleil annihile l’Être… Il n’y a que le soir, au long des bars, de préférence tard que l’on peut trouver suffisamment de fraîcheur pour élaborer quelques concepts, même si leur platitude ne peut suffire à sauver l’avenir de l’humanité… quoiqu’il faille s’interroger sur la finalité profonde du concept baresque, celui-ci existe-t-il pour la sauver cette dite humanité ou pour participer à sa lente et certaine disparition?

Prenons par exemple le quidam que je suis…. le soleil, m’empêchant de penser me pousse  à observer, de mauvaises langues totalement brûlées par notre astre diraient mater… oublions… j’observe qui de droit et cul de courbe…. le soir venant, j’agis intérieurement…. ne cherchant pas à concrétiser sous forme d’un rapport sexuel hâtif, poussif, excessif en fesses levées au soleil couchant, en jambes parties en l’air, mes observations de la journée, quoi queue, je con soie, panse pleine et vit alité voir inhalé des histoires de coeur et de culs, un coeur suffisant à plusieurs culs… d’où l’expression culs t’y vas coeur….. Où en étais-je ? Ah oui le soleil… l’avenir de l’humanité… inintéressant!_DSC2183

carnets de vacances 31


Elles existent….  ces boites de nuit logées dans une banlieue de ce sud   (parce que c’est plus facile et moins cher), où, lorsque vous arrivez dans une voiture dont le prix équivaut à quelques années de salaire pour certains, à quelques instants pour d’autres, on vous envoie le videur afin que vous puissiez la garer devant. Ainsi tout brille comme il se doit… On vous dit de rentrer tout droit, vous prenez une bouteille pour le prix du plein de la voiture…. quelques instants plus tard, une jeune femme aux fesses rebondies vient vous inciter  à boire plus qu’il ne faut, en insistant légèrement et pour quelques billets vous caressez le fond de sa bouche dans ladite voiture…. tout cela n’est pas plus odieux qu’un président de la république régalien ou tsarlinien.

Ce soir dans ce lieu, il y avait un anniversaire, ils étaient tous là…. de blanc vêtus, les chaînes en or au garde à vous.

Que dire ?

On m’y laisse entrer sans que j’y sois invité…. les seins, les culs, les musclés sont là… ils ne sont là et visibles que par la grâce de la lumière qui leur donne forme… sinon rien. Ces femmes qui sur leurs talons, haut perchées, hanches avenantes et croupes tentantes, viennent vous parler….. je n’ai rien à leur dire, je ne parle plus depuis quelques jours…. qu’il soit crétois ou varois, ce comportement outrancier à la fête nocturne, rend les gens cons, odieusement cons. ils ne savent plus parler , juste articuler. je hais ces moments d’oublis… j’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouver  de lieux où il eût été possible de calmement dire ou entendre. Tout n’est ici que surenchère au son simple et humain… je me tais de plus en plus , de loin en loin. Quand vous les croisez , le matin, fatiguées, vieillies, perturbés, lointaines, grosses moches, vieux beaux, outrancières, outranciers… vous les détestez de par leur facilité à être inexistant…. bien qu’ils furent ces plus beaux, vous ne pouvez que les méconnaître… je hais alors tous ces moments perdus et oubliés. j’ai donc cru me foutre en l’air… mais j’ai des enfants._91C2742

carnets de vacances 30… Etat des lieux 7


C’est de la faute à la lune, pleine, brillante, amenant un vent fort et froid…. une certaine manière de dire froid.  Je … pas les autres, dirais , violemment froid comparé à la moiteur de la tombée de la nuit. Donc la pleine lune était là.  Je suis un loup garou mélancolique et quand cette phase lunaire  me passe au-dessus, je me mets à hurler à la mort…. tout cela en silence…. tout le passé me remonte  à la gueule (puisque je suis un loup), celui qui m’a fait crier, celui qui m’a fait pleurer (puisque je suis mélancolique)… j’en oublie de regarder les autres, la nuit est plus noire que sombre, mes chaussures deviennent trop petites et je reste assis sans bouger… il y a bien cette femme blonde à la tonicité inversement proportionnelle à la mienne, très jolie, une quarantaine , peut-être.. Elle avait envie d’un homme, elle et son amie qui l’accompagnait… pas d’un loup garou mélancolique. Cependant lorsqu’elle s’est retrouvée seule,pour quelques secondes,  c’est comme si je l’avais mordue, son sourire s’est éteint, son regard chercheur de mâle est devenu un regard chercheur de tendresse, avec parfois des pointes de peur, non d’être seule, mais de se sentir seule… Son charme ainsi parlait et moi je n’aurais pas su quoi lui dire, j’aurais été incapable de parler… juste chanter peut être ou hurler  à la mort en ré mineur…. Et je sais que cette femme m’aurait plu…… Mais il y avait cette putain de lune, j’ai eu beau lancer des cailloux dans sa direction, elle n’est pas tombée, elle est resté ronde… Alors… je suis parti sur les salins dévorer quelques flamands roses…. il n’y en avait pas, il n’y en avait plus…. j’ai donc roulé sur la mer.DSC04640

carnets de vacances 29


Hier, j’ai vécu autrement, monté sur bateau, piloté une voiture puissante… spectateur de ma vie, et puis j’ai dormi.

la soirée passant, j’ai festoyé au contact de gens, une importance que je n’ai pas.

La nuit venue, elle m’a abordé du haut de ses 22 ans, déjà vendue…

carnets de vacances 28 … Etat des lieux 6


Pourtant j’avais mis une chemise blanche, mais ça a été le bordel…. partant du principe qu’en littérature ou  en photo , l’essentiel se situe dans le détail, j’ai observé…Zola l’avait compris , Flaubert aussi. En premier furent les deux videurs de boites de nuits qui étaient venus se positionner  à mes côtés…. il y avait un rapport d’échelle de un à deux entre nos corps mais pas entre nos cerveaux. Ils statuaient sur une forme philosophique proche du pragmatisme version Amérique profonde: On discute mais je cogne si tu n’es pas d’accord. Leurs bras avaient la taille de mes cuisses, leurs regards s’arrêtaient là où commençait le mien… je me tus ! puis passa une grosse femme, elle s’assit deux tabourets plus loin, son énorme cul laissait entrevoir, sans gêne, un string d’un rose douteux… je me tus ! il y eut ce Wallon à l’accent forcé  dont le seul but dans sa vie était de laver sa voiture tous les jours, ils se plaignit d’être seul à un moment de son monologue… j’aurais aimé le cocufier même si au demeurant sa femme eût été la grosse au string douteux… il y eut ce couple blond, que je crus Suédois, mais qui était varois… il parlait argent, elle écoutait prête à le sucer, il paya sa consommation et attendit la monnaie…. minable pour un flambeur tel qu’il se définissait,  je me tus ! il y eut cette blonde qui vint se frotter, en recherche d’un client pour la nuit, trop vulgaire, pas assez sincère… je me tus ! Il y eut ces parisiens, incertains, défoncés… trop parisiens pour être honnêtes…. je laissai sans rien dire… ce fut la fin du premier instant.

Le sud c’est pyramidal… on commence par faire briller sa personne si on a peu de moyens, puis sa voiture, sa femme et le reste… cependant on doit toujours de l’argent  à quelqu’un… déroutant, contractant, marrant ! et puis il y eut des militaires, des gens, encore des gens, je me tus…. de toutes façons je n’avais pas envie de vivre ce soir là…je me tus bien avant la fin du dernier instant._91C2673

carnets de vacances 27


Chaleur extatique….. honteuse…… je flotte dans le bain embrumé de ma sueur. J’ai eu chaud, j’ai chaud. J’ai du lutter pour maintenir la température interne de mon corps à 37,2° C, il faisait plus chaud dehors.Ne pas bouger, rester et être….. Le soir est tombé et je me dirige simplement vers le bar où je vais m’abreuver en quête de ma froide chaleur, celle du ressenti de l’autre…. Je vais avoir chaud, chaud à plonger dans ce bain de corps et de regards…. je vous offre cet instant de fraîcheur.

carnets de vacances 26


Et si me promenant au long de la plage, j’avais ressenti le mal de mer de l’être ? Me serais-je assis au bord de l’eau ? Je ne pense pas….Je continue , certain, sur, à exister en surcouleur chaude du soir…. Le sud, je l’aime vraiment bien pour ses couleurs qui m’embrasent l’âme, le cul des femmes, touristes ou pas, qui m’embrasent l’âme, les seins des femmes qui m’embrasent l’âme…. Parce qu’il faut reconnaître que c’est facile avec cette chaleur de se laisser aller  à ce type d’embrasement…. facile de laisser parler son corps aussi bien pour un homme que pour une femme… et puis quoi d’autre ? La facilité avec laquelle, cette chaude légèreté intellectuelle m’embrase l’âme m’exaspère cependant quelque peu, trop peu de résistance à ces facilités visuelles et sensuelles, comme s’il n’y avait que cela à faire dans ce sud chaud, suave… je doute de son intégrité morale, de sa capacité à construire, écrire, créer… trop de chaleur peut nuire à nos âmes….. _91C2747bon passons au cul suivant…. comment s’opérerait mon alchimie personnelle si, ce faisant, ma main chaude et humide se permettait de rentrer en contact avec un postérieur, avenant, tentant, éventuellement frais ? mon intellect s’en retrouverait-il fort marri et très contrit ? à réfléchir….

carnets de vacances 25… Etat des lieux 5


_DSC2085Vêtue d’une robe noire, courte, moulante sur le pourtour de ses hanches, flottante au contact de ses seins,  laissant cependant apparaître son dos en son entier jusqu’à la naissance extrême de ses fesses…. laissant ainsi deviner  la merveilleuse absence d’une culotte, qui eût cependant suffi à l’habiller, tellement la splendeur, légèrement opulente de son corps, de sa poitrine, de la plénitude de ses hanches exprimaient la violence sensuelle d’une éprouvante féminité visuelle, apaisante, légèrement bonifiée par une trentaine évidente… sa blondeur naturelle peu maquillée, l’odeur de son corps mêlé à celui de son parfum dans un juste équilibre  surent m’amener  à  convulser silencieusement ….. Vénus…. sortant de nulle part , venant s’asseoir à mes côtés….. accompagnée d’un horrible, à la laideur inversement proportionnelle, à la culture d’un poulpe pêché la veille, à la voix  accentuée jusqu’au ridicule…..Je m’exprime sans jalousie aucune… dans la plus grande et sincère objectivité…. autant que faire se peut. Outrecuidant, digne du choix du titre de mesure étalon pour la quantification de la connerie…. et même si l’horrible blancheur repassée de son accoutrement ridicule, excusait son adiposité acquise au fil d’abus, d’année en année… si la blondeur  passée, expliquait la rougeur de son épiderme. Il m’était insupportable de savoir que cette  parfaite proposait son corps pour une somme d’argent qui, même si elle eut atteint le seuil de l’expression de la richesse, ne pouvait justifier la notion de possession dont l’homme semblait vouloir faire étalage…. C’était un gros con dont l’évidence ne se discutait pas. Quand il partit, trente secondes durant, afin de manipuler pour un besoin naturel ce qui plus tard lui donnerait éventuellement du plaisir, s’il en fut encore capable, elle me demanda du feu… je ne pus que répondre , à mon grand regret, que par un sourire et un : » je ne fume plus…. mais je le regrette fortement  à cet instant ». Elle sourit, je fondis, il revint…. j’espérai qu’il s’était lavé les mains avant de la toucher, afin de ne pas la souiller,même s’il payait cher il n’avait pas le droit de ne pas la respecter. Ils se levèrent, j’eus un choc au moment où son corps glissa de la chaise haute, se dévoilant encore un peu plus… elle me sourit. Il y avait quelque chose dans ce sourire , quelque chose de las et fatigué, quelque chose de tendre, de sobrement féminin, juste le temps nécessaire avant de se retourner pour briller à nouveau devant le client…. je pense égoïstement, qu’elle comprit que j’aurais bien aimé passer le reste de la soirée à essayer, maladroitement, de la séduire. Elle m’aurait dit non, juste pour aller se coucher seule…. Quant elle partit, plusieurs concupiscents regards masculins accompagnèrent le déroulé parfait de ses hanches… non de son cul…. le travail avait repris… aucun rapport avec la photo.

carnets de vacances 24


Eau, plage, corps, piscine… moments humides instants torrides…. Il m’arrive de faiblir et me prends à rêver de caresser certains seins aperçus sous la chaleur alanguis.

carnets de vacances 23


On prend, je, un certain plaisir à suivre les gens, les femmes…. la fesse ronde, le corps explicite, des odeurs de parfums de plage, des couleurs de cuivre. Les femmes des vacances sont sur une longueur d’onde sensible, je ressens cet appel, sans pour autant être le bellâtre, ni le prince charmant…. Je sais les regarder, les attentionner, les émulsionner…. simplement attentif à leur courbesques évolutions, contemplatif, je regarde ces féminités sculpturales se déplacer face et fesses au vent. elles marchent, certaines sobrement, d’autres hâtivement….. le dessin arrondi du galbe fessier s’amplifiant dans ces instant de prise de vitesse et s’épanouissant dans de brusques arrêts où le corps repose sur une seule jambe….. la hanche ressort dessinant à dessein ce qui ravit mon oeil. Croupes et culs sont de solitaires souvenirs de vacances….. que se passe-t-il sensuellement quand le vent frais s’engouffre fraîchement sous leurs robes…. qu’y a-t-il d’ailleurs d’autres sous ces robes que je ne sache déjà ?

carnets de vacances 22


Le sud, ce sont des petits vieux qui se posent de banc en banc, d’ombre en ombre. Ils sont dehors, clairement vêtus, tôt le matin, blancs de peau, secs d’être restés pour certains , toute une vie au soleil. Ils sont au sud pour chauffer leurs vieux muscles, quand il leur en reste. Ils avancent lentement, comptant leurs pas, s’essoufflant, tombant morts parfois… le sourire aux lèvres. Les vieilles sont élégantes, fardées couleur masque mortuaire, vêtues linceuls…. Les vieux ne sont visibles que le matin ou lorsque la nuit est tombée…. Ils échappent ainsi à la lourde et implacable chaleur qui les ferait s’évaporer…. Le sud, douce antichambre de la mort, aspect d’un paradis idéalisé….. pourquoi mourir au sud ?

carnets de vacances 21… Etat des lieux 4


Ici… On est pompier, les bras musclés, la voix chantante…. On parle fort, souvent trop fort…. silence ! Il est arrivé ce soir, titubant, chancelant, hésitant certainement depuis longtemps entre sa vie et sa mort. Il a commandé un verre d’un alcool que je ne connais pas, mais dont l’absence de couleur m’est familière… Puis une bière et encore une autre. j’ai cherché ses yeux, comme je l’aurais fait pour toute autre personne qui fuit en avant vers un oubli certain… Je les ai interceptés…. petits , rougis par une fumée de cigare plus que noire. Un petit orchestre de jazz jouait des reprises de Claude Nougaro…. J’ai cru, à un moment, qu’il pleurait, ce n’était que les vapeurs d’alcool et de tabac réunis. Il a bu, droit, élégant, parti, épuisé, ailleurs de l’intérieur. j’ai essayé de le rejoindre là où il était, mais lui et moi avions quelques vies de différence…. Nous étions aussi loin l’un que l’autre, mais ailleurs… terriblement ailleurs. Ils ont tous continué à parler, de rien, de ce rien qui éloigne de jour en jour….P8250010

carnets de vacances 20


Mon sud est plein, regorgeant, de ces petits lieux, petits vieux, attentifs aux temps passants. Endroits inversés où s’arrête le temps précédemment écrit, insolites, insolubles dans l’ordinaire de la vie, je m’en délecte. J’erre journellement, pas plus de quelques temps, de quelques vies, à la recherche arrêtée de ces moments  internes et éternels… J’en titube allègrement, de joie, d’ivre cécité silencieuse, de simplicité évidente. Mon sud est plein de ce vide humain, de ces instants pendus, oubliés de tous… Ce ne sont que des moments localisés, sans qu’il soit besoin de les signaler plus qu’ils ne sont. Ce ne sont que des lieux…. rien de plus, pourris parfois, glissant jusqu’à l’odieux souvent, puants, immondes, humains, par trop humains. Ces lieux où l’on ne passe que _DSC2042

si son coeur s’y sent accroché …. Lieux où vivre ne s’ y dit pas…. Mon sud …. à n’en pas perdre le Nord

carnets de vacances 19… Etat des lieux 3


Le soir….. quand tout se termine…. c’est là que la laideur apparaît. Qu’en est-il de ce besoin de troubler son corps pour rester dans une fausse jeunesse, refus de sa mort ? refuge face à une vie qui fuit ? le paradis du botox est sous mes yeux…  siliconés jusqu’aux mamelons érigés, les seins de 2009 échappent à la loi de la gravité, obus gélatineux sortis d’un magasin de poupées gonflables… les ventres thermo-lipo-sucés n’échappent à la laideur des cuisines en formica des années 60…. les bouches dites « à pipes » par le passé, sont devenues des gueules de mérou…. les fesses sont rehaussées, les culs plombés, les chattes refermées, rien ne doit dépasser. Je ne me sens pas plus vulgaire que certaines le sont par leur monstruosité inhumaine et plastifiée. Est-ce une mutation de l’humanité ? une sorte de virtuel concret…. La richesse rendrait-elle con à partir d’une certaine quantité ?

Elle s’était assise à mes côtés, je ne pouvais pas l’ignorer…. son parfum amplifié, sa poitrine Mattel redondante, ses lèvres qui occupaient la moitié de son visage, sa coiffure incluse sous résine, ses bourrelets…  traces d’un chantier global non terminé. Des seins de 20 ans, un ventre de 60, une bouche extraite d’un dessin animé… une femme en kit dont le mode d’emploi eut été oublié…Il n’y avait plus rien à espérer de ce soir…. Elle finit la soirée seule à boire du champagne, à sourire sans trop forcer…

J’aime l’âge des corps de femmes quand elles sont sujets de mes fantasmes et quand ils ne sont pas objets  de mes fantasmes…. _DSC1933

carnets de vacances 18


C’était un soir à lumière rare, rasante…… embrumée légèrement….. j’ai pris le plaisir de ne pas penser, juste regarder.YG6W4946

carnets de vacances 17… Etat des lieux 2


Là ! j’ai envie de gueuler… Là où on parle je me tais et là où on se tait je parle savamment….. Donc je me tus depuis ce matin, parce que tous n’avaient rien à dire et le faisait savoir fortement … quels cons  ! Ils étaient tous là , commençons par ce début… les femmes ce soir n’étaient ni jeunes , ni vieilles… elles bruissaient fortement  … Je les regardais, elles imposaient leurs seins décolletés, leurs poitrines à ne plus respirer et leur fadeurs de femmes de soir éteint… ce soir, cet homme plus âgé que moi se débattant pour conquérir deux femmes qui eussent pu être ses filles, maladroit, vulgaire…… Tout de blanc vêtu,la chemise cintrée, le ventre flasque boudiné, les chaînes en or sur le torse velu ou presque, la montre au poignet de la taille d’un coucou suisse…. les hommes du sud…. parlant haut et fort , les mains agitées étaient à l’origine du vent frais du soir. Quel besoin ont-ils de palabrer des heures durant pour ne parler que d’eux ? Le regard de cet homme quand ces deux jeunes femmes se sont levées pour le quitter, sans sourire, lassées de tant de vent du soir, de tant  de rien à outrance, de tant de temps perdu à ne pas les écouter…. j’ai senti alors qu’il venait de rejoindre son nord expressif, intérieur et certain…. un grand silence s’imposait à lui….. seul, il était…P8200002